Visite des ateliers de fabrication Le Minor

Après la culture artistique ce matin du 10 septembre 2026 au musée des arts de Pont Aven, et après un délicieux repas au restaurant La promenade, nous avons roulé vers Guidel, pour suivre la visite commentée de cette fabrique de vêtements marins et de son musée de la marinière.

La fabrique a été créée en 1922, à Lorient par Berthe Etui qui avait appelé son atelier MBL (Manufacture de Bonneterie Lorientaise). L'objectif était de fabriquer des vêtements chauds, et solides pour les marins-pêcheurs bretons, qui partent en mer dès 14 ans, pour des campagnes de 9 mois de pêche à la morue outre atlantique, au large du golfe du Saint Laurent. Ce vêtement emblématique est, depuis, devenu un incontournable des vestiaires masculin et féminin, symbolisant l'élégance à la française et la résistance à l'usure du temps. C'est en 1963, après avoir déménagé plusieurs fois, notamment pendant la guerre, que MBL s'installe à Guidel dans l'usine actuelle, pour Développer ses collections de marinières et pull marins grand public.

MBL fournit les marins français dès l'après-Seconde Guerre mondiale, mais de 1980 à 2010 MBL produira entre 5000 et 15 000 pulls d'officier par an.

De son côté, à Pont l'Abbé, Marie-Anne Le Minor (1901-1984), développe un artisanat de broderies et d'habillage de poupées. A cette époque, la collection de petites poupées portant les costumes traditionnels des provinces était à la mode. Marie-Anne Le Minor s'est engagée très jeune dans l'action sociale, ouvrant dès 1930 un atelier proposant l'apprentissage de la couture aux jeunes filles, leur permettant de vivre et travailler au pays bigouden. Elle fondera en 1936 la maison qui porte son nom.

Le développement de ses poupées de Bretagnes, véritables objets de collection s'inspirant des habits bretons et du savoir faire local, lui ouvre le monde de l'art et de ses artistes. C'est ainsi qu'elle rencontrera au fil des décennies, Mathurin Méheut et Pierre Toulhoat, Dom Robert ou encore René-Yves Creston, avec lesquels elle entamera une collaboration pour produire des banières, des tapisseries, foulards et de la paramentique; puis, plus tard, des nappes imprimées et le fameux kabic.

En 1947, c'est la création du Kabic, dessiné par René-Yves Creston, qui habillera pendant des décennies petits et grands.

En 1960, Le Minor est à la mode, grâce à ses nouvelles collections inspirées de l'univers marins

Pour mieux représenter l'excellence de la fabrication bretonne, MBL et LE MINOR fusionnent en 1982, et s'installent ensemble à Guidel. En 1987, l'entreprise est reprise par la famille GRAMMATICO. Passionnée par la création, Marie-Christine Grammatico restera 31 ans à la tête de l'usine. Sous sa direction, les étiquettes MBL laissent progressivement la place à LE MINOR.

1989, Développement de la marque sur le marché asiatique, avec notamment l'ouverture du marché japonais. De 1990 à 2010 Le Minor traverse la crise de l'industrie textile française avec succès

2010, La Marine Nationale choisit de faire fabriquer ses pulls à l'étranger. Le Minor réoriente son activité. L'entreprise développe alors son savoir-faire de façonnier en France, en produisant pour des marques de Haut de gamme et de luxe.

2018 Jérôme Permingeat et Sylvain Flet, deux entrepreneurs passionnés du savoir-faire français reprennent l'entreprise, pour perpétuer un savoir-faire de qualité, devenu très rare.

2021-2022 Redéploiement de la marque sur le territoire français avec les enseignes MERCI et CENTRE COMMECIAL à PARIS, MONOPRIX, L'ETIQUETTE ou encore NORSE PROJET.

