LE PALAIS DUCAL

avec Florence JACQUEMARD, architecte caennais qui, avec son mari, l’ont restauré.

La restauration récente de ce bel édifice du XIVe s., caché derrière un mur d’enceinte et une haie d’arbustes abattus selon la volonté des deux architectes, nous a révélé un très bel ensemble architectural, chargé d’histoire et en coopération avec Jean-Louis Touzé, adjoint au Maire, chargé des bâtiments, et Claire Tangy, directrice de l’artothèque installée dans les lieux.

Le Palais Ducal fut construit au XIVe s., probablement pour accueillir les hôtes de marque de l’Abbaye aux Hommes, à proximité. Endommagé lors des guerres de religion, il fut ensuite transformé, à la fin du XVIe s. en écurie et en grenier. Après la Révolution, il sert de magasin à vivres pour l’armée et devient, à partir de 1840, l’École Normale d’Instituteurs. Cette dernière est transférée rue Caponière, en 1887, et les bâtiments deviennent alors “École Normale de Filles”, avec pensionnat (dortoirs, salles de classe, réfectoire, parloir …). Les bâtiments seront retravaillés par Guy Marcotte au XIXe s.
Le Palais Ducal devient, enfin, propriété de la Ville de Caen en 1961, mais on l’oublie pendant plus de 40 ans, après avoir hébergé les archives municipales au premier étage.

Le travail de restauration confié, à partir de 2012, aux deux architectes, a été exécuté avec un grand respect des lieux et de l’Histoire, après de scrupuleuses recherches aux Archives. C’est un véritable manifeste de leur part car ils prouvent qu’avec un budget limité (3 000 000 €), un minimum de matière et l’utilisation maximale de tout ce qui est déjà en place (plancher, poutre, tuiles…) on peut, parfaitement, revaloriser de vieux bâtiments en associant l’histoire, les techniques nouvelles et les contraintes de la construction.
Ils se sont permis, malgré tout, la création d’une terrasse haute, au niveau des combles de l’édifice, qui donne une très belle vue panoramique sur l’Abbaye et les habitations aux alentours.

Le Palais Ducal est, désormais, une vocation culturelle avec l’Artothèque, un service de prêt d’œuvres d’Art que l’on peut emporter temporairement chez soi et une grande salle d’expositions, ouvertes au public, aménagée avec une volonté évidente de sobriété (murs blancs, panneaux et volumes simples).

Nous souhaitons toutes que des informations concernant ces expositions soient plus nombreuses mais, bien sûr, nous recevrons des cartons d’invitation car nous n’avons pas manqué de donner nos noms et adresses !