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exposition:L'EMPIRE DES ROSES

visite commentée par CATHERINE LEGOFF :
Née avec l’accession d’AqaMuhamad au pouvoir en 1788, la dynastie Qajare va permettre à l’Iran de passer d’une vie nomade et rurale à une modernité proche de l’occident.
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Fath Ali Shah ouvre son pays, soutient les arts en tant qu’artiste et mécène ; il gouverne avec faste, crée l’ordre du lion et soleil à l’imitation de Napoléon Ier qu’il admire et dont il recherche la protection.
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Peinture, verrerie, art du métal ou calligraphie sont portés à un haut degré d’excellence.
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Mais c’est surtout son descendant Nasir al Din Shah qui transforme l’Iran en lui imposant ses découvertes occidentales telles que l’électricité ou le chemin de fer
. Sa découverte et sa passion pour la photographie aide à la transformation des mentalités au point qu’il exige l’enseignement de la perspective d’abord à l’école polytechnique et ensuite aux Beaux Arts.
Cette modernisation n’empêche pas la poursuite des méthodes artisanales traditionnelles qui offrent à cette période un équilibre entre authenticité autochtone et imitation occidentale, dans le respect de l’Islam chiite équilibré par le courant mystique.
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SYLVIE DELEDALLE ET FRANCE CHEVILLOTTE


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Escapade à TOURNAI à Tournai, à la découverte des Ateliers de la tapisserie et des jeux anciens,

Depuis le XVéme Siécle TOURNAI perpetue la tradition de la tapisserie.

Notre guide, un tournaisien fier de l'être nos donne d'abord rendez vous CRECIT (Centre de Recherche d'Essai et de Contrôle de l'Industrie Textile).

Il nous pilotera avec beucoup d'enthousiasme tout au long de la journée.

Dans ces ateliers de la tapisserie créé en par la province du Hainault travaillent 16 personnes pour répondre à des commandes privées ou de musées ou effectuer des opérations de restauration ou de conservation.
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Nous commmençons par la partie scientifique dans le laboratoire s'effectuent la recherche de couleurs (il y 6000 tons possibles !) et la réalisation du patron.

Le guide nous présente ensuite des œuvres de nombreux artistes Edmond DUBRUNFAUX, RIBERZANI ou encore Angela MELSEN; celle de Valérie CHUFFART « ode aux enfants disparus » a nécessite de la part de quatre licières quatre ans de travail.. Mounir FATMI ou encore DANIELI.

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Nous sommes pleines d'admiration en regardant travailler ces licières à la restauration ou à la conservation, avec quelle dextérité et quelle minutie !

Nous pouvons leur poser des questions auxquelles elles répondent très volontiers sans pour autant se laisser déconcentrer !

Vient ensuite le temps de la pause déjeuner dans un petit restaurant au pied du béffroi.

Puis le guide nous emmène au musé du folklore où nous pouvons voir les jeux anciens tel le bourloir ou les représentions de combats de coq, le tisserand , le savetier ou encore le maréchal férrand.

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De l'extérieur ce musée paraissait bien petit mais que de choses à admirer à l'intérieur, dont les célèbres porcelaines Tounaisiennes et tout ce qui touche à la vie des Tournaisiens.

Nous quittons le musée pour un estaminet où un spécialiste nous initie au « jeu de fer » encore pratiqué de nos jours.

Plusieurs d'entre nous s'y essayent mais notre présidente réalise d'entrée un coup de maître ….
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On est présidente ou on ne l'est pas ! …

DOMINIQUE CLINCKX ET MARTINE COILLIOT


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VISITE DU MUSEE DE LA LYS ET DU LIN

[*TEXTURE, MUSEE DE LA LYS ET DU LIN A COURTRAI*]

