GALANTERIE et EROTISME dans la SCULPTURE à CAEN
En compagnie de Monsieur Jean Rémy, guide-conférencier de l’Office de Tourisme de Caen, vous découvrirez des femmes coquettes dénudant leur poitrine, des hommes assez impudiques exhibant leur anatomie et des scènes, à la fois moralisatrices et osées … jusque dans nos églises !
LE LINGE ANCIEN
Passionnée depuis l’enfance par le textile, Carole Maillard a hérité de sa grand-mère maternelle, blanchisseuse, l’amour du beau linge et du vêtement ancien. Elle a acquis, au fil du temps, une collection importante de linge ancien qui repose dans des armoires depuis plusieurs dizaines d’années. Régulièrement, elle sort quelques pièces afin de les regarder. Chacune possède son histoire ; elle vous fera partager la joie éprouvée à chaque fois qu’elle a découvert ses différents trésors, pièces exceptionnelles pour certaines ou plus simples, certaines en bon état, d’autres beaucoup moins. Elle déroulera pour vous le fil de cette histoire, avec un dé, une aiguille et du fil.
LE HAVRE, TERRE de MIGRATION
Naissance du Havre
Les destructions partielles du port d’Harfleur par les anglais au cours de la guerre de Cent ans, et l’envasement de celui d’Honfleur dont se plaignaient auprès du roi les marchands rouennais, amènent à considérer la création d’un nouveau port dans l’estuaire. Le 7 février 1517, François 1er charge une commission de trouver un “havre”, abri tant de guerre que de commerce, en baie de Seine. Par nécessité politique et économique le choix se porte sur le site du Havre de Grâce, (ex crique des Perroys) en rive droite de l’estuaire dans une zone très marécageuse. Les travaux sont entrepris, et le port utilisé dès octobre 1518.
Pour faciliter l’installation d’un premier bourg sur la paroisse Notre Dame et faire vivre le port, François 1er accorde aux habitants actuels et futurs, une exemption de taille et de franc salé. La première muraille d’entrée est construite. En 1541, le roi fait appel à l’urbaniste italien Bellarmato, qui a travaillé à Venise, pour agrandir la ville. Les quartiers St François, les Barre, et Leurre sont créés, les fortifications sont renforcées par des bastions triangulaires. En 1627 Richelieu fait reconstruire une citadelle. En 1778 Vauban accentue les pointes défensives et les fortifications. En 1787 la ville est restructurée vers l’est afin de créer trois bassins et un canal vers Harfleur. Au XXe s. les communes limitrophes, Ingouville, Ste Adresse, Le Perroys sont intégrées au Havre.
Un sujet de thèse inédit
François 1er, par l’édit de Villers-Cotterets en 1539, avait demandé la tenue de registres paroissiaux des baptêmes, prémices de recensement pour levée d’impôts afin de renflouer les caisses de l’Etat. La demande, renouvelée en 1579 par l’ordonnance de Blois, reste globalement peu efficace. Avant 1600 seulement 8 à 12% des paroisses les tiennent sauf dans la région de Rouen où ces registres paroissiaux des Baptêmes, Mariages et Sépultures sont tenus dans 85% des paroisses sur directive similaire de l’archevêque de Rouen, transmise à tout le clergé du diocèse, dès 1520. L’objectif est double : d’une part connaître l’âge des futurs prêtres pour ajuster leur rémunération, et d’autre part mieux appréhender les liens de parenté pouvant faire obstacle aux mariages. A partir de 1540 ses successeurs poursuivent la tâche en envoyant, chaque année dans les cures, des émissaires-contrôleurs pour rendre compte de leur tenue. La pointe du petit Caux et le Havre détiennent ainsi les plus vieux registres.
A partir de ces sources, il y avait d’autant plus de place pour une thèse sur la population de cette région que l’historiographie ne retrouvait pas d’étude préalable sur la population en Seine Maritime au XVIe s.
Ont ainsi été dépouillés 250 000 actes des registres paroissiaux de 49 communes jointives du petit Caux, représentant 372 km2, et 65 000 personnes lors de la Révolution. Manquent cependant les informations concernant les huguenots/protestants/réformés qui ne figurent pas sur ces registres catholiques alors qu’ils étaient nombreux au XVIe s.
