« TABLES ET FESTINS » : un régal pour les yeux et l’esprit !
C’est à un pur régal des yeux et de l’esprit que nous convie la Fondation Glénat, au couvent Sainte-Cécile, pour cette nouvelle exposition sur « l’hospitalité dans la peinture flamande et hollandaise et la bande dessinée ». Quarante « natures-tranquilles » plutôt que « mortes » nous invitent à une réflexion sur le sens et la symbolique donnés à la nourriture au 17ème siècle et à notre époque. Les peintres de « l’Age d’or » réalisaient de somptueux tableaux, accrochés dans l’entrée des demeures, comme autant d’offrandes préalables aux visiteurs. Ils annonçaient ainsi la richesse, les valeurs ou le mode de vie de leurs hôtes. Tables dressées ou tables défaites, repas austères ou plantureux, mets de carême ou de fête, tout nous invite à revisiter le sens donné à la nourriture. Entre les Flandres et la Hollande, Anvers et Amsterdam, l’Eglise catholique ou réformée, se jouent deux conceptions de la vie : l’épicurisme ou le stoïcisme, le plaisir ou la tempérance.
La réflexion sur la nature des plaisirs est ici omniprésente et la dualité inhérente à l’âme humaine transposée en images. S’opposent le temporel et le spirituel, l’éphémère et l’éternel, la ripaille et l’ascétisme. « Les gras et les maigres » de Francken parle de lui-même.
Au-delà de l’apparence se pose le problème de la Vanité, illustré par le tableau éponyme de van Son. Le luxe de l’orfèvrerie n’a d’égal que le raffinement des tissus ou des mets. « Là, tout n’est qu’ordre et… volupté »
Du 17ème au 21ème siècle, il n’y a qu’un pas, vite franchi par les auteurs de bande dessinée, qui revisitent, à leur manière, les thèmes universels illustrés avec tant de maîtrise par les peintres flamands. La dérision n’est jamais loin et « Le petit dîner entre amis autour d’un bocal » de Loustal, où les convives se délectent de poissons rouges juste sortis de l’eau, illustre cette volonté de pousser le trait jusqu’à l’absurde. Il fait écho, dans l’esprit, aux « Singes festoyant » de van Kessel.
Cela nous incite à nous poser la question de notre rapport à la nourriture et à reconsidérer la place qu’elle tient dans notre vie sociale et personnelle…
D. VDB
Conférence La Fayette : rêver la gloire
Conférence de Laurence Chatel de Brancion, historienne. Relecture originale de cette vie mouvementée emmenant le jeune marquis du Motier de l’Auvergne aux États pas encore Unis. Adulé par les acteurs de la Révolution américaine, mais honni par les rois de France successifs, il s’illustrera notamment par son combat contre l’esclavagisme.
Marc Chagall : Le triomphe de la Musique
Découvrez la résonnance de la musique dans ses créations scéniques de Marc Chagall : approche d’art total, musique, sons et couleurs. C’est une expérience artistique et sensorielle à travers plus de 300 œuvres, soutenues par des dispositifs audiovisuels et sonores.
Compte tenu de l'horaire (le seul disponible) nous vous proposons de nous retrouver sur place pour un " before " dans l'un des restaurants qui entourent la Cité de la Musique.
Les Noms des Lieux en Limousin
Jeudi 21 janvier à 18h00 Jean-Michel Desbordes , directeur régional honoraire des Antiquités Historiques, nous présentera une conférence intitulée "Les Noms de Lieux en Limousin".
Trop souvent ignorés des chercheurs, les noms de lieux du Limousin racontent son histoire au fil des siècles. Les travaux des linguistes ont identifié les lieux-dits en usage dès la période gauloise, puis aux périodes gallo-romaine, franque et médiévale. Les toponymes restituent de nombreuses informations sur la vie quotidienne des habitants de notre région depuis plus de deux millénaires et sont d’un utile secours pour les historiens et les archéologues.
