Jean Dubois, sculpteur et architecte

Conférence d‘Agnès Botté, historienne de l‘architecture et guide du patrimoine

Jean Dubois (1625-1694) naît à Dijon (actuelle rue Berbisey) d‘un père menuisier.

Il sera le grand-père paternel d‘Alexis Piron.

En 1681 il déménage rue Saint Philibert (actuelle rue Condorcet) dans une proporiété jouxtant l‘Hospice Sainte Anne (actuel collège Marcelle Pardé), et disposant de cuverie, appentis, pressoir et jardin. Le tympan du porche est orné des attributs de la sculpture et de l‘architecture.

Le bâtiment côté cour est orné de reliefs : Minerve et des putti symbolisant l‘architecture et la sculpture.

Sa formation le mène à Rome et à Paris, mais il revient s‘établir à Dijon.

Sculpteur

Ses dessins sont conservés au Louvre et à l‘école des Beaux Arts de Paris.

Le Palais des Etats à Dijon est orné au 1er étage de cheminées à la gloire de Louis XIV, exécutées par J Dubois.

Il réalise également la statue funéraire de Claude Bouchu.

Architecte

Il est inspiré par son séjour en Italie.

Réalisations marquantes à Dijon :

- Hôtel Despringles rue Crébillon : il effectue des remaniements en 1670. A noter l‘escalier monumental qui mène au 1er étage (marches „autoportées“). La distribution des pièces est identique au rez de chaussée et au 1er étage, excepté le salon à l‘italienne, unique à Dijon avec ses deux niveaux de fenêtres, murs en faux marbre et peintures évoquant la musique.

La toiture de cet hôtel est de type Mansart, avec tuiles vernissées de couleur à l‘époque.

- Hôtel de Migieu 1680, place Bossuet.

Il exécute le dessin du portail.

- Hôtel Verchère rue Charrue (surélévation du 1er étage au XIX° siècle) : le pavillon de jardin est de Pierre Rigollet.

- Autres réalisations : plafond de l‘hôtel Legouz-Gerland, décors de l‘Hôtel de Vogüe, ..

  Il aura été un architecte avec un oeil de sculpteur, exploitant le rythme et les effets ombre-lumière.

                                                                                                                         M Maire


HOMMAGE A NOTRE AMIE LYCEÉNNE FRANÇOISE FEUILLÉE

Nous avons eu la grande douleur de perdre notre amie Françoise le 9 mars dernier, aussi avons-nous à cœur de lui rendre hommage en évoquant ses implications multiples au sein du Lyceum Club International.

Pour notre présidente nationale Isabelle BERTRAND, notre Fédération perd avec elle ’’une figure emblématique qui a marqué ses différentes fonctions de ses qualités personnelles, à la fois humaines et intellectuelles’’, et Marc FEUILLÉE, lors de la cérémonie en l’église Notre-Dame de Dijon pour les funérailles de sa maman, évoquant ses engagements, parlait de son ’’gène du Lyceum’’

A notre tour d’honorer notre amie en retraçant ses actions au sein des strates lycéennes régionales, nationales et internationales du Lyceum.  

Françoise fut l’une des 71 lycéennes de la première heure de notre club Dijon-Bourgogne fondé par Jeannette LE LOUS et participa ainsi à son inauguration le 6 novembre 1979 au Palais des Ducs de Bourgogne de Dijon, cérémonie qui eut lieu en présence de la marraine du club, Mme Anne GISCARD d’ESTAING, petite-fille du président Sadi CARNOT et tante par alliance du président Valéry GISCARD d’ESTAING.

Nos archives, enrichies il y a quelques années de pièces provenant des archives que Françoise nous avait confiées, bien que présentant encore des lacunes, nous ont permis de réaliser cette synthèse.

Voici donc les grandes lignes de sa ’’carrière’’ au Lyceum Club International.

  VICE-PRÉSIDENTE DU LYCEUM CLUB DIJON-BOURGOGNE de 1979 à 1984  

Dès l’origine du club Dijon-Bourgogne, Françoise est 1ère vice-présidente, la 2ème vice-présidente étant Andrée GASTON-GÉRARD, veuve de l’ancien maire de Dijon.

C’est au cours de ce mandat que Françoise et sa présidente Jeannette LE LOUS jetèrent les bases du jumelage avec le Club de Genève.

