Conférence -débat
« le commerce de proximité a-t-il un avenir ? »
Thème qui sera abordé par François Bazès, créateur et dirigeant des boulangeries La Talemelerie, Vice-Président de la CCI.
Cette conférence sera suivi d'un déjeuner à "La Table Ronde".
Le musée et le quartier des Confluences
Le 15 Octobre 2015 A Lyon
Un CONFLUENT qui pose question
Flottant au dessus des fleuves emblématiques de Lyon : le Rhône et la Saône, le musée de Confluences nous invite à explorer le temps. Il génère un tourbillon d’interrogations sur l’origine du monde. C’est un « Buisson du vivant : la vie apparue grâce aux océans, les météorites, les comètes, les traces d’oxyde de fer datant de 2 millions d’années, une comète qui devient TERRE.
Quelle est notre place dans ces mailles du vivant ?
Une autre question qui fascine. Qu’en est-il de la place de la mort aujourd’hui ? L’être vivant s’interroge…
Un musée à voir et à revoir !
MF.P


AG de la Fédération
le blanc et le bleu
Accueillies par les Dames de Marseille, toutes de blanc et de bleu vêtues, nous étions plus de 270 à embarquer sur « le vaisseau bleu », superbe hémicycle de l’Hôtel du Département, afin d’assister à la grand-messe lycéenne. La croisière fut riche de rencontres et d’échanges et Dominique, notre présidente, vous parlera, lors de l’A.G. de Grenoble, de la vie du Lyceum et des orientations prises.
Un petit tour en train nous amena ensuite vers la « Bonne Mère » où le mistral ne faillit pas à sa réputation.
La soirée de gala se déroula dans un lieu magique et chargé d’histoire : le beau Palais du Pharo, résidence impériale de Napoléon III et de son épouse la princesse Eugénie, magnifiquement situé sur un plateau dominant l'entrée du Vieux-Port de Marseille. 
Nous avons été accueillis aux sons des fifres et tambourins par un groupe du folklore provençal. Danses des cordelles, rigodons et mazurkas ont animé l'apéritif.
Puis nous avons pénétré dans le beau salon d'honneur pour un dîner de qualité, venant du meilleur traiteur de Marseille. Ce repas fut à hauteur, non seulement des lieux, mais aussi de la truculence du discours de JP Gaudin !
Presque toutes logées près du Vieux-Port, nous avons pu faire le trajet à pied pour revenir du Pharo, balade digestive au clair de lune, entre le fort St Jean et le fort St Nicolas.
Bien des visites nous étaient proposées le lendemain et nous nous sommes égaillées entre le MuCEM, le parc Borely et son musée des Arts Déco et de la Mode, l’église de la Vieille Charité, la basilique Notre Dame, l’abbaye Saint Victor, la Canebière et ses boutiques (le fameux magasin l’Empereur) les fabricants de santons et ceux de navettes, le Stade Vélodrome ou les carrières des Baux de Provence.
Après avoir résisté au « mistrallet », nous pénétrons dans ces carrières grandioses et recevons le choc de nous retrouver dans la Chapelle Sixtine au plus près des fresques en mouvement, comme si nous volions d’un mur à l’autre. Pendant une heure, les chefs-d’oeuvre de Raphaël, Michel-Ange, Léonard de Vinci ont ainsi défilé sous nos yeux émerveillés. Le public, médusé, se taisait et marchait tranquillement dans les différentes salles. C’était d’une beauté à couper le souffle !
De ces deux journées bien remplies, retenons les moments d’écoute et de partage très chaleureux. Gardons aussi, dans les yeux, le reflet du Blanc et du Bleu de… MARSEILLE !
MO.T notre maquettiste et aussi C.M./D.B./M.A./les pigistes, C.C. et C.S./ les photographes et D. VDB
"Pierre de Patience"
30/09/15 Regards croisés autour de Singué Sabour ou Pierre de patience
Quelle bonne idée ont eue Christine et Michèle de réunir, pour une séance exceptionnelle, les clubs de cinéma et de lecture, autour du livre et du film d’Atiq Rahimi : « Pierre de patience » !
La soirée animée conjointement par Emmanuelle Le Tourneur pour la littérature et par Annie Marga pour le cinéma a rencontré un vif succès. Nous n’étions pas moins de 28 participantes dans le salon d’Agnès JM. D’une brûlante actualité, ces oeuvres traitent de la vie en Afghanistan d’une femme qui se libère peu à peu par la parole et qui se reconstruit grâce à sa « pierre de patience, en l’occurrence son mari, plongé dans le coma. Ce sont les ravages de la guerre et de la religion qui sont donnés à voir, l’aliénation des femmes, réduites à l’état de « viande » et la solitude des hommes qui n’ont d’autre moyen de communication que la violence. Violence des armes ou violence du sexe !
