Promenade découverte : La Nouvelle Athènes
A l’époque romantique, ce quartier, nouvellement construit, devint le lieu de rencontres et de résidence de nombreux artistes (Georges
Sand, Chopin, Delacroix, les Goncourt…). L’architecture et l’urbanisme des années 1820-1840 sont encore très visibles dans ce quartier
du IXe arrondissement, redevenu très à la mode depuis quelques années.
En soirée, le 18 juin, les Lycéennes du LCIP ont pu arpenter ce quartier en compagnie de la conférencière Catherine Coudert et ont passé un très agréable moment.








Exposition « l’art dans la rue » au musée d’Orsay
Le 13 juin, nous nous sommes retrouvées avec Catherine Coudert, conférencière que nous connaissons bien, pour parcourir près de 230 affiches sélectionnées par le musée d’Orsay pour l’exposition « l’art est dans la rue ». Ces affiches conservées par la bibliothèque nationale ont gardé l’éclat de leur origine et donne une vision impressionnante du développement des affiches au XIXe siècle, jusqu’en 1917, selon les règles du musée.
L’exposition débute sur l’ère des travaux d’Haussman - affichage des spectacles parisiens sur les colonnes Morris et immenses « réclames » pour des boutiques. Le temps des colleurs d’affiches et des 1ere inscriptions « défense d’afficher » pour respecter certains bâtiments. Puis la couleur s’affiche, la chromolithographie permet de produire vite en quantité. Les artistes s’expriment tels Toulouse Lautrec, entre autres, pour le Moulin Rouge, Mucha que choisi Sarah Bernhardt pour son théâtre,Leonetto Capiello pour le chocolat Poulain, Josso, Choret, H.Gray, Bonnard, Steiner pour les 1ers grands magasins, les cirques, produits alimentaires, alcools, ports à la consommation…Exposition, catalogues et collectionneurs élèvent les affiches au statut d’œuvres d’art. La censure se met en place. Au moment de la montée des extrêmes, des manifestations de rue, l’affiche devient politique.
Belle exposition à voir !









Exposition Gabriele Münter : peindre sans détour
Gabriele Münter figure majeure de l’expressionnisme allemand, est encore trop peu connue en France. L’histoire de l’art l’a trop
longtemps laissée dans l’ombre de Kandinsky, dont elle fut l’élève et la compagne durant les années du Blaue Reiter (Cavalier Bleu),
ce groupe avant-gardiste munichois dont elle fut l’une des fondatrices. Artiste polyvalente, elle peignit durant six décennies et
pratiqua également la broderie, la photographie et, surtout, la gravure sur bois avec un immense talent. Qu’elle s’adonne à la nature
morte, au paysage ou au portrait, Münter adopte toujours un style très personnel et une couleur aussi subtile que puissante : avec
près de 170 oeuvres annoncées, cette première rétrospective de l’artiste allemande en France au musée d'Art Moderne est donc comme un véritable feu
d’artifice.
Les lycéennes du LCIP ont eu l'opportunité de découvrir cette exposition le 22 mai, accompagnées du conférencier Guillaume Peigné. Cela a été une véritable découverte et un moment passionnant.









Le 15 mai, pour une soirée découverte, qui sera renouvelée et le 27 mai dans l’après-midi, la conférencière Marie de Leusse, a guidé les lycéennes à la découverte de cette très belle exposition, si particulière présentée au Musée du quai Branly. Du Maghreb au Japon, une fabuleuse traversée dans le temps et l'espace, à la découverte de l'origine mystérieuse et fascinante de l'or et de son mariage avec les arts textiles.
Des premiers ornements cousus sur les vêtements des défunts aux robes flamboyantes de l'artiste contemporaine chinoise Guo Pei, des soieries tissées d'or des mondes indien et indonésien aux kimonos scintillants de l'ère Edo, l'exposition déroule l'histoire millénaire de l'or dans les arts textiles. En s’appuyant sur les découvertes scientifiques et les perspectives artistiques, elle dévoile l'éblouissante beauté, la diversité, la technicité et la richesse des costumes d'une vaste région allant du Maghreb au Japon en passant par les pays du Moyen-Orient, l'Inde et la Chine.