2022-2026 La marque multiplie les opérations de communication : en 2022 : Les 100 ans de l'atelier, en 2023 : Obtention du Label "entreprise du patrimoine vivant" et relance de la collection Altimer, née dans les années 1970, avec la perspective de séduire la clientèle qui apprécie les embruns et les conditions hivernales en montagne. En 2024, Le Minor devient partenaire de la marque BRETAGNE et affirme ainsi son partage de valeurs communes : authenticité, exigence, créativité et ouverture, tout en contribuant à faire vivre un patrimoine culturel et industriel unique. 2025, Le Minor est distingués lors des Trophées de la Bretagne en recevant le titre d'Ambassadeur, une reconnaissance forte de son engagement en faveur du rayonnement du territoire et de son savoir-faire textile.

2026, ouverture du musée de la marinière. Le Minor initie également une collaboration avec la maison FRAGONARD; la rencontre entre les rayures des marinières et les motifs floraux inspirés de Grasse.


Au temps de Camille Claudel : être sculptrice à Paris

Pour la première visite culturelle de cette nouvelle année Lyceum, nous avons choisi l'exposition, présentée au musée des arts de Pont Aven, qui rend justice à Camille Claudel et aux sculptrices de la Belle Époque, des femmes qui, autour de 1900, ont pratiqué la sculpture à Paris malgré les obstacles de formation, de reconnaissance et de carrière. Près de 90 œuvres et documents permettent de mieux comprendre ce milieu artistique encore largement méconnu. (extra du site https://unidivers.fr/camille-claudel-sculptrices-pont-aven/

Colin-Maillard. Oeuvre de l'artiste franco-belge Yvonne Serruys, conçue en 1909


Peinture et nature

Visite de l'exposition "Les sonneurs en Bretagne"

Exposition les Sonneurs au musée du Faouët

et visite

du Jardin d’iris à Bubry le 19 mai 2026

Journée culture-nature pour les lycéennes de Vannes et quelques-uns de leurs conjoints, avec une météo bien fraîche en ce mois de mai, mais toujours le plaisir de se retrouver.

Premier rendez-vous, la visite guidée de l’exposition Les Sonneurs dans la peinture bretonne de 1800 à 1950 au musée du Faouët. En Bretagne, les joueurs de biniou et de bombarde sont appelés les sonneurs. Le talabarder et le biniaouer   évoluent toujours par couple de deux musiciens. Ils portent le costume traditionnel et sont présents dans les moments forts de la vie des Bretons comme la noce, fête par excellence qui dure trois jours, le bal du 14 juillet, le pardon dans sa partie profane ou même la lutte bretonne et la tradition de l’aire à battre. Au fil des années, ils ont appris à arranger leurs morceaux, à moderniser leur pratique instrumentale, toujours d’actualité au 21e siècle, à se confronter lors de concours. Les sonneurs le sont de père en fils et se transmettent leur musique par la tradition orale à chaque génération. La plupart du temps, ils ont un métier à côté mais leur activité de sonneurs est fort bien rétribuée. La concurrence est rude d’ailleurs entre sonneurs. Parmi les plus connus, citons Lebreton et Gerbet du Faouët, ou Auguste (Dit Gus) Salaün originaire de Bannalec en Finistère.

Dès le Moyen âge, 1480 exactement, leur présence est attestée (voir la sculpture en bois polychrome dans le jubé de la chapelle Saint Fiacre au Faouët), mais le clergé ne les porte pas en grande estime, craignant qu’ils ne détournent les âmes du Bien, par leur musique accompagnant la danse. Par la suite, leur image s’améliore et ils deviennent indissociables des réjouissances dans les fêtes populaires.

Les artistes des 19 e et 20 e siècle l’ont bien remarqué et en tirent une source d’inspiration formidable en les mettant en scène sur toutes sortes de supports. Peintures bien sûr, dessins, gravures, sculptures, photographies, lithographies, affiches publicitaires et cartes postales, faïence également.

Nous nous sommes régalées de cette exposition riche en œuvres et bien documentée qui nous rappelle s’il en était besoin que la tradition populaire bretonne reflète l’âme de la Bretagne.

Après un déjeuner roboratif et bienvenu, bien contents de nous dégourdir un peu les jambes au grand air, nous avons poursuivi notre périple au Jardin d’iris de Bubry. Un véritable festival de fleurs et de couleurs nous attendait. Impressionnant ! Plus de 2000 variétés d’iris aux multiples teintes, formes et parfums y sont cultivées. En plein champ, sur 1 hectare, une fleur unique : l’iris. Il en existe de toutes les tailles : petits, moyens, hauts, à unique floraison ou remontants.