Les Lycéennes ont pu ainsi croiser leurs regards autour de deux oeuvres à la fois semblables et différentes, d’une puissance et d’une beauté indéniables.
D.VDB
Randonnée en montagne
22- 09- 2015 Randonnée Saint Hilaire / Saint Bernard du Touvet
Quelle joie de se retrouver pour une balade en ce beau début d’automne. Huit Lycéennes, bâtons en main, parties de Saint Hilaire du Touvet pour une marche de deux heures en passant par la corniche, sa vue imprenable sur Belledonne et la cascade des Dioux par une descente escarpée. Halte déjeuner bien sympathique dans un champ empli de fleurs.
En pleine chaleur estivale, il faudra se souvenir de ces lieux d’une si agréable fraîcheur.
Enchantées de notre journée, nous nous sommes séparées, sûres de nous retrouver bientôt pour une autre escapade !
A. O.
Journée culturelle à Berlin
D’est en ouest
Journées culturelles à Berlin
Tel le quadrige qui surmonte la porte de Brandebourg, nous avons galopé toutes les 4, Catherine, Christine, Danièle et Sabine à travers Berlin, d’est en ouest, du nord au sud, pour représenter au mieux notre club, aux journées culturelles de Berlin 2015. Piaffant d’impatience, nous voulions tout voir : le château de Sans-souci à Potsdam, la place du Sony-Center, la coupole du Reichstag, le Neues Museum, la Philharmonie et bien d’autres merveilles…
Ce qui nous a le plus frappées, c’est la vitalité de cette ville et la capacité de ses habitants à transcrire leur histoire dans leur architecture. Tout est signe et symbole. Le Mur de Berlin est matérialisé au sol par une double rangée de pavés. Les Berlinois n’occultent pas leur passé, ils l’intègrent concrètement dans le présent, les métaphores ont ici pour vecteurs le béton, le verre ou l’acier. Le meilleur exemple de cette volonté est sans doute le Musée Juif. Sa visite nous a laissées sans voix, oppressées et déstabilisées par la capacité de l’architecte, Libeskind, à traduire en ces lieux, dans la structure elle-même, le sentiment d’exclusion, d’exil, d’impuissance ou d’incompréhension, le désespoir et l’espoir aussi.
Nous avions la chance d’avoir avec nous Sabine Hudault, cicérone émérite. Passionnée par ce pays, sa culture, son histoire, elle nous a communiqué seine Anziehungskraft für Berlin. Avec elle, nous n’avons pas eu le loisir de ronger notre frein !
Nous avons aussi profité de cette occasion privilégiée pour nouer des contacts avec d’autres clubs, et en particulier avec ceux de Suisse, pour des rencontres ultérieures.
Nous garderons un souvenir ému de la soirée inoubliable passée chez Renate, une hôtesse allemande, qui avait revêtu pour nous sa jolie tenue bavaroise. Dans un sabir anglo-franco-germanico-gestuel nous avons échangé, avec de grands rires amicaux, nos vécus lycéens !
D.VDB
"Cristal Noir" de Michelle Tourneur
Cristal noir : d’un piano à l’autre
Face à la chaîne de Belledonne, sur la terrasse de leur demeure, c’est à une bien belle rencontre que nous convient Agnès et Laurent. Nous y retrouvons Michelle Tourneur qui évoque pour nous la genèse de son nouveau roman : « Cristal noir ». L’oxymore évoque le mystère et nous soupçonnons un secret. Après « La beauté m’assassine » et l’univers de Delacroix, l’auteur nous plonge au cœur des années folles, au sein du Paquebot, somptueux restaurant, créé par Charles-Henri et Robert, deux rescapés de la guerre 14. Pearl, jeune photographe américaine, use de son objectif pour mettre en lumière la créativité et la sensibilité du chef, Charles-Henri, qu’elle perçoit immédiatement comme un artiste. Le chef d’un grand restaurant n’est-il pas l’homme-orchestre d’un ballet, d’une symphonie où le rythme et l’harmonie, les accords et les tonalités conditionnent le ravissement des sens ?
Pour rendre plus sensible cette parenthèse enchantée de l’entre-deux guerres, Michelle Tourneur fait revivre pour nous les panneaux de Lalique, les créations de Poiret ou les ballets de Diaghilev. L’éphémère et la transparence vont de pair avec l’éternité et l’obscurité des limbes. Le Krach boursier de 1929 qui se profile à l’horizon laisse planer une ombre sur ce couloir enchanté du luxe et de la fête. Chaque création sous-tend, bien souvent, une fêlure, une quête, une ascèse que l’histoire personnelle peut expliquer.
