"Nathalie Lemel ,une bretonne sur les barricades de la Commune" par MICHELLE LE GREN -BRIEUC

Michelle Le Gren-Brieuc, membre du Lyceum club de Bretagne nord et auteure-conférencière, récompensée par de nombreux prix littéraires, vient de faire paraître son dernier livre, « Nathalie Lemel, une Bretonne sur les barricades de la Commune ».

Le travail de Michelle met une nouvelle fois en lumière le destin hors du commun d’une femme, considérée comme une des pionnières du féminisme. Nathalie Lemel s’est en effet battue pour le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes dans cette période tourmentée durant laquelle Napoléon III et le Baron Haussmann ont dessiné notre capitale française.

Michelle explore le parcours d’une femme au caractère libre et puissant, forgeant son identité féministe dans un contexte révolutionnaire.

Michelle Le Gren-Brieuc est sociétaire de la Société des Gens de Lettres et membre de l’Académie des Arts, Sciences et Lettres (Paris).

Il sera possible de retrouver Michelle, pour l’entendre évoquer le destin de Nathalie Lemel, le mardi 20 septembre à 19H en rencontre littéraire à la Bibliothèque Valeyre, rue de Rochechouart, Paris 9e.


CONGRÈS INTERNATIONAL RABAT

Congrès international mai 2022

Le Congrès triennal de l’Association Internationale des Lyceum clubs (AILC) a été accueilli au Maroc du 22 au 30 mai 2022 L’organisation en a été assurée par le Lyceum Club de Rabat.

Ce jeune club, premier créé au Maroc, est né grâce à l’initiative conjuguée d’une lycéenne française du club de Fontainebleau et de Selwa Chraibi, Présidente fondatrice. Il compte actuellement une cinquantaine de membres actifs.

 

 

Cette rencontre a rassemblé plus de 200 personnes, membres et accompagnants, venus des Clubs du monde entier. L’assemblée générale s’est tenue le 26 mai dans les salons de l’Hôtel Tour Hassan Palace.

 Au cours de cette réunion, riche d’échanges facilités par les traductions simultanées, ont été notamment adoptés les nouveaux statuts de l’AILC et le texte du Règlement intérieur facilitant leur application.

Le Bureau de l’AILC a été reconduit dans ses fonctions pour un second mandat de trois ans. Sa composition reste inchangée sauf pour la trésorière internationale, désormais élue.

La composition du Bureau est donc la suivante : Muriel Hannart, Présidente, Monique Gächter, Vice-Présidente Hémisphère Nord, Marylin Mackinder, Vice-Présidente  Hémisphère Sud, Annie Formont, secrétaire et Marie-France Thouard est remplacée par A. Amodio Mettraux, du club suisse de Neuchâtel qui devient Trésorière.

L’allocation du Legs Carlin, allouée tous les trois ans, a été attribuée à une Fondation de femmes marocaines, selon le choix fait par le club de Rabat, un choix validé par le Bureau central international réuni le veille. Une somme de 1000 euros a été remise à la responsable de cette Fondation.

Le calendrier est désormais connu pour les prochaines années :

 

 

  • Les prochaines Rencontres Culturelles auront lieu à Athènes du 12 au 15 mai 2023 et coïncideront avec les 120 ans de création du Lyceum par Constance Smedley. Et en Géorgie en mai 2024 sur proposition du nouveau club de Tbilissi, dont l’affiliation à l’AILC a été officiellement reconnue lors du Conseil International.
  • En 2025, le prochain Congrès triennal sera accueilli par la Nouvelle Zélande, le programme détaillé a été présenté par M. Mackinder.
  • La chaine marocaine officielle Al AOULA  a interrogé Isabelle Bertrand, Présidente de la Fédération Française, lors du Congrès International , afin de connaître les buts du Lyceum Club International. “
  • Au cours du congrès ,nous avons le privilège d’une longue rencontre avec l’écrivain Eric de Kermel, auteur de « La Libraire de la place aux herbes », des « Jardins de Zagarand », venu présenter son dernier ouvrage « La Promesse », illustré par le photographe Yann Arthus-Bertrand.

