HISTOIRE des ANTICOAGULANTS

Jacqueline Conard, docteur en Pharmacie, biologiste, spécialisée en hématologie biologique nous parlera de l'utilisation des anticoagulants, hier, aujourd'hui et demain.
Normalement, le sang est liquide et circule librement dans les veines et les artères. La coagulation correspond au passage du sang de l’état liquide à l’état solide avec formation d’un caillot qui permet l’arrêt du saignement au niveau d’une coupure ou en cas d’intervention chirurgicale. Quand un caillot se forme à l’intérieur d’un vaisseau sanguin, il s’agit d’une thrombose, obstacle à la circulation du sang. S’ajoutant à la prévention, des progrès importants ont permis d’établir la découverte puis l’amélioration de médicaments anticoagulants administrés pour traiter des thromboses déjà constituées. Ils ont parfois été découverts par hasard…


Frits THAULOW, paysagiste par nature

Frits Thaulow (1847-1906), peintre norvégien parmi les plus célèbres, est l’un des très importants paysagistes européens des périodes impressionniste et post-impressionniste. Lors de son séjour à Paris en 1874, il découvre la révolution picturale initiée par Claude Monet et développe ensuite une peinture de plein air puis d’atmosphère, notamment en Bretagne.
L’exposition nous propose 70 œuvres prêtées par les plus grandes institutions françaises et internationales.


CAEN a 20 ANS !

Les 26 et 27 mai
NOUS FÈTERONS LES 20 ANS de NOTRE CLUB !


GALANTERIE et EROTISME dans la SCULPTURE à CAEN

En compagnie de Monsieur Jean Rémy, guide-conférencier de l’Office de Tourisme de Caen, vous découvrirez des femmes coquettes dénudant leur poitrine, des hommes assez impudiques exhibant leur anatomie et des scènes, à la fois moralisatrices et osées … jusque dans nos églises !


LE LINGE ANCIEN

Passionnée depuis l’enfance par le textile, Carole Maillard a hérité de sa grand-mère maternelle, blanchisseuse, l’amour du beau linge et du vêtement ancien. Elle a acquis, au fil du temps, une collection importante de linge ancien qui repose dans des armoires depuis plusieurs dizaines d’années. Régulièrement, elle sort quelques pièces afin de les regarder. Chacune possède son histoire ; elle vous fera partager la joie éprouvée à chaque fois qu’elle a découvert ses différents trésors, pièces exceptionnelles pour certaines ou plus simples, certaines en bon état, d’autres beaucoup moins. Elle déroulera pour vous le fil de cette histoire, avec un dé, une aiguille et du fil.


