Programme Septembre-Octobre 2022

Programme Septembre-Octobre 2022

 Septembre

Vendredi 2 Septembre : Kfé Rencontre

Lundi 12 Septembre : Journée de Rentrée : Saint-Antoine L’Abbaye.

Jeudi 15 Septembre : Echange littéraire avec Rabat. Mercredi 21 Septembre : Musée Hébert. Mardi 27 Septembre : Soirée Regards Croisés.

Jeudi 29 Septembre : Découverte de la Résidence d’Artistes « Moly- Sabata » à Sablons, organisée par le Club de Lyon.

Octobre

 Mercredi 5 Octobre : Conférence de Bernard François auteur du livre « Les Enfants Trouvés du Dauphiné »

Vendredi 7 Octobre : Kfé Rencontre Jeudi 13 Octobre : Visite de l’Atelier de Hervé Frumy (visite reportée d’Avril 2022)

Mercredi 19 et Jeudi 20 Octobre : Assemblée Générale Nationale à Caen

Mercredi 19 Octobre : Petite Librairie

* Le club de Bridge a repris son activité le jeudi à 14h tous les 15 jours.

Ce programme est ouvert aux postulantes avec inscription faite par les marraines,

Les clubs Cinéma, Lecture, Bridge sont réservés aux lycéennes.

Les visites de musées et conférences sont ouvertes aux conjoints, dans la limite des places disponibles. *****Programme à imprimer. Merci de vous inscrire dans les délais. « L’annulation d’une inscription à une activité doit se faire obligatoirement 48 heures avant, passé ce délai, le coût de l’activité sera dû et devra être réglé à la trésorière. »

Vendredi 2 Septembre à partir de 9h30 : Kfé Rencontre à La Table Ronde. Prévenir par mail de votre présence s.v.p.

 Lundi 12 Septembre : Journée de rentrée Deux visites rythmeront cette journée de rentrée : * 10h15 : visite de l’Abbaye, avec un guide de l’Office du Tourisme Déjeuner dans un restaurant (précisions en septembre). * 14h30 : dans le Musée, visite guidée de l’exposition « Le Temps recomposé », la collection Jean Vinay. « Réalisée à partir de la donation faite par la femme de Jean Vinay à la mort de celui-ci, cette exposition permet, à travers les œuvres du peintre isérois et celles de quelques artistes parisiens dont il fut proche, de plonger dans les sensibilités picturales en vogue dans la France des années 1950. » Les Lycéennes qui souhaitent prolonger cette visite pourront profiter, ensuite, de sa collection permanente. Coût des visites : 15 euros Inscriptions avant le 5 septembre auprès de Agnès Gariel  

 Jeudi 15 Septembre à 17 heures : Echange littéraire avec Rabat. Nos échanges avec Rabat vont reprendre leur cours en septembre, le Club de Vannes animera la prochaine rencontre. Elle aura pour objet le livre "La Définition du Bonheur" de Catherine Cusset, qui sera présente lors de cette rencontre.

Mercredi 21 Septembre : Exposition JI-YOUNG DEMOL-PARK au Musée Hébert RV à 10h15 au Musée Hébert à La Tronche « Le Musée Hébert expose les œuvres de la coréenne Ji-Young Demol[1]Park et nous invite à redécouvrir des paysages isérois et alpins familiers croqués sur le vif avec délicatesse au fil de ses randonnées puis peints à l'encre et à l’aquarelle afin de les révéler sous un jour nouveau dans la tradition picturale coréenne. » Pour celles qui le souhaitent, un repas sera proposé dans un restaurant à midi à La Tronche. Durée de la visite 1h Coût : 8 euros Inscriptions avant le 14 septembre auprès de Béatrice Pélissot  Restaurant à définir (précisions en septembre)  

Mardi 27 Septembre : Soirée Regards Croisés *RV à 18 h chez Caroline Mignot, 4 Square Léon Martin à Grenoble Cette séance introduira le thème de l’année : « Films des Années 70 » Pour cette première rencontre, Annie Marga et Emmanuelle Letourneur nous proposent « Mort à Venise », livre de Thomas Mann écrit en 1912 et adapté au cinéma par Luchino Visconti en 1971 pour lequel le cinéaste italien a reçu le Prix du 25 ème anniversaire du Festival de Cannes en 1971. Cette soirée se terminera par un buffet-bouchées alimenté par les lycéennes.

 Ciné club à l’année : 22 euros (6 séances) Soirée Regards Croisés : 5 euros pour les non-abonnées. Inscriptions auprès de Christine Chabord avant le 1er septembre

Jeudi 29 Septembre 9h45 : Découverte de la Résidence d’Artistes « Moly- Sabata » à Sablons Journée organisée par le Club de Lyon qui propose 8/10 places pour les Grenobloises.

1)Visite du site avec 2 mini-conférences -d'une historienne, sur l'histoire du lieu. -du directeur du site, sur la vie actuelle de cette résidence d’artistes. En plus de la visite, sera commentée l'Exposition Temporaire d'Art Contemporain qui se tiendra là à l'occasion des Journées du Patrimoine 2022.

 2) Accueil au Château de Peyraud par le propriétaire, (propriété privée, situé à 4/5 kms) Visite extérieure du château et présentation de la collection d’œuvres d'Anne Dangar, peintre australienne devenue potière, figure emblématique de Moly-Sabata. Un pique-nique partagé tiré des sacs sera pris sur place dans le jardin ou dans un salon en cas de pluie.

3) 16h Visite de l'église de Saint Pierre de Champagne la plus belle église romane d'Ardèche, édifice classé au titre des monuments historiques. Coût de la visite : environ 10 euros. Inscriptions avant le 12 septembre auprès de Agnès Gariel  

Pour information, cette Résidence est le sujet de l’exposition qui se tient, jusqu’au 9 octobre, au Musée de l’Ancien Evêché à Grenoble.