 

 

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  • Deux conférences sur l’évolution du droit des femmes et le Maroc au travers de ses jardins viennent compléter les éclairages sur la société marocaine et la découverte de son patrimoine.

 

 

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  • C’est La Villa des Ambassadeurs qui nous offre un cadre idyllique pour un dîner de gala haut en couleurs. Nos hôtesses ont revêtu de superbes caftans traditionnels. L’atmosphère est chaleureuse avec l’intervention d’un groupe de musiciens très pittoresques et la soirée se terminera au rythme de la musique.

 

 


PRÉ ET POST CONGRÈS RABAT 

PRE ET POST CONGRÈS RABAT 

FES,MEKNÈS

 Autour de cette rencontre, un riche programme de découvertes du patrimoine marocain a été proposé.

Tout d’abord, en déambulant dans les anciennes villes impériales de Fès et Meknès, au fil des dédales des médinas pleines de charme, d’odeurs et de couleurs.

Un déjeuner dans l’ancienne résidence du Maréchal Lyautey nous a offert une parenthèse sur les toits et nous avons commencé à nous laisser rattraper par un rythme différent.

 

 

Nous découvrons les évolutions et influences successives qui ont écrit l’histoire de ces villes. Nous nous émerveillons à Fès devant la Mosquée universitaire Quaraouiyine , fondée au IXe siècle, considérée comme la plus ancienne université et dont le rayonnement spirituel et intellectuel reste emblématique.



Le Château Roslane nous offre un cadre bucolique paradisiaque avant l’installation à l’Hôtel Tour Hassan Palace à Rabat.


RABAT

 Parallèlement se font les visites de la kasbah des Oudayas , de la Médersa de Salé, de la Médina andalouse, autant de lieux chargés d’histoire, souvent en cours de restauration grâce au soutien actif de l’Unesco dans la remise en valeur de ce patrimoine millénaire.


 

 



MARRAKECH


Le lendemain de la soirée de gala, nous prenons le chemin du désert d’Agafay, à une trentaine de kilomètres au sud de Marrakech pour y passer la nuit au milieu d’une surprenante oasis parsemée de tentes dont le confort est anachronique. Une tempête de sable nous empêchera malheureusement de dîner à la belle étoile mais nous aurons le bonheur du réveil au milieu des dunes blanches.


Notre arrivée à Marrakech se fait au milieu des palmiers centenaires d’un imposant hôtel.

Au cours des deux jours suivants, nous découvrons l’immersion dans les souks et leur dédale de stands et de tentations, la surabondance de couleurs et odeurs sur la mythique place Djemaa el Fna, le Musée Yves Saint Laurent et les jardins de Majorelle, le Palais Bahia.


 

C’est ensuite à l’extérieur de Marrakech que nous poursuivons nos visites : celle du Jardin ANIMA, créé par André Heller, lieu magique, source d’émerveillement à chaque entrelacs de mise en scène végétale, lieu d’apaisement.


 

Changement de décor ensuite avec la montée vers le restaurant face à l’Atlas qu’un malencontreux brouillard nous empêchera de contempler comme espéré. Nous visitons ensuite une coopérative féminine de production d’huile d’argan.

Nous dînons dans le somptueux Palais Gharnata dont l’atmosphère nous rappelle les Mille et une nuits au détour de ruelles bien peu annonciatrices d’un endroit aussi envoûtant. Un cadre exceptionnel pour fêter l’anniversaire de notre Présidente internationale !


 

Les visites organisées trouvent un prolongement avec les escapades de chacun, comme le passage dans le somptueux et mythique Hôtel de la Mamounia, dont les salons feutrés sont une ode à l’art oriental et les interminables jardins composés d’oliviers, de palmiers, de pins d’Alep, de bougainvillées et de cactus , entretenus par 70 jardiniers laissent entrevoir le minaret voisin de la Koutoubia et les sommets enneigés de l’Atlas.

Le séjour se termine, les retours vers les pays respectifs se font de différents aéroports.

Encore une fois, au-delà des plaisirs procurés par toutes ces découvertes, c’est d’abord celui de la rencontre qui aura procuré à chacun le plus grand bonheur. Celui d’avoir été accueilli par nos amies marocaines avec chaleur et la fierté de nous offrir leur patrimoine à découvrir, celui d’avoir croisé des membres de pays autres.