16 mai 2025
Visite de la Cité internationale universitaire de Paris, une cité d’artistes
Le 5 mai, nous avons eu l’occasion de visiter la citée universitaire, boulevard Jourdan à Paris. Ces visites sont rares et très intéressantes.
La cité est un patrimoine architectural exceptionnel, emblématique du XXe et du XXIe siècle, et encore très vivant. Riche des 47 maisons construites depuis 1925. Et qui accueillent les logements d’étudiants, un théâtre, des salles de conférences, et un magnifique parc. Régionalistes, classiques, modernes ou durables, ces demeures édifiées par des architectes prestigieux offrent une diversité de style unique à Paris. Cette visite nous permettra de découvrir l’intérieur et les décors de trois d’entre elles, imaginés par des architectes et designers de renom.














Visite du musée de la libération
Le musée de la Libération de Paris - musée du Général Leclerc - musée Jean-Moulin a été inauguré le 25 août 2019, sur la place Denfert Rochereau. Au sous-sol, le Colonel-Henri-Rol-Tanguy avait aménagé le PC militaire des FFI au moment de la libération pour diriger la résistance parisienne. Les salles sont accessibles pendant la visite.
Nous avons découvert ce lieu émouvant, de2 500 m2, le 9 avril, avec la conférencière Florence de Thé. Le musée expose la vie des hommes et des femmes remarquables, Henri Rol-Tanguy, bien sûr le maréchal Leclerc de Hauteclocque et Jean Moulin. Et des évènements peu connus, comme par exemple un bombardement rue du Cherche midi ou de la rue de Rivoli, et dans le nord de Paris …par les alliés. Une extraordinaire collection de photos, de Paris occupé, de l’exode, et de cette période sombre dont Paris a été libéré.












La maison d'Auguste Comte
Le 1er avril (non ce n'est pas un poisson! ), a eu lieu la visite de la maison d'Auguste Comte avec la conférencière Marie-Odile Vivet.
La Maison d’Auguste Comte est un appartement musée dans lequel vécut le philosophe et mathématicien français Auguste Comte (1798-1857). Situé au 10 rue Monsieur le Prince, dans le 6e arrondissement de Paris, il s’agit du dernier domicile qu’il occupa, de 1841 jusqu’à sa mort en 1857. Par la suite, ses disciples veillèrent à conserver la demeure qui avait vu naître sa philosophie, respectant par-là les dernières volontés de leur maître. Devenu musée, l’appartement, désormais propriété d’une Association internationale consacrée à Auguste Comte, est ouvert à la visite. Une fois passé le seuil de la porte, le visiteur découvre le domicile du philosophe qui est resté tel qu’il l’a connu, avec son mobilier d’origine et les objets lui ayant appartenu. Le parcours thématique mis en place, par le biais d’un dispositif muséographique qui préserve l’authenticité du lieu, renseigne le visiteur sur la philosophie d’Auguste Comte.
On peut y voir les pièces suivantes :
L’entrée : Carrelée en pierre de liais, avec un poêle en faïence.
La cuisine et l’office : la cuisine, donnant sur le vestibule, a gardé son fourneau et sa cheminée, à nouveau visibles dans leur état d’origine depuis 2014. Une cloison vitrée sépare la cuisine d’une petite pièce, l’office, qui servait de logement à la domestique, Sophie Bliaux.
La salle à manger : Les dix chaises en bois d’acajou, recouverts d’Utrecht rouge, la table à manger ronde et le buffet étagère en bois d’acajou ont été achetés par Comte lui-même. La balance en cuivre, qui lui servait à peser ses aliments, se trouve toujours en place sur la cheminée en marbre noir.
Le salon : Comte recevait ici ses invités et, parmi eux, Clotilde de Vaux dont on a, selon les volontés mêmes du philosophe, conservé le fauteuil sur lequel elle venait s’asseoir lorsqu’elle lui rendait visite. Dans ce salon furent également administrés, du temps d’Auguste Comte et de son successeur Pierre Laffitte, les sacrements de la religion de l’Humanité.
Le cabinet de travail : Cette pièce abrite le bureau en bois, recouvert de basane, sur lequel Comte conçut son deuxième grand ouvrage, le Système de politique positive. Il recevait dans cette pièce les membres de la Société Positiviste, créée en 1848. Les deux bibliothèques contiennent les livres personnels du philosophe. Sur la cheminée, une « tête phrénologique » indiquant les fonctions des parties du cerveau selon la doctrine du médecin F. Gall que Comte admirait.
Le couloir et la salle des portraits : On passe ensuite par un couloir orné, depuis 2014, de quatre grandes tentures consacrées à quelques grandes figures liées au positivisme : Mill, Gambetta, Ferry et Clemenceau. Maintenant consacrée au rayonnement du positivisme dans le monde, une salle intermédiaire, dont les murs sont ornés des portraits de disciples positivistes de tous les pays. Enfin, un drapeau du Brésil, sur lequel figure la devise comtiste « Ordre et progrès » traduite en portugais (« Ordem e progresso ») rappelle les liens ténus existant entre la doctrine positiviste et ce grand pays d’Amérique Latine.
La salle de cours : C’est ici que le philosophe donnait ses cours particuliers de mathématiques. Le tableau noir sur lequel il officiait a été conservé en l’état. Les globes terrestre et céleste sont d’origine et illustrent son grand intérêt pour l’astronomie. Cette salle rappelle la vocation d’enseignant d’Auguste Comte.
La chambre à coucher (10) : Le lit d’Auguste Comte est niché dans une alcôve avec deux rideaux jaunes. On peut aussi voir le secrétaire et la corbeille en fleurs artificielles offerte par Clotilde de Vaux. Depuis 2014 figure également la redingote d’Auguste Comte, restaurée et en bon état. Le seul vêtement du philosophe conservé depuis sa mort. C’est dans sa chambre qu’est mort Auguste Comte le 5 septembre 1857, probablement d’un cancer à l’estomac.






