Visite du CHATEAU de CAEN
Visite à deux voix par Jean-François de Marcovitch, et Catherine Pollin,
Laissez-vous guider dans une balade virtuelle à travers les siècles d'histoire caennaise en compagnie de Jean-François de Marcovitch, Responsable du service des publics du château, qui vous fera vivre la grande épopée du lieu. Redécouvrez cet espace urbain où il fait bon vivre. Catherine Pollin, guide conférencière, vous invitera à la suivre dans des endroits encore secrets.
"Imposante forteresse au coeur de la ville", le château ducal nous interpelle depuis la Place St Pierre.
Nous vous invitons à découvrir cette enceinte médiévale, l'une des plus vastes d'Europe. Résidence de Guillaume lors de sa fondation avant la conquête d'Angleterre, ce château exprimait toute sa puissance et son prestige.
La visite commence par un film d’animation en 3D retraçant l’histoire du Château des origines à nos jours, mais aussi son donjon et la salle de l’Echiquier au XIIe siècle. Cette présentation pourra être complétée par d’autres films d’archives sur la reconstruction.
[**Nous ferons ensuite la visite des vestiges du donjon, encore fermé au public.*]
Visite de "FILT"
Visite de Filt 1001 filets "l’Entreprise du patrimoine vivant", une pépite normande, un savoir-faire particulier, une production Made in France et une gamme variée.
L’entreprise FILT, créée en 1860 est spécialisée dans l’art du tissage.
Elle fabrique et commercialise des filets plats et des filets tubulaires ex : filets à provisions, porte-bébé, pour la chasse, le sport, pare-chien, de couchettes ou de capucines, cotons alimentaires, mais aussi hamacs et nacelles.
L'OSTEOPOROSE
"L’ostéoporose" par Christian Marcelli, chef du service de rhumatologie au CHU, Professeur des Universités - Praticien Hospitalier, Chef du service de rhumatologie du CHU.
"L'ostéoporose est une maladie du squelette caractérisée par une fragilité osseuse exposant au risque de fracture.
Avant la survenue de la fracture, la maladie est silencieuse, ce qui en fait toute la gravité.
Pourtant le dépistage de l'ostéoporose est possible et des traitements efficaces sont disponibles".
ASSEMBLEE GENERALE
Nous nous retrouverons à partir de 9 h 30, 10 h au plus tard au "1901", Maison des Associations, 8 rue Germaine Tillion à Caen.
Nous vous rappelons que pour participer au vote, vous devez être à jour de votre cotisation.[** Si vous ne pouvez pas participer à l'Assemblée Générale, merci de nous adresser votre pouvoir*]. L’A.G. sera suivie d’un déjeuner au Restaurant Club, situé au dernier étage, du Restaurant Administratif, 6 boulevard Aristide Briand à Caen
LE CHEMIN de la TRAHISON
Conférence "Le chemin de la trahison, la Norvège à l’heure de Quisling" par Eric Eydoux, spécialiste des Etudes nordiques, qui a créé le Festival Les Boréales de Normandie et le salon du livre de Caen
Le 9 avril 1940, Hitler lance ses troupes à l’assaut de la Norvège, sans crier gare. Vidkun Quisling sort de l’ombre, voilà venue son heure, celle de son rendez-vous avec l’histoire. Quisling prend le pouvoir et fait allégeance à Hitler. L’occupation allemande durera cinq ans. Aujourd’hui, le patronyme Quisling est devenu synonyme de traître.
Les faits sont là. La haute trahison avérée.
MUSEE des BEAUX-ARTS de CAEN
Journée "Musée des Beaux-Arts de Caen".
10 h 45 : Visite des deux expositions avec une Guide conférencière du MDBAC.
Exposition : La restauration du tableau "La vierge donnant une étole à St Hubert" d’Erasme II Quellin (1609), l’un des collaborateurs majeurs de Rubens. Cette toile demeure par bien des aspects mystérieuse. Nous ferons une plongée exceptionnelle dans l’atelier des restaurateurs venus travailler sur place.
Possibilité de déjeuner au Café Mancel.
14 h 15 : Exposition "A des années-lumière" (collections Frac et Musée des Beaux-Arts de Caen) 
L’exposition regroupe une trentaine d’œuvres déclinant autant d’éclats, de lueurs, de reflets, de transparences, de miroitements… Les artistes contemporains jouent aussi bien de l’avancée des sciences, des usages de l’industrie, que des codes de l’esthétique pop.
