L’Atlantide ou Akrotiri ? Conférence du 16 octobre 2018, Mme Ramier

Un des fondements des mythes de l’humanité …encore un des grands moteurs de l’archéologie. Il existe très peu de source fiable au sujet de l’Atlantide. Platon en parle comme d’un paradis sur terre : abondance, prospérité, pas de souffrance… Platon ne peut rien prouver tout a disparu, même ce fameux alliage, l’orichalque, qui a servi à bâtir l’acropole de l’Atlantide

Comment ce mythe a-t-il pu survivre ? Au Moyen Age, période qui s’ouvre sur l’Afrique et la Chine, les romans de voyage se diffusent. L’existence de l’Atlantide ne fait aucun doute

.On recherche donc un lieu où il y aurait pu y avoir un tremblement de terre, une irruption volcanique. Les recherches se sont orientées vers la Corse, la Sardaigne, les Canaries, Madère, les Açores puis la Grèce….

En 1867, Ferdinand Fouqué recherche des matériaux pour construire le canal de Suez. Il se procure de la pouzzolane à Santorin, et y découvre des tessons de céramique qui ne sont ni grecques, ni égyptiennes, ni phéniciennes. Les fouilles reprennent, Santorin présente peu d’intérêt, malgré l’irruption de son volcan. On s’intéresse à la Crète, sans succès.

 

C’est un archéologue grec, Marinatos, qui relancera les fouilles, et le 25 mai 1967 elles commencent à Akrotiri. Les résultats sont spectaculaires. Les découvertes indiquent un haut niveau de civilisation : maison à étage, salle de bain, réseau d’égout, eau courante, écriture, fresques représentant du commerce maritime, des récoltes, de la pêche en abondance. Mais aucun reste humain. Il y aurait eu une première alerte avec un tremblement de terre.

Les habitants ont alors préparé leurs affaires qu’ils n’ont pas eu le temps d’emporter, le volcan étant entré en éruption.  Ils regagnent les bateaux…On suppose qu’ils sont morts en mer sous l’effet des gaz ou du tsunami.

Marie Pierre Delalande