L'art dans l'océan : une perspective immergée dans l'art contemporain
Le 29 septembre, les Lycéennes du Club de Paris se sont immergées dans l’art lors d'un café gourmand. Madame Davia Lagos, Doctorante au sein du département d’histoire de l’art de Paris- Nanterre et lauréate de la bourse du Lyceum Club de Paris pour l’Ecole de Printemps nous présentait sa thèse intitulée« l’art immergé, gestes, traces et engagements de 1960 à nos jours ».
Nous avons donc plongé à la suite de notre intervenante dans les eaux profondes de l’histoire de l’’art.
Madame Davia Lagos qui pratique la plongée sous marine pour pouvoir accéder, si besoin est, aux oeuvres englouties par leurs créateurs comme le sculpteur Jason deCaire Taylor, nous a fait découvrir un art aussi méconnu qu’original et important. L’artiste y laisse la nature s’emparer de ses oeuvres et les modifier au fil du temps. Ainsi certaines statues s’ornent des coraux des mers du Sud tandis que des tissus plongés dans la Mer morte se parent d’un voile de sel.
Cet art témoigne aussi des ravages de la pollution marine, se fait parfois lanceur d’alerte ou collaborateur précieux des scientifiques.
L’art immergé ou la beauté engagée, en tout cas, un moment instructif et passionnant pour nos Lycéennes lors de ce convivial après midi.



Collectes scientifiques ou pillages archéologiques ? Le trafic des biens culturels autochtones en Amérique au XIXe siècle
Le 20 mai, lors d’un café gourmand chez une lycéeenne, Marilou Renard, lauréate de l’école de printemps, nous a présenté un des aspects de sa thèse de doctorat soutenue brillamment cet hiver, dans le cadre du partenariat avec la faculté de Nanterre. Ce mécénat est représentatif du Lyceum : soutien de femmes dans le cadre d’un parcours universitaire exemplaire, rayonnement culturel et moment d’amitiés.
À l’aube du XIXe siècle, les anciennes colonies espagnoles en Amérique prennent leur indépendance et ouvrent leurs frontières. Les voyages d’exploration se multiplient. Scientifiques missionnés, diplomates passionnés et aventuriers solitaires collectent des objets pré-hispaniques. Ils extraient aussi crânes et momies, répondant au désir des musées qui souhaitent développer leur collection anthropologique, suivant la vision raciologique de l’époque. La raciologie, traite de « variantes » existant entre les hommes, c'est-à-dire de caractères superficiels (volumes, couleurs) par rapport aux caractères universels de l'espèce dont s'occupent l'anatomie, la psychologie. Pourtant, certains pays, tels le Pérou et le Mexique, encadrent déjà sévèrement la collecte et l’exportation de leur patrimoine, qui joue un rôle clef dans la création d'une identité nationale. Dès lors, quel regard poser sur ces collectes ?






