Le Studio de RCF (Radio Chrétienne Francophone) et la crypte de la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille

Nous étions vingt ce jour-là pour participer à ces deux visites organisées par France et Cécile. Notre rendez-vous était fixé dans le hall de la Maison de l’Apostolat des Laïcs, le bâtiment où est logée la station de radio RCF (à côté de la cathédrale).
Deux groupes ont été formés. Un premier groupe est parti visiter la Crypte de Notre-Dame-dela-Treille et l’autre a commencé par découvrir la radio RCF.

RCF Radio Chrétienne Francophone.
Fondée en 1982 dans la région lyonnaise, RCF, à l’époque nommée « Témoins sur les Ondes », partage désormais le programme de 64 radios locales françaises et belges.
Depuis 1991, différents slogans se sont suivis. En 2015, RCF oriente sa ligne éditoriale autour de la joie. Partager la joie de s’ouvrir à l’autre, au monde, à Dieu pour devenir tous, acteurs de fraternité, et créateur de lien social.
Le slogan devient : « La joie se partage »
RCF Hauts de France est une radio créée à Lille en 2003. Soutenue par les trois évêques de Cambrai, Arras et Lille, elle devient ainsi la première radio interdiocésaine au sein du réseau RCF. Elle a obtenu sa première fréquence en 2005.

RCF Lille s’appuie aujourd’hui sur une équipe de 8 salariés : 1 Directeur, 4 journalistes (pilotés par un rédacteur), 1 animateur réalisateur en régie, 1 responsable de communication, 1 responsable chargé de la partie administrative et financière (gestion des dons) et environ une centaine de bénévoles.
Toutes les dimensions de la radio sont évoquées à travers 40 magazines régionaux : vie spirituelle, culture et société, psychologie, écologie et solidarité, et aussi des thèmes tels que la vie de famille, l’histoire ou les traditions locales.
A la différence des radios commerciales, La publicité est quasiment absente des ondes de RCF pour préserver l’indépendance de la radio et la qualité des programmes (pas plus de 20% de publicité).
Réseau de radios associatives, d’intérêt général, RCF vit essentiellement grâce au soutien de ses auditeurs et des dons des mécènes !
Écoutez RCF Hauts de France à LILLE : 97.1 La radio régionale qui informe et qui inspire.


Nos deux groupes se sont croisés. Les uns avaient fini la visite de la crypte et n’avaient
pas prévu de parapluies et les autres allaient la commencer, attendant « tout juste équipés » !

La crypte néogothique de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille


La crypte a été fermée pendant 25 ans, le temps d’achever la construction de la façade de la cathédrale commencés en 1997 mais aussi du fait du changement de certaines normes règlementaires d’accueil du public.
Le projet de rouvrir la Crypte est né il y a sept ans de l’impulsion de l’ancien recteur Arnaud Chillon et du Responsable de la culture Thomas Sanchez.
« Il fallait remettre aux normes la crypte, la revaloriser et mettre au point un éclairage de qualité », raconte notre guide Thomas Sanchez.

Notre-Dame-de-la-Treille, créée à l’origine par de riches industriels lillois, est propriété du Diocèse, et ne peut recevoir de fonds publics. Le financement des travaux repose donc sur les fonds privés des catholiques. Le chantier de rénovation finit par être lancé en 2019 grâce à l’archevêque de Lille, la Fondation Treille-Espérance, l’association des Amis de la Cathédrale, et aux donateurs privés.
Depuis avril 2022, la crypte néogothique est de nouveau habilitée à accueillir du monde.
Conçue pour être une église souterraine, la crypte fait la même taille que la cathédrale en surface. L’espace vouté est constitué de briques rouges et de pierres blanches.

A l’intérieur, on trouve un chœur où est installé l’ancien autel de la cathédrale, une chapelle, mais aussi une cinquantaine de cénotaphes. « Ils étaient achetés par de riches bourgeois qui inscrivaient le nom de leurs morts. Leur achat permettait d’avoir des fonds pour la construction. Une dizaine de tombeaux abritent deux anciens industriels lillois qui ont lancé la construction des lieux, ainsi que ceux d’anciens évêques » précise notre guide.
Au centre de la crypte sont exposés des archives de plans, des dessins, des photographies retraçant les grandes dates de la cathédrale.

A la fin de notre visite, en empruntant le passage vers la sortie, nous avons pu apercevoir une exposition qui se situe sous les marches de l’édifice dans la partie moderne. Elle traite de la Passion du Christ.

« Il y a de tout, comme du vitrail, de la sculpture et de la peinture ».


Puis ce fut l’heure du repas ! Nous nous sommes retrouvés dans un restaurant situé
face à la cathédrale, où nous avons apprécié la carbonade flamande et ses bonnes frites ainsi
qu’un succulent dessert ! Une nouvelle fois : que de bons moments passés ensemble !