Mme Béatrice Ramboux, guide passionnée, nous pilote dans le musée, situé au bord de la Lys, près d’un majestueux pont moderne. Le bâtiment était autrefois un dépôt de lin, il a été aménagé en préservant l’ossature et le sol du bâtiment ancien, de nombreux panneaux et cloisons sont en copeaux de lin aggloméré, les rideaux et tentures en lin.
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Toute la plante est utilisée : les graines en huile comestible, l’huile dans les peintures, l’écorce en tourteaux, les fibres, qu’on libère de la tige par le teillage, très résistantes, servent pour l’isolation si elles sont courtes et pour le tissu si elles sont longues. Linceuls, vêtements, filets, sacs, linge de maison, … mêlé à de la résine et de la poudre de liège il devient du linoleum… on en fait encore des biscuits, des produits de nettoyage, de la farine, de la toile pour tableaux, des vernis, des cordages, du papier à cigarettes… des éléments de carrosserie de voiture… nous avons vu aussi un adorable couffin pour bébé, fait d’une coque très rigide à base de lin. Compressé il servira bientôt dans la fabrication de vélos, de semelles, de revêtements de sol, et même d’instruments de musique…
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De nombreuses familles travaillaient le lin d’un bout à l’autre : du semis de la plante jusqu’à la commercialisation du produit fini, ceci jusqu’à l’industrialisation vers 1850. Après cette période vint la spécialisation dans le traitement du lin : à Yseghem on faisait des chaussures, à Brugges de la dentelle, à Courtrai on pratiquait surtout le rouissage : les tiges de lin en bottes sont immergées dans l’eau (ici la Lys) pendant un certain temps pour pouvoir ensuite les débarrasser de leur écorce et ainsi libérer la fibre.
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La Lys fut appelée « Golden River » par les anglais : le rouissage lui donnait une teinte dorée. Plus tard le rouissage fut pratiqué dans de grandes cuves en béton, qui raccourcirent considérablement la durée de cette opération. Grande prospérité pendant les guerres, le krack de 1929 inaugura quelques années noires, mais la filière lin sut rebondir et inventa des machines électriques et bientôt se créa un réseau mondial de l’industrie du lin.
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De nombreux pigeons en lin ornent un mur du musée : Mme Ramboux nous explique que les Allemands pendant la guerre avaient réquisitionné le bâtiment pour y enfermer les pigeons qu’ils avaient capturés pour les empêcher de porter les messages qui leur étaient confiés. C’était une prison pour pigeons, un hommage leur est ainsi rendu…
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Le dernier étage, moderne, expose de magnifiques réalisations en Damas et en dentelle.

[*CÉCILE LEURENT et MARTINE COILLIOT]


LE TRIBUNAL DE COMMERCE DE LILLE METROPOLE

Eric FELDMANN , Président du Tribunal de Commerce de Lille Métropole

« le Tribunal de Commerce de Lille Métropole est une Juridiction commerciale de 1er (degré) « ressort et recouvre tout ce qui a trait à la vie des entreprises , de leur naissance à leur fin .
« Issu de la fusion en 2013 des Tribunaux de Commerce de LILLE et de ROUBAIX-TOURCOING , « il est le 5ème Tribunal de Commerce de France avec 65 Juges . En France , 134 Tribunaux de « Commerce et 3 200 Juges .
« Ces derniers , issus du domaine du monde du Commerce , de l’Industrie et des Services , « puisent leur légitimité dans leur élection par les délégués consulaires des CCI , eux-mêmes « directement élus par leurs pairs dans les différentes branches de l’économie .
« L’activité d’une juridiction importante comme celle du T.de C. de Lille Métropole recouvre « géographiquement le territoire de la Métropole Européenne de Lille et même un peu au-delà .

« Elle comprend à la fois le traitement des entreprises en difficulté ( Prévention , Procédures « amiables , Procédures Collectives en Règlement Judiciaire ou Liquidation Judiciaire ) et celui « du Contentieux Général des entreprises dans leurs rapports entr’elles au cours de leur vie .

