visite de la Casamaures

casamaures.jpg*RV à 14h30, 58 Allée de la Casamaures ST Martin le Vinoux
Cette villa a été construite dans les années 1850 en style néo-mauresque, inspirée des décors ottomans, par le grenoblois Joseph Jullien dit Cochard qui se ruina pour elle. Cet édifice, symbole de l’art du ciment moulé est le plus ancien bâtiment en béton construit en France. La Casamaures est classée en 1986 aux monuments historiques à la fois pour son style oriental que pour la technique novatrice de construction « « le ciment moulé. ».
Christiane Guichard, nouvelle propriétaire en 1981, la renomme La Casa Maures/Cas’amore.
Durée de la visite :1h30


Club cinéma

l_enfance.jpg"L' enfance d’Ivan", film d’Andrei Tarkovski
Orphelin depuis l’assassinat de sa famille par les nazis, Ivan,12 ans, est éclaireur dans l’armée russe. Il accepte une dernière mission délicate.


Rencontre avec une néo-savonnière

Isabelle Mancret -alias Isabulles nous accueille chaleureusement dans son labo à Sassenage.
Senteurs : des dizaines de savons disposés sur une table : nous admirons avec gourmandise.
Odeur du café et saveur des biscuits que nous offre Isabelle.
Tous nos sens sont en éveil.
Un voyage à New-York : elle entre dans une sublime boutique où l'on vend de merveilleux savons. C'est le déclic.
Elle a baigné dans l'artisanat haut de gamme - fille de Gérard Mancret, fondateur des brosseries éponymes - et s’avère, par ailleurs, scientifique de formation.
Rentrée en France, Isabelle ne "bulle" pas : elle se lance, se forme car la fabrication et la réussite d'un savon sont une histoire de chimie.
Elle expérimente une méthode séculaire : la saponification à froid.
Elle choisit ses matières premières, certifiées AB : 58 ingrédients, au total (huiles, beurres, cire d'abeille, lait de chèvre et de jument, miel etc....)
Toutes ses recettes sont certifiées en 2013.
Elle peut donc passer à la production : elle pèse, mélange, mixe, verse dans des moules, puis c'est la cuisson et le séchage des pains de savon.
Quelle cuisine !!!
Le résultat est magique et envoûtant, fascinant par le design, effets de marbrage, entrelacs de chocolat, café, citronnelle, orange douce... Quelle chance, notre peau va adorer …
C.W – 06.03.2018


Rencontre avec une néo-savonnière

isabulles.jpg*RV à 14h30 Chemin du 13 Juin 1944, Sassenage
Technicité, création et émotion métissent les savons d’Isabelle Mancret_alias Isabulles_qui renouvelle l’art du bain avec ses petits carrés aux flagrances et au design …drôlement soignés.
Visite gratuite .15 personnes maximum.
Inscriptions avant le 1 Mars auprès de Emma Champenois emmachampenois@hotmail.com


So ka maché, la Gwyan ?

guyane.jpgVenez découvrir la Guyane de Mao : comment vit la Guyane d’aujourd’hui, ses perspectives, sa beauté sauvage… autour d’un Ti Punch, préparé par la ‘’conférencière’’ et d’un buffet créole et exotique, alimenté par vos soins.


EMBARQUEMENT IMMEDIAT POUR LA GUYANE

Chez Danielle et Alain Bourgeat, c’est à un voyage immobile en Guyane que nous convie MaO , afin d’y découvrir ce département qu’elle arpente depuis 20 ans maintenant, pour y retrouver sa fille et aussi pour son plaisir.
Cette terre d’immigration, voulue ou forcée, est connotée très négativement en métropole : la pluie, la pauvreté, les vestiges de l’esclavage ou du bagne ne sont pas vraiment compensés par la découverte de l’or ou le lancement de la fusée Ariane à Kourou.
guyane-2.jpgMaO ne manque pas de nous mettre en condition favorable en nous montrant de très belles photos de toucans colorés, de fleurs de fromager, de « reine de la nuit », sublime et éphémère, de marchés pittoresques, de visages expressifs de créoles burinées ou d’habitations étonnantes aux tags pleins d’humour et de poésie.
Bien sûr quand on arrive en Guyane on est « sur une autre planète » ! Les couleurs, les senteurs, les bruissements incitent au rêve et mettent tous les sens en éveil…
Sa Ka maché la Gwian ? Autrement dit : comment ça va, la Guyane ?
Si on retrace l’histoire de cette terre, on s’aperçoit qu’elle est faite d’échecs successifs.