Contexte historique local
La première moitié du XVe s. est marquée par de nombreux conflits avec les Anglais qui massacrent la population des villages et ruinent les abbayes. Un début de repeuplement est observé à partir de 1475 en provenance des régions voisines, Picardie, Rouen, Basse Normandie, ceinture parisienne. Le nombre de feux passe de 528 en 1473 à 834 en 1494.
La deuxième moitié du XVIe s. est marquée par les guerres de religion : protestants du parti huguenot pro-anglais, contre catholiques. Entre 1559 et 1565, quand la ville du Havre est aux mains des Anglais, plus aucun registre catholique n’est tenu.
Relation ville-campagne
Autour de la ville du Havre s’installe une ceinture nourricière faite de vergers, petits bois, bosquets, pâturages avec bovins, ovins, volaille, et cultures maraîchères. Les paysans des environs participent aux corvées de curage des fossés et viennent au grand marché de la ville écouler leurs produits. Entre la ville et cette ceinture, se trouvent des espaces intermédiaires, agrégats modestes formant des “faux bourgs” ou des hameaux hors, installés le long d’une voie, et regroupant une activité artisanale. En attestent les noms de rues : des brasseurs, des tanneurs, des moulins, des laiteries etc.
Mouvements de population
En 1587, des cauchois fuient la misère devant les invasions anglaises ; il arrive qu’ils demandent ensuite une lettre de rémission (de pardon) au roi pour être autorisés à revenir dans leur village.
Minorités religieuses
Les huguenots protestants de la religion réformée ne sont pas recensés
Les juifs semblent avoir été très peu nombreux, malgré l’existence d’une rue aux juifs.
Les horsains
Ce sont les étrangers à la région, en l’occurrence au pays de Caux.
Des bretons maçons sont arrivés en 1517 pour la construction du port ; ils sont 8 sur 53 dès la deuxième semaine des travaux, puis 200 sur 365. Des échanges commerciaux s’instaurent avec les villes des côtes bretonnes pour le sel, et avec Lorient pour la compagnie des Indes. En 1840, la colonie bretonne représente 10% de la population du Havre. Actuellement 25% de la population du Havre aurait un ancêtre breton !
Les migrations “forcées”
Les contacts avec les Maures/barbares sont établis dès la fin du XVe s, avec la découverte des Canaries. De 1571 à 1588, plus de 100 voyages sont recensés entre le Havre et les Canaries. En 1628, 95 marins havrais sont même retenus captifs par les corsaires barbaresques. Entre 1560 et 1680, seulement 900 individus seraient entrés par le Havre. Il s’agit d’une migration d’appoint, marginale ne représentant en 1793 que 1% de la population havraise L’esclavage n’est pas dans la mentalité du normand qui a conscience au contraire de la dignité équivalente de tous les hommes. Au cours des 2deux siècles, seulement 175 baptêmes d’africains sont notifiés, mais paradoxalement sans qu’aucun acte de mariage ou de sépulture correspondant, ne soit retrouvé ensuite.
Des individus dits nègre, indien, maure, négriton, mulâtre, barbare, sont cités. Ils pouvaient avoir été “prélevés“ et protégés par un navigateur, ou bien avoir été libérés par des marins havrais lors de pillages de navires hollandais et anglais les retenant comme esclaves. Ils s’insèrent et deviennent “truchement” c’est à dire interprète, soldat, matelot, cordonnier, charpentier, cuisinier, marchand limonadier, aubergiste, serviteurs/servantes près de l’élite des gens de mer ou de l’aristocratie locale.
Aux XVIIe et XVIIIe s, le commerce des noirs qui prospère à la Rochelle, Nantes, et Lorient, gagne cependant le Havre. Plus de 100 000 africains sont déportés vers les Antilles à l’issue de 190 voyages au seul départ du Havre.
La région normande a profité de toutes les voies commerciales établies grâce au port du Havre. Elle a été protégée de la disette malgré une exposition aux tempêtes, épidémies et dévastations dans l’arrière-pays. M.Th.B
COMTESSE de SEGUR
Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur (1799-1874), femme de lettres française d'origine russe, passe son enfance dans le domaine de Voronovo près de Moscou, vaste propriété de 45 000 ha où travaillent 4 000 serfs. Elle y reçoit l'éducation des enfants de l'aristocratie russe, privilégiant l'apprentissage des langues étrangères, du français en premier lieu. C'est aussi une petite fille turbulente, souvent punie par ses parents. Sa vocation est très tardive car elle écrit son premier livre à plus de cinquante ans. Le thème récurrent des châtiments corporels (Un bon petit diable, Le Général Dourakine, Les malheurs de Sophie, Les petites filles modèles…), qui fait peut-être écho à sa propre enfance malheureuse près de sa mère, marque une rupture avec les modèles antérieurs de la littérature enfantine, notamment le modèle des contes de Perrault. Chez la comtesse de Ségur, la punition est d'autant plus crûment représentée que le réalisme des descriptions est sans complaisance.
