Nous étions14 lycéennes qui avons été reçues par Solenn, une jeune femme énergique qui a repris et diversifié l’affaire familiale et aime passionnément ce qu’elle fait.

Elle nous présente ses chèvres angora ; “angora” dérivé de Ankara car ces chèvres sont d’origine turque, elles sont pure race, “angora” veut dire à long poil ; les chats et cobayes peuvent être aussi angora.
Actuellement il y a environ 45 chèvres. Ce sont de très belles bêtes à la toison écrue voire beige, qui demandent à être chouchoutées : eau à boire renouvelée plusieurs fois, le foin pareillement. Ces chèvres craignent particulièrement l’humidité et les courants d’air (elles ne sont pas gâtées en ce moment !).

Elles sont élevées “bio”: homéopathie et huiles essentielles (pour leur toison) ; cependant les antibiotiques sont parfois incontournables.
La reproduction est surveillée par la propriétaire qui veille si la mère s’occupe de son petit ; sinon c’est le biberon direct !

Les bêtes sont tondues 2 fois par an : 15 avril et 15 octobre ; 10 mn par animal, la toison est étiquetée, ensachée, estampillée, datée … et envoyée à Castres, chez le filateur qui peut renvoyer le tout ” à vos frais” si le tri des impuretés est mal fait !

C’est à Castres que se fait le travail de peignage, lavage, mise en ruban, filature, aération du fil (le fil est regonflé car c’est comme cela qu’il tient chaud), tissage , teinture … et j’en passe !
Les toisons où il y a des “jarreux”(sont appelés ainsi les poils blancs et drus – les chèvres aussi vieillissent !) sont mises à part et sont transformées en articles qui ne touchent pas directement la peau car cela gratte.

Nous passons à la boutique où sont proposées les œuvres de Solenn qui coud et tricote, le plus souvent à la main et sur mesures, sauf gants et chaussettes. Les couleurs sont chatoyantes et chaudes, plaids (doux et légers comme de la mousse).

Quelques-unes achètent pelotes, bonnet et, pour le lavage : c’est à la main avec du mixa bébé !!

Solenn a d’autres casquettes : éleveuse de poules, pintades, lapins. Elle accepte les stagiaires en apprentissage et les visiteurs, et restaure – pas elle-même- un bâtiment pour exposer les marchandises.

Le temps passe vite ! Vite au-revoir, et merci à certaines d’avoir pris des photos.
M-L. G.