Hommage à Françoise Dieterlen

Membre du Lyceum Club International de Paris (2008-2021)

Une journée d’hommage à Françoise Dieterlen a été organisée le 21 juin 2022 à l’université Paris-Sorbonne (Jussieu) à l’initiative de Thierry Jaffredo, directeur de recherche et de la Société de Biologie. A cette occasion, il a été proposé au Lyceum d’exprimer sa gratitude par la voix de Solange Descours, présidente d’honneur. Une douzaine de lycéennes était présente à cette journée.

L’arrivée de Françoise Dieterlen au Lyceum Club International de Paris a été précédée d’une longue et brillante carrière de recherche en Biologie embryonnaire. Directeur de Recherche au CNRS, puis présidente de la société de biologie, Françoise était néanmoins fort discrète sur ses découvertes fondamentales concernant l’origine des cellules souches hémato poïétiques. Elle était chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur et officier dans l’ordre national du Mérite. Elle s’est éteinte le 13 juillet 2021.

Les raisons qui l’ont conduite à se porter candidate au Lyceum Club International de Paris au moment de sa retraite sont avant tout personnelles. En effet, Françoise connaissait très bien notre club et depuis très longtemps car elle était la belle-fille de Germaine Dieterlen, éminente ethnologue et africaniste, spécialiste des Dogons, ce peuple mystérieux du Mali. Germaine avait marqué le Lyceum de l’après-guerre et s’y était fait de nombreuses amies qu’elle recevait l’été dans sa maison de famille des Cévennes. Parmi ses amies, une jeune femme qui est toujours des nôtres, Émilie Boguet est restée proche de la famille, de Françoise et des enfants de Françoise, Catherine et Jean-Pierre que je remercie de leur invitation. 

En 2008, Françoise étant un peu plus libre, Émilie organise le premier déjeuner avec Solange Descours, présidente dans ces années-là, aussitôt impressionnée par sa « beauté paisible », son regard et son sourire empreints d’humanité et d’intelligence, sa discrétion et sa modestie. De l’avis unanime, toutes ses qualités ne seront jamais démenties. 

Dès son entrée au Club, Françoise est présente sur tous les plans : jamais absente d’une conférence, curieuse de rencontrer nos clubs jumeaux et en particulier celui de Bâle où elle se rend et s’inscrivant aussitôt à un cercle de littérature française où son rôle sera loué.

L’idée perce alors de lui demander d’organiser une conférence à la mémoire de Germaine Dieterlen, laquelle a laissé une impressionnante bibliographie ainsi que nombre de documentaires très professionnels sur l’Afrique. Peu de temps après la réponse arrive : Françoise a pu retrouver un documentaire de Philippe Costantini, réalisé en 2004 pour FR5 lorsque cinq ans après sa mort, les Dogons organisent pour Germaine une cérémonie d’obsèques sur leurs terres. Ce fût un grand moment de mémoire de notre club dont nous lui sommes très reconnaissantes.

Pendant les dernières années, Françoise a donné  tout son sérieux et son intelligence, son cœur et sa culture à enrichir les trois cercles, auxquels elle participait : littérature française, lecture anglophone qu’elle avait contribué à créer et bridge. Son anglais était parfait, à l’écrit aussi bien qu’à l’oral, ses choix de livre incontestés, ses analyses d’une grande finesse. Toujours avec discrétion et modestie et jusque dans la maladie.

Françoise, nous garderons un beau souvenir d’une personne rare.

Solange Descours


Dîner en blanc Mères - Filles

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Nombreuses sont les lycéennes « fille de lycéennes, mère de lycéenne, sœur ou belle-sœur de lycéenne »…aussi nous a-t-il semblé amusant d’ouvrir à nouveau notre rendez-vous annuel du mois de juin au Polo de Paris à nos filles, belles-filles, cousines et amies proches et leur faire ainsi découvrir pourquoi nous nous plaisons tant au Club. Certes il y a le programme culturel, certes il y a la dimension internationale mais le vrai secret de notre club est sa dimension amicale.

Le dîner « mères-filles » du 8 juin a été fidèle à notre ADN : un événement très joyeux et très amical. Nous étions plus de 94 dames de tous les horizons, de toutes les générations et de toutes les parentés possibles, toutes de blanc vêtues à profiter de cette soirée unique dans un cadre unique et à beaucoup s’amuser.  Nos « filles » ont apprécié le club de maman et rendez-vous a été pris pour l’année prochaine.

Pour qu’entre temps, elles ne n’oublient pas, nous avons préparé une petite carte de visite (taille américaine, parfaite pour les portefeuilles) ou en plus d’un rappel synthétique de notre organisation internationale, nationale et parisienne avec les adresses des sites, nous avons imprimé le QRCode du club donnant accès directement à nos programmes et activités. N’hésitez pas à demander vous aussi votre carte pour être toujours au fait de ce qui se passe au LCIP.


