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Rencontre avec les Bellifontaines (19 septembre)

Devant l’église de Longsols, 25 bellifontaines et troyennes se sont retrouvées, avec notre guide, pour la journée, autour d’un petit-déjeuner tout à fait bienvenu avant la visite de 8 églises à pans de bois.

On dénombre 14 églises à pans de bois et 34 églises en pierre et bois réparties sur les départements de l’Aube, de la Marne et de la Haute-Marne, la grande majorité ayant été construites entre 1480 et 1540.

Pourquoi le terme « pan de bois » ? En raison de la matière première à disposition – le bois- utilisée pour la construction des édifices. « Der » signifie « chêne » en celte. Mais c’est à partir de 1960, surtout de 1966, lors de la création du lac de Der qui a impliqué l’immersion de 3 villages afin de réguler le cours de la Marne, que l’on prend conscience de la valeur des constructions en pans de bois : ainsi l’église de Nuisement devant être immergée fut démontée puis remontée sur la rive avant de noyer les villages.

Longsols, église Saint-Julien et Saint-Blaise.
C’est sans doute la plus pittoresque avec ses toitures séparées et son porche réouvert et, à l’intérieur, ses retables polychromes de toute beauté. Le chœur a été édifié en1483, la nef, en 1493.

Saint-Léger sous Margerie, église Saint-Léger (1492)
les pans de bois sont soutenus par des poteaux corniers et des poutres obliques afin de répartir le poids de l’édifice.

Drosnay, église Notre-Dame.
Du XVI° siècle, avec un maître-autel et un retable de 1667, des lambris du XVIII°, et des boiseries du XIX destinées à dissimuler les bois d’origine, elle est particulièrement spacieuse et possède un vitrail de l’école troyenne du XVI° représentant l’arbre de Jessé (peinture sur verre).

Outines, église Saint-Nicolas.
Classée, elle remonte au XVI° siècle. C’est la plus vaste des églises à pans de bois avec ses 35m de long. Elle est spectaculaire et présente le même assemblage de bois que celle de Longsols. On y remarque une statue de Saint-Gond patron des gantiers, du XVI°. Elle a été démontée entièrement pour être restaurée en 1985/86.

Après un déjeuner fort amical au restaurant de Giffaumont, à proximité du lac de Der, nous repartons pour visiter l’abbatiale de Montier-en-Der.

Montier-en-Der, abbatiale Saint-Pierre et Saint-Paul.
Située à proximité de la rivière «La Voire», elle a été fondée par Saint Berchaire au Xe siècle : C’est la plus
ancienne église de Champagne. Construite sur 3 niveaux avec un triphorium au second niveau, elle est de style roman avec un chœur gothique. On y trouve de nombreuses sculptures ainsi que des vitraux des XIXe
et XXe : ceux des bas-côtés sont l’œuvre de M. Petit, tous sur le thème de l’arbre, très colorés afin de donner de la lumière à l’intérieur de l’abbatiale. Enfin quelques statues en bois polychrome de J-B-Bouchard qui faisaient auparavant partie d’un retable, attirent le regard.

Ceffonds, église Saint-Rémi.
Cette petite église du XII° siècle avec son clocher roman, a été reconstruite début XVI° en gothique flamboyant. On peut y admirer dans le chœur, de très beaux vitraux de l’Ecole de Troyes de 1511 à 1518 retraçant la passion du Christ et la vie des Saints à travers des scènes telles des bandes dessinées. Les couleurs sont vives, profondes et lumineuses, avec les débuts de l’utilisation du jaune d’argent favorisant la transparence.

Puellemontier, église Notre-Dame de la Nativité.
Construite début XII°, cette église ne conserve de cette époque qu’une travée de nef, les deux autres étant postérieures. Début XVI°, elle fut reconstruite en pierre, avec une extension en pans de bois. On y trouve de magnifiques vitraux dont un arbre de Jessé, et l’on remarque ici aussi, l’utilisation du jaune d’argent.

Lentilles, église Saint-Jacques et Saint Philippe.
C’est la plus typique et sans doute la plus belle des églises à pans de bois de Champagne, avec un plafond en lambris superbe, un chœur polygonal entouré de verrières du XVI°, et quelques fragments de vitraux de l’école de Troyes. Enfin c’est la seule église à posséder des fenêtres circulaires (« oculi »).