Jeannette LE LOUS, ne tarissait pas d’éloges sur sa 1ère vice-présidente. Voici ce qu’elle écrivait dans son compte rendu de l’AG du 28 novembre 1983 :

« Françoise FEUILLEE, Vice-Présidente, souffrante, regrette vivement d’être absente. Cela ne m’empêche pas de dire tout le bien que je pense d’elle. Elle m’a toujours apporté une aide aussi efficace, qu’efficiente. Que de corvées elle a assumées, toujours souriante, aimable, gracieuse. Mais d’une modestie et d’une simplicité extrêmes, elle va m’en vouloir, j’en suis sûre, de la clouer au pilori de mon amitié reconnaissante. »

  PRÉSIDENTE DU LYCEUM CLUB DIJON-BOURGOGNE de 1984 à 1990  

Françoise est présidente du Lyceum Club Dijon-Bourgogne du 24.9.1984 jusqu’au 23.9.1990.

Voici un aperçu des activités qu’elle mit en place avec son Bureau, il n’est pas exhaustif mais se veut représentatif de ce qui a marqué son mandat.

                                 CONFÉRENCES

Voici donc un choix de conférences dont on pourra admirer la qualité des intervenants et l’intérêt des sujets traités.

1985  

  • Diner-débat avec Han SUYIN, écrivaine.
  • L’Église et l’État, par le révérent Canon Derek FATHERS, pasteur de l’église de Thornton Hough, diocèse de Chester, Angleterre.
  • Que peut-on attendre de la juridiction administrative ? par Gaston NAMIN, conseiller d’État. 
  • ’’Au-delà du ciel. Cinq ans chez les Khmers rouges’’ : déjeuner-débat avec Laurence PICQ, autrice de ce livre paru en 1984.
  • Aperçu sur la vie d’une épouse de diplomate : causerie par Monique BARBIER, lycéenne, épouse d’ambassadeur.

1986

  • Conférence de l’auteure bourguignonne Lucette DESVIGNES, présentée par la fille de Jeannette LE LOUS, France MAJOIE, vice-présidente de l’Atelier de création littéraire des auteurs de Bourgogne.
  • La participation des femmes dans l’organisation judiciaire, par Simone ROZÈS, première présidente de la Cour de cassation. Conférence suivie d’un buffet à l’Hôtel de la Cloche, préparé par Jean-Pierre BILLOUX.
  • L’évolution de l’Art oratoire au barreau, par le bâtonnier Jacques BERLAND. Cette manifestation complète la série des grandes conférences consacrées à l’organisation judiciaire.
  • Mission médicale en Afghanistan, par la doctoresse Chantal HABERT, médecin du Monde.
  • Kyushu, l’ile des traditions, par Clarisse DESSAINT, présidente du Lyceum Club de Genève, écrivaine, et éminente spécialiste du Japon. 
  • La fonction diplomatique. Son œuvre dans de nombreux pays, par Yves BARBIER, ancien ambassadeur.
  • L’écriture, art romanesque, par l’écrivain Christian COMANZO. 
  • A room with a view : présentation du film par le romancier anglais Edward Morgan FORSTER, auteur du roman qui a inspiré ce film, et projection du film en français : Chambre avec vue, à l’Eldorado, Dijon.

1987

  •  Conférence de Mme Renée BRIDEL, de Genève, docteur en Droit, déléguée auprès des Nations Unies, spécialiste de l’enfance.
  • Les vaccinations, par le docteur Albert DELAUNAY, professeur honoraire de microbiologie à l’Institut Pasteur de Paris.
  • Education civique et Valeurs à transmettre, par Colette BOXER, présidente fondatrice de la FIVA (Fédération internationale pour la défense des Valeurs Humaines Fondamentales). A la suite de cette conférence le Lyceum Club Dijon-Bourgogne décide d’adhérer à la FIVA.
  • Pathologie des enfants et adolescents en milieu scolaire. Evolution épidémiologique, 1950-1986, par Micheline CASPAR, lycéenne, médecin inspectrice régionale de la Santé.
  • La Commedia dell’arte, parChristiane PALAU (C. MAITRE), lycéenne.
  • Les peintres anglais du XVIIIe et du XIXe siècles, par Micheline LABY, diplômée d’Anglais et d’Histoire de l’Art, auteure de Dijon, a city of Art and History, paru en 1986.
  • Nous… les Femmes, par Hélène GISSEROT, déléguée nationale à la Condition féminine.
  • L’âge d’or de la femme, par le docteur Jean JAHIER, professeur de Clinique gynécologique et obstétricale, gynécologue accoucheur des Hôpitaux.
  • L’innovation dans l’Imagerie, par Roger CUVELLIER, qui fut pendant 30 ans directeur de l’usine SOPELEM de Dijon, auteur d’innovations dans le domaine de l’optique photographique et cinématographique.