DINER de NOËL
Cette année encore, le traditionnel et sympathique dîner de Noël, nous réunira. Par le hasard des places, il permet souvent de mieux se connaître, et parfois même de se découvrir … Pensez à vous inscrire rapidement à ce toujours agréable moment d’amitié, le nombre de places est limité. Une liste d’attente sera établie afin de satisfaire le plus grand nombre d’entre vous.
A la veille de Noël votre générosité saura se tourner, comme chaque année, vers les Enfants de la Croix Rouge, leur apportant ainsi une petite part de bonheur. Ayez la gentillesse de bien préciser, à l’aide d’une note solidement fixée sur chaque paquet-cadeau, si une fille, un garçon ou une fratrie en sont le ou les destinataires, et de quel âge…
C’est très important !
Subvention-don
2005 : Nous soutenons la ROUE de SECOURS qui s'occupe de l'éducation d'enfants (essentiellement deS filles) issus de milieux très démunis à Agra, en Inde
2006 : Nous maintenons notre aide à la RDS
2007 : Nous maintenons notre aide à la RDS
2008 : Nous subventionnons le festival musical, choral et lyrique "VIVA VOCE" et nous maintenons notre aide à la RDS
2009 : Nous continuons notre aide à VIVA VOCE et la RDS
2010 : Nous subventionnons le films de Laurent CANCHES "L'IMPROBABLE RENCONTRE" qui relate la recherche entreprise par une jeune femme pour retrouver les exemplaires de la statue de Balzac, commandée à Rodin par Zola. Nous continuons notre aide à la RDS
2011 : Nous aidons l'ASPEC (Association Présence Ecoute pour les personnes en soins palliatifs) et subventionnons "La Compagnie de DANSE de François MAUDUIT"
- 2012 - Aides aux Associations pour la sauvegarde de Saint-Sever et Saint-Vaast en Auge.
- 2013 : Nous avons décerné un prix littéraire et nous avons aidé le Centre anti-cancéreux de Baclesse
- 2014 : Nous aidons les Amis de la Maitrise de Caen cliquer ici.
- 2015 : dons de jouets et livres pour les enfants de la Croix Rouge, "comme chaque année"
- 2016 : dons de jouets et livres pour les enfants de la Croix Rouge, "comme chaque année"
- 2017 : nous avons contribué à l'acquisition, par le Musée des Beaux-Arts de Caen, d'un rare tableau du flamand Gérard Seghers (1591-1651)"Saint François et l'ange".
Les seniors et la route
La conférence que nous fit M. Moulin, ancien officier supérieur de l'armée de terre et actuellement directeur de la commission de la Prévention routière, fut très pédagogique, agrémentée d'une projection de documents clairs et illustrés, autour du thème :" la sécurité routière", pour les jeunes et les "moins jeunes" que nous sommes au Lyceum !
Cette commission fonctionne avec environ 150 000 membres en France (dont beaucoup de bénévoles) et 101 comités départementaux. Promouvoir, prévenir, et initier sont les trois grandes lignes directrices de leur action, aussi bien dans les milieux scolaires que dans les entreprises, clubs et associations.
Le rôle de la commission est particulièrement important auprès des jeunes, d'abord à l'Ecole primaire (CM1, CM2) puis dans les collèges (6 e 5 e et 3 e ) où les élèves subissent des tests obligatoires, leur donnant le droit de conduire un vélomoteur, après délivrance d'un document de la Sécurité Routière et, plus tard, celui de passer leur permis de conduire après attestation obligatoire exigée par l'Education Nationale.
Elle peut même organiser des stages de récupération de points, pour les adultes, et travaille en liaison avec les gendarmerie, préfecture et police.
