Nous étions 15 normands pour accueillir nos amis bretons.
Notre guide, Romain Pilon, après un petit exposé sur les origines du Mont et son appartenance normande (!!) nous amena sur la plage qui s’étend jusqu’à la Mer.
Nous étions seuls à nous y promener. Luxe à peine croyable !
Il nous expliqua le problème du comblement du site et des moyens d’y remédier (arasement de la digue submersible de la Roche Torin – remplacement d’une partie de la digue route, la plus proche du Mont, par un pont d’environ 1000 m -construction de deux barrages “chasse d’eau” (réservoirs à marée) à l’est, pour compenser les détournements de la Guintre et du Landais – aménagement du barrage de la Caserne sur le Couesnon afin d’y recréer un effet de chasse lié aux oscillations de la marée)

Il nous énuméra tous les oiseaux que l’on peut y voir : bernache, balbuzard pêcheur, canard colvert, oies, cygnes, tadorne de bêlons, macreuse noire, bouvreuil, pinson, chardonneret, tarin, verdier, merle, grive, rouge gorge, cormoran, mouette, goéland, bruant des neiges et lapon, bécasseau variable, huîtrier pie, pluvier argenté, barge à queue noire ou rousse, bécasseau, courlis cendré, aigrette, gravelot …
Après cette promenade en forme de grande courbe, et un coucher de soleil inespéré, nous traversâmes la Sélune (eau au-dessus du genou) et nous arrêtâmes sur le Mont Tombelaine pour pique-niquer. Le Mont, montrant sa face cachée (W-N-W), le silence, l’immense horizon, les cris des oiseaux, tout cela créait une atmosphère étrange, inhabituelle, intemporelle.

Le retour se fit dans un silence relatif (la Lycéenne est bavarde !) avec le vision extraordinaire de cette face cachée qui s’illuminait au fur et à mesure, et se reflétait en miroir dans les eaux frémissantes de la baie… Féérique.
C’est vers 22 h. que nous prîmes congé des amis bretons, en se promettant une autre sortie ensemble.