Dessine-moi un jardin par Laetitia KRUMENACHER

Paysagiste de profession, Lætitia Krumnacher nous a dévoilé quelques secrets sur la manière de concevoir un jardin, les erreurs à éviter et les étapes successives à prendre en considération pour y parvenir : dessiner le plan en partant de l’entrée, choisir les clôtures, localiser la terrasse, positionner la pelouse, enlever les intrus….

Nous avons bien compris que le paysagisme, c’est de l’art.


Journée parisienne : visite de la collection MOROZOV

Fruit d'une collaboration avec le Musée d’Etat de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, le Musée d’Etat des Beaux- Arts Pouchkine et de la galerie Tretiakov de Moscou, cette exposition fait suite, cinq ans plus tard, à celle de la «Collection Chtchoukine » qui révéla des œuvres célèbres notamment autour de Matisse et Picasso.

La Fondation Vuitton présente quelques deux cents toiles emblématiques des mouvements impressionnistes et post-impressionnistes français ainsi que de nombreuses œuvres de peintres russes contemporains. Cette collection résulte de la passion pour l’Art et des choix plus que judicieux des deux frères Morozov, Mkhaïl et Yvan, riches industriels du textile russes, amis de Chtchoukine, qui ont réuni environ deux cents peintures d’artistes russes et d’impressionnistes français de la fin du XIX° et du début du XX° siècle.

Ainsi, au cours de la visite de l’exposition, on rêve à travers la lumière du Maroc des tableaux de Matisse et les couleurs chatoyantes de la Polynésie à travers ceux de Gauguin. Ensuite sont présentées les toiles des impressionnistes tels que Monet, Renoir, Van Gogh, Manet, Degas, Derain, Vlaminck, Cézanne, Picasso Bonnard, Denis, Matisse, sans oublier les sculptures de Rodin, Camille Claudel et Maillot, qui forment un ensemble extraordinaire…mais surtout dont certains nous sont inconnus !

Enfin, il ne faut pas omettre de citer les œuvres des peintres russes contemporains qui constituent près de la moitié des acquisitions des frères Morozov et dont un nombre important est exposé ici : Ainsi peut-on citer parmi d’autres Korovine, Sérov, Vroubel, Larinov, Koutchalovski, Machkov, Serian.

Cette collection exceptionnelle, jamais sortie de Russie jusqu’à ce jour, nous a transportés pour un moment, dans un monde de rêve tellement bienvenu dans ce contexte morose !...


Visite de la Cité du Vitrail

Quel privilège de pouvoir profiter d’une visite privée de la future Cité du Vitrail, installée dans l'ancien Hôtel Dieu, espace où l’Art du Vitrail sera décrypté sous tous ses aspects (humain, historique, technique et iconographique). Nous sommes toutes restées admiratives devant cette réalisation architecturale alliant l’ancien et le moderne et ne pouvons qu’être impatientes de venir admirer les vitraux qui y seront exposés.

On peut admirer dans la chapelle les grandes baies en verre noble, les peintures en trompe l’œil, le plafond entièrement peint et au-dessus de la grande porte le magnifique vitrail réalisé par Flavie Vincent-Petit et Fabienne Verdier


Christine THIEBLEMONT : Bulle, méthode de lecture et influence d’un auteur de jeunesse

Christine Thiéblemont, lycéenne nouvellement entrée au Club, nous a fait découvrir la passion de son métier d'enseignante.

D'une belle rencontre à Orléans avec l'auteure de jeunesse Marie-Aude Murail, est née une méthode de lecture, « Bulle », fruit de cinq années d'échanges.

Le constat d'échec d'un élève à entrer dans l'apprentissage de la lecture a décidé ces deux femmes passionnées à conjuguer leurs efforts pour concevoir une méthode fondée sur le déchiffrage syllabique, alors peu prôné dans les écoles. Aidées d'une conseillère pédagogique, elles ont forgé un outil de travail, tant pour l'enfant que pour l'enseignant.

Et pour donner de l'appétence aux jeunes lecteurs, Marie-Aude crée le personnage de Romarine, qui correspondra régulièrement avec les élèves de la classe, et dont la première aventure est « l'espionne fonde son club ».

Composé des cinq amoureux de Romarine, il va attirer dans ses aventures tous les lecteurs déjà fans de leur héroïne.