Après avoir énuméré les principales causes d'accidents routiers, M. Moulin aborde, avec humour, le problème des seniors au volant, moins attentifs, moins vigilants, avec des problèmes de mémoire (ceinture oubliée) de vue diminuée, ou de médication créant des états de somnolence …
Une révision des panneaux de signalisation et d'exemples illustrés de cas de priorité (ou de non priorité) nous montre que le code de la route évolue avec notre vie moderne, et qu'il ne serait pas inutile pour certaines d'entre nous de le réviser un peu ! Quant à la petite flûte de champagne à l'apéritif et au bon verre de vin pendant le repas, c'est tout juste si nous pouvons nous le permettre si nous devons conduire ensuite ! Selon le poids et la taille, certaines d'entre nous sont même déjà au-delà de la limite autorisée ! Dans ce cas, qui est le mien, je ne prends que de l'eau et me sacrifie pour ramener la voiture et le mari (qui a bien profité de la soirée).
Remercions le Président pour le Calvados, M Bernard Legrand, mari d'une lycéenne, qui a organisé avec une autre lycéenne, Nicole Trautvetter, cette réunion bien présentée et bien utile.
Exposition Fragonard
Nous étions 22 sous la direction de Madame LE BIGRE, notre conférencière, qui nous présenta Fragonard. Né à Grasse, en 1732 dans une famille modeste, il les suivit à Paris où on le plaça chez un notaire. Il s'y ennuyait tellement qu'il dessinait des caricatures en marges des actes ! Il est donc renvoyé. Sa mère essaye de le faire entrer chez Boucher mais ce dernier déclare que le jeune homme ne connaît rien au dessin et n'a aucune base. Toutefois, il l'envoie chez Chardin qui lui apprend l'effet d'ombre et de lumière. Il retourne alors chez Boucher qui, sidéré par ses progrès, le prend, non pas comme élève, mais comme collaborateur.
Il se présente au prix de Rome (sans être passé par l'Académie, ce qui était extrêmement rare). Lauréat, il préfère aller se perfectionner chez Van Loo et ce n'est qu'après qu'il passera 6 ans à la Villa Médicis.
Il se marie avec Marie-Anne Gérard (sœur de Marguerite, dont on a pu admirer les œuvres au Musée Cognacq-Jay l'année dernière) et a deux enfants que l'on retrouve souvent dans ses peintures.
Outres ses tableaux il fit aussi l'illustration des contes de La Fontaine. Il fut ensuite conservateur au Louvre et meurt, pratiquement oublié, en 1806.
Cette collection a été présentée au musée des Beaux-Arts de Besançon en 2006, et à cette occasion, Pierre Rosenberg, de l’Académie Française, éminent spécialiste de l'artiste, en a rédigé le catalogue, aboutissement d’un travail scientifique très poussé, somme d’études et de recherches sur chacune des œuvres. Il accompagne naturellement l'exposition de Caen et se termine par : . Reprenons à notre compte l'exclamation de ses contemporains : "Jean-Honoré Fragonard, Gens, honorez Fragonard"
C'est grâce à Pierre-Adrien PARIS qui fit cadeau de sa collection de Fragonard (une centaine environ) à sa ville natale, que nous avons pu admirer les œuvres prêtées par Besançon. Essentiellement des sanguines. Notons au passage que cet ancien dessinateur de la Chambre et du Cabinet du roi se retira, pendant une longue période, en Normandie chez son ami Fouache, le propriétaire de la "Maison de l'Armateur" au Havre (nous l'avons visitée en juin dernier !). On peut admirer "Le triomphe de Vénus" utilisé par le collectionneur comme un décor de plafond.
L'exposition :
Variété des sujets traités, large éventail des techniques, du tout petit croquis à la scène composée et achevée, caractérisent l'ensemble des feuilles présentées. Une partie des dessins de la collection a été réalisée lors des deux voyages en Italie : personnages, portraits, scènes de rue, ruines antiques, paysages de la campagne romaine (croqués sur le vif en utilisant plusieurs moyens graphiques, pierre noire, sanguine, plume ou lavis) et la célèbre série des "sanguines de la Villa d’Este" à Tivoli, authentique joyau qui passe à juste titre pour l’une des plus éblouissantes réussites de l’art du dessin au XVIII e siècle.
Différents types de dessins et de sujets sont présents : copies d’après les maîtres, croquis très rapides, dessins composés, achevés, contre-épreuves.
En résumé : exposition très riche et très intéressante pour suivre l'évolution du talent de Fragonard.
ChG
Les abeilles
Notre conférencière, Josette Bénard, agrégée de sciences naturelles, est une des femmes les plus décorée de Caen (Rosette de la Légion d'Honneur – Mérite National – Palmes académiques – Mérite Agricole). Parmi ses autres titres, on peut mentionner qu'elle fut co-fondatrice de la FNE (Fédération Nature Environnement)
Les abeilles, qui nous donnent le miel, la cire et la gelée royale, ont un comportement social complexe auquel on ne peut pas toujours donner d'explication.