Marie-Françoise Le Guillou

Le soir, nous nous sommes toutes retrouvées lors d’un magnifique cocktail chez Marie-Christine Meunier qui avait eu la grande gentillesse de nous recevoir dans son château.


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Assemblé générale de la fédération les 11 et 12 octobre

L'assemblée générale de la Fédération avait lieu cette année à Orléans.

Le mardi soir, nous sommes quelques Troyennes à nous retrouver pour un dîner des plus sympathiques au restaurant « L’entracte » où nous retrouvons une soixantaine de lycéennes des différents clubs.

Mercredi matin conviées de bonne heure nous sommes vingt lycéennes de Troyes à participer à l’Assemblée générale menée par Isabelle Bertrand, Présidente du club d’Orléans et vice-présidente nationale avec une organisation extraordinaire.

Après son mot d’introduction, elle accueille Monsieur Olivier Carré, Maire d’Orléans, extrêmement investi dans le rôle de la femme dans le monde. Il nous parle de l’installation du « Parlement des écrivaines » dont le siège virtuel est installé à Orléans et des débats ainsi que des manifestations qui ont eu lieu sur la place de la femme et des combats qu’elle doit mener.
C’est d’autant plus important que nous sommes à Orléans où il y a eu « Jeanne d’Arc ».

Notre Présidente Nationale, Véronique Mattéoli, prend alors la parole. Elle rappelle que le Lyceum comporte 14 clubs et 993 membres et qu’il est nécessaire non seulement de continuer à recruter des nouveaux membres mais aussi de créer d’autres clubs.
Une réflexion est engagée pour remplacer le concours littéraire dont la dernière édition a été décevante, par, peut-être la création d’un mécénat.

En 2018 l’AG se tiendra à Troyes, 2019 à Bordeaux et en 2020 à Lyon.

Muriel Hannart, Vice-Présidente Internationale de l’Hémisphère Nord, nous parle du calendrier international : Rencontres culturelles à 0ulu en Finlande en juin 2018 et du Congrès de Stockholm en 2019. Puis elle fait le point sur les clubs étrangers et l’importance d’avoir des contacts dans toutes les villes afin de créer de nouveaux clubs dans le monde.

Puis nous assistons au traditionnel « concours » de PowerPoint, tous plus attractifs les uns que les autres avec un humour extraordinaire, chaque club rivalisant de nouveautés et surtout des techniques les plus avancées ! Un grand moment amical et drôle pour les rapports d’activité de nos 14 Clubs.

L’AG clôturée, après un rapide lunch, nous partons à la découverte d’Orléans.

Le dîner de gala a lieu au château de Champvallins à Sandillon.
Un spectacle de danses en costumes du XVIe siècle admirablement orchestré nous attend dans le parc.

Le diner est divin accompagné de la voix extraordinaire d’une mezzo-soprano Adelaïde Rouyer, accompagnée au piano par Lucie Chouvel.

Le jeudi chacune part dans diverses directions qui à Chambord et Cheverny, qui à Sully et à l’Abbaye de Saint-Benoit, qui sur le canal de Briare ou aux Archives Départementales et ce sera le retour vers Troyes, les yeux et le cœur remplis de cette amitié incroyable qui unit toutes les lycéennes.

Christiane Paris


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Historique

drapeau_francais-2.jpg Le Club a été créé en 1985 sous l’impulsion de Monique Charvolin et Sabine Larger.
Ce Club compte à ce jour 90 adhérentes. Il s’attache à développer l’amitié et les échanges culturels au travers des différentes activités et rencontres proposées.
Très rapidement le Club a compris l’intérêt de s’ouvrir à l’international, et quatre années après sa création, en 1989, suite à un coup de foudre entre les clubs du "petit Troyes" et du "grand Berlin", le jumelage entre le Club de Troyes et celui de Berlin est réalisé.
Une belle et profonde amitié réunit ces deux clubs. En 2021 cette relation est toujours aussi forte et entretenue par des rencontres régulières à Troyes, à Berlin ou dans d’autres villes françaises ou allemandes.
Depuis sa création le Club a accueilli trois Assemblées Générales Nationales en 1995, 2005 et 2018 et a parrainé la création du club Lille-Flandre.