Artistes exposés :
F. Benrath, K Bock, D. Coindet, P. Decrauzat, J. Dewasne, B. Frize, R. Gander, L. Gozlan, V. Joumard, B. Lavier, B. Peinado, P. Pinaud, B. Quesniaux, P. Scirpa, H. Sugimoto, V. Yassef, B. Zieger.
PERICLES, PERE de la DEMOCRATIE
Conférence de Marie-Gabrielle Leforestier, professeur de lettre classiques "Périclès, le père de la démocratie".
Né au sein d’une illustre famille athénienne, stratège, orateur et Homme d’état, Périclès (vers 495 -429 avant JC) était un fervent défenseur de la Démocratie à une époque où elle était fragile. Il voyait dans la Démocratie le régime du peuple, car elle défendait les intérêts de l’ensemble des citoyens. Périclès a valorisé la participation des citoyens à la décision, il a également réformé le système pour favoriser la participation des plus pauvres ou vivant le plus à l’écart en introduisant le misthos ("salaire") une indemnité journalière de présence. C’est une Démocratie directe.
L'EDUCATION en EUROPE
Conférence : "Comment font les différents pays européens en matière d’éducation ? Où en est le système éducatif français ? " par Philippe Duval, Inspecteur Général honoraire de l'Education Nationale, ancien rédacteur en chef de la Revue internationale d'éducation et membre du Comité directeur de la Fédération française des Maisons de l'Europe,
"Les jeunes sont actuellement parmi les premières victimes de la crise européenne. Certains pays d'Europe s'en sortent mieux. Pourquoi ?
Il y a 4 grands modèles d'éducation en Europe. Ces systèmes sont loin d'être identiques et les modalités d'entrée dans l'âge adulte, dans le monde du travail, sont différents.
Essayons de comprendre."
L'EDUCATION en EUROPE
par Philippe Duval , Inspecteur général honoraire de l’éducation nationale
Monsieur Duval a été rédacteur en chef de la Revue Internationale d’Education et membre du comité directeur de la Fédération Française des Maisons de l’Europe. De ce fait, il a pu constater la situation dans les autres pays européens. La comparaison entre les systèmes éducatifs est nécessaire pour s’enrichir et mieux se connaître
L’OCDE mène tous les trois ans des études visant à mesurer les acquis et les performances des élèves des pays membres et en publie les résultats. Cet ensemble d’études est désigné par l’acronyme PISA : programme international du suivi des acquis des élèves.
Il y a de grandes différences entre les systèmes éducatifs car chaque système a ses bases historiques, religieuses, philosophiques et économiques. On ne peut pas comprendre le système éducatif d’un pays si l’on ne tient pas compte du passé historique ou de l’influence religieuse, par exemple. Comprendre un système éducatif c’est retrouver d’abord les racines du pays.
En France, l’empreinte de la religion est très forte jusqu’à Napoléon qui, en 1806, instaure un système éducatif fondé sur le besoin d’une élite : Il crée le Lycée Impérial, un par département ; le mythe du lycée perdure ensuite, antichambre de la construction d’une élite. L’État en France régit tout, nous sommes le seul pays au monde où l’éducation est dirigée par le pouvoir central, il s’agit de fabriquer des citoyens disciplinés. En Finlande, par contre, l’État laisse à chaque école la liberté de choisir ses professeurs et ses méthodes. D’autre part il existe en Europe des traditions religieuses différentes : la tradition protestante, le modèle catholique et l’orthodoxie. Le pasteur protestant n’est pas le représentant d’une autorité supérieure, il accompagne le fidèle et l’aide à comprendre les textes saints ; dans l’église catholique, le croyant obéit au prêtre, médiateur entre lui et le dogme. Dans le premier cas (tradition protestante), c’est l’auto réflexion qui prédomine, dans le deuxième, c’est l’obéissance à ce qui est dit ou écrit. En France, pays de tradition catholique, l’élève écoute le professeur qui possède la connaissance.