Elles sont, malheureusement en grand danger du fait de la diffusion des insecticides, et des pesticides, mais aussi de la monoculture qui ne leur fourni pas une assez grande variété de protéines.
Elles vivent dans le noir, à l'intérieur des ruches mais, grâce à la lumière rouge, on peut les observer sans qu'elles en soient dérangées.
La ruche se compose :
- d'une seule reine , la plus grosse, nourrie à la gelée royale, qui pond environ 2000 oeufs par jour. Elle vit entre 4 et 5 ans. Elle est fécondée au cours d'un seul vol nuptial et garde les spermatozoïdes dans sa "spermathèque". Elle produit des phéromones qui obligent les ouvrières à s'occuper d'elles. Ces phéromones ont aussi pour mission de bloquer le fonctionnement des ovaires des ouvrières.
- de mâles (une centaine) sont issus d'œuf non fécondé. Ils se laissent vivre ! Ils n 'ont pas de dard. Ils peuvent partir avec d'autres abeilles pour fonder une nouvelle ruche (essaimage). A noter que lorsque la reine n'a plus de spermatozoïde elle ne pond que des œufs non fécondés qui ne donnent que des mâles (ruche bourdonneuse)
- d'ouvrières qui sont chargées de fabriquer les alvéoles (hexagonaux)
- après 3 jours, si elles sont nourries convenablement, elles peuvent devenir reine, sinon elles sont ouvrières et vivent de 40 jours à 7 mois.
- de 3 à 6 jours, elles sont nourrices. Elles apportent le miel et le nectar aux larves.
- de 6 à 14 jours, elles sécrètent la gelée royale pour nourrir la reine et les larves de moins de 3 jours, qui peuvent voir leur poids multiplié par 1000 en 3 jours, grâce à la gelée royale ! Celle-ci contient beaucoup de vitamines et d'antibiotiques.
- entre 14 et 18 jours, elles deviennent cirières
- ensuite magasinières. Elle assurent la réception du nectar et surveillent le mûrissement du miel. Lorsque le miel est prêt, elles cèlent les alvéoles avec un peu de cire. Elles stockent aussi le pollen.
- certaines sont ventileuse. Elles assèchent le nectar en battant des ailes afin qu'il devienne miel plus rapidement. Elles assurent aussi le rafraîchissement de la ruche.
- après le 20 e jour, elles deviennent soit, sentinelles, capables de sécréter une phéromones d'alarme, soit butineuses. Les unes pour le nectar, les autres pour le pollen. Elles stockent le pollen dans leur "corbeille", sous forme de pelote. Chaque pelote peut contenir 6 500 000 grains de pollen !
Mais le plus passionnant est leur façon de communiquer entre elles ! Elles sont capables de "dire" à leurs collègues où se trouve un champ intéressant. Une danse en rond indique que le champ est à moins de 100 mètres. 40 ronds, si plus de 100 m. 24 si plus de 500 m …Une agitation donne l'odeur de la plante. Elles laissent aussi des phéromones de passage pour que les autres ouvrières retrouve le chemin, ou des phéromones d'anti-passage pour qu'il n'y aient pas trop de butineuses.
Elles ont un rôle très important de pollinisation. A tel point qu'aux USA, qui ont utilisé beaucoup d'insecticides, des ruches itinérantes sont amenées sur place pour que les abeilles puissent remplir leur rôle.
Les ruches subissent des attaques multiples :
- les insecticides neurotoxiques participent au déclin des ruches qui n'ont aucune défense en ce qui les concerne - les insecticides des OGM - les acariens prédateurs - les champignons - les frelons asiatiques - le syndrome de l'effondrement de la colonie (les essaims disparaissent, sans laisser de cadavres…)
Mais, un rayon de soleil dans ce triste bilan: les ruches de ville !
En effet, elles trouvent une grande variété de plantes et fleurs, sans pesticides et sans insecticides, ce qui leur permet de fournir 4 miels dans l'année (1000 kg par ruche/an)
Madame Bénard nous rappelle que 2010 étant l'année de la biodiversité, il nous faut planter beaucoup de variété de fleurs dans nos jardins et sur nos balcons afin de nourrir les abeilles !
ChG

