Regards sur les Alpes
Du haut de nos montagnes, nous avons contemplé quatre siècles de littérature... et nous avons été fascinées !
Le fascicule distribué à l’entrée évoque avec précision et rigueur les quinze étapes de l’expo: du XVIe siècle à la fin du XIXe, mettant l’accent sur la vision d’abord empreinte de crainte, puis devenant au fil des siècles, plus scientifique, pour finalement conclure sur l’aspect ludique des loisirs de montagne que nous connaissons actuellement.
Etant Dauphinoise depuis des générations, j’ai choisi de vous faire partager mon émerveillement en contemplant ces gravures « colorisées » tour à tour saisis-santes de vérité et d’imaginaire poétique : le Mont-Aiguille tel que vous ne l’auriez jamais imaginé ! Lors de votre prochaine ascension (je m’adresse à Michèle et son groupe de marcheuses) méfiez-vous ! Vous risquez d’avoir la tête à l’envers... ou de rencontrer des dragons en quittant les murs de La Roche-sur-Foron ou des Echelles !
Nous nous sommes laissées séduire par l’émotion que les Alpes ont fait naître dans le cœur de nos écrivains et poètes: Rousseau et sa « Nouvelle Eloïse », Albert de Holler et « L’Ode sur les Alpes » et enfin les «Impressions sur les Alpes » d’Alexandre Dumas. La représentation des montagnes est souvent fantasmagorique, à la limite de la bande dessinée, ponctuée de petits personnages, cheminant en file indienne le long des crêtes enneigées, bizarrement vêtus et qui transportent de longues échelles afin de gravir les sommets et franchir les crevasses des glaciers. Parties de « Chamouni » nous sommes montées tout en haut de la mer de glace, saluant au passage le lièvre vêtu de blanc, le chamois aux pattes agiles, la marmotte au museau pointu et le tétras-lyre aux plumes grises. Sur le chemin du retour nous avons cueilli – par la pensée ! - ici et là, fleurs et airelles nous gardant bien de rencontrer ces fameux « Crétins des Alpes et autres Albinos » décrits par Horace Bénédict de Saussures.....Rassurez- vous, nous nous sommes méfiées et aucune d’entre nous n’a été contaminée ! La beauté fascinante de nos Alpes, révélée par cette exposition de documents patrimoniaux hors du commun, aidera les Lycéennes venues d’ailleurs, et qui les ont adoptées, à réaliser combien en s’en éloignant, on perd un peu de sa hauteur, mais aussi combien les cœurs bondissent d’émotion au retour, car, en contemplant les sommets, les yeux s’élèvent toujours vers le ciel.
Assemblée Générale du club de Grenoble
L'Assemblée Générale se poursuivra par un dîner au cours duquel seront intronisées 5 lycéennes.
Une deuxième vie est possible... pour les tableaux et pour les cadres
Ce jeudi 20 octobre, treize Lycéennes se retrouvaient, Grande rue à La Tronche, pour visiter les ateliers d'Isabelle Rollet, restauratrice de tableaux, et de Marie de Lara, restauratrice de bois doré. Si leurs deux ateliers sont contigus, ce n'est pas par pur hasard, mais par volonté de rapprochement, leurs activités étant totalement complémentaires. Isabelle Rollet accueille avec bienveillance et attention les tableaux venus de tous horizons, malmenés par la vie, les mauvaises conditions de stockage, l’humidité ou les...rats! Il lui faut d’abord protéger puis consolider l’objet avant de le « désosser » et de le réentoiler. C’est un travail long et minutieux, elle nous parle de « greffes », de masticage, de retouches, de colle de « peau de lapin », de pigments spéciaux, de peintures italiennes et, bien sûr, de l’importance de la lumière! Nous comprenons bien que sa vie est à la fois passionnante et passionnée. Marie de Lara travaille essentiellement sur le bois et souvent le bois sculpté. Elle peut intervenir exceptionnellement sur un autre support ; en ce moment, elle décore à la feuille d'or des œuvres en fer, d'un artiste grenoblois, Mathieu Fiat. Marie nous révèle sa technique de restauration avec tant de précision et de ravissement, qu’on en retient presque son souffle, pour ne pas faire voleter les feuilles d’or !