LE HAVRE, TERRE de MIGRATION

Naissance du Havre
Les destructions partielles du port d’Harfleur par les anglais au cours de la guerre de Cent ans, et l’envasement de celui d’Honfleur dont se plaignaient auprès du roi les marchands rouennais, amènent à considérer la création d’un nouveau port dans l’estuaire. Le 7 février 1517, François 1er charge une commission de trouver un “havre”, abri tant de guerre que de commerce, en baie de Seine. Par nécessité politique et économique le choix se porte sur le site du Havre de Grâce, (ex crique des Perroys) en rive droite de l’estuaire dans une zone très marécageuse. Les travaux sont entrepris, et le port utilisé dès octobre 1518.
Pour faciliter l’installation d’un premier bourg sur la paroisse Notre Dame et faire vivre le port, François 1er accorde aux habitants actuels et futurs, une exemption de taille et de franc salé. La première muraille d’entrée est construite. En 1541, le roi fait appel à l’urbaniste italien Bellarmato, qui a travaillé à Venise, pour agrandir la ville. Les quartiers St François, les Barre, et Leurre sont créés, les fortifications sont renforcées par des bastions triangulaires. En 1627 Richelieu fait reconstruire une citadelle. En 1778 Vauban accentue les pointes défensives et les fortifications. En 1787 la ville est restructurée vers l’est afin de créer trois bassins et un canal vers Harfleur. Au XXe s. les communes limitrophes, Ingouville, Ste Adresse, Le Perroys sont intégrées au Havre.
Un sujet de thèse inédit
François 1er, par l’édit de Villers-Cotterets en 1539, avait demandé la tenue de registres paroissiaux des baptêmes, prémices de recensement pour levée d’impôts afin de renflouer les caisses de l’Etat. La demande, renouvelée en 1579 par l’ordonnance de Blois, reste globalement peu efficace. Avant 1600 seulement 8 à 12% des paroisses les tiennent sauf dans la région de Rouen où ces registres paroissiaux des Baptêmes, Mariages et Sépultures sont tenus dans 85% des paroisses sur directive similaire de l’archevêque de Rouen, transmise à tout le clergé du diocèse, dès 1520. L’objectif est double : d’une part connaître l’âge des futurs prêtres pour ajuster leur rémunération, et d’autre part mieux appréhender les liens de parenté pouvant faire obstacle aux mariages. A partir de 1540 ses successeurs poursuivent la tâche en envoyant, chaque année dans les cures, des émissaires-contrôleurs pour rendre compte de leur tenue. La pointe du petit Caux et le Havre détiennent ainsi les plus vieux registres.
A partir de ces sources, il y avait d’autant plus de place pour une thèse sur la population de cette région que l’historiographie ne retrouvait pas d’étude préalable sur la population en Seine Maritime au XVIe s.
Ont ainsi été dépouillés 250 000 actes des registres paroissiaux de 49 communes jointives du petit Caux, représentant 372 km2, et 65 000 personnes lors de la Révolution. Manquent cependant les informations concernant les huguenots/protestants/réformés qui ne figurent pas sur ces registres catholiques alors qu’ils étaient nombreux au XVIe s.
Contexte historique local
La première moitié du XVe s. est marquée par de nombreux conflits avec les Anglais qui massacrent la population des villages et ruinent les abbayes. Un début de repeuplement est observé à partir de 1475 en provenance des régions voisines, Picardie, Rouen, Basse Normandie, ceinture parisienne. Le nombre de feux passe de 528 en 1473 à 834 en 1494.
La deuxième moitié du XVIe s. est marquée par les guerres de religion : protestants du parti huguenot pro-anglais, contre catholiques. Entre 1559 et 1565, quand la ville du Havre est aux mains des Anglais, plus aucun registre catholique n’est tenu.
Relation ville-campagne
Autour de la ville du Havre s’installe une ceinture nourricière faite de vergers, petits bois, bosquets, pâturages avec bovins, ovins, volaille, et cultures maraîchères. Les paysans des environs participent aux corvées de curage des fossés et viennent au grand marché de la ville écouler leurs produits. Entre la ville et cette ceinture, se trouvent des espaces intermédiaires, agrégats modestes formant des “faux bourgs” ou des hameaux hors, installés le long d’une voie, et regroupant une activité artisanale. En attestent les noms de rues : des brasseurs, des tanneurs, des moulins, des laiteries etc.
Mouvements de population
En 1587, des cauchois fuient la misère devant les invasions anglaises ; il arrive qu’ils demandent ensuite une lettre de rémission (de pardon) au roi pour être autorisés à revenir dans leur village.
Minorités religieuses
Les huguenots protestants de la religion réformée ne sont pas recensés
Les juifs semblent avoir été très peu nombreux, malgré l’existence d’une rue aux juifs.
Les horsains
Ce sont les étrangers à la région, en l’occurrence au pays de Caux.
Des bretons maçons sont arrivés en 1517 pour la construction du port ; ils sont 8 sur 53 dès la deuxième semaine des travaux, puis 200 sur 365. Des échanges commerciaux s’instaurent avec les villes des côtes bretonnes pour le sel, et avec Lorient pour la compagnie des Indes. En 1840, la colonie bretonne représente 10% de la population du Havre. Actuellement 25% de la population du Havre aurait un ancêtre breton !
Les migrations “forcées”
Les contacts avec les Maures/barbares sont établis dès la fin du XVe s, avec la découverte des Canaries. De 1571 à 1588, plus de 100 voyages sont recensés entre le Havre et les Canaries. En 1628, 95 marins havrais sont même retenus captifs par les corsaires barbaresques. Entre 1560 et 1680, seulement 900 individus seraient entrés par le Havre. Il s’agit d’une migration d’appoint, marginale ne représentant en 1793 que 1% de la population havraise L’esclavage n’est pas dans la mentalité du normand qui a conscience au contraire de la dignité équivalente de tous les hommes. Au cours des 2deux siècles, seulement 175 baptêmes d’africains sont notifiés, mais paradoxalement sans qu’aucun acte de mariage ou de sépulture correspondant, ne soit retrouvé ensuite.
Des individus dits nègre, indien, maure, négriton, mulâtre, barbare, sont cités. Ils pouvaient avoir été “prélevés“ et protégés par un navigateur, ou bien avoir été libérés par des marins havrais lors de pillages de navires hollandais et anglais les retenant comme esclaves. Ils s’insèrent et deviennent “truchement” c’est à dire interprète, soldat, matelot, cordonnier, charpentier, cuisinier, marchand limonadier, aubergiste, serviteurs/servantes près de l’élite des gens de mer ou de l’aristocratie locale.
Aux XVIIe et XVIIIe s, le commerce des noirs qui prospère à la Rochelle, Nantes, et Lorient, gagne cependant le Havre. Plus de 100 000 africains sont déportés vers les Antilles à l’issue de 190 voyages au seul départ du Havre.
La région normande a profité de toutes les voies commerciales établies grâce au port du Havre. Elle a été protégée de la disette malgré une exposition aux tempêtes, épidémies et dévastations dans l’arrière-pays. M.Th.B