                                                                                                Isabelle Bertrand


ANALYSE PSYCHANALYTIQUE

Voici ce que Marie-Pierre, psychanalyste a proposé à la réflexion :

Nous sommes dans un univers féminin où l'on note:

- la détermination individuelle, simple et directe de ces femmes

- leur engagement sans faille, par amour ? par détermination politique ?  sans doute les deux, mais pour Pauline par amour.

- la continuation d'un mouvement de libération poursuivi par ces femmes exilées volontaires.

- la détermination individuelle devient collective avec les risques pris, risques qui vont les libérer enfin, le désir de libération va les rendre libres :

"le désir, c'est l'inconfort absolu".

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RESUME DU LIVRE : MARIE-FRANÇOISE Le GUILOU

L’héroïne de cette histoire, Pauline Geuble née en Lorraine dans les années 1800 est à la fois « brave fille et enfant terrible ».

Elle affirme son caractère indépendant et débrouillard auprès d’une mère insatisfaite qui privilégie ses frères.

Après avoir travaillé à Paris dans des ateliers de couture, elle signe un contrat avec un français , propriétaire d’un magasin de luxe à Moscou. Son sens du commerce et des responsabilités, sa maîtrise des codes de la mode pour une clientèle aisée la conduisent à diriger ce magasin.

C’est là qu’elle va croiser  Ivan Annenkov, jeune aristocrate, l’un des plus beaux partis de Russie.

Celui-ci adhère à une société secrète qui complote contre le Tsar Nicolas Ier. A la suite de l’insurrection ratée des Décembristes, Annenkov ainsi que d’autres conjurés sont arrêtés et conduits à la Forteresse de Saint Petersbourg. Cinq d’entre eux seront exécutés et les autres dont Annenkov condamnés à la relégation à vie en Sibérie.

Fait exceptionnel, sept femmes mariées décident de suivre leurs maris dans leur exil. Pauline, non mariée et non russe doit attendre longtemps l’autorisation du tsar pour partir rejoindre son amour. Seule, elle entreprend les 6500 kms qui la séparent des prisonniers, affrontant la dureté du climat, la solitude, la peur et la souffrance. Elle résiste avec énergie et opiniâtreté.

Etant parvenue à rejoindre les éxilés elle comprend tout comme ces femmes aristocrates, qu’elles ne retrouveront jamais leurs conditions de vie d’antan. Elles vont s’épauler, se soutenir dans les épreuves au fils des années où leurs maris seront déplacés de bagnes en bagnes et leur éviteront de sombrer dans la folie.

Etait- ce cela l’enfer ? La vie est- elle mieux qu’un roman ? Comment cette femme d’exception parvient elle jusqu’à nous ? Comment Irène Frain est- elle partie sur les traces de Pauline ?

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PRESENTATION DE L'AUTEUR IRENE FRAIN , PAR MARIE-CLAUDE DAUBIGNY

Dans une postface, Irène Frain écrit :

 « La littérature, c'est l'art de lancer des bouteilles à la mer ».

Femme de lettres, romancière, historienne et journaliste pour différentes revues , elle est également membre fondatrice du Women's Forum for Economy and Society, ainsi qu'ambassadrice de l'association « aide à l'enfance tibétaine ». Dans cet univers tourné vers la femme et sa représentativité, elle adhére, avec d'autres secrètes épicuriennes, au  « Club des Croqueurs de Chocolat ».

De ses racines bretonnes, elle a la ténacité ancrée en elle. En 1967, elle entre en Khâgne à Nantes  et obtient l'agrégation en lettres classiques, à l'âge de 22 ans. Elle enseigne ces disciplines jusqu'en 1981.

Son premier essai, paru en 1979, y convie la Bretagne, chère à son cœur, puisqu'il s'intitule «  Quand les Bretons peuplaient les mers ». Ce fil conducteur se retrouve à travers divers ouvrages, tels « Le nabab », histoire d'un mousse breton devenu chef de guerre en Inde, ou « La côte d'amour », voire « Les naufragés de l'îleTromelin » qui souligne les rivalités entre marins bretons.