Mercredi 5 Octobre : conférence de Bernard François Auteur du livre « Les Enfants Trouvés du Dauphiné » Rv à La Table Ronde, à 18h15, conférence à 18h30 suivie du dîner. " Bernard François est l'auteur de divers ouvrages, dont une imposante « Mémoire du Bourg-d’Oisans ». Juriste de formation, lorrain d'origine, grenoblois d’adoption, Membre titulaire de l'Académie Delphinale, il préside l'Association « Coutumes et Traditions de l’Oisans » et le « Club Cartophile Dauphinois ». Il est aussi membre des Écrivains Dauphinois. C’est l’émouvante histoire de ces enfants de l’Isère abandonnés aux XVIIIe et XIXe siècles que nous présentera Bernard François. Cette étude historique, totalement inédite, nous révèle le drame de ces déshérités, placés dès leur prise en charge par l'hospice, chez des nourrices des montagnes d'Oisans et de Belledonne, les seules qui, pour une maigre pension, acceptaient de les recevoir malgré l'opprobre dont ils étaient chargés, enfants du vice et du péché." Coût de la soirée : 23 euros Inscriptions avant le 28 septembre auprès de Françoise Lumbroso

Vendredi 7 Octobre à partir de 9h30 : Kfé Rencontre Prévenir par mail de votre présence s.v.p.

Jeudi 13 Octobre 10h15 : Visite de l’atelier de Hervé Frumy « Graphiste, illustrateur, designer, peintre… mais aussi directeur artistique de la revue l’Alpe depuis ses origines, responsable de la communication du Musée dauphinois depuis de longues années, Hervé Frumy grenoblois d’origine a grandi et vécu dans ses chères montagnes alpines. Sa passion pour transmettre l’a amené à collaborer pour des livres, affiches ou scénographies d’exposition, auprès de compagnies de danse et de théâtre, des parcs nationaux ou régionaux et de nombreux éditeurs et musées. Il nous ouvre son atelier pour nous faire découvrir et partager sa peinture acrylique et encre de chine. » Rv à 10h15 25 cours Berriat à Grenoble. Inscriptions auprès de Françoise Lumbroso avant le 6 octobre.

 Assemblée Générale Nationale 2022 à Caen : 18 Octobre Réunion du Comité, 19 Octobre AGN, 20 Octobre journée de visites.

Mercredi 19 Octobre à 15h : Petite Librairie Chez Marie-Françoise Paturle, nous évoquerons nos lectures de l'été et découvrirons les livres de la rentrée. Merci de signaler votre présence auprès de Michèle Auger avant le 10 octobre.

Adresse du site du Lyceum National : www.lyceumfrance.org Site du Lyceum de Grenoble : www.lyceumfrance.org et ensuite appuyer sur la touche Grenoble. Très bonnes vacances à toutes


L’aboutissement d’un beau projet : la rencontre de lyonnaises et de grenobloises

 

 LA RENCONTRE DE LYONNAISES  ET DE GRENOBLOISES

le 17 juin 2022

Voilà les clefs d’une journée réussie : un programme sympathique, une organisation au cordeau, une hôtesse remarquable dans sa très jolie maison de Cossey, une visite guidée passionnante dans le tout jeune musée Champollion, à Vif.
Pour commencer, 16 Lycéennes ont écouté attentivement les explications de Florence sur la très ancienne chapelle de Cossey, sur la commune de Claix.
Puis grand moment d’échanges et de convivialité, autour d’un verre de Spritz, où chacune se présente et évoque son rôle dans son club. Certaines qui se connaissent déjà bien sont heureuses de se retrouver, et toutes sont attentives aux unes et aux autres. Les échanges se prolongent autour d’une très grande table où nous apprécions, aussi, les spécialités culinaires de nos amies.
Mais, l’heure arrive vite de partir pour Vif où notre guide Barbara nous attend dans la demeure des Champollion, devenue Musée après de longues négociations et 6 ans de travaux : une réussite totale, tant sur l’atmosphère familiale, grâce au décor parfaitement reconstitué que sur l’organisation muséographique.
Cette jeune femme fait vivre pour nous l’histoire de cette famille originaire du Dauphiné, l’extraordinaire relation fraternelle de l’ainé, Jacques-Joseph, qui a pris en main l’éducation du benjamin, Jean-François particulièrement doué et passionné par les langues. Nous comprenons bien comment Champollion a mené ses recherches en bénéficiant d’un réseau de personnalités scientifiques remarquables et des nombreuses autres recherches menées en France et en Europe dont celles de l’anglais Thomas Young, qui a raté de peu les clefs de ce fameux déchiffrement.
Nous suivons la vie de Champollion, l’histoire de sa fameuse découverte, et le voyage qu’il accomplit, enfin, en Egypte, avec son confrère toscan Rosellini.
Le dernier trait de génie, avec l’appui de Charles X, est la création dans le futur Louvre d’un parcours didactique au fil de 4 salles consacrées à l’égyptologie, une vraie révolution dans l’histoire de la culture et des musées.
Passionnante, émouvante, cette visite aux sources de la grande aventure humaine et scientifique que fut le déchiffrement des hiéroglyphes a passionné, les 8 Lyonnaises et les 5 Grenobloises qui se quittent avec de futurs projets : des rencontres, bien sur, tant celle-ci a réjoui les unes et les autres.

LB 17.06.2022


Les 25 ans du Lyceum Club de Grenoble

                                            Un très bel anniversaire

C’est à Uriage que le LCI de Grenoble a fêté ses 25 ans, lors d’une journée festive, amicale  et chaleureuse.

Presque toutes les membres du club avaient répondu présentes à cette invitation, ainsi qu’Isabelle Guilbert, la fondatrice installée maintenant à côté de Bordeaux, et Dominique Boulet, past- présidente, venue spécialement de Versailles.

La journée, préparée par une formidable équipe de six Lycéennes a commencé par une causerie sous les ombrages sur la très riche histoire d’Uriage, charmante station thermale à 13 km de Grenoble. Déjà les Romains avaient repéré les qualités thérapeutiques d’une source, ce qu’attestent des vestiges à flanc de montagne.

Au fil du Moyen Age un château imposant s’est construit et développé dominant massivement le village.  Dès la fin du XVIII ème siècle, cette eau est utilisée par les habitants des environs, mais c’est au cours du XIXème que la station thermale se développe et devient même un lieu très couru des grands de ce monde.

Autre grand chapitre d’histoire, dans les années 40, le château a tristement abrité la milice, mais aussi trois écoles de formation de cadres pour l’armée.

Les années 50 ont vu naitre et se développer la firme Uriage bien connue pour ses produits dermatologiques.

Bref, après cet intéressant parcours historique, nous avons eu le plaisir de nous retrouver sur la terrasse du célèbre restaurant Aribert, où notre équipe avait assuré une délicate décoration, lettres dorées sur des cartons turquoise pour désigner tables et places, et un charmant pot de confiture réalisée par Michèle pour chacune d’entre nous.