***Deux spécialités s’offrent donc aux Juges :
- Le domaine des entreprises en difficulté dans le cadre de ce que l’on appelle les Procédures Collectives est l’évident domaine des experts financiers . Par leur expérience en matière de Perte d’Exploitation , ils ont acquis une grande capacité d’analyse d’un bilan et d’un compte de résultat , base de la réflexion sur la situation d’une entreprise .
- Le domaine du Contentieux entre Entreprises s’adresse particulièrement aux experts Bâtiment et Matériel . Ils y sont tout à fait à leur aise grâce à leurs grandes facultés d’analyse et de synthèse et leur pratique de la rédaction des rapports .

« L’expérience de la vie professionnelle et managériale , la reconnaissance par leurs pairs de « leurs aptitudes , les finalités de civilité , de probité , d’intégrité , d’indépendance ainsi que de « capacité de précision de rédaction et de rigueur de raisonnement sont les qualités requises « pour postuler à l’élection de Juge Consulaire .
« Celui qui , avec ses pairs , rend la Justice « au Nom du Peuple Français « et qui prête le même « serment que les magistrats professionnels s’honore , en cours de carrière ou à l’issue de celle-« ci d’apporter en toute simplicité et à titre totalement bénévole toutes ces qualités au service « de la Justice Commerciale de notre pays .
« Les Experts d’Assurances garantissent , bien évidemment sans mauvais jeu de mot , d’assurer « cette mission en totalité puisqu’ils présentent justement ces qualités citées plus haut . « Notre Tribunal s’en est trouvé convaincu depuis longtemps par les participations efficaces et « efficientes des Experts d’Assurances qui ont enrichi les effectifs de nos Chambres de « Contentieux Général et de Procédures Collectives .
« Chaque année , de par les dispositions légales récentes mais aussi par le jeu de déplacements « géographiques des uns ou des autres , les Tribunaux ont besoin de compléter leurs effectifs .
« C’est pourquoi l’occasion m’est toute trouvée de profiter de la parution de la revue « L’EXPERT » pour vous proposer de vous engager avec nous au service de nos pairs de « l’Industrie, du Commerce et des Services .
« Vous y serez les bienvenus . »

FRANCE ET GUY CHEVILLOTE


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LIRE UNE ICONE

Conférence par Alain Lockhart, Professeur à la retraite des Universités-Praticien hospitalier en Physiologie à la Faculté de Médecine hôpital Cochin/Port Royal de Paris.

L’icône est fondée sur l’incarnation et ne doit pas être regardée comme un œuvre d’art. C’est ce qui est affirmé dés le septième siècle par le canon 82 du concile Quinisexte : « L’icône, tout comme l’écriture, sert à prouver l’incarnation véritable et non illusoire de Dieu le Verbe. Ce que la parole communique par l’ouïe, la peinture le montre silencieusement par la représentation. » L’icône révèle la présence de l’éternité dans le temps présent. Dans l’icône le sujet l’emporte sur la forme. L’exigence spirituelle du rapport au Christ doit l’emporter sur l’esthétisme, les détails superflus et le formalisme L’iconographe ne peut représenter que le Fils, la mère de Dieu, les anges et les saints.
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Mère de Dieu 15è siècle

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Pantocrator 6è siècle

Louise Brabant


ATELIER ECOUTE

Cet atelier sur l’écoute a réuni 10 personnes.
L’objectif était de clarifier ce que nous mettions derrière le mot “écoute” : nous n’étions plus dans les conversations, échanges, bavardages qui font notre vie quotidienne mais dans une démarche d’écoute : quand je suis devant une personne qui souffre, qui a un problème, qui a juste envie de parler, mon attitude d’écoute va avoir une influences, des conséquences sur la qualité de notre relation.
Nous avons, à travers un test, essayé de repérer nos différentes attitudes d’écoute et insisté sur l’écoute emphatique, attitude peu naturelle, car il s’agit de ce décentrer de soi pour se centrer sur l’autre.. et cela s’apprend ! Apprendre à reformuler, mettre des mots sur les sentiments, les besoins de l’autre, en évitant conseils, aide, jugements... Toute une pratique pas vraiment naturelle
Beaucoup d’échanges et d'exercices, à partir de situations toute simples que nous vivons.