drapeau_anglais-2.jpg [**The Troyes Lyceum Club was founded in 1985 under the initiative of two women : Monique Charvolin and Sabine Larger.
Membership now stands at 90 women. The Club makes it a point of engendering friendship by sharing mutual interests in a varied program of activities.
The Troyes Lyceum Club soon understood how important establishing links with other countries was. Four years after it was created the Club became affiliated to the Berlin Club – after what could be called ‘a love-at-first sight encounter’.
A sincere and deep friendship unites the members of both Troyes and Berlin Lyceum clubs and regular meetings – whether in Troyes, Berlin or other cities in France and Germany- are held to consolidate the existing close relationships between the two clubs.
Since it was created the Troyes Lyceum Club has hosted three national assemblies in 1995,2005 and 2018. It has also supported the creation of the Lille-Flandre Lyceum Club*]
drapeau_allemand-9.jpg[*1985 wurde der Club auf Initiative von Monique Charvolin und Sabine Larger gegründet.
Heute zählt der Club 93 Mitglieder.
Der Gedanke des Teilens und der Freundschaft wird gemeinsam im Rahmen von verschiedensten Aktivitäten und Treffen gelebt und weiterentwickelt.
Schnell wurde dem Club die Wichtigkeit einer internationalen Zusammenarbeit bewusst. Vier Jahre nach seiner Gründung, nachdem die Clubs der Kleinstadt Troyes und der Grossstadt Berlin sich auf der ersten Blick verliebten, gingen die beiden Clubs im Jahr 1989 eine Partnerschaft ein. Heute verbindet Sie eine schöne und tiefe Freudschaft. Im Jahre 2019 ist diese Beziehung gefestigt durch regelmässige Begegnungen in Troyes, in Berlin oder in anderen französischen oder deutschen Städten, immer noch so stark.
Seit seiner Gründung hat der Club in den Jahren
1995, 2005 und 2018 dreimal « Assemblées Générales Nationales » empfangen, und hat die Gründung des Clubs « Lille-Flandre » gefördert.*]

- Membres : 90
- Membres d'honneur : Flavie Serrières-Vincent-Petit, maître verrier
et Danièle Boeglin
- Siège social : 12 rue Gérard Millot 10000 TROYES
- Administration : un conseil d'administration qui se réunit une fois par mois
- Jumelage : Berlin

Mode de recrutement :
Par cooptation sur proposition des membres du Club ayant deux ans d’ancienneté. Candidature présentée à la Présidente : l’admission est votée par le Conseil d’Administration.


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Assemblée générale de la Fédération

Le mardi 11 octobre, nous nous retrouvons nombreuses et nombreux, à l’hôtel Ibis, venus de différents clubs avant d’aller dîner au restaurant "chez Bernard", face au château, où les échanges vont bon train. 

Mercredi matin, conviées de bonne heure nous sommes dix-huit lycéennes de Troyes à participer à l’assemblée générale menée par Muriel.

Après le mot d’introduction et d’accueil de Dominique Rietzler présidente du club de Fontainebleau et du maire de la ville, l’AG se déroule suivant l’ordre du jour avec, entre autres,la remise du prix littéraire à Blandine Rigollot, lauréate sélectionnée par les membres du jury.

C’est avec émotion que Muriel, à la tête de la fédération depuis 6 ans et en fin de man,t remercie tous les membres du bureau, toutes celles qui l’ont aidée et lui ont fait confiance dans cette mission.

Puis nous prenons connaissance du nouveau bureau. Véronique Matteoli, présidente de Paris a été élue à la tête de la fédération française et a fait un discours d'une haute tenue. La vice-Présidente est Isabelle Bertrand (Orléans), la secrétaire, Annie Fréard (Bretagne) et la trésorière, Elisabeth Blanchard (Limoges)

Nous leur souhaitons d’être heureuses dans l’exercice de leur nouvelle mission.

La rédaction du Bulletin International est toujours assurée par Anne-Marie d’Haucourt (Bretagne)

Martine Monvoisin


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Récital du prix musical

Le Lauréat du prix musical, Louis-Marie Lancien, 17 ans, nous a donné un récital le 3 octobre dernier. Corniste, il se destine à une carrière musicale orientée vers l’enseignement de son instrument d’une part et vers la vie de musicien d’orchestre d’autre part avec le rêve de pouvoir intégrer un jour le prestigieux orchestre de la Garde Républicaine.

Il avait préparé avec beaucoup de cœur un concert au cours duquel nous avons pu apprécier sa belle sonorité, son interprétation nuancée et la maîtrise d’un instrument particulièrement difficile.