Sept tables attendaient les 44 convives, qui ont joyeusement pris place pour découvrir la cuisine raffinée de ce chef, et écouter le discours d’Isabelle Guilbert qui a évoqué les circonstances de la création du club de Grenoble. Moment aussi très émouvant, la remise de l’insigne doré, symbolisant la présence lycéenne d’Isabelle et de trois anciennes présentes dès la création.

Au charme du dessert s’est ajouté celui d’une très belle lettre d’Isabelle Bertrand, lue par Marijke Jansen, trésorière du bureau national, nous souhaitant de continuer longtemps sur la voie prise 25 ans plus tôt , entre valeurs lycéennes et spécificités grenobloises.

Surprise finale, avec des activités ludiques annoncées : le carrousel traditionnel avait été loué à notre intention, et nous avons toutes joué le jeu en nous laissant séduire par les joies de l’enfance, bercées par une musique de circonstance, souvent en pensant à nos petits-enfants. Une très belle journée qui a réjoui les cœurs et les esprits et nourri l’esprit d’amitié de notre club.

La lettre d'Isabelle Bertrand, présidente de la FFLCI :

25ème anniversaire du Club de Grenoble 14 juin 2022

L’anniversaire d’un club est toujours un évènement heureux, pour le club lui-même bien évidemment, mais aussi pour toute la communauté Lyceum d’un pays. Car il est le signe de la vitalité d’un groupe humain, dont la composante particulière vient alimenter le dynamisme de toute une fédération.

C’est pourquoi je voudrais m’associer personnellement mais aussi au nom de toutes les Lycéennes françaises à la célébration des 25 années d’existence du club de Grenoble. En rendant hommage à celles qui ont permis que s’écrive l’histoire de votre club. A votre Présidente fondatrice d’abord, Isabelle Guilbert qui lui a donné vie en 1997, Isabelle, vice-Présidente de la Fédération pendant 3 ans, à qui nous devons également l’idée de la rencontre annuelle des Past Présidentes, une illustration de la dimension d’amitié qui unit les Lycéennes et particulièrement celles qui ont travaillé ensemble au service du Lyceum.

A toutes les Présidentes qui lui ont succédé ensuite, Christine Destremeau, Claire Guillaud, Christine Chabord, Dominique Boulet, Marijke Jansen et maintenant Lucile Ballu.

Chacune a offert à votre club ses qualités et compétences particulières pour en faire ce groupe qui se caractérise par son ambiance de chaleureuse convivialité.

A toutes les Lycéennes enfin qui ont constitué votre groupe et lui ont donné la vitalité et la profondeur de leur humanité mise en commun.

Votre Club a pris part à la vie de la Fédération en accueillant un certain nombre d’évènements nationaux, ce fut le cas de l’Assemblée Générale de Fédération en 2007, coïncidant avec votre dixième anniversaire, le séminaire de formation multiclubs en 2014. Et vous vous apprêtez à accueillir à nouveau notre AGN en 2024, organisation portée par un groupe soudé et impliqué.

Autre lien avec notre fédération, la présence au sein du Bureau de la FFLCI de Marijke Jansen comme trésorière, Marijke dont j’ai apprécié pendant ces trois années, la rigueur, la loyauté et la bonne humeur, et qui prête aujourd’hui sa voix et son charmant petit accent.

Je n’oublie pas que votre club a été le premier à rédiger et publier un petit journal qui a évolué dans sa forme mais a toujours su restituer, au profit des Lycéennes, le fil des événements qui tissaient la trame de votre histoire. D’autres clubs ont maintenant mis leurs pas dans les vôtres.

Lors de mes différents passages dans votre club, j’ai toujours été sensible à l’atmosphère de joyeuse amitié qui vous unit et vous réunit dans des liens sympathiques, sources d’échanges intéressants et fructueux. J’ai encore eu l’occasion d’en faire l’expérience récemment lors du Congrès de Rabat.

Une identité évidente qui vous appartient en propre. Vous apportez à la grande palette Lyceum votre couleur, celle de votre région aussi, votre chaleur, celle de vos cœurs, et tout cela a élargi depuis 25 ans nos horizons, enrichi l’ensemble de notre communauté, illustrant encore une fois qu’on est plus grand en redessinant les contours…

Je n’ai donc qu’un souhait à formuler pour les années à venir, celui que votre club poursuive longtemps sa route au sein de notre fédération française avec les mêmes couleurs d’authenticité, d’amitié et d’inventivité.

Je vous souhaite de partager toutes ensemble une très belle journée d’anniversaire et vous adresse mes très sincères amitiés Lycéennes. Longue et belle vie à votre Club !

Isabelle Bertrand

Présidente de la FFLCI – JUIN 2022


Un petit geste pour l’Ukraine, un grand moment d’émotion

Un petit geste pour l’Ukraine, un grand moment d’émotion

 A l’initiative de MaO, le LCI de Grenoble s’est mobilisé pour une action, aussi modeste soit-elle, en faveur de l’Ukraine et de la préservation de ses œuvres d’art. C’est à l’ICOM, organisme international dépendant de l’ONU, que sera versé le montant de notre collecte, fruit de la conférence et de la vente de cartes et marque-pages. Eléna, accompagnée de sa guitare, et Alexandra, toutes deux Ukrainiennes, ont largement contribué au charme et à l’émotion de cette soirée.

La conférence démarre avec un petit point d’histoire. Anne de Kiev, reine des Francs, venue d’Ukraine, fut l’épouse d’Henri 1er. Au XIème siècle, elle choisit de nommer son fils Philippe, prénom repris par toute une dynastie, montrant ainsi le lien ancien entre la France et l’Ukraine.

Notre conférencière nous montre ensuite, à travers des figures remarquables, que le peuple ukrainien a toujours défendu l’idée qu’il constituait une véritable nation qui lutte avec énergie pour sa culture et sa liberté.

Taras Chevtchenko, au XIXème, est une figure emblématique de ce pays. Considéré comme le plus grand poète romantique de langue ukrainienne, il écrit : Ici, c’est une terre de poésie et tout est possible. Quelle belle devise pour les générations à venir ! Ayant connu le servage, il gagnera sa liberté grâce à la vente d’une de ses œuvres. Toute sa vie il ne cessera de lutter pour l’indépendance de l’Ukraine. La toile Katernya représente une jeune Ukrainienne enceinte et un soldat russe qui s’éloigne… Prémonition ou reproduction de l’histoire des peuples ?