Alain Chapelle, le propriétaire des lieux, nous communiquera tout au long de la visite son enthousiasme d’avoir eu l’idée il y a plus de 25 ans de se lancer avec son épouse Yolande dans cette plantation originale, enrichie par la suite d’hybridation de plants dont les meilleurs sont enregistrés chaque année.

Pendant la floraison de mai à début juin, le site est ouvert sept jours sur sept et on peut y venir faire ses choix et achat de rhizomes pour une plantation qui se fera de juillet à septembre.  Alain nous explique ainsi que l’iris, malgré sa rusticité apparente, obéit à des règles de culture bien précises. Il doit être planté apparent sur la surface du sol, sur une butte ou une pente, en espaçant bien les plants entre eux. Il a besoin de six heures d’exposition au soleil par jour, il déteste l’humidité, un seul arrosage par semaine suffit. Il poursuivra avec moult détails sur les rhizomes eux-mêmes, sur les engrais à préférer, les petits prédateurs à éliminer, les ennemis de l’iris indélogeables comme le liseron ou le vulpia.  A la fin de l’explication, on ressent presque physiquement la passion d’Alain pour ses fleurs. Le reste de l’année, on peut trouver les iris dans les différentes manifestations florales de la région, comme à Kerplouz près d’Auray à la mi-septembre. Après la traditionnelle photo de groupe, nous repartons enchantés, les bras chargés de plants,  en nous disant que c’est une belle idée de cadeau à offrir ou à s’offrir.

                                                                                          OM


Vannes, visites commentées

La ville de Vannes nous a livré ses secrets au cours de deux visites dans la vieille ville et au cœur des remparts.

La cité tire son nom des Vénètes, battus par les Romains qui la construisirent à la fin du 1er siècle avant JC. Très prospère au Moyen Age grâce à sa position stratégique et à son port, elle en a conservé de nombreuses maisons à pans de bois qu’on découvre au détour des ruelles. La maison où mourut Saint-Vincent Ferrier -dont les reliques sont conservées à la Cathédrale Saint-Pierre- nous rappelle que la ville fut un lieu de pèlerinage sur le chemin de Tro Breiz. Le passage de la Cohue était un lieu commerçant très fréquenté dont l’étage supérieur a abrité le Palais de justice.

François 1er séjourna à Vannes pour y préparer le traité d’union entre la France et la Bretagne. Près de 150 ans plus tard, l’exil des parlementaires rennais à Vannes donna à la ville un nouvel essor, dont témoignent les riches hôtels particuliers construits à cette époque, embellis de matériaux nobles comme le tuffeau du Val de Loire. La fondation de Lorient et l’envasement du port signent le déclin de la ville jusqu’à l’installation de régiments au XIXe siècle puis le renouveau touristique après la Seconde Guerre mondiale.

Vannes conserve aujourd’hui les trois-quarts de son enceinte fortifiée, dont les premières pierres remontent à l’époque gallo-romaine. Le point de vue le plus spectaculaire est situé du côté des jardins. Près de l’hôtel Lagorce, bâti sur les ruines du château de l’Hermine, on admire l’imposante tour du Connétable, à la fois tour de défense et résidentielle. La Porte Prison, dont il ne reste qu’une tour, fut un sinistre lieu d’enfermement à la fin du XVIIIe siècle. La visite se termine par la belle découverte du bastion de Gréguennic, caché par les habitations, à deux pas du port.

Texte de Françoise Bocquillon


Visite de Nantes sous la pluie

Comme une double illustration de la belle de ville de Nantes : la pluie battante sous les rafales de vent, et l’exposition de peinture rendant hommage à l’eau venue du ciel.

Dans sa présentation, Le Musée d’arts de Nantes consacre cette exposition « à la représentation, la sensibilité et l’imaginaire de la pluie qui émergent à la fin du 18e siècle. Sujet littéraire, objet d’études scientifiques, apprivoisée par les citadins dans des villes modernisées, la pluie devient un motif pour les peintres, les photographes, les cinéastes jusqu’aux artistes contemporains. »

Accompagnées d’une guide, et équipées d’audiophones, nous avons déambulé dans les salles du musée, pour nous pencher vers des peintures de bord de mer ou de mer démontée, des pavés parisiens, des vitres dégoulinantes et des parapluies retournés, des jupons qui se soulèvent et une mini-collection de parapluie aux manches sculptés.