De son expérience journalistique, elle a gardé la quête des traces,celles de ses origines d'abord, comme dans « Le secret de famille », « La maison de la source », ou « Un crime sans importance » qui la fait passer de la quête à l'enquête sur le crime sordide de sa sœur. Cet ouvrage sera salué du prix Interallié en 2020.

Mais elle suit aussi les traces de l'Histoire, au sens étymologique qui peut s'entendre  «  je sais parce que j'ai vu ». Ainsi, à partir de documents, d'archives et de témoignages, suit-elle les traces d'un explorateur américain , pour publier « La forêt des 29 », retraçant le sacrifice de Bishnoïs  pour sauver leurs terres de la déforestation . Il en est de même pour « Les naufragés de l'île Tromelin », qui la mène  aux archives de la Compagnie des Indes, pour évoquer le sort tragique d'esclaves malgaches, quand florissait la traite négrière.

Pour l'ouvrage qui nous concerne ce jour, c'est au travers de manuscrits qu'elle remonte la trace des femmes de Décembristes.

« Je crois qu'un écrivain, comme tout artiste, est quelqu'un qui n'est pas content du réel, est même en colère contre la réalité faite de contraintes, et qu'il a soif de liberté. ». Tels sont ses propos. On retrouve cette dialectique au travers de ses romans, où la dignité humaine est primordiale, tant celle de son père évoqué dans « Sorti de rien », que celle des femmes dont le destin l' interpelle, celui de Pauline dans le livre que nous présentons, d'Amrita Devi, de Semiavou la malgache, ou encore de Marie Curie et Simone de Beauvoir.

L'Histoire ( avec un grand H) s'enchevêtre avec le récit, l'aventure, celle de ces femmes exceptionnelles et volontaires. A travers ses écrits qui reflètent l'élégance de style d'une femme de lettres, le voyage s'effectue sur tous les continents, et à diverses époques, de la Russie jusqu'aux aux côtes inhospitalières des Iles Eparses, en passant par le « royaume des femmes » de l'Himalaya. On y côtoie la misère et l'opulence, mais la richesse est dans le cœur des êtres humains, de leur force à surmonter les épreuves de la vie, en puisant au fond d'eux-mêmes l'essentiel à transmettre.

Je laisse le dernier mot à son compatriote Yann Queffelec :

« Le talent d'Irène Frain, c'est la vie, le temps jamais perdu ni vaincu ».

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JE TE SUIVRAI EN SIBERIE- CONTEXTE HiSTORIQUE

Bonjour, Christine Thiéblemont

Contexte historique

Revenons en Russie en 1825 où se déroule le roman d'Irène Frain. Les relations franco-russes sont excellentes. Les jeunes aristocrates russes parlent français, étudient la littérature française, admirent la France des lumières et ses idées révolutionnaires. Après le coup d'état, le contexte change. Le Tsar se méfie des Français comme de la peste et Pauline devient l'étrangère suspecte qui n'a pas fait le bon choix en s'amourachant d'un criminel d'état.

Regardons maintenant les grands noms de la littérature que Pauline a croisés sur son chemin

Cette petite Française sans famille, à priori insignifiante, n'a pas fini de nous étonner. Je vais vous parler de sa rencontre avec Dostoïevski. En janvier 1850, celui-ci est en route pour le bagne, il fait étape à Tobolsk après la traversée de l'Oural. Il est condamné à 4 ans de travaux forcés en Sibérie et à 6 ans de service militaire. Pauline entend parler de l'arrivée de 3 prisonniers politiques et s'arrange pour être là lors de leur arrêt à Tobolsk.

 Elle va se comporter avec Dostoïevski comme si c'était quelqu'un de sa famille. Elle lui offre des vêtements chauds, de la nourriture et un Evangile, la seule lecture permise au bagne. Dans la reliure du livre, elle glisse un billet de 10 roubles: elle connait le pouvoir de l'argent au bagne. Dostoïevski lira et relira cet Evangile et s'en servira même pour alphabétiser un jeune détenu.