Cette belle connivence et cette fidélité entre les deux amies perdure et l'esprit voulu par l'auteure demeure, en dépit du changement d'illustrateur depuis la première aventure.


James Bond et la guerre froide par M. BERTRAND

C’est avec passion et brio que Sébastien Bertrand, historien, nous a brossé un tableau de James Bond à travers ses films qui se situent pour beaucoup au cours de la période trouble de la guerre froide (1947-1989). Personnage fictif ambigu créé par Ian Flemming (1908-1964) ayant lui-même travaillé dans les services de renseignements pendant la 2nde guerre mondiale : Ce dernier écrira 21 romans et créera 26 films dont 16 entre 1962 et 1989.

Enfant de la guerre froide, James Bond apparaît sous les traits d’un agent secret assez anonyme, sans grande personnalité, peu sympathique voire un peu déshumanisé, de nom de code « 007 », qui devient un personnage de cinéma : Ainsi, dans « Casino royal », en mission contre un agent double russe en France, il se bat contre les membres du SMERSH, association d’espionnage soviétique.La guerre froide apparait comme une « saga en films » telle dans « James Bond contre Dr.No »en 1962, dont l’avant-première a lieu en octobre, mois où éclate la crise des missiles de Cuba…Coïncidence ?

De 1964 à 1979, 9 films vont sortir dont « Goldfinger » et « On ne vit que deux fois » interprété par Sean Connery, « L’espion qui m’aimait » avec Roger Moore.

Le film le plus marqué par la guerre froide semble être « Octopussy » en 1983 puis son hors- série « Jamais,plus jamais » dont l’action se passe en Afghanistan. Puis c’est une guerre froide revisitée par Bond où il se bat contre les communistes russes, asiatiques ainsi que les néo-nazis, notamment dans « Goldfinger ». Enfin, certains films dénotent une certaine nostalgie de la guerre froide tels que « Goldeneye », « le monde ne suffit pas », « Meurs un autre jour », « On ne vit que deux fois ».

James Bond reste malgré tout un héros britannique chargé de maintenir l’honneur de la Couronne même s’il apparaît comme un agent de la CIA dans ses premiers romans.

Un très bon moment lors de la présentation de ce personnage original situé dans un contexte historique et politique particulièrement complexe, difficile à transcrire de façon exhaustive.


JEANNE D'ARC EN CHAMPAGNE par M. DEMOUY

La bataille d'Azincourt en 1415, durant la guerre de Cent Ans, a infligé de lourdes pertes à la chevalerie française, vaincue par la suprématie des archers anglais. C'est une cause majeure de l'épopée de Jeanne d'Arc.

A l'époque de Jeanne, la France est déchirée entre les Armagnacs, fidèles au roi de France et les Bourguignons, alliés au roi d'Angleterre. Les Anglais mettent le siège devant Orléans pour s'emparer de la vallée de la Loire, alors que le dauphin est réfugié à Bourges, puis à Chinon. Jeanne demande à Robert de Baudricourt, responsable de la place forte de Vaucouleurs, dont dépend Domrémy, de lui fournir une escorte pour la conduire à Chinon. Elle souhaite rencontrer le dauphin et le conduire à Reims pour le faire sacrer roi de France. La Champagne est terre de rivalités. La ville de Vitry a dû capituler et celle de Troyes, qui a vu la signature du « honteux » traité en 1420 entre Henri V d'Angleterre et Charles VI, devrait ouvrir ses portes. Mais la jeune fille est déterminée et décide le futur roi à lever une armée pour bouter l'anglais hors de France. Elle-même chevauche pour accueillir le futur souverain à Reims et assister au couronnement du roi Charles VII en juillet 1429, comme le lui avait annoncé une voix divine.


Rencontre avec la Chaux de Fonds

Le lundi 4 octobre, une bonne vingtaine de lycéennes suisses de la Chaux de Fonds, accompagnées de quelques conjoints, avaient souhaité nous rencontrer lors d'un périple de plusieurs jours en Champagne.