Défilent ensuite sous nos yeux, des figures de femmes emblématiques, souvent mal connues des Français.

Citons quelques noms :

- Lessia OUKRAÏNKA écrivain, critique et poétesse

- Marko VOVTCHOK (Maria ALEKSANDROVNA VILINSKA) qui écrit sous un pseudonyme masculin, comme George Sand. C’est elle qui crée le personnage pour enfants Maroussia

imprimé par Hetzel. Petite fille ukrainienne qui se sacrifie pour la liberté de son pays au moment de la lutte contre les Russes.

- Maria PRIMACHENKO peintre qui découvre l’argile bleu près de la rivière. Picasso est impressionné par le côté surréaliste de ses toiles. Maudite soit la guerre, au lieu des fleurs il pousse des bombes, dit-elle.

- Chana ORLOFF, d’origine juive. Née à Kiev, elle s’exile en Israël. Elle côtoie à Paris dans les années 1919 à 1930 des artistes comme Chagall, Soutine, Modigliani ou Braque. Ses sculptures traduisent toute la puissance et toute la poésie de l’âme de ce peuple. Le musée du Luxembourg lui rend en ce moment hommage, la classant parmi les femmes pionnières.

Tant d’autres sont citées et apparaissent à l’écran.

La guitare et la voix chaude d’Eléna rythment ces évocations. L’âme slave transparaît dans ces chants poétiques et passionnés.

 A l’image de toutes ces femmes fortes et espiègles, ils redisent inlassablement l’amour de leur pays, la volonté de vivre libres et de pouvoir exercer leur art.

L’émotion de nos deux invitées est palpable. Elle est partagée par toute l’assistance quand elles évoquent l’exil et le lien qui les rattache en permanence à ceux qu’elles aiment et dont la vie est menacée.

Comment ne pas éprouver un sentiment de culpabilité face à notre impuissance et souvent à notre inertie ?

Alexandra  répondra avec générosité à cette interrogation légitime :

 « Je vous remercie de tout mon cœur d’avoir organisé cette soirée consacrée à l’Ukraine et à son patrimoine culturel. 

Il est vraiment précieux pour moi de savoir qu’il y a des gens qui sont solidaires, non seulement en parlant mais en agissant ! » 

D.VDB 12.05.2022


EN ROUE LIBRE dans l’art contemporain

C’est à cet état d’esprit que nous invite le musée de Grenoble pour un parcours quelque peu déstabilisant. 14 salles présentent des œuvres détenues dans les réserves, rarement montrées et regroupées par thèmes. Les titres eux-mêmes donnent le ton.

 VOUS AVEZ DIT BIZARRE ? Comme c’est bizarre ! L’objectif, clairement énoncé, est de permettre au visiteur de se familiariser avec des formes parfois énigmatiques, étranges, surprenantes, belles ou laides, sérieuses, graves ou simplement drôles.

Grand prix de Peter Stämpfli (qui passe 50 ans de sa vie à peindre des pneus) annonce la couleur. Les objets les plus communs sont détournés et laissent le visiteur libre de son interprétation. Comme Le dragon à la queue nouée de Annette Messager, il a tout loisir de se libérer des genres conventionnels et de recréer un monde à sa mesure, réaliste ou onirique. Le puits de Cristina Iglesias nous plonge dans un univers aquatique fait de mouvement et de mystère. Le spectateur communie avec une nature revisitée.

Mais c’est avec Gilbert et George dans Blooded que nous pénétrons dans les arcanes de l’absurdité contemporaine. Ils se revendiquent comme : malsains, entre deux âges, déprimés, cyniques, vides, las, minables, pourris, rêveurs, grossiers insolents, arrogants, intellectuels, auto-compatissants, honnêtes, victorieux, travailleurs, réfléchis, artistiques, religieux, fascistes, sanguinaires, taquins, destructifs, ambitieux, pittoresques, damnés, obstinés, pervertis et bons.

 « NOUS SOMMES ARTISTES. » Revendiquent-ils ! Tous ces qualificatifs peuvent s’appliquer, spécifiquement ou en globalité aux créateurs que nous approchons au cours de cette déambulation.

 Les cadres vides d’Atopies de Jan Vercruysse remettent en cause les notions du dedans et du dehors, du vide et du plein. Quant au Hanging figure de Juan Munoz il dit son combat pour la vie ou sa résistance à l’inacceptable. LES OBJETS DU DELIT, comme TRAVELLING, nous plongent dans l’univers de la modernité et de l’image où la déshumanisation n’a rien à envier à la fiction.

 Three shelves, Wine bootles de Tony Cragg vient en contrepoint à Landau de poupée, appareils photographiques, pour opposer les éléments de rebut aux savantes associations poétiques. On pourrait multiplier les exemples et les images à l’infini, tant cette exposition est à la fois dérangeante et révélatrice de notre univers en pleine mutation. Il y aurait tant à dire et à montrer encore, mais cela vous donnera peut-être envie d’aller découvrir Immeuble de Philippe Cognée, Camion-benne gris de Peter Klasen, ou Carrelage/Fauteuils roulants de Jean-Pierre Raynaud…

Citons, pour la fin et pour le clin d’œil, l’installation de Stephan Balkenhol : L’origine du monde. La référence à Courbet n’échappera à personne !

 D.VDB et G.C.


Visite des nouvelles archives, à l’épreuve du temps.

Visite des nouvelles archives : à l’épreuve du temps.

On se souvient du temps, encore récent, où il fallait se rendre dans la petite rue Auguste - Prudhomme pour accéder aux 39 kms de documents conservés dans le bâtiment un peu vétuste des archives départementales. Il était, depuis 1958, le gardien de la mémoire de notre patrimoine écrit. Résultat, faute de place, il n’y avait plus de possibilité de continuer la collecte des documents. Ce qui est un comble pour des archives, dont le fonds se construit au jour le jour. Quant aux conditions de conservation, on est étonné d’apprendre que la température du bâtiment pouvait osciller entre 15 à 40 degrés....Alors que la norme ne doit pas dépasser les 18. On comprend mieux pourquoi le Département de l’Isère a décidé, dés 2018, d’édifier sur un terrain lui appartenant à Saint-Martin-d’Hères, rue Georges Pérec, de nouvelles archives, dans un imposant bâtiment dont le chantier a duré pas moins de deux ans et coûté 37 millions d’euros financés par le Département, avec une aide de l’Etat s’élevant à 3,4 millions d’euros.