 Incroyable cette Pauline, quelle générosité après 25 années d'abnégation !  Elle sait trouver intuitivement, comme une soignante, les attentions pour l'apaiser et l'aider à affronter le bagne. Dostoïevski s'en souviendra toute sa vie. Il gardera toujours à portée de main cet Evangile quand il écrit et écoutez bien : quand il doute, il prend ce précieux livre, l'ouvre au hasard et pour trancher, il s'en remet à la première phrase en haut de la page à gauche. Mais n'est- ce pas là le rituel divinatoire de Pauline ? Celui qu'elle a utilisé avant de prendre la décision se jeter aux pieds du Tsar ?

 C'est inouï tout ce qui s'est passé dans cette petite heure que Pauline a eu le droit de consacrer à Dostoïevski. D'ailleurs par pudeur et c'est tout à son honneur, elle n'en parlera jamais, même quand il sera très célèbre. C'est Dotoïevski qui évoquera dans ses écrits cette rencontre improbable  qu'il qualifiera de miraculeuse. Il la racontera notamment dans son livre"Souvenirs de la maison des morts".

Abordons maintenant Alexandre Dumas et Pauline. Mais là, c'est une histoire plus complexe. Que s'est-il donc passé pour que Pauline le déteste autant ?  J'ai cherché dans le roman d'Irène Frain les passages qui peuvent nous éclairer.

Lorsque Ivan est emprisonné dans la forteresse de St Pétersbourg, Pauline est aidée financièrement par un riche Français, Augustin Grisier. Cet homme est un des meilleurs fleurets d'Europe. Rentré à Paris, Augustin Grisier donne des cours d'escrime à Alexandre Dumas et lui raconte l'histoire de Pauline. Alexandre Dumas détourne l'histoire et la réinvente pour écrire son célèbre roman: "Le maître d'armes" , c'est le propre même de l'écrivain, Pauline va l'apprendre à ses dépens.

Ce qu'on sait, c'est que quand elle entend parler de ce roman dans les journaux, elle se reconnaît et elle est anéantie par l'image de gourgandine qu'il donne d'elle. Pauline décide de rétablir la vérité et d'écrire sa vie .

Merci Mr Dumas , c'est grâce à vous en quelque sorte que nous avons le récit de vie de cette femme hors norme et merci Mme Irène Frain d'avoir repris ce récit et d'avoir écrit avec tout votre talent ce magnifique témoignage "Je te suivrai en Sibérie".

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PRESENTATION DE CATHERINE MARCHAL

Bonjour chères amies,

Nous sommes ravies de vous retrouver  pour cet échange littéraire mensuel .

Je me présente, Catherine Marchal, responsable du groupe Littérature du Monde de Troyes.

Je vous informe, je suis déçue et vous allez l’être aussi car Irène Frain qui devait se joindre à nous m’a envoyé un mail  hier soir pour me dire qu’un impératif professionnel inopiné l’empêchait de participer. Outre le fait qu’il était trop tard pour décommander tout le monde, Irène Frain me semble très occupée, elle était aux Etats Unis au mois de Décembre et vient de passer plusieurs semaines en Inde. Je pense qu’il sera difficile de reprogrammer un rendez-vous.

 Voici quelques mots que notre Présidente, Annie Formont, m’a demandé de vous adresser :

Tout échange littéraire est avant  tout une rencontre humaine. Et celle que vous allez vivre aujourd’hui sera sans nul doute, un autre moment fort de notre Lyceum comme ceux qui l’ont précédé depuis les échanges des Clubs français avec le Club de Rabat.

Profitez bien de cette vision de la littérature où, de France en Sibérie vos imaginaires ont dû librement circuler à la lecture du livre de Mme Irène Frain.

Bravo à toutes de part et d’autre de la Méditerranée. Je penserai bien à toi Selwa et à tous les membres de ton club ainsi qu’à celles qui se sont connectées pour ce moment de partage. Je vous adresse à toutes ma sincère amitié.

Quelques- unes d’entre nous ont préparé cette rencontre avec une amie du groupe Littérature et Psychanalyse : Marie-Pierre Khor , que certaines connaissent pour l’avoir déjà rencontrée à Rabat.