Au-delà des apparences, ce sont ces fragilités que Michelle Tourneur explore et met à nu avec une sensibilité frémissante. Chez elle, tout est signe et tout fait sens. Après s’être ressourcée elle-même, dans le labyrinthe de la cathédrale de Chartres, elle peut nous livrer le message d’humanité de la dernière cène, repas qui rassemble sept convives privilégiés. Ils possèdent en commun « la force du goût de la vie ».
Avec brio, elle nous rappelle, après Montaigne, que « chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition ».
D.VDB
"Le Bleu dans la peinture"
Le BLEU dans la peinture
Bleu outremer, cobalt, de Prusse, pastel, indigo ou bleu ciel, les bleus sont multiples et infinis. Diversement connotés ils évoquent communément le ciel, la mer ou la spiritualité, selon les sensibilités et les cultures.
Au musée de Grenoble, Caroline Champetier nous entraîne, en compagnie de nos amies dijonnaises, dans un merveilleux parcours à travers les bleus de la peinture du 14ème siècle à nos jours. Du « Couronnement de la Vierge » de l’école florentine en passant par le « Noli me tangere » (qui signifierait « Ne me retiens pas »), de Lesueur, au « Marchand de bestiaux » de Chagall, le dépaysement est total.
Entre le bleu minéral du lapis-lazuli, excessivement coûteux, le bleu végétal des Isatis ou le bleu chimique plus récent, les nuances et les usages sont multiples. Van Gogh, Matisse, Picasso ou Klein en ont illustré toutes les facettes.
Le bleu est la couleur préférée des Européens, il laisse loin derrière lui le vert, le jaune et le rouge. Ce n’est pas sans raison si, à ses amis, on souhaite de faire des rêves …bleus !
D.VDB
Accueil des clubs de Dijon et Lyon
Les 26 et 27 mars.
Programme en cours d’élaboration (précisions en Janvier).
Jeudi, soirée d’accueil : conférence de M-O Tourmen sur Suzanne Renaud et buffet.
Rencontre avec Guy Tosatto, directeur du musée de Grenoble
Comment devient-on conservateur en chef d‘un grand musée ? En quoi consistent ses fonctions et ses attributions ? Telles sont les questions auxquelles va répondre Guy Tosatto, notre hôte d’un soir, en retraçant son parcours.
Il passe de la Fondation Cartier d’art contemporain de Jouy-en-Josas, au château de Rochechouart en Haute-Vienne, avant d’être responsable du Carré d’Art à Nîmes. Il est ensuite nommé conservateur en chef du musée de Nantes. En 2002, il revient à Grenoble, la ville de ses origines, en tant que directeur du musée des Beaux-Arts.
La programmation éclectique qu’il met en place lui permet de jouer sur l’art ancien, l’art moderne et l’art contemporain. Se pose le problème, lors des acquisitions, du domaine à privilégier. Il s’interroge sur le rapport entre le fonds d’un musée, nécessairement disparate et la constitution de collections, plus ordonnées.
Il insiste sur l’importance des catalogues, sur le plan de communication, sur l’affichage, mais nous rappelle qu’être conservateur, c’est d’abord « une école d’humilité et de diplomatie ». C’est à lui qu’incombe la responsabilité des choix. Le temps qu’il voudrait consacrer à l’art est souvent amputé par la gestion du personnel. Les acquisitions sont dictées par les moyens alloués par l’Etat et le ministère de la Culture, mais aussi par les commissions de supervision dont le fonctionnement lui semble « pervers et inadéquat ». Il oppose « les choix moyens », permis par ces structures, et « le regard éclairé » du conservateur qui donne une identité au musée. La difficulté consiste aussi à alterner les expositions pour le grand public et les expositions plus pointues. Il innove, s’appuyant sur les bibliothèques de quartiers pour organiser des « expositions hors les murs ».
Sa grande connaissance de la diversité des expressions artistiques lui permet de nouer des liens étroits et privilégiés avec des artistes de renom, comme Penone, qu’il suit depuis très longtemps.
Parmi les expositions organisées, citons pour mémoire : Schütte, Munoz, Richter, Polke, Frize, Cognée, Favier, Giacometti (25 000 spectateurs en un mois), Chagall (43 000 visiteurs) et bien-sûr Penone (la dernière en date)…
Par son charisme, son phrasé, sa connaissance de l’art, Guy Tosatto nous tient plus de deux heures sous le charme et nous prolongeons les échanges autour d’un buffet raffiné dans le bel appartement d’Agnès J.M. qui a la gentillesse de nous accueillir.
Nous avons aussi la primeur d’un nouveau projet : une exposition consacrée à Georgia O’ Keeffe, artiste américaine incontournable. Nous l’attendons avec impatience !
D. VDB