COMTESSE de SEGUR

Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur (1799-1874), femme de lettres française d'origine russe, passe son enfance dans le domaine de Voronovo près de Moscou, vaste propriété de 45 000 ha où travaillent 4 000 serfs. Elle y reçoit l'éducation des enfants de l'aristocratie russe, privilégiant l'apprentissage des langues étrangères, du français en premier lieu. C'est aussi une petite fille turbulente, souvent punie par ses parents. Sa vocation est très tardive car elle écrit son premier livre à plus de cinquante ans. Le thème récurrent des châtiments corporels (Un bon petit diable, Le Général Dourakine, Les malheurs de Sophie, Les petites filles modèles…), qui fait peut-être écho à sa propre enfance malheureuse près de sa mère, marque une rupture avec les modèles antérieurs de la littérature enfantine, notamment le modèle des contes de Perrault. Chez la comtesse de Ségur, la punition est d'autant plus crûment représentée que le réalisme des descriptions est sans complaisance.


DINER de NOËL

Cette année encore, le traditionnel et sympathique dîner de Noël, nous réunira. Par le hasard des places, il permet souvent de mieux se connaître, et parfois même de se découvrir … Pensez à vous inscrire rapidement à ce toujours agréable moment d’amitié, le nombre de places est limité. Une liste d’attente sera établie afin de satisfaire le plus grand nombre d’entre vous.
A la veille de Noël votre générosité saura se tourner, comme chaque année, vers les Enfants de la Croix Rouge, leur apportant ainsi une petite part de bonheur. Ayez la gentillesse de bien préciser, à l’aide d’une note solidement fixée sur chaque paquet-cadeau, si une fille, un garçon ou une fratrie en sont le ou les destinataires, et de quel âge…
C’est très important !


CONFERENCE sur la CYBERCRIMINALITE

Corinne Marbach, Chargée de Mission Régionale Intelligence Economique, Animatrice du Comité Opérationnel de sécurité économique, Correspondante de la Direction Générale de l'Armement, répondra à la question qui nous préoccupe :
"Comment protéger mon ordinateur de toutes les attaques qui le menacent : virus, arnaques, usurpation d’identité ?"


EXPOSITION Musée JAQUEMART-ANDRE

Cette nouvelle exposition inédite est dédiée à plusieurs très grands portraitistes florentins du XVIème siècle tels que Le Rosso, Andrea del Sarto, Pontormo, Bronzino et Salviati. Elle nous offre un beau panorama de l’art du portrait florentin à travers le regard de peintres qui expérimentaient les toutes nouvelles manières acquises par le Cinquecento pour représenter leurs contemporains, alors que cette période était incertaine, politiquement extrêmement troublée. et économiquement instable.