Un empilement de papier Une vingtaine de lycéennes s’était donné rendez-vous mercredi 4 mai, pour partir à la découverte de ce solennel édifice articulé autour de quatre blocs, tous revêtus de béton teinté dans la masse. L’ensemble donne l’impression, très symbolique, d’un empilement de papier. A l’intérieur, un autre symbole très fort : l’époustouflante peinture de Philippe Cognée, « La tour des mémoires », dans des couleurs chaudes d’ocre et d’orange. Elle est percée de mille fenêtres, d’où semble s’échapper le savoir.

Sous la houlette d’Elise, diplômée de l’Ecole des Chartes, récemment nommée Conservatrice à Saint-Martin-d’Hères, la visite se révélait passionnante. De ses différents propos on retiendra, pour l’anecdote, que le déménagement de ce « 56 pièces de 200 m2 chacune » a nécessité six allers-retours de deux camions pendant six mois. Ce qui donne une idée de la richesse de nos archives qui ne se limitent pas au seul département de l’Isère, mais conserve aussi tout ce qui concerne l’ancienne province du Dauphiné.

 De l’an 1000 aux centres de vaccination du Covid Parmi ces documents on peut trouver des cadastres, des actes d’état-civil, notariaux, des journaux, des livres, des photos. Le plus ancien, qui date de l’an 1000 environ, relate la vente d’une terre entre un seigneur et un monastère. Mais l’activité des centres de vaccination lors du Covid fait désormais aussi partie du patrimoine conservé. Les documents, avant d’intégrer cette cathédrale de papier ont tous suivi le même cheminement. Depuis le quai d’embarquement, jusqu’aux salles de versement et aux salles de tri, la sélection est sévère. Seuls 5 % des documents seront conservés. Avant d’atterrir pour les plus précieux dans les célèbres boites de l’entreprise Cauchard qui protègent du risque de feu et de l’eau.

A cet égard le rôle de l’archiviste est primordial. Il doit déterminer ce qui est important aujourd’hui et le restera pour des décennies. Il doit aussi tout mettre en œuvre pour faire traverser l‘épreuve du temps à ce qui mérite d’être conservé. Ainsi le colossal travail d’inventaire et de tri réalisé sur la correspondance des frères Champollion illustre mieux qu’un long discours l’essence même du métier d’archiviste. Pas moins de 12 000 lettres réunies en 60 volumes, échangées en partie au moment où Jean[1]François est sur le point de déchiffrer les hiéroglyphes. L’ultime étape est celle de la numérisation. Elle permettra de rendre publics tous ces documents et de les mettre en ligne. Avant de leur consacrer une exposition à l’automne.

 4/05/22 V.S – F.


Programme mai-juin 2022

Programme Mai-Juin 2022
Mai
Mercredi 4 Mai : Visite des Archives Départementales
Vendredi 6 Mai : Kfé Rencontre à la Table Ronde
Lundi 9 Mai : Visite guidée Expo " En Roue Libre "
Jeudi 12 Mai : Soirée Soutien Ukraine
Mercredi 18 Mai : Club Cinéma
Du 21 au 30 Mai :  Congrès International à Rabat, pré et post congrès au Maroc
Juin
Vendredi 3 Juin : Kfé Rencontre à la Table Ronde
Jeudi 9 Juin : Club Cinéma
Mardi 14 Juin : 25 ans du LCI de Grenoble
Vendredi 17 Juin : En association avec le Lyceum de Lyon, visite du musée Champollion
Lundi 20 Juin : La balade sur le Chemin des Huguenots 
Jeudi 23 Juin : Dîner de Fin d’Année
A noter sur vos agendas :

  • Assemblée Générale Nationale 2022 à Caen : 18 Octobre Réunion du Comité, 19 Octobre AGN ,20 Octobre journée de visites.
    Le club de Bridge a repris son activité le jeudi à 14h tous les 15 jours.
    Les clubs Cinéma, Lecture, Bridge sont réservés aux lycéennes.
    Ce programme est ouvert aux postulantes avec inscription faite par les marraines.
    Les visites de musées et conférences sont ouvertes aux conjoints, dans la limite des places disponibles.

Programme à imprimer.
Merci de vous inscrire dans les délais auprès des référentes.
« L’annulation d’une inscription à une activité doit se faire obligatoirement
48 heures avant, passé ce délai, le coût de l’activité sera dû et devra être réglé à la trésorière
Compte tenu de la fluctuation de la législation, du virus et des fragilités de certaines, nous vous remercions de rester très prudentes

Mai
Mercredi 4 Mai 10h15 :
Visite des Archives Départementales
Enfin ! Une visite que nous préparons depuis l’automne, moment où ce service s’est installé dans des locaux tout neufs, à St Martin d Hères : au cœur des Archives, les agents vous guideront dans les espaces de travail habituellement fermés au public. L’occasion de découvrir les missions et les métiers des Archives et d’explorer la diversité des documents qui sont conservés dans ses fonds.
 RV à 10h15, 12 rue Georges Perec
Tram B ou C, arrêt Gabriel Faure 
Inscriptions auprès de Françoise Lumbroso   avant le 27 Avril
20 personnes maximum

Vendredi 6 Mai 9h30 :
Kfé Rencontre à la Table Ronde
Prévenir par mail de votre présence.