Un dîner fort convivial fut organisé au Cellier St Pierre et la répartition de nos hôtes à différentes tables a permis d'échanger et de mieux connaître leur ville, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, au titre de son patrimoine immobilier et de son urbanisme horloger, tout comme sa voisine Le Locle. Si cette ville du canton de Neuchâtel est berceau de l'industrie horlogère, elle est aussi lieu de naissance de nombreuses personnalités comme Le Corbusier, Blaise Cendrars ou Louis Chevrolet.

De nombreux parallèles furent établis entre nos deux villes : industrie textile ou horlogère, musées créés à l'initiative de couples d'industriels, richesse culturelle...

Les contacts furent très chaleureux, et le retour positif puisque le club suisse nous convie à leur rendre visite les 5, 6 et 7 mai 2022.


Littérature du monde

Notre année a bien démarré, masquées chez Odile une première fois et ensuite par Zoom : nous découvrons la Pologne et ses auteurs.

Isaac Bashevig Singer, prix Nobel 1978, "le Charlatan" : à rapprocher de son livre "Ennemies", une histoire d’amour. Il s’agit d’hommes qui ont vécu l’holocauste, qui émigrent aux Etats-Unis où ils mènent une vie compliquée.
Singer maîtrise l’évocation des situations complexes et sa grande compréhension du cœur humain avec humour et considérations philosophiques. Tous ces livres ont été écrits en yiddish et l’on y apprend pas mal de choses sur la pratique juive orthodoxe.

De Singer aussi, "Le Blasphémateur" : ce sont des nouvelles, un jeune garçon se pose des questions existentielles, il est exclu petit à petit, vieillit seul sans avoir eu de réponse à ses questions.

Olga (nous l’appellerons Olga !!), le prix Nobel de Littérature 2018, "Les Enfants Verts" : conte historique du XVIIème siècle, la peur de celui qui est différent ? Hommage à la nature.

Olga, toujours, "Dieu, le temps, les hommes et les anges" : nous sommes quelque part, et nulle part à la fois. Un joli conte, écriture originale, inventive et poétique. C’est le troisième roman d’Olga Tokarczuk, et son premier grand succès populaire.

Pietr Pazinski, "Pension de Famille" : un jeune homme revient sur son passé et sur l’un des lieux de son enfance, une pension de famille à Varsovie.

Milozenski, "Les Impliqués" : lors d’une thérapie collective, l’une des quatre personnes est assassinée. Description de la corruption de la justice, psychologie des personnages très bien traitée, références politiques et religion toujours très présente. Très bon livre.


Coup de coeur musical

Pour la reprise du coup de cœur musical chez Odile, nous écoutâmes le concerto pour piano n° 1 de Beethoven et la sonate pour piano n°4 op.7 dans un enregistrement ancien de Deutsche Gramophon, avec au piano le célèbre pianiste italien Arturo Benedetti Michelangeli et l’orchestre symphonique de Vienne sous la direction de Carlo Maria Giulini.

C’est l’occasion de célébrer en 2020, le 250 ème anniversaire de la naissance de Beethoven. Le concerto n°1 a été composé en 1795 tandis que la sonate n°4 a été écrite entre 1796 et 1797, les deux œuvres étant dédiées à la Comtesse Anna-Luisa de Keglevich.

Né en 1920 et mort en 1995, Arturo Benedetti Michelangeli est quant à lui, l’un des plus grands pianistes du XXème siècle. Doté d’un fort caractère, il ne jouait que lorsque les conditions étaient réunies pour donner le meilleur de lui-même. Il lui arrivait d’annuler un concert en plein milieu s’il considérait que le piano n’était pas à son niveau. Il se déplaçait parfois même avec son piano.


Conférenve sur Magellan

Conférence d’Olivier Mignon : Magellan et le premier cercle du monde

Olivier Mignon nous a entraînées dans le sillage des cinq navires de l’expédition maritime dirigée par Fernand de Magellan.

Les grandes découvertes de Fernand de Magellan

Commanditée par Charles Quint, l’armada partit de Séville en août 1519 et s’acheva 1124 jours plus tard avec le retour d’un seul bateau et de quelques survivants. Durant cette circumnavigation qui devait permettre de trouver la route des « îles aux épices » (Moluques), le capitaine-général portugais dut affronter l’hostilité des membres espagnols (dont Juan de Cartagena), les mutineries, la famine et le scorbut, mais aussi les combats avec des autochtones. C’est ainsi qu’il trouva la mort sur l’île de Mactan en1521