Certaines œuvres ont suscité plus de commentaires et d’explications que d’autres. Notamment celles que notre guide replaçait dans leur contexte historique. Ainsi, le couple de bourgeois devant lesquels un passeur pose une planche à travers la chaussée pour éviter qu’il se salisse. La dame porte son petit chien de manchon, et la servante le bébé du couple. « Passez payez » crie les décrotteurs parisiens pendant les années qui suivent la Révolution, chaque fois qu'il pleut, ils posent une planche à travers la chaussée pour les passants qui souhaitent traverser sans s'enfoncer dans la boue et veulent bien leur verser en contrepartie un droit de passage.

Après le déjeuner, toujours sous une pluie cinglante, notre guide nous a mené au château des Ducs de Bretagne Construit au 13e siècle sur la muraille gallo-romaine – encore visible – de la cité des Namnètes. Le premier château ducal disparaît au 15e siècle pour laisser place à l’actuel monument. 
Celui-ci est l’œuvre de François II, dernier duc de la Bretagne indépendante qui veut faire du Château des ducs de Bretagne une forteresse militaire défensive face au pouvoir royal et le lieu de résidence principale de la cour ducale.
Les travaux d’embellissement sont poursuivis par sa fille la duchesse Anne de Bretagne, deux fois reine de France par ses mariages successifs à Charles VIII et Louis XII.
En témoignent différents décors sculptés (lucarnes du Grand Logis, blason, loggias de la tour de la Couronne d’or) marqués par les premières influences de la Renaissance italienne.
Après le rattachement de la Bretagne à la France en 1532, le Château des ducs de Bretagne devient aux 16e et 17e siècles le logis breton des rois de France, puis caserne, arsenal militaire et prison. Il subit pendant trois siècles maintes transformations ainsi que différents dommages : fortifications, incendie en 1670, construction du bâtiment du Harnachement pour le stockage du matériel d’artillerie, explosion en 1800…

Proche du château, nous avons pu visiter la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul, édifice religieux catholique datant du XVe siècle.C’est un quatrain gravé à l’arrière des portes qui rappelle que sa première pierre fut posée en 1434. Un des plus longs chantiers de l’architecture religieuse en France commençait alors, pour s’achever en 1893. Après l’incendie dévastateur de 1972, d’importants travaux de restauration ont rendu au bâtiment toute sa splendeur. Derrière une façade à deux tours en pierre blanche et non en granit comme généralement dans l’ouest du pays, se dressent des voûtes plus hautes que celles de Notre-Dame-de-Paris, à 37,5 m. L'incendie de juillet 2020 a détruit le grand orgue, des stalles et la grande verrière. Les travaux de restauration sont en cours de finition.

Continuant la déambulation notre guide a mené les plus courageuses d'entre-nous vers le passage Pommeraye, galerie commerçante emblématique construite entre 1840 et 1843.

Extraits descriptifs des lieux, choisis sur le site www.levoyageanantes.fr


Conférence sur Toutankhamon, et cocktail de Noël

Le Lyceum de Bretagne Sud s'est réuni à l'Espace Montcalm de Vannes pour assister à la conférence de Fabienne Saiget, lycéenne, passionnée d'Egypte antique, avant de partager l'amical cocktail de fin d'année

Né vers 1345 av J.C. et mort avant d'atteindre ses 20 ans, en raison probablement de son court règne, Toutankhamon n'a pas été considéré, à son époque comme un grand pharaon. Il doit la notoriété que nous lui connaissons, au fabuleux trésor de sa sépulture découverte par l'archéologue britannique Howard Carter le 4 novembre 1922.

Toutankhamon enfant
Screenshot


Visite des chantiers navals de l'Atlantique et d'AIRBUS Atlantic

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Conférence sur l'IA

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Journée dans la Vallée des Saints et au Faouët

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