Avec son professeur, il a fait en sorte que ce Concert soit un moment de partage musical avec d’autres élèves dans une atmosphère particulièrement sympathique.

Le prix de 600 euros a été consacré à un stage d’été aux Arcs, avec Jacques Deleplanque professeur au CNSM de Paris et super soliste à l’orchestre du Capitole de Toulouse.

Louis-Marie et son Professeur Jean- Marie Weiss ont chaleureusement remercié le Lyceum Club de Troyes.

Louis a interprété les morceaux suivants :

- Romance en Fa Majeur op.36 de Camille Saint Saëns
- Nocturne op.7 de Franz Strauss
- Concerto Op.8 de Franz Strauss
- Prélude, Allegro Giocoso de Eric Hulin
- Embraceable you de George et Ira Gershwin
- Summertime de George Gershwin, arrangement Carl Strommen.

Laure Trémeau


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Soirée des trente ans de notre club

Comment ne pas revenir sur la soirée des 30 ans de notre club ? Tout s’est parfaitement déroulé : belles invitations, décoration, ambiance musicale, repas, cadeaux, grâce aux nombreuses bonnes volontés qui ont œuvré avec une grande efficacité. MERCI à ELLES !

Une mention particulière pour Odile Scheid et Marie-Hélène Guindot qui ont passé un temps précieux à la réalisation du magnifique diaporama.

Nous avons eu beaucoup de compliments de toutes et de tous. Je cite : « cette soirée était réussie ; magnifique ambiance chaleureuse et amicale, internationale et nationale, gentillesse de chacune à notre égard, quel succès ! » Nous avons été particulièrement félicitées pour la composition des tables.

La journée à Colombey-les-deux-Eglises le vendredi et la visite de Troyes le samedi matin ont été très appréciées aussi par celles qui y ont participé, surtout les clubs de Berlin et Lisbonne.

Nous avons mesuré, une fois de plus, les liens d’amitié tissés entre nos clubs. A ce propos, merci à toutes celles qui ont ouvert leurs maisons et hébergé des lycéennes. Cela montre notre sens de l’accueil au sein de la fédération et permet de mieux se connaître.

Je ne peux que répéter un très grand MERCI POUR CE TRAVAIL COLLECTIF.

Françoise Baudouin


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Sortie à Auxon et Eaux-Puiseaux

Quelle journée passionnante que ce 16 octobre !

Le matin, à Auxon, la visite de l’Eglise Saint-Loup de Sens commentée par Christiane Rolland, nous replongea dans l’histoire : avec son portail renaissance et ses deux salamandres, cette église dépendait de l’Evêché de Sens et de l’évêque St-Loup, 8° évêque de Troyes. Reconstruite au XVI° siècle, on y trouve de beaux vitraux XVI°, notamment celui relatant l’histoire de ST-Nicolas, ainsi que quelques statues intéressantes telles qu’une vierge « hanchée », une Piéta avec son voile (typiquement champenois), un polychrome et un retable de St-Hubert, St-Antoine avec son cochon, St-Roch pèlerin, enfin Ste-Catherine représentée sur la roue de son supplice.

Puis, après un repas sympathique au « Carré Long », Flavie Vincent-Petit nous fascina par ses commentaires des vitraux de l’Eglise de l’Assomption de la Vierge d’Eaux-Puiseaux, sur le thème de « la création du monde », entièrement réalisés par ses soins. Son objectif : Rendre un hommage au verbe. Ainsi, chaque vitrail, réalisé en grisaille et jaune d’argent, comporte une citation de la Bible liée au thème de sa réalisation : végétaux, animaux, fleurs, forêts, plantes aromatiques ou médicinales, céréales… Une pure merveille qui allie l’aspect technique, intellectuel et spirituel correspondant à la volonté de recherche de Flavie Vincent-Petit.

Marie-Françoise Le Guillou


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Sortie à Chaource et Essoyes

Ce mardi 12 mai réunissait les lycéennes de Dijon et Troyes pour une sortie à Chaource et Essoyes.

C’est le Recteur de la Cathédrale de Troyes, Dominique Roy, qui commentait cette visite de la célèbre « mise au tombeau » en la crypte de l’Eglise Saint Jean-Baptiste de Chaource.

