« Avec Séraphine , Martin Provost rend un double hommage à l’autodidacte que Wilhelm Uhde classait dans la catégorie des « primitifs modernes : en retraçant sa destinée artistique – le jour, elle fait des ménages chez les bourgeois de Senlis, la nuit, elle peint»…

Grosse affluence, pour Séraphine, ce lundi.

Plus personne pour discuter après… Si, sur le trottoir. Moralité : prévoir des bancs publics et des thermos…

Séraphine, donc : il faut dire aussi que ce film n’est pas polémique.
Une “femme de charge”, de celles qui faisaient les travaux les plus pénibles, avant que Moulinex ne libère la femme … nous sommes avant la guerre de 14.
Frustre, rugueuse, dure à la tache, simple, mais d’une simplicité lumineuse, dans son rapport à la nature, à la religion.

Ses “anges “lui ont demandé de peindre, alors elle peint, prenant sur son sommeil.

Le hasard fait que sa patronne, loue une partie de sa maison à un marchand d’art allemand, lui qui, très tôt, avait frémi pour les toiles de Picasso et du Douanier Rousseau, découvre fortuitement un tableau de Séraphine.
Très beau film, d’une lenteur un peu déconcertante pour certains. Etonnante Yolande moreau.

Magnifique photographie de la campagne.
Marie-Christine Siméon