Jean-Michel Desbordes: http://www.ssnah23.org/contributeurs.php?auteur=311
Cendrillon
Samedi 16 janvier à 20h30
Cendrillon de Prokofiev
par le Malandin Ballet de Biarritz

Perrault, Grimm, Rossini, Massenet, Prokofiev, jusqu’à Sandrine Anglade dans une version de poche présentée la saison passée à l’Opéra de Limoges : le mythe de Cendrillon n’en finit pas d’inspirer les arts et de traverser les siècles. Prokofiev, en 1945, compose un ballet en trois actes, classique dans sa forme, complexe dans son caractère, mû par la seule féerie.
La féerie d’un conte à l’univers intime, presque intérieur : le chorégraphe Thierry Malandain y voit l’accomplissement de Cendrillon, son parcours des cendres originelles vers l’amour et vers la vie. Il voit dans la musique le miroir de son âme, l’âme d’une petite étoile filante, irréelle, qui prend forme et devient jeune fille. Avec la partition, parfois grinçante, parfois mélancolique, toujours enchantée, de Prokofiev, il passe de l’ombre à la lumière en réveillant le merveilleux de nos âmes – la petite part de nous qui s’accomplit dans le rêve, et qui fait de l’histoire de Cendrillon une aventure universelle.
Dans une totale économie de moyens, avec vingt danseurs, des décors épurés et des costumes au plus près des formes humaines, il crée un monde imaginaire qui semble pourtant faire partie de nous-mêmes, que nous semblons avoir rêvé nous-mêmes. Les notes et les mouvements y dépeignent avec naturel, avec évidence, les caractères et les scènes : la danse et la musique parviennent ainsi à sublimer l’ordinaire et transforment notre quotidien, avec celui de Cendrillon, en un univers onirique…
http://www.operalimoges.fr/fr/spectacle/207
Assemblée Générale du Lyceum Club du Limousin
Le vendredi 15 janvier 2016 à 10h00
au Green de Saint Lazare
se déroulera l'Assemblée Générale du Lyceum Club du Limousin.
Viva l'Opéra Les Ballets Russes
Serge de Diaghilev a ouvert la porte à la modernité néo-classique en sachant rapprocher peintres, musiciens et chorégraphes d’avant-garde. Le programme comporte une diversité d’œuvres exceptionnelles vous donnant la mesure de cette magnifique aventure culturelle.
Programme Février 2016
http://www.lyceumfrance.org/IMG/pdf/programme_fevrier_2016.pdf
Documents joints
Programme Janvier 2016
http://www.lyceumfrance.org/IMG/pdf/programme_janvier_2016.pdf
Documents joints
LES FLUTES ENCHANTÉES
Flûtes à bec, alto, basse, ténor, appeau à piston, râpe, bol tibétain et sifflet d'enfant, les instruments étaient multiples au menu concocté par le Lyceum pour la traditionnelle cérémonie des vœux qui avait lieu cette année dans l'élégante demeure de Catherine Wimez.
Hélène, Laure et Isabelle, les concertistes, n'avaient pas choisi la facilité pour leur programme. Clément Janequin, des improvisations sur un texte de Messiaen et un auteur moderne allemand … de quoi parfois chagriner certaines oreilles imperméables à la musique contemporaine !
Mais c'était sans compter sur la « vitalité » de Mao et de son amical trio qui ont réussi à «mettre en scène » l'ensemble du répertoire proposé ce soir-là sur le thème des oiseaux. Une mini troupe bien à son affaire.
C'était comme si les pinsons, les fauvettes et les alouettes étaient venus se nicher au creux des arbres du jardin de Catherine. Avec leurs notes acidulées ou aiguës, leurs trilles et leur sifflement. Une trajectoire qui laissait aux néophytes l'occasion de mieux appréhender un univers musical dégagé de toute fioriture.
Dernière info glanée au cours de cette soirée avant de partager la galette : la maison d'Olivier Messiaen à Saint Théoffrey va devenir une sorte de Villa Médicis pour jeunes musiciens grâce au partenariat de la Fondation de France, de la Communauté de communes de la Matheysine et du Conseil départemental. Peut-être une idée de promenade pour les prochaines activités du Lyceum…