Une deuxième matinée a réuni 7 lycéennes.
Envie de nous retrouver pour continuer à “travailler” l’empathie, l’écoute bienveillante, en se servant des techniques d’écoute : élargir notre vocabulaire des sentiments , des besoins pour être au plus près de ce que vit et ressent la personne que nous écoutons.
Des échanges tout simples autour de nos expériences. Nous avons ainsi découvert qu’écouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un, combien il est bon d’être écouté et aussi l’important de s’écouter soi-même avec cette bienveillance
CHRISTINE MOTTE


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SORTIE EN BAIE DE SOMME

Nous étions 14 : 9 Lycéennes, 3 conjoints et 2 invitées à profiter de deux journées magnifiques de partage dans la chaleur de l’amitié, de découvertes pour certains, d’émotion sereine dans une luminosité faisant chanter les panoramas.
- Le Massif dunaire du Marquenterre : Ce site sauvage s’étend d’un seul tenant de la Baie de Somme à la Baie d’Authie.
En 1923, Henri Jeanson, industriel parisien, acheta ce domaine de 1000 hectares de dunes et de garennes pour y pratiquer la chasse. Afin de fixer les dunes instables, il planta une forêt de pins Laricio aux très longues racines ancrant dans le sol.
Le lapin pullulait faisant le bonheur des chasseurs. La myxomatose survenant,
M. Jeanson consacra de vastes étendues à la bulbiculture (tulipes, jacinthes, ) pour en faire le commerce. Mais la Hollande prenant la main sur le marché de latulipe, il changea l’orientation de la mise en valeur de sa propriété qu’il scinda en deux parties: le Parc et le Domaine privé où l’homme et la nature se rencontrent dans la diversité des sites et leur beauté
Entre temps, avait eu lieu la guerre de 40. Les Allemands investirent tout le site donnant sur la mer pour y construire plus d’une centaine de blockhaus faisant partie du Mur de l’Atlantique. La paix revenue, la famille Jeanson mit tout en oeuvre pour créer :
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* Le Parc du Marquenterre, Réserve Naturelle protégée en aménageant le territoire avec des plans d’eau douce où s’épanouissent flore, insectes, batraciens, chevaux, vaches et... les OISEAUX : échassiers de toutes sortes, oiseaux d’eau, passereaux, rapaces, vanneaux, cigognes et tant d’autres.
Aujourd’hui, le Conservatoire du Littoral en assure la gestion pérenne.
* Le Domaine privé du Marquenterre façonné par sa forêt, les diverses espèces animales et végétales, l’élevage de chevaux en font un site remarquable.
Aujourd’hui sa gestion est assurée par l’un des fils de M. Jeanson.

