Au temps de Camille Claudel : être sculptrice à Paris

Pour la première visite culturelle de cette nouvelle année Lyceum, nous avons choisi l'exposition, présentée au musée des arts de Pont Aven, qui rend justice à Camille Claudel et aux sculptrices de la Belle Époque, des femmes qui, autour de 1900, ont pratiqué la sculpture à Paris malgré les obstacles de formation, de reconnaissance et de carrière. Près de 90 œuvres et documents permettent de mieux comprendre ce milieu artistique encore largement méconnu. (extra du site https://unidivers.fr/camille-claudel-sculptrices-pont-aven/

Colin-Maillard. Oeuvre de l'artiste franco-belge Yvonne Serruys, conçue en 1909


Circuit des Sables blancs à Erdeven

Christine nous a emmenée pour la seconde fois, cette année, marcher à Erdeven, à l'entrée de la presqu'île de Quiberon.

La première fois, sous la chaleur accablante du 15 juin, Christine a eu la sagesse de nous faire marcher sur les sentiers ombragés du sous-bois. Les épines de pins faisaient un doux tapis, les frondaisons étaient protectrices, nos gourdes remplies d'eau fraîche, mais nous n'avons pas vu la mer ...

La seconde fois, le 21 septembre, sous une température beaucoup plus respirable, avec un ciel toujours bleu, nous avons commencé la boucle de notre circuit par la grande plage d'Erdeven, admirant les bécasseaux jouant dans le ressac. Puis nous avons abordé le sous-bois rafraichissant, et terminé notre marche de 6 km par un goûter, dont le délicieux gâteau au chocolat de Catherine, qui nous livre ici sa recette.

125g de chocolat + 125g de beurre + 125g de sucre + 3 oeufs + 60g de farine de sarrasin

Avec 2 grosses cuillères à soupe d'eau, faire fondre le chocolat et le beurre. Ajouter les 3 jaunes d'oeufs. Réserver les blancs. Ajouter le sucre, puis enfin, la farine. Préparer un moule bien beurré, plutôt large, pour un gâteau pas très épais. Faire chauffer le four à 165°. Battre des blancs en neige, bien ferme. Incorporer. Verser dans le moule et enfourner pour 30 minutes. Dégustez !


Peinture et nature

Visite de l'exposition "Les sonneurs en Bretagne"

Exposition les Sonneurs au musée du Faouët

et visite

du Jardin d’iris à Bubry le 19 mai 2026

Journée culture-nature pour les lycéennes de Vannes et quelques-uns de leurs conjoints, avec une météo bien fraîche en ce mois de mai, mais toujours le plaisir de se retrouver.

Premier rendez-vous, la visite guidée de l’exposition Les Sonneurs dans la peinture bretonne de 1800 à 1950 au musée du Faouët. En Bretagne, les joueurs de biniou et de bombarde sont appelés les sonneurs. Le talabarder et le biniaouer   évoluent toujours par couple de deux musiciens. Ils portent le costume traditionnel et sont présents dans les moments forts de la vie des Bretons comme la noce, fête par excellence qui dure trois jours, le bal du 14 juillet, le pardon dans sa partie profane ou même la lutte bretonne et la tradition de l’aire à battre. Au fil des années, ils ont appris à arranger leurs morceaux, à moderniser leur pratique instrumentale, toujours d’actualité au 21e siècle, à se confronter lors de concours. Les sonneurs le sont de père en fils et se transmettent leur musique par la tradition orale à chaque génération. La plupart du temps, ils ont un métier à côté mais leur activité de sonneurs est fort bien rétribuée. La concurrence est rude d’ailleurs entre sonneurs. Parmi les plus connus, citons Lebreton et Gerbet du Faouët, ou Auguste (Dit Gus) Salaün originaire de Bannalec en Finistère.

Dès le Moyen âge, 1480 exactement, leur présence est attestée (voir la sculpture en bois polychrome dans le jubé de la chapelle Saint Fiacre au Faouët), mais le clergé ne les porte pas en grande estime, craignant qu’ils ne détournent les âmes du Bien, par leur musique accompagnant la danse. Par la suite, leur image s’améliore et ils deviennent indissociables des réjouissances dans les fêtes populaires.

Les artistes des 19 e et 20 e siècle l’ont bien remarqué et en tirent une source d’inspiration formidable en les mettant en scène sur toutes sortes de supports. Peintures bien sûr, dessins, gravures, sculptures, photographies, lithographies, affiches publicitaires et cartes postales, faïence également.

Nous nous sommes régalées de cette exposition riche en œuvres et bien documentée qui nous rappelle s’il en était besoin que la tradition populaire bretonne reflète l’âme de la Bretagne.