Lundi 9 Mai à 15h15 :
Visite guidée expo " En Roue Libre "
S'INITIER À L'ART CONTEMPORAIN : Pour son exposition de printemps, le musée de Grenoble vous invite à une balade à travers sa collection d'art contemporain. « En Roue Libre » est une sélection d'œuvres rarement dévoilées aux yeux du public, qui se veut rafraîchissante et initiatique. Les profanes sauront aussi se laisser séduire par cette profusion de propositions contemporaines, entre fond du propos et forme de l'œuvre, chacun y trouvera des réponses aux questionnements de notre époque.
RV à 15 h15, au musée de Grenoble
Coût de la visite 10 euros 
Inscriptions auprès de Caroline Mignot avant le 2 ma
Jeudi 12 Mai :  
Approche de la culture ukrainienne
Ceci est un avant programme
MaO nous invite à découvrir des aspects littéraires et culturels de ce pays, avec la présence de deux amies ukrainiennes, parlant français et enseignant en France. Elles apporteront leur concours en lectures, poésies, traductions, chants et musiques
Avec un diaporama, la soirée fera alterner éléments littéraires, musicaux et plastiques, (écrivains, poètes, sculpteurs et peintres), dont
Maria Primachenko (1908-1997) une peintre ukrainienne très célèbre (le musée présentant ses œuvres a été détruit dès les premiers jours de la guerre).
Cette découverte se prolongera par un buffet concocté "à l'ukrainienne", par chacune de vous, en dégustant un délicieux vin ukrainien.
Votre participation : 10 euros, reversés à une association en lien avec la culture ukrainienne.
Rendez-vous à 18 h : accueil chez Danièle Bourgeat
Inscriptions avant le 4 Mai auprès de MaO Tourmen 
Cette soirée, limitée à 30 personnes, est ouverte aux conjoints dans la limite des places disponibles
Des informations supplémentaires vous seront données bien avant le 4 mai, date limite d’inscription
Mercredi 18 Mai : 18h
Club Cinéma
L’âme sœur de Fredi M. Murer (1985) 2 h.
Un adolescent "le Bouebe" et sa soeur Belli vivent avec leurs parents dans une ferme isolée. Le Bouebe, sourd-muet, ne va pas en classe. Belli a quitté l'école pour aider ses parents aux travaux de la ferme mais elle voudrait devenir institutrice. Entre les deux enfants s'installe une grande tendresse. Belli apprend à son frère à lire, à écrire et à compter. Tous deux, isolés du monde, vivent dans leurs rêves.
Chez Danielle Bourgeat - Le "pot" est indépendant du club cinéma. Donc, en confirmant votre inscription, merci de préciser si vous ne souhaitez pas rester à l'issue du film. Cela facilitera l'organisation pour Danielle et l'alimentation du buffet.
Inscriptions par mail ou sms auprès de Christine Chabord

Samedi 21 Mai au lundi 30 Mai :
Congrès International à Rabat, pré et post congrès au Maroc

Juin
Vendredi 3 Juin 9h30 :
Kfé Rencontre à la Table Ronde
Prévenir par mail de votre présence.
Jeudi 9 Juin : 18h
Club Cinéma
L’Effrontée de Claude Miller (1985) - 96mn
Charlotte, treize ans, en a terminé avec l'enfance et si elle sait ce qu'elle ne veut plus être, elle ne sait pas encore ce qu'elle veut devenir. L'adoration que lui voue Lulu, une petite voisine de six ans, l'agace, et elle est fascinée par Clara Bauman, enfant prodige et pianiste surdouée qui a le même âge qu'elle.
Chez Danielle Bourgeat
Le "pot" est indépendant du club cinéma. Donc, en confirmant votre inscription, merci de préciser si vous ne souhaitez pas rester à l'issue du film. Cela facilitera l'organisation pour Danielle et l'alimentation du buffet.
Chez Danielle Bourgeat
Inscriptions par mail ou sms auprès de Christine Chabord

Mardi 14 Juin : 10 h45
25 ans du LCI de Grenoble à Uriage…URIAGE- LES -BAINS, station thermale d’hier et d’aujourd’hui.
10h45 : rdv devant l’Office du Tourisme.
Circuit patrimonial avec Charles PAILLET.
Durée : 1 heure. Visite accessible à toutes.
Notre guide du jour nous contera l’histoire de la station thermale, célèbre dès l’Antiquité pour les bienfaits de ses eaux et aujourd’hui encore en rhumatologie et en dermatologie.
12H15 : Déjeuner au Café A. Cet établissement porte la signature du chef Christophe ARIBERT, doublement étoilé au Guide Michelin.
14h30 : Activités ludiques dans le parc.
Isabelle Guilbert, Présidente d’honneur fondatrice de notre club, nous fera l’honneur de sa présence.
Coût de la journée : 45€
Inscriptions auprès de Marijke Jansen, avant le 20 mai.
Vendredi 17 Juin :
Visite du Musée Champollion en compagnie des Lycéennes de Lyon
Journée Interclubs avec les Lycéennes Grenobloises organisée par Thérèse Grange

Thérèse Grange vous présente la visite : « Notre amie lycéenne Florence Experton, associée de notre club et membre du Club de Grenoble, nous accueillera dans sa Vieille Maison Française pour un lunch partagé (alimenté par chacune) où des lycéennes grenobloises viendront nous rejoindre.
Florence, Déléguée Honoraire pour l’Isère de l’Association VMF nous attend à 10 h 30 sur la Place de la Chapelle de Cossey pour nous faire partager son expérience de la restauration du Château Servien situé au cœur du Hameau ancien.
Vers 13 h 15 nous nous rendrons à Vif pour une visite guidée du Musée Champollion, présenté par nos amies grenobloises en ces termes :
« Depuis le 5 juin 2021, le département de l’Isère a ouvert son 11e musée : le Musée Champollion, aux origines de l’égyptologie. Acquise par le Département de l’Isère auprès des descendants de Jacques-Joseph Champollion-Figeac, frère aîné de l’égyptologue, la propriété familiale de Vif est l’objet d’un ambitieux projet de rénovation. Dans la maison familiale, les descendants ont conservé décors intérieurs, objets personnels des frères Champollion, notes de travail, une importante bibliothèque et une abondante correspondance. Ce projet repose sur la valorisation d’un fonds en grande partie inédit. »
Nous nous réjouissons de cette future belle rencontre entre nos deux clubs et remercions déjà Florence pour son accueil et nos amies grenobloises d’avoir accepté de partager cette journée avec nous. »
Concernant le coût de la visite, les inscriptions, l’approvisionnement du buffet, l’organisation du covoiturage…. Thérèse Grange enverra un courriel d’information détaillé dans les prochains jours.
 Lieu de rendez-vous à 10 h 30 Parking de la Place de la Chapelle de Cossey –

Lundi 20 Juin :
La balade sur le Chemin des Huguenots 
Marche proposée en Septembre, pour prolonger la sortie sur le thème des Protestants à Grenoble, annulée en raison de l’état boueux des chemins.
« Sur les pas des huguenots est un chemin de randonnée long de 1 600 km qui relie le Musée du protestantisme dauphinois de Poët-Laval, dans la Drôme au Musée des Huguenots à Bad Karlshafen dans le land de la Hesse, en Allemagne. Il suit le tracé des protestants français, notamment du Dauphiné, vers l’Allemagne et la Suisse, après la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685 ».
Rv à 9 h, partant de Biviers, nous marcherons environ trois heures et grimperons quelques raidillons, ce qui implique de bonnes chaussures, des bâtons et de l’eau.
Christine Rondet accueillera chez elle, marcheuses et non marcheuses, pour un joli déjeuner partagé, où chacune apportera un plat. 
Inscriptions auprès de Monica Bonfort en précisant marche, marche et déjeuner, déjeuner seul avant le 9 juin. 

