Avant la première guerre, les femmes n‘ont quasiment aucun droit, elles sont inféodées à leur mari, ou à défaut leur père, et n‘ont aucune liberté. Quelques timides avancées se font jour au début du XX° siècle avec le congé de maternité, et la création du baccalauréat féminin. Elles n‘ont aucun droit politique. La première guerre va bouleverser cet état des choses.

Les femmes doivent remplacer les hommes partis au front, que ce soit dans les champs ou dans les usines.

Les femmes sont également infirmières, au front ou dans les hôpitaux, le conflit étant très meurtrier et générateur de blessures invalidantes.

Quelques femmes d‘exception :

De nombreuses femmes défendent les causes des combattants (Blanche Maupas qui réhabilite la mémoire de son mari), d‘autres organisent des filières de résistance et d‘espionnage (Marie de Croy, Edith Clavel, Louise de Bettignies…)

Les femmes sont également „utilisées“ comme marraines de guerre, critiquées par la presse et dévalorisées (amantes épistolaires), la prostitution à l‘arrière du front est quasiment institutionnalisée.

A l‘issue de la guerre, les hommes veulent retrouver leurs emplois mais les femmes désirent conserver leurs droits, d‘où des contestations nombreuses. Elles sont accusées d‘avoir profité de l‘absence des hommes, et doivent se résoudre à enfanter pour repeupler la France.

Certaines se dévouent pour les combattants blessés :

D‘autres seront sacrifiées :

Entre les deux guerres, la situation des femmes évolue lentement : toujours pas droit à l‘avortement ni aux méthodes contraceptives, mais instauration de la Fête des Mères, congé de maternité rémunéré dans la fonction publique, la loi de 1938 supprime l‘incapacité juridique des femmes. Cependant le droit de vote restera une grande revendication, de même que le droit de disposer de son corps.

                                                                          Marie Maire