Pour notre première journée :
- Visite guidée du Parc du Marquenterre : Pendant deux bonnes heures, nous avons suivi Séverine, notre jeune guide passionnée et passionnante. La faune, les plantes, les fleurs, les roselières et leur entretien, les oiseaux et leur cris, leurs habitudes n’ont pas de secret pour elle. Séverine reconnaît, explique d’une façon claire et simple . Ce fut un grand moment de plénitude hors du temps. Nous progressions doucement sur les sentiers, les yeux et les oreilles emplis de beauté car nous étions en pleine saison de la reproduction, des amours, de la construction des nids, des naissances, des poussins. Par dizaines et dizaines d’oiseaux, échassiers ou d’eau, vivant leur vie, évoluaient dans des vols planés;Les cigognes allaient chercher des branchages qu’elles emportaient dans leur long bec pour terminer leurs nids. Les élégantes avocettes au bec incurvé nichaient sur de petits îlots, les spatules blanches dans leurs nids perchés dans les pins nourrissaient leurs petits.
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- Heureux et émerveillés, nous reprenons les voitures pour nous rendre à proximité auDomaine privé du Marquenterre où nous avons très bien déjeuné à la Garinière dans le beau cadre forestier du site. Gaîté et amitié complétaient le menu.
Nos voiturettes électriques attendaient sagement pour nous emmener visiter le Domaine sous la houlette de ...... notre jeune guide lui aussi passionné et passionnant.
A bord de nos trois voiturettes, nous voici parcourant ce magnifique domaine laissé dans le « jus » d’une nature sauvegardée mais très bien entretenue pour préserver la diversité de biotopes.. On s’y sent merveilleusement bien, en accord avec cette nature que l’homme ne détruit pas. C’est le calme où règne les appels des oiseaux.
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La faune y vit une vie préservée. Nous n’avons pas vu d’animaux car nous étions en milieu d’après-midi qui est leur temps de repos :
- Mouflons, se nourrissant exclusivement de plantes herbacées, de jeunes pousses, rameaux, feuilles et baies.
- Sangliers qui trouvent refuge dans les fourrés impénétrables du bord de la mer.
- Chevreuils très discrets car le milieu dunaire ne leur conviennent que modérément pour leur alimentation de feuilles tendres, de ronces, de glands, de lierre.
- Chevaux Henson en élevage sur le site Ils avaient été transférés dans d’autres pâtures. Cette race est relativement nouvelle créée dans les années 1980 par
croisement entre chevaux de selle français et poneys de fjord norvégiens. Ils sont très beaux, relativement petits, d’une grande docilité et très résistants au froid vivant dehors par tous les temps. Leur robe est couleur mirabelle rehaussée d’une raie brune sur l’échine. Leur crinière est superbe, blonde et brune en mèches régulières que l’on croirait faites par un très bon coiffeur... Ils sont des compagnons de choix pour toutes sorties dans les dunes.

Nous avons terminé la visite en grimpant sur le seul blockhaus préservé. Dominant le site, il avait un point de vue à 180°. Aujourd’hui le littoral est ensablé et impénétrable : royaume des sangliers.
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Nous quittâmes le Marquenterrre en passant par Le Crotoy pour admirer la vue magnifique sur la Baie de Somme depuis le point de vue de la terrasse devant l’hôtel réputé des Tourelles. Le soleil irisait l’eau de la mer descendante ; au loin une ou deux têtes de phoques et de l’autre côté de la Baie,
Saint Valéry-s/Somme.

- En longeant le port du Crotoy, nous voici donc sur la route de Saint Valéry-s/Somme, ville basse moderne, ville haute aux vestiges médiévaux. Mais dès le 5ème siècle avant J.C. les Gaulois occupaient déjà la ville.
Nous avons visité à pied une partie de la vieille ville dominant la Baie dont l’Eglise St Martin aux deux nefs, typique construction gothique anglo-normande en silex et pierre posés en damier. Guillaume le Conquérant venait y faire ses dévotions en attendant que les vents en grande tempête se calment et le laissent prendre la mer avec son armée pour aller conquérir l’Angleterre où il bat Harold à Hasting. Guillaume sera couronné roi d’Angleterre. Depuis les remparts, panorama splendide dominant la Baie de Somme et les maisons alentour en contre-bas ; vieilles rues étroites aux maisons à colombages, la Porte Guillaume, les deux tours flanquant la seule entrée dans la St Valéry du Moyen-Âge. Jeanne d’Arc prisonnière passa entre elles lors de son chemin vers Rouen..
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. Au 11ème siècle, St Valéry avait pris de l’importance : construction de son château, ses murailles, son abbaye. Richard Cœur de Lion pillera la région et dévastera St Valéry. Pendant la guerre de 100 ans, la ville passa de mains en mains : Français, Anglais, Bourguignons. Plus tard, Louis XI ferat incendier la ville ne voulant pas la voir tomber entre les mains de Charles le Téméraire allié aux Anglais. Les guerres de religion fin du 16ème siècle apportèrent ruine et désolation. Ultérieurement la prospérité revint et même à la période de la Révolution, les passions sanglantes épargnèrent St Valéry.

- Il se faisait tard. Nous reprîmes les voitures pour le Cap Hornu, belle avancée de calcaire dans la Baie où se niche dans les arbres notre hôtel restaurant à la sortie de St Valéry.
Après une bonne nuit dans le calme absolu, réveil au son des oiseaux et petit-déjeuner copieux.