Cette sculpture, d’une dimension exceptionnelle, représentant sept personnages et trois gardes mettant le Christ au tombeau, datée des années 1515, est attribuée à un sculpteur champenois anonyme du XVIème siècle dénommé « le Maître de Chaource » et considérée comme l’une des plus belles d’Europe.

Les commentaires du Père Dominique Roy en traduisent une approche très personnelle : tout d’abord à partir du silence qui permet d’intérioriser avant d’exprimer, puis du regard car la beauté n’existe pas sans un regard neuf, et une œuvre d’art se prolonge toujours par le regard que l’on porte sur elle, ensuite, du temps qui permet de passer de la nostalgie à la mémoire, enfin de la lumière qui fait apparaitre les détails de la sculpture, notamment à travers les regards des personnages. De l’ensemble se dégageaient beaucoup d’intensité et d’émotion.

Après un déjeuner fort agréable « Aux délices de l’Ource » pris sur la terrasse, sur les bords de l’Ource, Monsieur Pharisien nous a entraînées, à travers Essoyes, sur les traces de la famille Hériot.

Qui aurait pu penser qu’Auguste, fils d’une famille modeste d’Essoyes, fonderait à Paris, le Grand Hôtel du Louvre, puis les Grands Magasins du Louvre (actuel « Louvre des Antiquaires ») et serait le héros du roman d’Emile Zola « Au bonheur des dames » ?

A sa mort, son frère, Olympe, prendra la succession des affaires, acquerra, une propriété au Vésinet, puis à La Boissière dont il fera un orphelinat, puis le château d’Essoyes (qui deviendra une école), village dont il deviendra maire puis conseiller général. Quel destin !

Enfin, cette journée particulièrement intéressante s’est terminée par un goûter très amical à Landreville, chez Monique Charvolin qui avait eu la gentillesse de nous recevoir, permettant à nouveau aux lycéennes de Dijon de se ressourcer avant de reprendre la route.

Marie-Françoise Le Guillou


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Sortie à Romilly sur Seine le 24 avril 2015

Pourquoi aller à Romilly ? J'avoue que j'habite à Troyes depuis 1973 et que jusqu'à ce 24 avril, je n'avais fait que traverser cette ville sans songer à m'y arrêter.

Mais une invitation du Lyceum ne se refuse pas, encore moins lorsqu'il s'agit de découvrir des vitraux contemporains. Alors j'y suis allée.

Dans l'église Saint-Martin, nous nous sommes trouvées devant une œuvre monumentale de huit verrières, dont les deux plus grandes ont une superficie de 33 m². Les thèmes de ces vitraux sont l'eau et la lumière, illustrés par des scènes du Nouveau Testament.

C'est leur créateur, Joël Mône, maître verrier lyonnais, qui nous a, lui-même, expliqué leur conception, sa méthode de travail et leur signification.

La caractéristique principale de ces vitraux est un très bel effet de perspective donné par les dégradés de couleur et une totale transparence des verres, sans émaux ni grisailles, ornés simplement de cives (feuilles de verre soufflé de forme circulaire). Contribue également à cet effet, la conception même de ces vitraux constitués d'un très grand nombre de rectangles de toutes tailles, reliés par des plombs d’épaisseurs différentes.

Les trois verrières du transept nord, qui illustrent le thème de l'eau, « la pêche miraculeuse », « l'aveugle-né », « la samaritaine » ainsi que la grande verrière « le baptême du Christ », sont réalisées dans la gamme des bleus ; celles du transept sud « Nicomède », « la résurrection de Lazare », « la transfiguration » et la grande verrière « le Christ, lumière du monde », illustrent le thème de la lumière, dans la gamme des rouges.

Comme la plupart d'entre nous, j'ai beaucoup admiré ces verrières que les explications de Joël Mône nous ont permis de bien comprendre et donc d’apprécier totalement. J'ai été quant à moi, tout à fait séduite par le vitrail de la transfiguration, mélange de blancs éclatants qui illumine complètement les rouges qui l'entourent.

Lorsque l'association « des vitraux pour Romilly » aura réussi à réunir les fonds nécessaires, Joël Mône pourra se remettre au travail et réaliser les six verrières manquantes, en illustrant cette fois des scènes de l'Ancien Testament.

Nous remercions Thérèse Martin de nous avoir organisé cette journée passionnante et comptons sur elle pour nous réinviter lorsque toutes les verrières seront posées.
Nous retournerons donc à Romilly.

Catherine Dienne