Après un déjeuner roboratif et bienvenu, bien contents de nous dégourdir un peu les jambes au grand air, nous avons poursuivi notre périple au Jardin d’iris de Bubry. Un véritable festival de fleurs et de couleurs nous attendait. Impressionnant ! Plus de 2000 variétés d’iris aux multiples teintes, formes et parfums y sont cultivées. En plein champ, sur 1 hectare, une fleur unique : l’iris. Il en existe de toutes les tailles : petits, moyens, hauts, à unique floraison ou remontants.

Alain Chapelle, le propriétaire des lieux, nous communiquera tout au long de la visite son enthousiasme d’avoir eu l’idée il y a plus de 25 ans de se lancer avec son épouse Yolande dans cette plantation originale, enrichie par la suite d’hybridation de plants dont les meilleurs sont enregistrés chaque année.

Pendant la floraison de mai à début juin, le site est ouvert sept jours sur sept et on peut y venir faire ses choix et achat de rhizomes pour une plantation qui se fera de juillet à septembre.  Alain nous explique ainsi que l’iris, malgré sa rusticité apparente, obéit à des règles de culture bien précises. Il doit être planté apparent sur la surface du sol, sur une butte ou une pente, en espaçant bien les plants entre eux. Il a besoin de six heures d’exposition au soleil par jour, il déteste l’humidité, un seul arrosage par semaine suffit. Il poursuivra avec moult détails sur les rhizomes eux-mêmes, sur les engrais à préférer, les petits prédateurs à éliminer, les ennemis de l’iris indélogeables comme le liseron ou le vulpia.  A la fin de l’explication, on ressent presque physiquement la passion d’Alain pour ses fleurs. Le reste de l’année, on peut trouver les iris dans les différentes manifestations florales de la région, comme à Kerplouz près d’Auray à la mi-septembre. Après la traditionnelle photo de groupe, nous repartons enchantés, les bras chargés de plants,  en nous disant que c’est une belle idée de cadeau à offrir ou à s’offrir.

                                                                                          OM


Circuit de marche au chateau de Keravéon, à Erdeven

Vendredi 17 avril 2026, sous un ciel bien dégagé notre petit groupe de 7 marcheuses, a emboîté le pas de notre meneuse habituelle qui repère les circuits avant de nous y conduire.

Christine Bedu déniche des circuits alternant forêt, prairies, jardins, bord de mer, villas remarquables etc ...

Cette fois-ci, après la forêt, nous avons contourné un long mur, admiré une tourelle, franchi un portail, deviné un château, longé une allée au-bout de laquelle nous attendait, dans un rai de lumière, un paon majestueux qui ne tarda pas à nous saluer de sa roue multicolore. Nous avions rendez-vous avec la cultivatrice du domaine qui nous avait préparé des bouquets d'arums pour fleurir nos maisons. C'est donc chargées de nos bouquets que nous avons emprunté l'allée principale bordée d'azalées et de rhododendrons en fleurs, pour rejoindre nos véhicules. Quelle belle balade ! Environ 8,5km. Merci Christine.


Vannes, visites commentées

La ville de Vannes nous a livré ses secrets au cours de deux visites dans la vieille ville et au cœur des remparts.

La cité tire son nom des Vénètes, battus par les Romains qui la construisirent à la fin du 1er siècle avant JC. Très prospère au Moyen Age grâce à sa position stratégique et à son port, elle en a conservé de nombreuses maisons à pans de bois qu’on découvre au détour des ruelles. La maison où mourut Saint-Vincent Ferrier -dont les reliques sont conservées à la Cathédrale Saint-Pierre- nous rappelle que la ville fut un lieu de pèlerinage sur le chemin de Tro Breiz. Le passage de la Cohue était un lieu commerçant très fréquenté dont l’étage supérieur a abrité le Palais de justice.

François 1er séjourna à Vannes pour y préparer le traité d’union entre la France et la Bretagne. Près de 150 ans plus tard, l’exil des parlementaires rennais à Vannes donna à la ville un nouvel essor, dont témoignent les riches hôtels particuliers construits à cette époque, embellis de matériaux nobles comme le tuffeau du Val de Loire. La fondation de Lorient et l’envasement du port signent le déclin de la ville jusqu’à l’installation de régiments au XIXe siècle puis le renouveau touristique après la Seconde Guerre mondiale.

Vannes conserve aujourd’hui les trois-quarts de son enceinte fortifiée, dont les premières pierres remontent à l’époque gallo-romaine. Le point de vue le plus spectaculaire est situé du côté des jardins. Près de l’hôtel Lagorce, bâti sur les ruines du château de l’Hermine, on admire l’imposante tour du Connétable, à la fois tour de défense et résidentielle. La Porte Prison, dont il ne reste qu’une tour, fut un sinistre lieu d’enfermement à la fin du XVIIIe siècle. La visite se termine par la belle découverte du bastion de Gréguennic, caché par les habitations, à deux pas du port.

Texte de Françoise Bocquillon