La Cathédrale orthodoxe Saint- Alexandre Nevski
Ce 25 mars, sous un timide soleil parisien, Katarina de Vaucorbeil nous a fait découvrir l'histoire et la vie actuelle de cette belle cathédrale orthodoxe, au travers de rappels historiques et de vivantes anecdotes.
Dès le XIXe siècle de nombreux russes habitent Paris, la cathédrale consacrée en 1861 est le premier lieu de culte permanent, sa construction a été approuvée dans son style actuel par Napoléon III. Son financement doit beaucoup à l'intelligence l’aumônier de l’ambassade de Russie, le père Joseph Vassiliev qui obtint le financement par le tsar, Alexandre II et des souscriptions russes. En 1922, elle est fréquentée par les russes blancs, et reste aujourd'hui le siège de l'Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale dans la juridiction du Patriarcat de Moscou
De style Moscovite à l’extérieur, l’intérieur, régulièrement restauré, est de style Byzantin. Deux niveaux ont été aménagés. Le niveau d’entrée, aux couleurs de Ste Sophie (Constantinople), pour les cérémonies russes, et une « crypte » en sous sol pour les orthodoxes grecs, serbes, roumains, … Ici les fresques ont été restaurées et complétées au début du XXème siècle, les anges ont donc des apparences art déco.
Très belle visite, à recommander à toute et tous !














Ribera, ténèbres et lumières
L’exposition au Petit Palais a été l’occasion de découvrir ce peintre espagnol, Jusepe de Ribera (1591-1652), qui fit sa carrière en Italie, comme l'héritier du Caravage. Un des plus grands de l'école napolitaine de peinture et européenne du XVIIIe siècle Son style a évolué au fil du temps sous l'influence du classicisme néo-vénitien
C’est la première rétrospective française des œuvres de Ribera, une centaine de peintures, dessins et estampes, retrace l’ensemble de la carrière de Ribera : les années romaines, redécouvertes récemment, et la période napolitaine. Un parcours initiatique très intéressant de ces œuvres






Visite de la restauration de panneaux à Notre Dame de Paris
Une visite a été organisée au musée d'Orsay à l'exposition : « Notre Dame de Paris, un laboratoire pour la restauration des cathédrales » , avec le commissaire de l'exposition.
Car c'est grâce aux dons du Lyceum international de Paris que ces 2 imposants panneaux de 4 mètres de haut ont été restaurés en 2020 par l’intermédiaire de la SAMO ( Société des amis du musée d’Orsay). Depuis novembre dernier jusqu’au 2 mars 2025 ils ont été accrochés au musée d’Orsay dans une salle spéciale à l’aide d’une nacelle pour cette exposition. Ces grands dessins étaient un projet préparatoire de peinture murale de Viollet le Duc en 1867 pour la chapelle Saint Ferdinand dans le chœur nord de Notre Dame de Paris. Ce saint était le patron de Ferdinand Philippe, un des fils de Louis Philippe.
Ces dessins sont sous forme d’aquarelles sur papier contrecollé : le premier panneau représente notamment l’enfance au XIIème siècle de Ferdinand roi de Castille et de Léon, cousin de Saint Louis, auprès de sa mère Bérengère de Castille ; sur le deuxième panneau, le saint est agenouillé au pied de la Vierge Marie et Saint Pierre et Saint Paul sont au-dessus de cette scène.












