Véronique Matteoli: présidente d'honneur

Chères amies,

Le conseil d’administration du LCIP a voté à l’unanimité la nomination de Véronique Mattéoli, Past Présidente de notre club et Past Présidente de la Fédération Nationale au rang de Présidente d’Honneur du Lyceum Club International de Paris.

Comme les deux grandes présidentes d’honneur du Club de Paris que sont Solange de Saint Rapt et Solange Descours, Véronique Mattéoli a donné de son temps, de son intelligence, de son ouverture d’esprit et de son cœur pour nos clubs, cette nomination est naturelle.

Un membre du Club parlant du magnifique verbe de Véronique m’a dit « ses discours étaient des bouquets de fleurs ». Je sais que je n’ai pas ce talent mais j’espère qu’elle prendra mes quelques mots comme une manifestation sincère d’admiration, de respect et surtout de grande amitié.

Véronique est rentrée en 2010 au Lyceum de Paris et a très rapidement intégré le CA de Solange Descours où son impact sur le groupe a été immédiat et l’a naturellement placée comme successeur de Solange. Elle a été notre présidente à Paris de 2013 à 2017 puis a été élue présidente de la Fédération Nationale.

La liste de ses contributions au cours de ses multiples mandats est longue trop longue pour qu’on les cite aujourd’hui toutes et j’espère qu’elle me le pardonnera ! 

Par où commencer

  • Un entregent qui nous ouvrira les portes des ambassades de Pologne et Grande-Bretagne mais aussi de la cour des comptes et du sellier Hermès (boutique, musée et ateliers des commandes spéciales) ;
  • Des contacts privilégiés avec Catherine Arminjon et Beatrix Saule qui nous permettront de visiter le château de Versailles de manière régulière et privilégiée et comme on ne l’a plus jamais fait ;
  • Une ouverture d’esprit pour toujours écouter les idées nouvelles et cela donne « Les Viva l’Opéra » sur proposition d’Edith Walter ! Cela donne aussi la lyceum Golf Cup de Brigitte Ferran pour satisfaire les golfeuses ;
  • Le sens du partage y compris de son héritage danse reçu de ses parents et en particulier de sa maman la grande Françoise Adret qui nous a permis de visiter l’Opéra, des sous-sols à la Rotonde, et qui continue à nous éclairer sur le ballet par ses passionnantes conférences étayées et illustrées ;
  • La capacité à faire briller les autres. Je ne citerai qu’un exemple : Véronique a toujours su s’entourer de femmes à son image : intelligente et bienveillante. C’est ainsi qu’elle a confié à Isabelle Schlumberger le cercle Femmes Activesqui a permis de recruter un nombre impressionnant de nouveaux membres (10 nouvelles en 2013, et en 2014, et encore 2015 et 2016. Beau record à battre ! et Véronique nous a ainsi offert une autre grande présidente, Isabelle.

Je passe les conférences, les expositions et les concerts !

Mais je retiens des évènements que Véronique a rendu « statutaires ». On n’imagine pas le club de Paris sans le déjeuner des vœux au Sénat, le goûter des anciennes, le déjeuner de rentrée et le goûter de Noel avec des ventes aux enchères jamais battues pour aider la belle cause Imagine qui je sais continue à lui tenir à cœur.

Je ne peux pas non plus oublier ses liens profonds avec l’international qui ont renforcé le jumelage avec Bâle (plus de 3 échanges en 4 ans, qui ont permis le jumelage avec Bruxelles, qui ont vu la création de voyage à 6 clubs jumeaux croisés au Mont St Odile.

Je me rappelle aussi les magnifiques Assemblées Générales offertes à toutes les lycéennes et tout le travail de fond pour que les clubs soient mieux équipés en termes d’outils de communication dont la traduction du Crusaders de Constance Smedley.

Que de cadeaux, Véronique, tu nous as faits.

