L’INSTITUT DU MONDE ARABE : sur les routes de Samarcande , merveilles de soie et d’or

Situé sur la légendaire « Route de la Soie », l’Ouzbékistan, héritier de royaumes et d’empires puissants, est marqué par les pratiques et cultures zoroastriennes, musulmanes, arabes et islamiques. Samarcande et Boukhara sont devenues des villes au commerce prospère et des centres florissants de production artisanales. Ce nœud caravanier sujet aux nombreuses querelles de pouvoir connait une émulation forte avec le Grand Timour dit Tamerlan (1336-1405), œuvrant pour l’unité des peuples et dont la signature sociale sera le tissage qui connaitra un essor au XIXème siècle.

300 pièces sont présentées dont le manteau talismanique ou Chapan. Ils sont généralement portés par les personnes de haut rang, émirs ou khans, selon une technique mariant la soie, le coton ciré épais et l’or. Ils servaient de protection contre les agressions, les maladies, « le mauvais œil ». Etait également richement orné tout l’harnachement dédié aux chevaux (selles, crinière …)

Le chapan pour femme ne porte pas d’or, mais le code vestimentaire est très codifié : rouge pour les jeunes femmes, vert ou bleu pour les plus de 30 ans et beige pour les plus âgées.

Les Suzani de Boukhara, connus pour la richesse des motifs et des couleurs, rappellent les tapis persans. C’était un travail collectif. Brodés par bandes, ces tissus protecteurs faisaient partie du patrimoine familial, tout comme les tapis de laine tissés par les femmes.

Enfin une grande collection de bijoux est présentée, gage de protection et de bonheur. Ils font partie intégrante du costume traditionnel de la femme. La majorité est en argent ou en alliage et est ornée de pierres semi-précieuses comme la cornaline ou le corail, venant d’Inde ou d’Europe.

MUSEE YVES SAINT LAURENT : Les ors d’Yves Saint Laurent

Le musée Yves saint Laurent rend compte aussi bien du génie créatif du couturier que du processus de création des collections de haute couture.Mais plus qu’un musée monographique, il se veut également le témoin de l’histoire du XXième siècle et d’une haute couture qui accompagnait un certain art de vivre aujourd’hui disparu.

LE STUDIO

Time to shine

A la fin des années 1960, paris voit émerger des lieux de fête “branchés”qui révolutionnent le monde de la nuit.

YVES SAINT LAURENT est un habitué des nuits parisiennes. Cette ambiance festive est l’une des sources d’inspiration du couturier et l’or, par son aspect brillant et clinquant, y trouve naturellement sa place.

Merci à Anne Marie Dumas,Corinne Bordas, Brigitte Martin et Brigitte Pénicaud pour les photos et commentaires