Escapade gourmande à Virieu

bigallet.jpg Dernière rencontre de la saison 2015/2016 : sortie champêtre et récréative, qui s’annonçait
malheureusement sous de très mauvais auspices ! Le ciel nous menaçait de ses foudres, mais, pluie
du matin n’arrête pas… les Lycéennes !
Nous étions donc 30 au rendez-vous de Virieu pour découvrir « Bigallet, le roi du citron pressé ».
Cette entreprise locale, vieille de 144 ans, est bien connue pour sa citronnade et ses sirops de qualité
appréciés jusqu’à Dubaï. Plus de 51 variétés s’offrent à nous.
16-06-16
Mais Bigallet est aussi liquoriste. Outre l’arquebuse et le génépi, les crèmes et alcools de fruits, nous
avons pu goûter le « china-china » liqueur d’orange découverte et mise au point par un liquoriste
amoureux qui avait oublié sur le feu, et pour les charmes de Dame China, son chaudron de cuivre !
L’amour fait des miracles, même dans les alambics !
Les effluves des cuves aromatiques avaient contribué à nous mettre en joie et en appétit et c’est
chez Patrick et Elisabeth Rigaux (ancienne Lycéenne) que nous nous sommes installées pour piqueniquer.
Le soleil, grand seigneur, contribua avec les hôtes de ces lieux, à rendre ce
moment délicieux.
Un grand merci à tous et à chacun de nous avoir permis de terminer cette année
lycéenne de si agréable manière. D. VDB
sirop_bigallet.jpg


Journée de fin d’année à Virieu

z-0068-sirop-cerise-griotte-91005.jpg Visite des Etablissements des sirops et liqueurs Bigallet, suivie de la projection d’un film et d’un apéritif, offert par la Maison ;
Une occasion unique de découvrir les nouveautés de cette « maison » de tradition dauphinoise.


Club cinéma

paysage-dans-le-brouillard.jpg*« Paysage dans le brouillard » 1986,( 2h08 minutes) film grec de Théo Angelopoulos :
Voyage (initiatique) de deux enfants qui décident de quitter leur mère pour aller retrouver leur père (hypothétique) en Allemagne. Ils font de multiples rencontres, bonnes ou mauvaises, au cours de leur voyage et errent jusqu’à la frontière. C’est presque un conte.


Mode et jeux d'apparence dans la Venise du XVIII ème

Soline Anthore Baptiste, doctorante en histoire moderne, passionnée de Venise et de tissus anciens a axé son propos et son exposé sur la mode féminine au XVIIIème siècle dans la Sérénissime. Trois bonnes raisons, parmi d’autres, de rassembler 24 Lycéennes, tout ouïe, dans la maison si accueillante de Françoise A. :
*La mode, quel meilleur stimulant pour les femmes que nous sommes !
*Le XVIIIème, siècle où les femmes ont joué un rôle particulièrement important dans les Salons !
*Venise, ville emblématique s’il en est, symbole de rêve, de mystère et de création !

venise_2.jpg A travers les regards croisés d’un dramaturge, Carlo Goldoni, et d’un peintre, Pietro Longhi, tous deux vénitiens, elle aborde de façon originale ce thème, lieu des stratégies féminines, et son rôle dans l’évolution des mentalités. La plume et le pinceau se croisent et se complètent pour brosser un tableau assez exact de ce qu’il convenait de porter.
« Panier » et « corps à baleine » étaient indispensables pour remodeler le corps féminin. Le cône affinait la taille, le panier donnait du volume et de l’assise à la silhouette. Il restait à ajuster « l’andrienne », robe emblématique du XVIIIème. Deux critères magnifiaient le tout : le noir et la référence à la France. Cette robe, sublime mais très mal commode, était remplacée par « la polverina » à capuchon pour le voyage.

Point d’élégance sans accessoires ! Citons « le golié », ruban d’étoffe pour le cou, la coiffe, et surtout les manchettes. La dentelle de Flandres avait toutes les préférences ! N’oublions pas les fleurs dans les cheveux ou à la naissance de la gorge (un petit flacon rempli d’eau les maintenait fraîches) et l’éventail de… France, comme il se devait !