Je voudrais saluer nos amies marocaines, bonjour Selwa. Nous te remercions d’avoir initié ces rencontres en tant que présidente de ton club, avec notre présidente nationale Isabelle Bertrand  et nous vous remercions pour vos participations toujours si intéressantes et sympathiques.  Isabelle ,    présente habituellement et fan de nos rencontres, sera heureuse de lire notre compte-rendu.

Nous voulons aussi saluer nos amies portugaises,  suisses  et allemandes qui nous rejoignent aujourd’hui.

Et bien sûr bonjour à tous les clubs français qui sont également avec nous.

Je fais un petit salut amical à une lectrice assidue, qui fait partie de notre groupe de lecture et a préparé  également cette rencontre, la Présidente internationale du Lyceum, Muriel Hannard présente pour cette rencontre amicale.

Nous avons choisi de vous présenter le livre d’un grand auteur français que nous aimons beaucoup : Irène Frain.

Irène Frain est très impliquée pour la cause des femmes et vous comprendrez qu’en tant que club féminin souhaitant que la culture et l’amitié nous relient les unes aux autres, nous ayons été sensibles à la vie d’une femme écrite par une autre femme.

Le titre, Je te suivrai en Sibérie, c’est exactement ce que l’auteur a fait en s’ investissant corps et âme dans ce livre puisqu’elle est partie de Paris à Tchita en Sibérie.

Nous allons chacune à notre tour vous présenter d’une part l’auteur, ensuite un résumé du livre, un aperçu du contexte historique,  un aperçu des personnages avec un petit diaporama ainsi qu’une ébauche psychanalytique de cet ouvrage.

Nous pourrons ensuite donner nos impressions et nous entretenir les unes avec les autres.

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 CREATION D'UN MECENAT AU SEIN DE L'ECOLE DU LOUVRE

Afin d’honorer sa vocation de promotion de la Culture et du Savoir, le Lyceum Club International (LCI) met régulièrement en place des mécénats ou actions de soutien auprès des institutions concernées.

C’est aux côtés de l’Ecole du Louvre, installée dans les murs du Palais du Louvre, à Paris, que la Fédération Française du LCI vient d’intaurer un mécénat annuel, pour une durée minimale de trois ans. Notre volonté de soutien coïncide avec le projet de développement de l’Ecole, à savoir favoriser l’égalité d’accès à son enseignement supérieur et à la recherche en Histoire de l’Art, et à la réussite pour tous.

Les élèves de l’Ecole, sélectionnés par un exigeant examen d’entrée ou sur dossiers, peuvent malgré leurs efforts, leur profil d’excellence, rencontrer des difficultés matérielles qui risquent de faire obstacle à leur réussite. L’Ecole est très attentive à cette dimension humaine.

C’est donc très naturellement que s’est fait le choix de notre Association de se positionner auprès de ces étudiants, dont 60 % sont issus des régions, sous la forme d’une bourse d’études et de recherche sur un thème et selon des critères définis en accord avec les responsables de l’Ecole.

Une bourse annuelle de 3000 € sera attribuée après appel à candidatures et sélection par une Commission, en partenariat avec le Bureau de la Fédération Française du Lyceum Club International.

Le lauréat viendra présenter son travail de recherche lors de l’assemblée générale annuelle de la Fédération.

Je remercie Pauline Llopis, responsable du Mécénat au sein de l’Ecole du Louvre, pour nos échanges chaleureux et constructifs, et je suis heureuse que le Lyceum Club International, au travers de ce mécénat de Fédération Nationale, puisse remplir ainsi pleinement sa vocation aux côtés d’étudiants qui seront demain les acteurs de la vie culturelle de notre pays.

Isabelle Bertrand

   Présidente de la FFLCI


Culture and Friendship

Clubs for women who are interested in the arts, literature, science, social issues and the continuous promotion of knowledge, in a spirit of friendship and openness to the world.

"Life is a perpetual formation with open perspectives from beginning to end, without ever becoming weary. Each moment brings a new experience, which requires new appreciation and action. It is an eternal crusade that unites in joyful friendship all who participate." 

Excerpt from Crusaders by Constance Smedley, founder of the Lyceum Club International

The French Federation of the Lyceum Club International was created in 1963. It is part of the International Association of Lyceum Clubs (IALC).