Eugène Delacroix à Paris

"La piéta" E.Delacroix / Saint-Denys-du-Saint-Sacrement Paris 3ème

Le vendredi 13 mai 2022, nous nous sommes mises en route sur les pas de Delacroix, considéré comme le principal représentant du romantisme. Tout d'abord, dans l’Eglise St Denys du St Sacrement, rue de Turenne, nous avons pu admirer sa Pieta, récemment restaurée ; dans l’église St Paul et St Louis, nous avons vu le Christ au Jardin des Oliviers, une des ses rares oeuvres religieuses. Sur le côté de l'Hôtel de Ville, une statue lui rend hommage. Après avoir traversé la Seine, nous avons fait une halte souvenir à son atelier, Place Fürstenberg, puis un long arrêt à la chapelle des Anges de St Sulpice, où notre conférencière nous a décrypté les oeuvres de la chapelle des Anges, et le secret des anges combattants. Enfin, la promenade s'est terminée au jardin du Luxembourg, devant la fontaine monumentale érigée par Jules Dalou, hommage public offert à Delacroix après sa mort, sous les ombrages près de l'Orangerie. Une pause admirative bienvenue !


Goûter de Printemps

Nous vous avions convié le jeudi 12 mai à venir  fêter le joli mois de mai dans les jardins de l’Interallié et que ce fut beau ! 

Confortablement installées par tables de 8 sous les parasols car le temps était de la partie, nos 35 amies se sont éternisées. Mais il faut dire que l’ambiance était amicale, les conversations joyeuses, les échanges nombreux et le buffet extraordinaire (sans exagération) !

En effet après canapés et gougères, nous avions le choix entre gaufres, muffins, choux farcis, tartelettes au citron, gâteaux au chocolat, salade de fruits rouges tant et si bien qu’à 18h00 il restait encore des lycéennes et des gâteaux !

Si je vous dis que l’on nous a mis gentiment « à la porte », vous aurez compris que ce fut beau et bon !


Les sources de la bienveillance depuis le care de Carol Gilligan

« Comprendre le monde à la lumière de quelques concepts en vogue et de leurs thuriféraires » était pour 2021-2022 le fil conducteur du cercle philosophique du LCIP qui s’est terminé le mardi 12 avril par une conférence à l’Interalliée sur « Les sources de la bienveillance depuis le Care de Carol Gilligan ».

Le cercle, avant de conclure sur le thème de la bienveillance, avait déjà échangé sur :

  • « Le temps à travers François Hartog et Hartmut Rosa »
  •  «La reconnaissance avec Hegel relu par Axel Honneth »
  • « Le progrès en compagnie de Pascal Chabot et Michael Fössel »

Présentée brillamment par Catherine Blondel, le thème de la bienveillance nous a ouvert des pistes de réflexions sur une perspective historique et sociale de la place particulière de la femme dans la bienveillance y compris dans le monde du travail.  Les quelques lignes de cet article ne permettent pas de couvrir l’exposé érudit de Catherine Blondel mais je partage avec vous sa recommandation « si vous ne devez ne lire qu’un livre », lisez l’éthique du care de Fabienne Bruyère. Quelques mots sur la conférencière, Catherine Blondel, qui a la gentillesse d’animer ce cercle pour notre club. Spécialiste des sciences humaines, normalienne (Philosophie et Sciences Sociales), agrégée de philosophie et diplômée de l’ESCP, Catherine conseille depuis de nombreuses années les dirigeants d’entreprise tout au long de leurs carrières. Elle a aussi créé de nombreux séminaires pour le développement des femmes à responsabilités dont « L’école des femmes »  ou « Femmes de tête ». Nous lui sommes reconnaissants de nous accompagner dans ces réflexions exigeantes et stimulantes.


VOYAGE A BALE DU 23 AU 25 MARS 2022

Ce voyage avait pour objectif de revoir nos amies bâloises. Le LCIP est jumelé avec le Club de Bâle depuis 2009. Le club de Bâle avait été reçu à Paris en 2019, pour fêter les 10 ans de jumelage.

Extraits de la lettre de remerciements de notre présidente Pascale Anderson Mair aux co-présidentes du club de Bâle :

Je ne veux pas attendre pour vous remercier de ce très beau séjour que vous nous avez préparé. Tout y était : 

- une organisation suisse: ponctuelle, efficace et attentionnée. C'était merveilleux d'être prises en main comme cela et se sentir si choyées

- un programme éclectique: promenade amusante et éclairante du vieux Bâle, un concert privé de qualité,  une journée variée en car avec Bern, Gugisberg et la fondation Abegg.  Cette dernière étant une jolie surprise, sans vous jamais nous ne serions allées dans ce village.