Enfin le maquillage : très blanc pour le teint et rouge vraiment carmin pour les pommettes !
Il va de soi qu’une dame de qualité maîtrisait l’art de la conversation, révélateur d’un certain hédonisme. Elle devait être accompagnée dans ses déplacements par un sigisbée, sorte de chaperon masculin. Etre à la mode coûtait si cher que des lois somptuaires avaient été votées pour limiter les conséquences désastreuses des dépenses engagées.
Au-delà de ces critères ou de ces impératifs se joue bien autre chose : le besoin d’intégration, de reconnaissance et parallèlement celui de démarcation. Les femmes, comme les hommes, ont un curieux rapport à la mode ; elle leur confère un statut, leur permet à la fois de se fondre dans la masse et de se singulariser. Cela aurait-il beaucoup changé ?
Le bon sens populaire prétend qu’à la mode rien ne déguise, mais n’avons-nous pas besoin justement d’être déguisés pour jouer notre rôle dans la comédie humaine ? D.VDB
venise.jpg


Soirée -conférence

Soline Anthore, doctorante en histoire, spécialiste de la mode italienne aux XVII et XVIII èmes siècles présentera le sujet suivant :
« De Goldoni à Longhi, des femmes à la mode dans la Venise du XVIIIème siècle »
Une belle occasion de découvrir ce mystérieux univers !


MADE IN ROMANS , UNE AFFAIRE QUI MARCHE !

Jour de pluie dans la zone commerciale de Romans, mais festival d’informations et de couleurs dans le magasin d’usine : Made in Romans. Pour nous permettre de comprendre la philosophie de cette entreprise, Emmanuelle BENOIT, passionnée et passionnante, a d’abord évoqué l’univers de la chaussure à Romans.
Après les tanneurs installés au XVème siècle, les premiers chausseurs apparaissent au XIXème : au fil du siècle les usines succèdent aux premiers ateliers. Les années 50 sont le témoin du succès de célèbres fabricants comme Charles Jourdan et Stéphane Kelian. En 1990, fin du conte, début des grandes délocalisations, l’industrie de la chaussure s’effondre, et avec elle, l’économie de la région.
Au début du siècle, des optimistes, engagés et actifs, créent une association : ARCHER. Celle-ci met toute son ardeur à donner des possibilités d’emplois à des personnes en difficulté. De fil en aiguille, vingt pôles d’activités et 2000 personnes bénéficient de cette association.
Made in Romans, atelier de fabrication de chaussures de qualité, entièrement faites à Romans, avec des produits de base d’origine régionale, est le dernier défi relevé par le groupe. Associé à d’autres petites entreprises, cet atelier qui fabrique 5000 paires par an, a contribué à redonner à Romans son titre de «capitale de la chaussure».
Un tour des ateliers complète cette toile de fond. Toutes sortes de sensations, souplesse des cuirs aux incroyables couleurs, odeurs de colle rythment de brèves rencontres avec les ouvriers travaillant aux différents postes : coupe, piquage, assemblage et bichonnage.
Notre charmante cicérone, a su transmettre sa passion, tant pour les hommes que pour les techniques et les matériaux, voilà peut-être le secret de cette bien sympathique entreprise.
chaussures_roman_3.jpg

L’après-midi est consacré au Musée International de la Chaussure. Le voyage se poursuit au fil des siècles et des continents… L.B.
Marcher LYCEUM c’est avoir en permanence le sourire à la pointe de la botte, c’est inventer chaque jour son allure, c’est marcher au soleil les jours gris, c’est quatre pas dans le bonheur. (D’après Jean Claude Carrière, au musée de la chaussure)
chaussures_roman_1.jpgchaussures_roman_2.jpg


journée à Romans

les-chaussures-.jpg *10h30 à 12h : Visite guidée d’un atelier de fabrication de chaussures, « Made in Romans »
*Déjeuner sur place, conditions données ultérieurement
*14h30 à 16h : visite guidée du Musée International de la Chaussure : 4000 ans d’histoire de cet accessoire, de l’antiquité à nos jours, à travers les continents.