Après avoir dégraissé le bois, elle passe un enduit, fait de la « colle de lapin » magique, d’ail et de plâtre. Dix à douze couches peuvent être nécessaires. Elle applique ensuite un « bol d’Arménie », plus ou moins rouge. Elle pose enfin les feuilles d’or avant de s’attaquer à la patine! C’est, de toute évidence, l’amour de l’art et la passion qui l’animent ! Nous avons rencontré, en ces lieux, deux femmes-artisans, reconnues dans le milieu de la restauration pour leur compétence et leur savoir-faire. Elles ont su nous communiquer leur passion. Ce travail constitue une forme de renaissance pour les œuvres confiées.
Michèle Auger et Danièle Vandenbussche
Visite d’Ateliers
Visite de l’atelier de Restauration de Tableaux d’Anne Rollet, et celui de restauration de Cadres et Objets en Bois Doré de M de Lara.
Elles nous expliqueront les différentes étapes de leur travail et de leur savoir-faire.
« La maman des maçons » de Djenné au Mali
Le vendredi 7 octobre 2011, après avoir découvert et admiré les superbes parquets et les consoles Hache de la maison de l’International, nous avons eu la chance de profiter d’une conférence privée, animée par Evelyne Bertrand.
Depuis de nombreuses années Evelyne, peintre, graveur, photographe et grande voyageuse, consacre son temps et son énergie à Djenné et à la survie de l’architecture en terre crue. Spécialiste de l’Amérique latine, elle a eu un « coup de foudre », pour cette ville d’Afrique et ses constructions, classées au patrimoine mondial de l’humanité en 1988. Son projet est de créer une maison du patrimoine. Il s’agit tout d’abord de sauvegarder une technique de construction unique au monde, les « djenné ferey », utilisée sur place pendant dix siècles et abandonnée depuis les années 1930. Le second objectif est d’exposer, dans cette maison, le patrimoine architectural et l’artisanat d’art de la ville. L’essentiel est de faire connaître et de valoriser aux yeux des Maliens, eux-mêmes, ces savoir-faire ancestraux C’est un rude combat dont elle nous parle avec passion. Elle nous offre la projection privée d’un superbe diaporama, réalisé avec ses propres photos. Elle nous fait partager ses inquiétudes pour l’avenir, mais aussi son émerveillement devant les réalisations de ces maçons qui l’appellent maintenant : « Kadia Traoré » c’est-à-dire « la maman des maçons » Kadia Traoré étant la maman du seul vieux maçon qui, dans sa jeunesse, avait construit une maison entière en « djenné ferey ».
Ce projet a été reconnu d’utilité publique par le ministère français des Affaires étrangères qui lui a accordé une subvention couvrant la moitié des frais prévus. Reste à trouver l’autre moitié!
Danièle Vandenbussche
Découverte de l’Habitat Traditionnel au Mali
Evelyne Bertrand, professeur d’Arts Plastiques, peintre, graveur et grande voyageuse se passionne pour l’Afrique, son habitat et les techniques traditionnelles de construction.
Visite d’une exposition sur l’architecture traditionnelle et les métiers d’art à Djenne ( Mali) et présentation d’un diaporama sur l’histoire de Djenne, sa situation et ses maçons.
Evian, ville d’eaux et de plaisirs!
Dans cette jolie ville d'eaux, au bord du Léman, onze
Lycéennes ont rendez-vous avec Irina au Palais Lumière.
De sa voix chantante d'Europe de l’Est, elle nous fait découvrir les splendeurs des collections des princes de Lichtenstein, riches, passionnés d'art, mécènes avant l'heure. Ils ont réuni les chefs-d’œuvre de l'art baroque européen, dialoguant entre le Nord et le Sud. Pour la première fois en France, pas moins de 40 sculptures et 15 pièces de mobilier sont exposées: à nous les Rubens, Rembrandt, Brueghel, Canaletto...
Je reste rêveuse devant la jolie frimousse de la princesse Maria Francesca Von Lichtenstein, âgée de deux ans, endormie, les joues roses, les boucles dorées, serrant une poupée dans ses bras... on l'entend presque respirer ! Dans les dernières salles, nous faisons connaissance avec le style Biedermeier, à la technicité impeccable, qui plaît tant à la nouvelle bourgeoisie de l’époque.
Déjeuner ensuite sur la terrasse de l'Hôtel de la Plage, où nous nous régalons d'un délicieux fera et de ses petits légumes. Le lac est gris et calme. Au loin Lausanne brille de mille soleils. Comme il est bon de bavarder à bâtons rompus.
Dernière étape : Yvoire, joli village médiéval, abondamment fleuri, situé au bord du lac. Le plaisir ne serait pas total sans une dernière incursion dans le jardin de senteurs !

Au programme, liqueurs Théodule Noirot et liqueur de coings...