Depuis le XVIème siècle des colons, en mal de survie ou de liberté, ont tenté de s’y installer dans des « habitations » nécessitant une main d’œuvre d’esclaves. Les noirs issus des « fonds de cale » des navires négriers passant par les Antilles, y cultivent l’indigo, le manioc, la canne à sucre… Maltraités et exploités sans vergogne, ils sont considérés comme des « meubles » par le code noir. Les stigmates resteront indélébiles.
Avec les colons arrivent aussi les Jésuites qui tentent d’évangéliser les Amérindiens. guyane_3.jpgLes missionnaires fondent de petites colonies (les Arawaks, les Wayanis, les Palikurs) mais ils seront bientôt rappelés en Europe, trop tôt pour avoir ancré durablement leur enseignement.

La publicité mensongère, présentant la Guyane comme l’Eldorado, incitera de nombreux sujets de Louis XV à s’embarquer, mais ces voyages mal préparés tourneront au désastre humanitaire. Sur 18 000 candidats au voyage, 12 000 périront !
Pendant La Révolution française les prêtres réfractaires seront envoyés en Guyane et y périront en martyrs de leur foi .
*En 1848, l’affranchissement des esclaves constituera un véritable désastre pour ce pays, en manque cruel de bras non rémunérés pour cultiver les plantations.
*1853 : date de la découverte d’une énorme pépite d’or qui va cristalliser tous les rêves et amener sur cette terre quantité de brigands sans foi ni loi. D’énormes tueries ensanglanteront le pays et déboucheront sur une contrebande effrénée qui n’a pas cessé aujourd’hui. Plus de 40% de la production aurifère part encore aux clandestins !
*De 1855 à 1939 on installera un bagne à Cayenne où seront déportées 80 000 personnes dont Dreyfus et Seyznek ! Ceux qui purgent une peine supérieure à 8 ans seront assignés à vie à rester sur place, après leur libération. Les autres, libérés sans un sou vaillant, n’auront d’autre solution que d’accepter les tâches les plus serviles et les plus misérables.
Le travail est ici symbole de servitude, blanche ou noire, tout est un ! On n’est pas éloigné du « trepalium » latin, instrument de torture dans l’antiquité.
En 1946 la Guyane devient département français, mais les Guyanais restent écartelés entre leur nationalité (française) et leur identité (guyanaise).
La fusée Ariane et le pas de tirs de Kourou, s’ils font la fierté des autochtones, ne masquent pas les difficultés profondes de toutes les communautés : Amérindiens, Créoles, Chinois, Hmong, Blancs cayennais, missionnaires et métros qui se côtoient en ces lieux.
Pour votre édification : sur 250 000 habitants, on compte 50 000 sans-papiers !
Les Guyanais sont champions toutes catégories des tristes records, liés à la pauvreté et à la corruption. Pourtant, curieusement c’est le département où l’on note la plus forte consommation de champagne !
Et même si parfois « La Guyane, ça vous bagne » lorsque vous évoquez, parmi les animaux les plus inquiétants : les serpents, les mygales velues, ou les crapauds repoussants, pensez en contrepoint à la picolette, ce petit oiseau enchanteur dont le propriétaire ne se sépare jamais.
Ce pays au lourd passé, qui se sent un peu délaissé parfois, mais qui vibre au chant de la pluie ou d’un oiseau, ne peut être que fascinant et mérite d’être mieux connu !
C’est ce à quoi s’est employée MaO, alternant informations historiques et brèves poétiques.