Assemblée générale internationale du Lyceum Amsterdam, 8/9 mai 2016

amsterdam-2.jpg Après le mariage de notre fils Joep qui s’est déroulé par chance (!) aux Pays-Bas, me voilà le lundi 9 mai aux aurores dans un train en direction d’Amsterdam.
En plein centre de la ville, sur le Dam, se trouve l'hôtel Krasnapolsky, lieu privilégié et très élégant qui accueille l’A.G. Internationale du Lyceum.
Aux Pays-Bas, il y a trois clubs : Amsterdam, Groningen et Nijmegen et ce sont leurs membres qui ont organisé, de concert, le 33e congrès International avec un pré et un post congrès.
Le thème retenu était :
« Rencontre avec les Néerlandais : en dessous, sur et au-dessus du niveau de la mer ».
Après un accueil chaleureux et des rencontres avec des Lycéennes « all over the world », les choses sérieuses commencent. Des conférences se succèdent avec des titres comme :
" L'histoire des Pays-Bas et le modèle Polder," par le professeur Maarten Prak,
" L'origine et le travail des agences de l'eau aux Pays-Bas," par Ariane Hoog, comte de l'agence de l'eau de Amstel, Gooi en Vecht.
"La technique de la lutte contre l'eau" par David van Raalten, directeur de la compagnie ARCADIS.
" L'architecture et l'eau," par Sjoerd Soeters, architecte.
" La peinture néerlandaise et le miroir des cieux" par Cécile Bosman, Conservatrice du Musée National Maritime d’Amsterdam.
Deux Lycéennes néerlandaises nous ont également captivées :
An Moonen nous a raconté l'histoire des quilts néerlandais ( 1650-1950), en a parlé avec beaucoup d'enthousiasme. Elle a écrit 6 livres sur ce sujet et nous a montré quelques specimens de sa collection personnelle. (quilt = patchwork)
Margreet Graaff nous a lu quelques poèmes de sa composition, très accessibles, suite d'expériences et de souvenirs. A l'occasion de ses 80 ans elle a publié un recueil de 40 poèmes : «Voyage d'une vie".

Si je déroule le film des événements, lundi après-midi a eu lieu l’Assemblée Générale. Ingrid Von Rosen a été réélue présidente avec comme vice-présidentes Joyce Young, pour l'hémisphère Sud et Muriel Hannart, pour l'hémisphère Nord.
Christina Bernstrom Lundberg et Marianne Grenholm sont respectivement secrétaire et trésorière.
Le rapport moral et le rapport financier ont été approuvés.

Je me suis inscrite pour le "Home Hospitality", et le lundi soir j’ai été chaleureusement accueillie par Cordelia Davies Blackburn sur le Keizersgracht pour un dîner avec des Lycéennes françaises, de Troyes, Fontainebleau, Paris, Orléans. Ce fut une soirée très réussie.

Mercredi, retour à Grenoble après des journées pleines des belles rencontres. Bien fatiguée mais contente, j’ai apprécié cette première expérience, qui montre bien la dimension internationale de notre Lyceum.
Marijke Jansen


1925 S’EXPOSE AU MUSEE DAUPHINOIS

GRENOBLE AU TEMPS DES LUMIERES

Flash back : 21 mai 1925. Paul Painlevé président du conseil, Paul Mistral premier maire socialiste de Grenoble, Auguste Perret architecte de renom, inaugurent en grande pompe l'exposition internationale de Grenoble, dans l'enceinte de l'actuel parc Mistral.
Ils cultivent tous les trois une moustache très IIIème République. 10000 exposants ont répondu à l'appel. Dans leurs rangs on remarque un village africain, des souks, un village alpin , les pavillons de plusieurs pays européens, une ferme modèle, le fameux palais de la Houille Blanche et la non moins célèbre tour Perret qui dresse ses tonnes de béton.
40000 AMPOULES
L'ensemble est baigné par le halo scintillant de la « fée électricité ». Pas moins de 40 000 ampoules s'allument à la tombée de la nuit, provoquant une «orgie de couleurs et de feu » que les Grenoblois viennent admirer en famille dès 21h. C'est Grenoble au temps des lumières.
Ces événements ont laissé peu de traces dans la mémoire collective des Grenoblois. Et pourtant...
Si vous voulez aujourd'hui comprendre pourquoi Grenoble vit encore sur sa réputation de ville de l'innovation et des technologies, il faut cheminer à travers le parcours concocté par les équipes du musée dauphinois, à l'occasion de l'exposition « Grenoble 1925. L'éloge de la modernité »
Ce chemin, une quinzaine de Lycéennes l'empruntaient jeudi dernier. Pour prendre, pendant près de deux heures, un grand bol d'air frais des années folles.
L'époque où tout était envisageable, où les idées naissaient...Celle de Paul Mistral était simple et révolutionnaire à la fois. Pour donner un nouveau souffle à sa ville il décide de s'appuyer sur l'industrie et le tourisme.
Pour faire revivre cette volonté, l'exposition met en scène des affiches publicitaires et touristiques superbes, des objets familiers, des statues, des films muets. Une façon ludique et interactive de faire découvrir au public grenoblois son patrimoine et de le sensibiliser à une urgence. Celle de la réhabilitation de la tour Perret.

Car le symbole de la modernité de Grenoble en 1925... tombe en ruine aujourd'hui !!.
grenoble_1925.jpg