

Le jeudi 10 octobre, au Parvis des Clarisses, Jacques Marsat a présenté à une quarantaine de lycéennes une conférence sur Hannah Arendt (1906-1975) . Il retrace d’abord la biographie de cette femme née à l’aube du XXème siècle dans une famille bourgeoise, juive et laïque, ses rencontres avec les grands esprits de son temps Husserl, Heiddeger, Jaspers, sa vie sentimentale tumultueuse, son départ de l’ Allemagne nazie pour la France d’abord puis pour les USA où elle finira sa vie en 1975.
Il met ensuite en lumière son travail sur le totalitarisme qui a tant marqué son époque. Cherchant à comprendre, Hannah Arendt montre que nazisme comme stalinisme utilisent les mêmes ressorts que sont l’idolâtrie d’un chef, un parti unique et la terreur qui fait oublier qu’on est un Homme. Comme journaliste elle va suivre le procès Eichmann et développer par la suite dans son livre Eichmann à Jérusalem la théorie, qui fut parfois très critiquée, de la banalité du Mal .
Le conférencier insiste sur deux points-clés de la pensée de notre philosophe : la conscience et la liberté qui conditionnent toutes les deux le fait d’être un Homme. Choisissant Kierkegaard plutôt que Hegel, elle insiste sur la découverte de la vie intérieure et le pardon libérateur qui rend l’action possible.
Chacune repart avec quelques ouvrages en tête qui pourraient permettre d’approfondir la connaissance de cette femme qui se voulait pourtant plus politologue que philosophe.
Texte Nicole Labbe
Photos Béatrice Theillaud