Mais il en est deux pour lequel je voudrai tout particulièrement te remercier au nom des lycéennes

  • Les 110 ans de Paris, en 2016, à la cité Universitaire et pour lequel tu as fait, avec Florence Jaunez, un remarquable travail sur les archives qui a permis la rédaction du précieux livre sur l’histoire de notre club ;
  • Les magnifiques journées culturelles internationales, sous la présidence d’Isabelle Schlumberger, que tu as préparées avec une équipe de choc et une efficacité remarquable et qui ainsi ont contribué à l’aura de Paris et de la France dans le réseau Lyceum. Le film qui défile derrière nous en est la preuve.

Quel bilan ! Tu peux être si fière de tout ce que tu as fait.

Mais là n’est pas ton plus grand mérite. Ton mérite c’est d’avoir fait tout cela avec subtilité, élégance, bonne humeur, fantaisie et bienveillance. 

Que nous soyons dans le bonheur ou la douleur, tu as toujours les mots justes. Tu es proche.

Alors j’ai un regret, un grand regret. J’ai travaillé pour toutes les présidentes sauf toi et je me dis que j’aurai tant appris à tes côtés. Je me sens bien humble face à ton héritage mais je me sens aussi reconnaissante et fière d’être dans tes pas.

Et puis tu aurais pu m’apprendre à faire des discours comme des bouquets de fleurs ; alors en attendant voici des fleurs pour les mots que je n’ai pas su dire.

Avec toute la reconnaissance du Club et des tes amies, nous sommes ravies de te nommer Présidente d’Honneur.

Pascale Anderson Mair


Claire Combastet, 25 ans de Lyceum

Madame la présidente de la Fédération, chère Isabelle, Madame la Présidente chère Pascale, Mesdames les past présidentes et chères amies,

Merci à toi Pascale de m’avoir sollicitée pour parler de notre amie Claire Combastet, cela m’a touchée et honorée.

Claire, lumineux prénom, pour une belle personne, qui fleure bon l’air pur et lumineux de sa Savoie.

Raconter Claire est une gageure, 

Claire, tu et unique et multiple, et dès notre rencontre nous nous sommes trouvé des affinités élémentaires et particulières.

Tu es originaire de Chambery (comme une partie de ma famille) et fière de l’être : tu en porte toutes les belles qualités : indépendante, sensible et gaie, sociable et ouverte, une âme élevée et forte, pure et lumineuse comme l’air de ton pays. 

Très jeune tu entre au Quai d’Orsay et déjà ton esprit d’ouverture aux autres, ta curiosité intellectuelle, ton goût des arts et ton humour font merveille.

Très vite tu rencontres ton époux Michel, et deviens »sa folie douce » (le mot n’est pas de moi. )

Main dans la main , couple fusionnel, vous avancez  en regardant dans la même direction . Parents exemplaires de trois enfants (nous avons la joie d’avoir ta fille Carole parmi nous) , les épreuves de la vie ne vous épargneront pas, vous y ferez face avec un courage qui  n’a d’égal que votre résilience.

Tout au long de ces années, très active, tu t’implique tout à la fois dans un club d’investissement, qui te permettra d’acquérir une magnifique collection de sanguines de Jules Cheret , et dans diverses associations, dont France-Italie, et Bienvenue en France . C’est là que tu  rencontreras ta chère amie Marina , déjà lycéenne. Ensemble vous partagerez  ô combien de voyages  et ô combien de bridge !et tant d’autres souvenirs. Quand on aime, on ne compte plus !!

Tu entreras au Lyceum en 1995

Fidèle à ta nature si ouverte, tu seras très vite  membre du Conseil pendant 10 ans, sous les présidences de Solange de St Rapt et de Solange Descours et tu t’attachera à accueillir régulièrement les lycéennes venant d’autres pays.

A contrario, d’esprit curieux, avide de découvrir et de rencontrer, tu participe chaque fois que faire se peut aux voyages du Lyceum, pour visiter nos amies de l’international où tu retrouve   toujours les valeurs lycéennes d’amitié, de culture, de partage et d’échange qui te sont chères. 

