« Colette l’Insoumise » par Véronique Mattéoli

Colette et ses maisons et jardins


Elle a laissé son âme dans ses maisons et jardins. Là elle se sent aimée et libre.
o La première à St. Sauveur en Puisaye dans l’Yonne où elle a passé son enfance.
Elle s’éveille à la nature. Il y a deux jardins, celui du haut et celui du bas. Elle s’y sent libre, chaque maison a son histoire. Celle-ci deviendra un musée qui se visite ainsi que les jardins depuis 2016.
o La seconde : ROZ VEN à Saint Colomb en Bretagne où elle vit 14 ans avec Missy qui a acheté cette maison après son divorce. Elle aime beaucoup la Bretagne où elle passe tous ses étés. Elle se baigne, jardine, accueille beaucoup d’artistes dans une ambiance libertine. « Le blé en herbe » a été écrit là. C’est la villa du bonheur.
o La troisième à Saint Tropez. Achetée en 1925, elle lui a donné le nom de « La
Treille muscate ».
Elle adore cette maison : « je n’en veux plus d’autre » dit-elle. Elle observe les saisons et les aime toutes. Elle travaille beaucoup, écrit « La naissance du jour » en 1927. « Tout Paris est ici » dit-elle mais elle reste une sauvageonne. Elle l’a quitte en 1936. Charles Vanel l’achète mais la recède à la famille en 1939. Elle ne se visite pas.
En 1938 elle prend un appartement à Paris au Palais Royal et a alors l’impression d’avoir le monde à ses pieds. Elle y vivra jusqu’à sa mort en 1954 se partageant entre Monte Carlo et Deauville.
Colette et la danse
Elle commence en apprenant le mime, devient la première femme de son temps à se produire et danse au Moulin Rouge. Années de scandales et de
libérations homosexuelles. Elle joue « La Romanichelle » avec Missy puis avec Sacha Guitry part jouer dans différentes villes de France, à Bruxelles et Genève.
Elle écrit « notes de tournées » où elle montre la souffrance des artistes avec poésie et humanité. Admiratrice de Balzac et Paul Claudel. Pour elle c’est
une nécessité d’écrire.
Colette et la Bretagne
Elle découvre la mer pour la première fois à Belle-Ile. Missy achète une maison et l’invite à Roz Ven et lui laisse la propriété. Elle se baigne tous les jours, épouse Henri de Jouvenel. C’est une période riche et heureuse où tout est intact. En 1920 elle a une relation avec son beau-fils de 17 ans pendant 5 ans.
Elle devient la gloire des lettres françaises, reçoit la légion d’honneur, se rapproche des peintres, notamment de Mathurin Meheut avec qui elle écrit un livre « La Flaque », regard de l’enfant.
Colette où celle qui ne voulait pas écrire :
Cela a été son gagne pain dans sa vie aventureuse. Elle avait un public lettré, universitaire, des salons littéraires. Elle a joué au théâtre, dans des films, produit des essais, des articles en tant que reporter, interviewé la Reine Marie de Roumanie et montré beaucoup de régularité dans ses écrits ; elle avait une écriture pittoresque. Sa mère lui a apporté beaucoup et l’a encouragée dans ses nombreuses vies.
Encensée par ses pairs elle défend et illustre la langue française.

Une femme libre dont la devise est « écrire comme personne avec les mots de tout le monde ».