Quel est l’espace grenoblois dont la surface est égale à celle du Vatican et à peine plus petite que Monaco ?

C’est le campus l’UGA (Université de Grenoble Alpes) fréquenté quotidiennement par 40 000 personnes. Il est le plus grand de France, sans doute le plus beau !

Nous étions une dizaine de lycéennes, par ce bel après-midi d’automne à écouter Madame Dumolard, de la Direction du Patrimoine et de la Culture de l’UGA, nous parler des œuvres artistiques présentes sur le site. Environ quarante ; notre guide nous en fit connaitre quatre :

« L ’Hypnos » ( du nom du Dieu grec du sommeil) de José Seguiri : Cette tête ailée est conçue pour évoquer un oiseau favorisant le sommeil et donc les rêves.( et non les petits sommes pendant les cours ennuyeux !) Le bronze doré est en harmonie avec les couleurs utilisées dans le bâtiment de Sciences Po devant lequel se tient la statue.

« La Cornue » d’Alexander Calder, dite ‘’le chat’’ : Située sur la grande esplanade cet imposant stabile d’acier peint en noir se détache sur le vert de la pelouse et des arbres tout autour. La ville de Grenoble a aussi acquis un autre stabile qui se trouve devant la gare. Calder est un artiste très réputé et La Cornue est souvent prêtée pour des expositions et comme elle se démonte grâce à des boulons très visibles, le transport ne présente pas de grosses difficultés. 

« Les saisons » de Jean Luc Vilmouth : Un peu plus loin sur la même place, nous examinons une sorte de « vanité » (de ce qui est vain) des siècles passés. Cette installation se constitue d’un arbre entouré de bancs en carreaux de verre qui peuvent être éclairés de l’intérieur. Ici c’est un cerisier qui évoque le printemps.

Entre des bâtiments à l’arrière, on aperçoit d’autres installations identiques avec un arbre figurant les autres saisons (prunier, noyer, sapin )

« La demi-sphère » de François Morellet : C’est une œuvre minimale et conceptuelle. L’artiste s’intéresse à la ligne et à la trame, et ici, elles sont contenues dans une demi-sphère qui n’est pas matérialisée. On peut la deviner en tournant autour de l’œuvre qui elle-même est réalisée en tubes d’acier inoxydable soudés.

Ces sculptures sont présentes autour et sur les différents bâtiments. On doit cet abondant  patrimoine artistique à la loi, tout juste votée à l’époque de la construction du campus qui stipule que 1% du budget attribué à un chantier d’Etat doit être consacré à l’œuvre d’un jeune artiste.

Nous visitons également deux espaces architecturaux :

 Le bâtiment Stendhal, de Georges Bovet : très conforme aux principes appliqués par Le Corbusier. Pilotis enfoncés dans le sol soutenant le premier étage, poutres dans les étages libérant les surfaces de murs de soutènement, toits terrasses, galeries reliant les bâtiments qui sont en harmonie par leurs matériaux naturels (béton, bois, verre, fer) et leur proportions.

Nous terminons par une œuvre monumentale en cours de réalisation : «Le Torrent » sur l’Esplanade des Arts. C’est un collectif hollandais qui, dans un espace libéré par la destruction de l’ancien restaurant, a fait émerger le concept d’une ‘rivière ‘constituée d’écailles d’asphalte de récupération, avec un ilot sur le côté et un arbre de métal couché en travers….

Cette architecture de qualité est une réussite qui résiste au temps  et assure toujours un cadre de vie agréable pour les étudiants. Il existe une harmonie palpable entre ce grand domaine arboré et ses bâtiments, qui contribue grandement au bien être des occupants.

Participaient entre autres à cette visite  F.Aymoz(Lettres) D.Bourgeat(Biologie)   B.Jay(Sciences PO) qui firent leurs études sur ce beau campus Wouaaah !

                                                                                D B –12.10.2021