En 2008 pour les 100 ans du Club de Florence, tu prends l’initiative d’inviter une proche  amie bruxelloise, Marie Claude Stéfanovic, qui repartira convaincue de créer à Bruxelles un Lyceum : ce qui fut fait tambour battant.

Lors de mon entrée au Lyceum, tu m’as accueilli avec ta générosité et son ouverture d’esprit habituelle, ta gaité et son humour faisant merveille auprès des jeunes lycéennes nouvellement adoubées ; t’écoutant avec attention, ta voix et ton rire  si particuliers, réveillaient en moi des souvenirs lointains , de copains d’avant : c’est ainsi que nous avons découvert que ta sœur France et ton frère André faisaient partie de ma garde rapprochée quand j’étais étudiante !!( autre affinité) 

Depuis presque 30 ans, ma chère Claire, toujours présente, fidèle, attentive et ouverte aux autres, tu rayonne au Lyceum tant auprès de nos plus anciennes amies avec lesquelles tu as tissé des liens très forts, mais également auprès des nouvelles venues, qui en t’écoutant découvrent avec bonheur ce que j’ai moi-même trouvé en entrant au Lyceum : le Gout des autres et celui de l’esprit.

Merci Claire d’être là et d’être Toi. 

Véronique Matteoli


Yoko Grandsagne, 25 ans de Lyceum

Ma chère Yoko,

C’est à moi que revient l’honneur de te présenter à nos amies pour fêter ensemble ce bel anniversaire.

Étudiante japonaise, tu es arrivée à Paris pour entrer aux Beaux-Arts et tu décides de t’établir dans notre belle ville. Une de tes amies te parle du Lyceum Club International de Paris et t’invite à participer aux activités. Tu es admise au sein du LCIP en 1996, sous la présidence d’Hélène de la Baume, avec pour marraines Lucile VIGNIAL et Jacqueline OQUET, toujours membres du club.  Tu étais l’une des plus jeunes membres, puisque tu avais une trentaine d’années.

Tu déploies tes talents d’artiste peintre, spécialisée dans le travail de la feuille d’or et tu deviens une artiste reconnue qui nous a éblouies par tes magnifiques expositions, que ce soit notamment à Nice, Paris ou à Vienne, en Autriche. Solange Descours t’a régulièrement mise à l’honneur dans « la vie du Club », en informant les lycéennes de tous tes travaux.

Parallèlement, tu t’intéresses au bien-être et aux techniques de relaxation. Tu avais donné une conférence sur ces sujets à l’Interallié en 2018. Tu as d’ailleurs développé tes propres techniques de méditation dont tu fais bénéficier un public japonais, notamment grâce au développement des outils digitaux.

Depuis quelques années, nous te voyons moins souvent : tu résides principalement à Nice mais tu restes fidèle au LCIP où tu as de nombreuses amies.

Merci Yoko pour ta grande amitié à laquelle nous sommes sensibles.

