Programme Mai Juin 2026

Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :



Programme de l'AG nationale 2026 à Limoges

Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :



Exposition « Matisse 1941-1954 » au Grand Palais

Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :



Mickey au couvent Sainte-Cécile

Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :



La mer Baltique et ses pays riverains

Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :



"Place Bellecour : Histoire et Architectures de l'ancienne Place Royale"

Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :



MUSEE DES MOULAGES de Lyon

Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :



Concert Haydn,Mozart,Schumann à l'Opéra Théâtre de Limoges le jeudi 2 Avril 2026

Une dizaine de lycéennes est venue écouter l'orchestre symphonique de l'Opéra de Limoges Nouvelle-Aquitaine placé sous la direction de Pavel Baleff avec Adélaïde Panaget et Naïri Badal au piano . Au programme : la petite symphonie n°8 en sol "Le Soir"de Joseph Haydn, le concerto n°10 pour deux pianos et orchestre de Wolfgang Amadeus Mozart, l'ouverture Scherzo et final de Robert Schumann.


Conférence sur la musique au Moyen Age à l'abbaye de Saint Martial de Limoges Mercredi 1er Avril 2026

Nouvelle conférence lycéenne sur le thème de « La musique au temps de l'abbaye de Saint-Martial» assurée par Guillaume Pénicaut, délégué général des fondations du Crédit Agricole et par ailleurs passionné de musique classique et auteur d'ouvrages de musicologie.

Après avoir souligné en introduction ce que notre époque doit au moyen-âge en ce qui concerne la notation musicale, le conférencier discerne quatre périodes dans la création et le rayonnement de l'abbaye Saint-Martial.

Tout d'abord, à la fin du Ier siècle, Augustoritum s'implante puis, comme l'atteste Grégoire de Tours, Martial arrive comme évêque évangélisateur, après avoir fui les persécutions contre les chrétiens. Il mourra en priant Dieu -dit-on- sans doute après l'édit de Constantin de 313 autorisant le culte chrétien, mais sera inhumé discrètement dans une terre appartenant à un riche propriétaire chrétien.

Ensuite, au IX ème siècle, le christianisme s'étant implanté, des pèlerins affluent près du tombeau de Saint Martial de sorte qu'une congrégation de chanoines s'installe dès le VIII ème siècle.

Les reliques devront être cachées à Solignac pour les protéger de l'invasion normande. De plus, Louis le Pieux fils de Charlemagne et roi d'Aquitaine, s'installe à Jocundiacum, le Palais sur Vienne actuel. Cette double importance religieuse et laïque conduit à créer une abbaye bénédictine. Coexistent alors deux noyaux : la Cité soumise à l'évêque et le Château autour du tombeau de Saint Martial et de l'église du Saint Sépulcre.

On chante alors le grégorien, inspiré selon la légende à Grégoire Ier, en réalité mélange de tradition romaine et gallicane et qui unifie les nombreuses liturgies. Toutefois, graduels et antiphonaires ne comportaient aucune note mais seulement des textes bibliques en latin et les chantres devaient retenir par cœur les innombrables mélodies. Pour la première fois, en 830, un moine de Ratisbonne signe une partition où la musique est notée par des signes appelés neumes lesquelles ne donnaient pas la hauteur de note. De façon simple et efficace, on peut appeler trope une partition notée, ce qui revient à une déformation du chant grégorien. Les recueils de tropes sont appelés tropaires et ils sont légion.

On aboutit au rayonnement de l'école d'Aquitaine , grand centre de composition, qui comprend Narbonne, Toulouse, le nord de l'Espagne, Saint-Augustin les Limoges, Saint-Martin les Limoges et bien sûr l'abbaye de Saint-Martial. Sur les 200 tropaires conservés à la BNF, 23 viennent de cette dernière abbaye, même si les échanges étaient nombreux en particulier entre Saint-Martin et Saint-Martial.

Enfin le XI ème siècle marque l'apogée de Saint-Martial dont la réputation s'étend avec l'épisode du mal des ardents au point que l'abbaye détruite par un incendie sera reconstruite avec un bâti élargi pour contenir tous les pèlerins. Ademar de Chabannes va créer la légende de Saint Martial, le transformant en apôtre de Jésus et n'hésitant pas à attester ses dires par une fausse lettre papale !

Il va se composer autour de Saint-Martial une œuvre liturgique de 24 strophes de 3 vers chacune avec des signes mélodiques noirs superposés à des signes rouges dont on pense à présent qu'ils marquent une polyphonie. L'abbaye devient donc centre polyphonique.

Si l'usage des tropes va peu à peu décliner, gardons toutefois à l'esprit le rayonnement culturel de cette abbaye Saint-Martial sise place de la république actuelle et qui donnera naissance à la poésie lyrique des troubadours. Nicole LABBE

Crédit photos : Béatrice ROUSSILLE - Marie-Jeanne TEXIER