Jeudi 23 Juin : Soirée de fin d’année
Une fleur à la boutonnière !
Véronique Tiberghien nous ouvre sa maison, et son jardin, pour une dernière soirée avant l’été.
Retrouvons-nous autour d’un buffet estival, alimenté par vos soins.
Les conjoints seront les bienvenus.
Inscriptions avant le 16 juin auprès de Véronique Tiberghien :


Un musée, un quartier, la céramique au fil des siècles

L'Art de la céramique à Grenoble, entre hier et aujourd'hui
Caroline Roussel a conçu cette visite selon un angle original, une matière, KERAMIKOS en grec, et un savoir-faire, en Isère, depuis environ 7000 ans.
Nous voilà donc parties à la rencontre de cette étonnante matière première qu’est l’argile.
Le département de l’Isère, riche en vestiges préhistoriques est d’une grande importance par ses cavernes, ses abris sous roche, ses lacs ou ses étangs. Les conditions d’habitat varient suivant les différences de la nature du sol, la population est sédentaire dans les vallées et agricole dans les vallons. De nombreux objets en céramique ont été retrouvés dans différents sites, évoqués dans de sympathiques maquettes qui nous rapprochent de ces temps lointains où l’ingéniosité humaine s’exerçait pour améliorer les conditions de vie : les briques servaient à diffuser la chaleur à l’intérieur des habitations et les pesons à tendre les fils des métiers à tisser.
Les vestiges exposés montrent, au fil du temps, l’évolution des formes, des ornementations et indiquent, entre autres éléments, l'existence d’échanges avec l’Italie, tels cette série de pots venant de Lombardie.
Fabriqués en terre (argile), ils ont subi une transformation physico-chimique irréversible au cours d’une cuisson plus ou moins élevée. La terre humide est malléable, ensuite on la laisse sécher puis elle passe par deux ou trois cuissons selon le modelage. Sa coloration brune ou orangée est due à la présence d’oxyde de fer. Elle est utilisée pour faire des briques, des poteries ou des objets décoratifs.
Ainsi, de salle en salle, nous découvrons le néolithique (5800 - 2500) puis l’époque gallo-romaine, le Moyen - Age, la Renaissance et le XVIIIe siècle représenté par ces ravissants objets vernissés et décorés de motifs floraux. Les pigments viennent d’oxydes métalliques tels que le manganèse (violet ou pourpre foncé), le fer (rouge), le cuivre (vert), l’antimoine (jaune) et le cobalt pour le bleu.Dans la première moitié du XVIIIe, deux faïenciers ROUX, CHAIX et un commerçant ROY-COMPTE s’installent dans le faubourg Très Cloîtres, puis en 1747 un atelier se crée à La Petite Tronche, soit « au-delà des Cloîtres ». Bien sûr nous pensons à La Faïencerie de La Tronche, ancienne fabrique devenue Le Théâtre de la Faïencerie !
Quittant le Musée de l’Ancien Evêché ou musée d’histoire de l’Isère, nous rejoignons en quelques pas la rue Très Cloîtres, où nous rencontrons deux artisans céramistes qui travaillent chacun à sa manière.
Ivan Mago, designer venu d’Espagne, joint le design, l’art et l’artisanat ; il commence par le dessin, puis vient l’impression en 3D qui lui permet de fabriquer un moule en fibre de maïs dans lequel il verse sa terre. Enfin sortiront différents objets cuits sur place. Les couleurs sont peintes avant d’y verser la terre.
Isabelle Perret, sa voisine, met l’accent sur le geste traditionnel du potier et décore ses œuvres de traits de pinceaux qui évoquent le Japon.
Tous deux, comme de nombreux autres artisans, vendent leurs productions dans la boutique CFI, C’est Fait Ici, dans le centre commercial de La Caserne de Bonne. Vous pouvez admirer leurs œuvres à la caserne de Bonne ou sur : www.cestfaitici.fr
Ainsi s’achève ce très intéressant parcours qui associe histoire, tradition et création contemporaine, autour d’un matériau extrêmement simple, l’argile ou la céramique
F. R, L. B et F. L - Grenoble, Mars 2022


Visite du musée Mainssieux à Voiron

   Nous étions nombreuses à nous rendre à Voiron pour connaitre un peu mieux ce peintre de la région. Dans ce musée entièrement consacrée à Lucien Mainssieux, nous avons appris bien des choses sur cet artiste dauphinois aux multiples facettes .
   Notre guide vive, motivée, prolixe connaissait son sujet et nous mena dans quatre salles rassemblant des toiles du peintre autour d'un thème choisi.
   Lucien Mainssieux nait à Voiron en 1885 dans une famille bourgeoise ; il n 'a pas deux ans quand il perd sa mère ; il souffrira toute sa vie de cette absence ; à cela s'ajoutera une douleur physique due à une tuberculose de la hanche ; il sera élevé par une tante et un père pharmacien, très souvent absent. Alité et solitaire durant son enfance, il va découvrir la musique (violon et flute) et apprendre le dessin. A 12 ans, il quitte son lit mais « boiteux " , il se forgera une carapace qui ne le rendra pas toujours agréable et sympathique , surtout avec les femmes semble-t-il .
Il faut donc retenir trois facettes de cet homme, ami de Flandrin qui l'initiera au dessin et à la peinture. Plus tard, en découvrant les peintres du XIXème siècle, il devient collectionneur et n'oublions pas la dernière facette : son goût pour la musique.
Parcourons avec notre dynamique guide les 4 salles de ce petit musée intime et riche.
   La 1ère salle nous dévoile un Mainssieux collectionneur ; dès 19 ans, il " monte " à Paris. Très ami avec Dunoyer de Ségonzac, Le Douanier Rousseau, il s'endette pour acheter des tableaux de Courbet, Corot ; toute sa vie, il va collectionner des œuvres avec le désir d'ouvrir un musée ; cela arrivera à la fin de sa vie en 1956 à Voiron (450 œuvres seront léguées à la ville). Grand ami de Jacqueline Marval, il a des gouts classiques, aime tous les genres : marines, paysages, personnages…Il ne veut pas faire les Beaux-Arts, préfère apprendre dans les ateliers .