- des pauses gourmandes: du "picnic" au déjeuner dans l'auberge typique avec vue imprenable sur les pré-Alpes en passant par l'apéritif maison (merci Iris) et les réceptions chez les Lycéennes. Tout était bon, sympathique et très joyeux.

Vous nous avez gâtées et je sais que les parisiennes sont ravies de ce séjour.


bandeau musee de la chasse

Dans le cadre du parcours “A la découverte du Lyceum” était organisée la visite du musée de la Chasse et de la Nature qui a réouvert après deux ans de travaux.

Cette visite a permis de revoir les magnifiques salles de réception, de découvrir les nouveaux lieux d’exposition sous les toits, d’admirer les installations en ferronnerie (rampes d’escalier et lustres) et céramique, les tableaux contemporains de peinture à la cire.

Mais ce qui a le plus impressionné les 16 visiteuses lycéennes et amies, c’est le travail du carton, poétique, onirique et magique d’Eva Jospin. Ses œuvres sont impressionnantes par leur conception, leur taille, leurs détails et ne laissent pas indifférent. À voir absolument, c’est unique et époustouflant.

Bon sujet de conversation pour la dizaine de participantes qui ont ensuite dîné dans le quartier !

Pascale Anderson Mair


Les ateliers-Musée de Chana Orloff

Le Torse 1911, ciment

Créée en 1926 par deux architectes, Auguste Perret et André Lurçat, la villa Seurat était conçue comme une cité d’artistes où se côtoyaient écrivains, peintres français et étrangers. C’est au milieu de cette charmante ruelle du 14ème arrondissement, au numéro 7bis, que Chana Orloff choisit d’y faire construire son atelier, devenu aujourd’hui un musée en son honneur sous la direction de son petit fils. 

Villa Seurat
Chana Orloff

Grâce à notre conférencière, Florence de Thé, nous découvrons le destin exceptionnel de Chana Orloff ainsi que ses œuvres dans les ateliers qui les ont vus surgir.

Chana Orloff est née en Ukraine en 1888. Lorsqu’en 1905 les pogromes menacent les Orloff, la famille décide de partir s’installer en Palestine. Chana a alors 17 ans et se lance dans la couture. Cinq plus tard, elle s’installe en France pour apprendre la mode. Elle est embauchée par la maison Paquin où ses talents artistiques sont repérés par ses employeurs qui l’encouragent à intégrer l’école des arts décoratifs.  A partir de ce moment-là, la vie de Chana va être transformée. Elle devient une artiste reconnue, exposant aux côtés de Matisse, rencontrant Modigliani, Picasso ou Apollinaire qui lui présentera son futur époux, Ary Justman. Elle devient une ‘pionnière’ dans son domaine, la portraitiste de l’élite de Paris qu’elle s’amuse à immortaliser non sans une petite touche humoristique. Lors de la seconde guerre mondiale, Chana et son fils, Elie, échappent à la Rafle du Vel d’Hiv et s’exilent en Suisse, emportant ses petites sculptures de poche qui les aideront à survivre.  A la libération, elle retrouve son atelier pillé et saccagé, sa sculpture en sera affectée. Elle remplace les formes lisses par des surfaces rugueuses et consacre un certain nombre de ses œuvres à l’histoire de son pays, Israël. Elle décède en 1968 lors de l’organisation d’une exposition rétrospective à Tel-Aviv.

Le musée rassemble plus de 200 de ses œuvres, des petites sculptures de poche aux immenses femmes sans oublier les nombreux portraits d’amis. Mais un thème semble dominer chez Chana : la maternité. Est-ce une hommage à sa mère et grand-mère qui ont toutes les deux exercé le métier de sage-femme, ou d'ultimes preuves d'affection pour son fils Elie? Nous repartons subjuguées par la grâce et le réalisme de ses œuvres.  

Lauriane Bradford


Visite de l'Hôtel de la Marine

Monument emblématique de la place de la Concorde, l’Hôtel de la Marine est un superbe ensemble architectural créé au XVIIIe siècle par Ange-Jacques Gabriel, Premier architecte du Roi. Il abrita jusqu’en 1798 le Garde-Meuble de la Couronne avant de devenir, pendant plus de deux-cents ans, le siège du ministère de la Marine.

Les appartements de l’intendant du garde meuble de la Couronne sont le témoignage exceptionnel de l’excellence de l’architecture et du décor à la française au siècle des Lumières et permettent d’admirer notamment du mobilier estampillé par les meilleurs ébénistes, dont Riesener, des soieries magnifiques restaurées ou reproduites à l’identiques.

Les salons d’apparat qui bordent la loggia ont quant à eux été maintenus dans le décor voulu par le Ministère de la Marine au milieu du XIXe siècle.
 

Une visite passionnante, animée par notre conférencière, qui a également permis de découvrir de la loggia la place de la Concorde sous un magnifique soleil hivernal. 

Geneviève Sabet