- Nous abordons notre deuxième journée par une visite complémentaire de St Valéry :
Nous sommes sous le charme de la ravissante Chapelle St Valéry dite des Marins dominant la Baie. Lieu de pèlerinage car St Valéry y est enterré selon sa volonté.
Nous descendons dans la ville basse pérégriner dans les ruelles du quartier des marins aux coquettes maisons simples et fleuries
A 11H, nous embarquons sur le « Commandant Charcot » pour un tour complet de la Baie par mer haute. Remontant le chenal vers la pleine mer, nous longeons St Valéry et avons une vue différente et superbe sur tous les bâtiments de la ville basse et de la ville haute vus la veille. Sur l’eau, de longues franges de mousse jaunâtre peu appétissante ondulent sous nos yeux. Ce n’est pas pollution mais un phénomène naturel qui revient chaque printemps. Les appareils crépitent pour prendre les meilleures photos : phoques à bâbord, phoques à tribord qui se prélassent la tête au soleil pour digérer, repus qu’ils sont de s’être gavés à profusion en mer pleine.
Nous virons de bord et nous voici voguant vers Le Crotoy, face à St Valéry de l’autre côté de la Baie. Comme toujours, sont bien visibles les tours rouges de l’hôtel des Tourelles dominant la ville.
Nous apercevons quelques jolies maisons avant d’arriver au Port.
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Après un déjeuner au Crotoy ,nous partons vers la Gare pour prendre le train à vapeur de notre jeunesse. La loco siffle et crache sa fumée noire. Les wagons d’époque ont les sièges en lattes de bois ; tout le confort de notre enfance. Nous voici partis vers à St Valéry en passant par les villages en fond de baie avec les moutons en prés salants, les ruisseaux, les champs, les roselières, les passages à niveaux d’antan.
Ce furent deux journées privilégiées, hors du temps. Soucis et problèmes de certains sont laissés de côté, pour mettre à profit ce Carpe Diem dans une nature préservée et la chaleur de l’amitié de notre Club.
LOUISE BRABANT


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Concours de musique

Prix musical organisé par le Lyceum Club Lille Flandre
A l’initiative de notre past-présidente, Claude Laurent, le Lyceum Club Lille Flandre a organisé le 4 février 2017, un prix d’interprétation musicale d’une valeur de 600 euros.
Il s’adressait aux ensembles de musique de chambre du trio au quintet, élèves du Conservatoire à rayonnement régional de Lille.
Les candidats ont dû envoyer à la présidente, une lettre de motivation, un CV et préciser l’utilisation collective du prix.
Le jury était composé de 7 lycéennes. 6 ensembles se sont présentés :
- Un trio de percussions
- Un quintet de cuivres
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- Un quatuor à cordes
- Un trio (saxophone, piano, flûte)
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- 2 trios (violon, piano, violoncelle)

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Le prix a été remporté par le trio de percussions.
img_1585.jpgLes lauréats, conformément au règlement, se sont engagés à donner un concert aux lycéennes en date du 13 mai 2017 précédé d’un cocktail chez une lycéenne.
Emmanuelle David et Florence Prouvost


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Sacrebleu au musée d'Arras, la carrière Wellington

Sacrebleu, le bleu dans les Arts du Moyen Age à nos jours.
visite guidée passionnante avec tout d’abord explication des techniques et matériaux inédits mis au point par les artistes pour créer en bleu : l’émail champlevé peint, le pastel, les plumes d’oiseau (martin pécheur) le bic bleu, le néon. Exploration de la couleur bleue : azur, indigo, outremer, cobalt, turquoise, lapis-lazuli qui se retrouvent dans les différentes oeuvres : peintures, dessins, sculptures manuscrits, objets d’art et tapisseries.

