Nous étions quelques-unes à participer à cette conférence intéressante, à l’initiative du Rotary Lille Vauban, qui abordait essentiellement l’avenir. La société Incepto médical, startup française, leader dans le domaine de l’Intelligence Artificielle (IA) en imagerie médicale, nous présente l’évolution de l’IA, de son apparition à son utilisation dans le domaine médical.

Peut-on avoir une totale confiance dans cet outil d’assistance ? Peut-il remplacer l’homme ? Quelle place prendra-t-il dans nos vies futures ?


D’un point de vue historique, le développement de l’IA s’étale de 1950 – avec le test de Turing qui permet de déterminer si une machine est “intelligente” – à nos jours .

Le terme Intelligence Artificielle (IA) est employé pour la première fois lors de la conférence de Dartmouth, atelier scientifique organisé durant l’été 1956.
Après des périodes « d’Hivers et de Réveils », c’est au cours des années 2010 à 2017 que le boom des assistants virtuels s’est produit (Apple Siri 2010, Google Now 2012, Microsoft Cortana 2014, Amazone Alexa 2015, DeepMind Google 2017 : apprend elle-même à marcher) et que l’IA est apparue dans nos smartphones et dans notre quotidien à travers différentes applications.
Le volocopter – taxi volant – qui utilise la technologie du drone sera commercialisé pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.


La puissance de l’IA permet la résolution de problèmes complexes : reconnaissance d’objet, processus de production, prise de décision en temps réel dans les centres de contrôle des aéroports, domaine médical, etc…


Dans le domaine médical, elle permet de soulager les tâches répétitives : compte-rendu d’imagerie, prise de rendez-vous (Doctolib, Kelldoc), optimisation des rendez-vous, réalisation semi-automatisée de planning médical…
Elle répond également au défi démographique et de l’augmentation des besoins en santé : vieillissement de la population, diminution du nombre de médecins (numérus clausus) .
Elle améliore la productivité des machines d’imagerie en augmentant le nombre de patients pouvant être pris en charge par équipement, en réduisant les délais en apportant des solutions d’aide au diagnostic en mammographie, et en améliorant les performances des dépistages.


Néanmoins, il y aura toujours besoin de médecins radiologues pour faire la synthèse des informations à exploiter dans les examens. Ce métier va changer et permettra de passer plus de temps sur les dossiers complexes.


L’IA préfigure de belles perspectives :

  • Homogénéisation des diagnostics et prise en charge, qualité des soins,
  • Médecine personnalisée pour mieux soigner,
  • Et médecine prédictive pour éviter l’apparition de maladies.

L’intelligence reste néanmoins humaine et c’est rassurant