Que veut-on privilégier chez les élèves européens ? Dans l’Europe du Nord, l’objectif est de favoriser le développement personnel, de former de futurs citoyens actifs, créatifs et autonomes. En France, le but est de trouver un emploi au sein d’une hiérarchie prédéfinie. L’Europe ne peut être unique dans le domaine de l’éducation. Dans les écoles européennes sont demandées des choses très différentes : en France l’objectif est l’émancipation par le savoir, en Grande- Bretagne il s’agit avant tout de promouvoir le développement personnel, au Danemark de favoriser l’apprentissage de la responsabilité et de l’autonomie. Ce sont d’ailleurs les pays scandinaves qui ont inventé l’année sabbatique, au cours de laquelle le jeune fait le tour du monde pour acquérir de nouvelles expériences, avec un financement fourni par l’État. En Finlande, l’école est un lieu de vie où les élèves apprennent à avoir confiance en eux, ils savent que l’enseignant est là pour les aider, ce dernier se soucie d’abord de savoir si l’élève a compris, il est plus important de comprendre que d’apprendre.
Dans les pays sensibles à l’instruction et à la sélection, on a la conviction que le savoir libère : j’accède à la liberté parce que je sais ; l’école doit sélectionner les meilleurs et absorber les différences ; les notations et les classements sont importants, les disciplines elles -mêmes sont hiérarchisées, certaines sont plus nobles que d’autres. Le recours au soutien scolaire, "l’école de l’ombre", se développe de plus en plus car l’objectif est l’amélioration du savoir.
Et pourtant, que nous révèlent les dernières études menées par l’OCDE en 2015 et publiées en 2016, c’est-à-dire le PISA ? L’examen des résultats montre que les pays qui dépensent plus pour l’éducation n’obtiennent pas forcément de meilleurs résultats que ceux qui dépensent moins. Les pays qui obtiennent les meilleurs résultats en maths, sciences et lecture sont Singapour et Shangaï ; la Finlande est au 4ème rang pour la lecture, au 5ème pour les sciences, au 12ème pour les maths ; la France se situe au 26ème rang pour les maths et les sciences, au 19ème pour la lecture ; les pays du sud, comme l’Espagne et l’Italie, se situent à des rangs encore inférieurs à la France.
Monsieur Duval évoque d’autres différences importantes dans les systèmes éducatifs européens. Les rythmes scolaires sont variables d’un pays à l’autre ; la journée d’un élève français est plus longue par rapport à celle d’un élève allemand, par exemple, qui finit en moyenne à 13h 30, ou un élève finlandais présent à l’école 5 jours par semaine entre 4 et 6 heures. Le nombre de jours passés à l’école dans l’année varie aussi fortement d’un pays à l’autre : les élèves français passent moins de temps à l’école : 144 jours pour les élèves du primaire et 178 jours pour les lycéens, alors que les Italiens et les Danois passent 200 jours à l’école, es Allemands entre 180 et 208 jours selon les Länder. Les conséquences de la semaine de 4 jours ou 4 jours et demi sont que les journées de cours sont plus chargées en France.
Le statut des enseignants est aussi très différent. En France, les enseignants sont des fonctionnaires nommés par le ministère, dans d’autres pays européens le recrutement s’effectue au niveau local par les établissements ou les municipalités. C’est le cas en Finlande où le chef d’établissement procède au recrutement : Après avoir obtenu leur master, les étudiants font acte de candidature dans les communes ou établissements scolaires qui publient la liste de leurs postes vacants, l’entretien d’embauche se passe devant une commission composée d’enseignants, de parents d’élèves et du chef d’établissement, le candidat est interrogé sur son parcours et ses motivations. D’autre part, la fonction enseignante est différente selon les pays : les enseignants français du secondaire donnent moins d’heures de cours que leurs collègues de l’OCDE : 628 heures de cours au lycée alors que la moyenne de l’OCDE est de 656 heures.
En conclusion, monsieur Duval insiste sur le fait que l’école en France n’est plus et ne sera plus ce qu’elle était. Les élèves ne sont plus ce qu’ils étaient, car leur environnement n’est plus le même que celui que nous avons connu ; un véritable tsunami numérique a bouleversé notre société et contraint l’école à changer. Notre système éducatif doit se remettre en question et s’interroger sur ses objectifs : transmettre des connaissances ? des compétences ? des valeurs ? former de futurs citoyens ? des agents économiques ? des individus épanouis ? M.S.
ALBAREDE, la SAXONNE INSOUMISE
Alberède, va vivre entre l’Angleterre et la Normandie au XIe siècle. Sa force de caractère l’amène à refuser de tenir le rôle que la société lui assigne. Devenue adulte, elle choisit elle-même son mari et dirige avec fermeté la seigneurie de Beaulieu, près de Bayeux. Sa vie durant, elle conteste l’ordre établi en défendant notamment les femmes de prêtres et les juifs persécutés à la veille de la première croisade.
Et nous aurons sans doute la suite de l’histoire.