Voyage dans le temps : à partir du 12ème siècle, le bleu est assimilé à la lumière céleste, symbole du divin et notamment de la vierge Marie.
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Au siècle suivant, l’emblème royal au fond d’azur, fait du bleu une couleur noble.
Après la Révolution le bleu devient le symbole de la nation française en intégrant le drapeau tricolore.
Au 18 ème siècle, les productions de céramiques occidentales s’inspirent des motifs d’importation d’Extrême Orient. Le “Bleu d’Arras”utilise du bleu de cobalt sur les porcelaines blanches qui se retrouve aussi dans les manufactures de Tournai, Delft et Sèvres.
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Au 19ème siècle, l’usage du bleu en tant que couleur froide suggère la mélancolie qui se transcrit musicalement par la complainte du “blues”
A partir du 20ème siècle, le bleu est lié au paysage, au rêve et à l’infini. La marine permet aux peintres de figurer une aspiration vers un ailleurs
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Après la seconde guerre mondiale l’art abstrait s’affirme à travers les formes géométriques ou le monochrome. Le bleu est assimilé à la pureté, à l’immatériel, à l’infini.
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Yves Klein invente lui-même sa couleur : le “bleu Klein”, qu’il fait breveter : IKB

Les oeuvres présentées étaient de qualité : celles du Musée d’Arras, puis prêts du Louvre, du musée de Cluny, d’Orsay, des peintres de la Cote d’Opale et une très belle toile d’Hemery déclinant toutes les nuances du bleu contrastées avec une ligne blanche comme une vague qui déferle.

l'après-midi, nous sommes allées visiter la “Carrière Wellington” : Il s’agit d’impressionnantes carrières d’extraction de pierre calcaire creusées depuis le Moyen-Age sous la ville d’Arras. Durant la 1ère guerre mondiale, Arras est détruite en 1914. A partir de novembre 1916 les Alliés préparent une opération de diversion avant l’attaque du chemin des Dames.
Leur idée de génie est de faire relier les carrières par les tunneliers Néo-Zélandais pour créer un véritable réseau souterrain capable d’accueillir 24.000 soldats dans l’attente de l’offensive.
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Nous sommes donc descendues à 20 m de profondeur par un ascenseur et une charmante guide nous a fait parcourir 300 m de galeries où nous avons pu nous rendre compte de la vie souterraine de ces jeunes hommes en attente de l’assaut final. C’était très émouvant, il y avait quelques dessins ou sculptures sur les parois
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Ensuite projection d’un film retraçant la bataille d’Arras pour honorer la mémoire des régiments britanniques engagés au prix de leur vie.
Dominique Clinck et Jacqueline Hoffman


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80 ans de LOUISE

Nous étions une vingtaine réunis chez Nicole Douay pour un anniversaire surprise de nôtre chère Louise, dans une ambiance chaleureuse
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après la remise d'un livre photo intitulé"Louise et Lyceum" avec des photos évoquant les différents événements auxquels elle a participé et également tous ceux qu'elle a organisés ,notamment le magnifique périple en Bretagne avec l'aide de Christine Castelain
font suite quelques mots du discours de nôtre présidente :
"Merci Louise de ce que tu nous offres, de tout ce que tu donnes à notre club, merci d’avoir accepté à mes côtés la lourde charge de secrétaire, tout en sachant, tu me l’as dit , ce que cela demande « de mémoire, de travail, de précision, de présence », ce sont tes mots, mais comme toujours, la « petite fourmi » courageuse et travailleuse, le fait avec le sourire et beaucoup de générosité, cela te ressemble bien, avec tes petites antennes qui trainent partout, toujours à l’affût du service à rendre."
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sans oublier le merveilleux poème que Christine lui a dédié :
Louise, je voudrais t’offrir la lune et le tonnerre
Le soleil, la mer et l’univers,
Tous les oiseaux qui volent sans frontières
Toutes les fleurs et les chants de la terre
J’aurais voulu des mots extraordinaires,
Mais je n’ai que des mots éphémères
Pour te souhaiter, très chère Louise,
Avec toutes nos amies sincères,
Un très joyeux anniversaire
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Nicole Douay