Geneviève Sabet


Michelle Deroure, 25 ans de Lyceum

Discours à Michelle Deroure : médaille 25 ans Lyceum

Madame la Présidente, Chère pascale,

Lorsque tu m’as demandé de dire quelques mots au sujet de Michelle Deroure pour ses 25 ans
passés au Lyceum, bien que je n’y sois entrée qu’en 2011, j’ai volontiers accepté, car l’Histoire
a ses clins d’œil et Michelle m’a aidée par ses écrits.
Je commencerai mon propos en disant : « Tous les chemins mènent au Lyceum »
Michelle est une femme cultivée et charmante. Je vous propose de partir en voyage avec elle à
20000 kms de Paris et 20 heures de vol. Attachez vos ceintures.
Originaire de l’Anjou, passée par les rues d’Assas et des St Pères, Michelle rencontre un homme
d’affaires qui l’emmène vivre au bout du monde : Djibouti, Nouvelle-Calédonie, Nouvelles
Hébrides devenues le Vanuatu, Wallis et Futuna, territoires que j’ai bien connus par sénateurs
interposés, car ils ont illustré mes plus belles nuits au service de la République. Quelques noms
me reviennent en mémoire : Lafleur, Ukeiwé, Loueckhote et notre, chouchou, Sosefo Makapé
Papilio, resté 27 ans sénateur de Wallis et Futuna...
Veuve dès l’âge de 39 ans, Michelle revient à Paris.
Six ans plus tard, en 1981, elle repart à Nouméa pour revoir sa belle-famille.
Là la magie de la Mélanésie opère : Michelle séduite par le président de la cour d’appel de
Nouméa, se remarie et se réinstalle en Calédonie, appréciant de nouveau la vie dans cette nature
luxuriante et les grands espaces de brousse, tels qu’on en trouve en Australie... et dans les
westerns américains.
Suivent des années à propos desquelles Michelle écrit : « J’ai aimé cette expérience, la beauté
des paysages et la gentillesse des Mélanésiens. »
Carrière oblige, en 1987, son mari est nommé président de la cour d’appel de Dijon.
Dijon pendant deux ans, là où Michelle découvre l’existence du Lyceum. Elle est invitée à
participer à un goûter très sympathique chez des Dijonnaises. Michelle écrit : « J’en retiens
l’idée. »
En 1989, retour définitif à Paris, la Cour de cassation pour son mari et les joies de sa famille
retrouvée pour Michelle.
Une amie Monique Taittinger lui parle alors du Lyceum, et pour l’attirer l’incite à
l’accompagner à la rencontre des Lycéennes de Londres.
En 1996, sous la présidence de la Comtesse Hélène de la Baume, Michelle entre au Lyceum
avec pour marraines Monique Taittinger et Viviane Theulet-Luzié, une amie de sa famille.
Puis, attirés sans doute par le beau temps du Midi, Michelle et son mari vivent la moitié de
l’année à Cannes...En 2011, j’entre au Lyceum. Subjuguée par sa présidente, Solange Descours, je participe à
toutes les activités à l’instar de Marie-France Juilliard, à laquelle je tiens à rendre hommage
émouvant, car elle m’a accompagnée avec une grande gentillesse dans mes premiers pas au
Lyceum.
Je vois beaucoup de visages que je ne connais pas.
Quelle stupéfaction, quand, un jour, j’aperçois dans ma rue le visage de cette femme cultivée,
et charmante, dont je vous parle et qui arrive raquette de tennis sous le bras !
Je m’avance vers elle et lui dis : je crois vous avoir rencontrée au Lyceum. Regrettant de ne pas
la voir plus souvent, j’engage la conversation. Michelle m’explique que, pour des raisons
familiales, elle ne peut pas participer autant qu’elle le voudrait aux activités du Lyceum.
En 2017, Michelle est seule. Je l’incite à nous rejoindre au cercle de marche du Ranelagh.
Là Élisabeth Germain la découvrant l’invite à participer à notre cercle de conversation anglaise.
Et nous partons ensemble dans le même train et le même hôtel aux AG à Troyes et à Bordeaux.
Et je l’espère bientôt à Caen...
L’amitié n’ayant pas d’âge ni de temps, je pourrais dire à la du Bellay :
Heureuse qui, comme Michelle a fait des beaux voyages
En s’aventurant jusqu’aux îles Salomon
et puis est retournée pleine d’usage et de raison,
Vivre auprès de ses amies du Lyceum le reste de son âge,
Michelle écrit beaucoup mieux que moi et ce sera ma conclusion :
« Si, dans mes premières années au club, je n’ai pas pu être très présente pour des raisons
familiales, je me suis bien rattrapée depuis ! ».
Je te remercie, chère Michelle, de ta précieuse amitié et suis très heureuse que notre présidente,
Pascale Anderson Mair, te remette aujourd’hui la médaille de tes 25 ans de présence au Lyceum.
AG le 3 février 2022
Monique Muyard