Pour clore cette soirée passionnante, un verre de ti punch à la main, nous aurions pu chanter comme les Créoles :
« Ba moin en ti bo, deux ti bo, trois ti bo, Doudou…guyane_4.jpg
Pou soulagé coeu moin ! »
D.VDB 27.02.2018


Accord à coeur

Nous avons passé un moment privilégié, hors du temps, en ce jeudi frileux de février, avec mes amis du 3ème étage : Véronique et Marcel KLAJNBERG.
Marcel, guitariste de talent, accompagne avec beaucoup de sensibilité, depuis 10 ans, Françoise DESLANDE, une partenaire complice et facétieuse.
Ce concert privé correspond à leur 4ème programme, le précédent étant consacré à Jean Ferrat.
La titre du spectacle est révélateur du contenu : « Accord à cœur » puisque tous les textes parlent d’amour.
Dans ce cadre, ils nous ont offert 15 superbes chansons : de pures merveilles !
Souvenez-vous de : Au pays de ton corps… Que serais-je sans toi… L’arrière-saison… La nuit… Chanson pour toi… Le poète et la rose (Les enfants terribles)…
Et bien d’autres encore, empruntées au répertoire de Serge Reggiani, Barbara, Catherine Le Forestier, Maurice Fanon et, bien sûr, Jean Ferrat…
Nous avons rêvé… Nous aurions bien dansé…
C’était magique !
Merci, merci Françoise et Marcel !


Soirée musicale

chanteur.pngDeux interprètes nous chanteront des chansons d’amour pour répertoire français. Vous êtes invitées à revoir nos classiques et pousser la chansonnette avec eux !
Cette soirée se terminera autour d’un buffet- bouchées approvisionné par chacune.


Visite guidée POP MUSIC 1967-2017_Graphisme et Musique

RV à 15h au Centre du Graphisme, Place de la Libération à Echirolles
L’exposition se propose, au fil des décennies, d’établir une typologie entre la musique et sa représentation graphique. Le contenant, aussi important que le contenu, se doit d’exprimer la musique et les intentions des musiciens. Les graphistes, les illustrateurs et les photographes ont ainsi des inspirations tous azimuts et puisent dans l’histoire de l’art, les innovations technologiques ou les autres cultures (Inde, Afrique, Caraïbes …)
pimagic.jpg


Exposition, centre du graphisme

Quelle étrange exposition, un vrai kaléidoscope !
En fait, c’est un très sympathique propos qui nous emmène en voyage dans le temps, les cinquante dernières années, entre France, Grande Bretagne, et Etats unis. C’est aussi la première exposition de ce type, en France, fruit de la passion de Michel Bouvet , son créateur, pour le rock progressiste !
Voilà pour le contexte.
Aux murs, plus de 1300 pochettes de disques, de CD et enfin de néo Vinyles, en couleurs ou en noir et blanc, sobres ou psychédéliques, exprimant l’extraordinaire diversité de la création qui associe musiciens, graphistes, directeurs artistiques, photographes, producteurs et amateurs.
johny.jpgL’objet pochette a pris une extraordinaire ampleur à partir de cette fameuse année 1967 qui a vu éclore une nouvelle culture libérée et libératrice, à la recherche de tous les codes, de tous les possibles. Mais aussi chaque pochette raconte une histoire, une chanson, un procédé technique, des souvenirs, les nôtres, ceux de nos enfants et ceux de nos petits enfants.
Objet artistique, témoin d’une époque, de nouvelles techniques, ces 1300 pochettes nous parlent, nous font réfléchir et rêver, et s’associent ainsi parfaitement à toutes les possibilités musicales et graphiques qui ont marqué ces cinquante dernières années.
C’est peut être là une clef de cette expo : se laisser emporter dans ce monde foisonnant, une fantastique façon de nous ré-enchanter ! L.B.