   Dans la 2ème salle, on pourra voir l'évolution de sa peinture, son apprentissage : autoportraits, peintures effacées, recommencées il s'initie au nu car c'est la base de la peinture mais cela est très nouveau pour lui et il n'apprécie pas vraiment le corps féminin ; les modèles qu'il faut payer lui rendent cet apprentissage difficile. Dans les années 1915 , il peint des femmes avec des bijoux, des voiles ; il côtoie beaucoup Matisse  et cela se voit.
A Paris, il découvre aussi une vie culturelle très riche et deviendra critique musical ; dans cette salle, nous avons aussi un beau tableau d'une peintre ukrainienne Laura Lewtska : femme au profil moderne qui fait penser à Picasso se trouvant au milieu des arbres et des feuilles ; il y a aussi un très grand tableau de Jacqueline Marval, danseuse à la tête minuscule et déformée, comme flottant dans l'air…  Avançons vers la 3ème salle où peinture et musique se mêlent ; il va peindre des paysages, des scènes de la Chartreuse mais aussi des portraits de musiciens, et même son violon.
Mais cet homme torturé n’a pas confiance en lui sur le plan physique mais aussi intellectuel et sera souvent mal à l'aise avec les femmes ; il aimera les conquérir mais ensuite se lassera vite. Il aimera une femme rencontrée au Maroc, Asma, sa muse et sa maîtresse. Plus tard en Algérie, il épousera Zora.
   Mais ce que nous admirons dans la 4ème salle, c’est la découverte de l’Italie. Les vues, la lumière de ces terres méditerranéennes vont être une révélation pour lui : Rome, Pompéi, Tipasa seront représentées avec une nouvelle palette de couleurs.

Peu d'œuvres dans les musées : une à Orsay, une à Beaubourg, trois à Grenoble ; reconnu jusqu'à sa mort il est aujourd'hui moins célébré ; mais ce petit musée dans sa ville de Voiron, cité animée et pimpante vaut le déplacement.
A.O le 23 Mars 2022


De tous temps, le Grand Passage a été sujet d’angoisse et de préoccupation pour les hommes.

Les rites funéraires

Les rites funéraires contemporains

par Pierre Reboul

De tous temps, le Grand Passage a été sujet d’angoisse et de préoccupation pour les hommes. Si ces derniers veulent honorer leurs défunts, ils tentent aussi d’adoucir la peine de ceux qui les pleurent.

De la momification des corps en Egypte aux pleureuses antiques, en passant par les crémations des hindous, les pratiques et les rites ont été extrêmement divers et soigneusement codifiés.

Pierre Reboul, que nous avons déjà eu le plaisir de rencontrer il y a 3 ans, lors d’une conférence sur l’Ecoute, vient nous parler ce soir des rites funéraires contemporains, ce qu’ils révèlent et ce dont ils sont l’écho.

Rappelons que notre conférencier est très impliqué dans l’association JALMALV (Jusqu’A La Mort Accompagner La Vie) et qu’il a écrit plusieurs livres sur l’écoute, l’accompagnement et le bénévolat.

Alors que l’on pourrait craindre le côté morbide d’un tel exposé, c’est de la vie dont il est surtout question.  Les rituels concernent les hommes vivants, en quête de sens.

Les 3 temps de la mort sont marqués par des pratiques diverses.

Le trépas peut être accompagné ou non par les proches. Autrefois, une « bonne » mort était une mort publique ; maintenant, on souhaite davantage la discrétion d’une mort dans le sommeil.

Ensuite, viennent les soins dus au défunt avec la toilette, la veillée et les signes de respect. 

Enfin s’organisent les funérailles elles-mêmes, la cérémonie, le port du deuil, les fleurs, la transmission des objets…

Pierre, avec humour, rappelle que « les bons rites font les bons morts ».

En fait, toutes les offrandes ont pour objectif de magnifier le mort et de déculpabiliser le vivant. Il est de bon ton de parer le disparu de toutes les qualités et de toutes les vertus ! Seul un Brassens quelque peu irrévérencieux a osé braver le tabou.

On note que 3 symboles sont universellement reconnus :

la lumière avec les bougies, l’eau avec l’aspersion et le feu avec l’espoir de la résurrection (comme pour le Phénix qui renaît de ses cendres).

Tous contribuent à tenter de concilier les notions de Permanence et d’Ephémère de favoriser le passage de la Proximité à la Distance.

Le grand « mérite » des funérailles est de rassembler et de ressouder les familles. Malheur à celui qui s’en dispense et se met ainsi au ban de la société. C’est ENSEMBLE qu’on peut assumer la perte, se réchauffer et se réconforter. La COVID a mis cruellement en lumière ce besoin et a désespérément généré des deuils traumatiques.

Les professionnels des pompes funèbres ont pris le relais des religieux. Ce sont maintenant les profanes qui, avec les familles, choisissent photos, diaporamas, musique et chansons pour des rites sur mesure, à la carte. Le caractère de gravité semble perdu, au profit de l’authenticité et de la personnalisation. Le JE prime sur le TU ou sur le NOUS.

Pierre évoque aussi les deuils inavouables, les morts dont on ne veut pas ou qui dérangent. « Les morts de rue » (27 l’année dernière à Grenoble).

A ces problèmes sont associés pour les bénévoles et pour les soignants le souci du « cure » (soin médical) et le souci du « care » (soin affectif ou humain). Où placer le curseur ?

Les lieux de mémoire sont-ils nécessaires ? Où déposer et disperser les cendres après une crémation ?

Pour réussir à franchir le pas ou à faire son deuil, il faut pouvoir dire et être écouté.  C’est ce à quoi s’emploient Pierre et tous les bénévoles regroupés dans diverses associations comme JALMALV.

Avec Eluard, ils peuvent affirmer, avec toute la modestie et la bienveillance qui les caractérisent :

« Le tout est de tout dire, et je manque de mots. Et je manque de temps et je manque d’audace ».

                                   VDB 14-03-2022