Nous sommes reçs très agréablement chez André Malrait et son épouse Monique, notre vice-présidente, autour d’un buffet réalisé par les membres du comité.

Le résumé de JP Courchia nous explique notre manière de regarder un tableau :

“Si vous pensez que vous êtes libre, face à une oeuvre picturale, vous avez tort. Une fois votre regard “accroché” par un visage, une couleur, un contraste ou une forme, l’artiste vous fait déambuler dans son oeuvre. S’il est habile, il vous fera voyager à travers les points d’ancrages “opsiemes”, qui sont à la base de son message. Face à la toile vous aurez la possibilité pendant un court instant d’être en phase avec l’esprit du peintre, au moment de la réalisation de son oeuvre.

Médecin et artiste peintre, Jean-Paul Courchia mesure depuis plusieurs années les mouvements oculaires dans l’art. Le but de sa recherche est guidée par les deux passions qui l’animent, la science et l’art. Si l’art est une forme d’expression découverte, elle s’expose au regard et une interactivité est ainsi créée. C’est l’étude de cette rencontre entre l’oeuvre et l’individu qui le passionne. Après avoir mesuré et évalué que le temps d’observation des tableaux de l’exposition Matisse-Picasso au Musée Cantini était en moyenne de 12 secondes … Jean-Paul Courchia propose de découvrir ce qui se passe vraiment pendant ces douze petites secondes.

Retenu pour la réalisation d’un synopsis pour un documentaire sur Cézanne et la Sainte-Victoire, Jean-Paul Courchia nous démontre comment, sans le savoir, Cézanne utilise le cerveau du visiteur pour compléter son travail, son oeuvre. A travers des exemples tout à la fois scientifiques et ludiques, nous comprenons comment l’art nous permet de mieux appréhender la fonction cérébrale.

Venez découvrir, de manière surprenante, comment Cézanne nous fait voyager de manière consciente et non dans son oeuvre.”