1988

  • Table ronde sur la Chine, organisée par France MAJOIE, et plusieurs lycéennes.
  • Le Bouddhisme, par Solange THIERRY, ancienne sous-directrice du Musée de l’Homme, chargée du Département de l’Asie, professeur à l’Ecole de Hautes Etudes.
  • Rajasthan, pays des mille et une nuits, des princes et des guerriers : récit de voyage de Simone AUPECLE, lycéenne.
  • Vivement les femmes…, par Violaine de CORDON, diplômée en Sciences politiques, journaliste qui s’interroge : pourquoi les femmes sont-elles si rares en politique ?
  • La caricature et la vie politique à travers la carte postale 1900, par Jean-Paul RIAUX, collectionneur de cartes postales.
  • Jean GIONO, évoqué par sa fille Sylvie DURBET-GIONO.

1989

  • Un mariage en Assam (Inde), par Oksana CHANGKAKOTI, du Lyceum de Genève.
  • L’entreprise face à l’Europe des différences, par Bernard MAJOIE, président directeur général des laboratoires FOURNIER.
  • L’Europe et l’éducation, par Ann PIROELLE, lycéenne, professeur à l’Université de Dijon, responsable des projets d’Erasmus pour l’Angleterre.
  • La réponse aux appels d’urgence médicale en Côte-d’Or, par le docteur Michel WILKENING, médecin anesthésiste, professeur à la Faculté de Médecine de Dijon, chef de service responsable du SAMU, et époux de Marie-José, lycéenne.
  • ’’Et Marcel ROUFF créa DODIN-BOUFFANT’’, par Françoise COLIN, autrice de cet ouvrage.
  • Le Yemen, par Pierre CASPAR.
  •  Environnement et nucléaire, par François LAULT, directeur régional de EDF Bourgogne.

1990

  • Angkor, par Solange THIERRY, ancienne sous-directrice du Musée de l’Homme, professeur à l’Ecole des Hautes Etudes, chargée des Religions de l’Asie du Sud-Est.
  • Saint Bernard, par Pierre CASPAR, secrétaire général du comité d’organisation du 900ème anniversaire de la naissance de Saint Bernard.
  • Enjeux et acteurs de l’environnement en Bourgogne, Jacques DEVEZE, délégué régional à l’Architecture et à l’Environnement de Bourgogne.
  • La crise du Golfe persique, par Jean-Louis SYREN, professeur de Sciences économiques à l’Université de Dijon, chroniqueur au Bien Public.

SECTIONS D’ACTIVITÉS

Dès 1985 : cours d’Anglais, bridge, scrabble, marche et bibliothèque tournante. En 1987 : création du cours d’Italien, et d’un second club de bridge. En 1988 : création d’un cours d’Italien pour débutantes, et un cours d’initiation à l’art floral. En 1986 : séminaire sur l’écoute et l’animation de groupe, avec Jean CHARVOLIN, beau-père de notre amie Brigitte. En 1989 : création d’un club de bridge pour débutantes. En 1990 : création de la section Cinéma.

RÉUNIONS AMICALES et FESTIVITÉS

Françoise présente ses vœux de bonne année 1986 en ces termes :

’’Notre Club de Dijon-Bourgogne s’enorgueillit de réunir des Membres enthousiastes et motivés, dont la vie culturelle, l’expérience personnelle, professionnelle, riches et diversifiées, les missions généreuses auprès des moins favorisés, constituent le précieux creuset ; on y ressent un fort courant d’amitié et de compréhension mutuelle qui n’est pas superficiel : c’est le ciment le plus sûr. Car les qualités froidement intellectuelles ne suffisent pas à créer un esprit de Club : nous poursuivons le même but culturel certes, mais à travers nos manifestations communes, dans nos sections, au cours de nos rencontres, nous regardons autour de nous avec la chaleur de notre cœur.’’

Des goûters sont organisés dans des lieux historiques comme en 1988 au château de Corcelles-les-Arts, chez M. Charles VOGEL et son épouse Marie-Thérèse, lycéenne, et en 1989 au château de Gilly-les-Cîteaux. En mars 1990 le club fête ses 10 ans par un diner costumé baptisé Le fantôme de l’Opéra, ayant pour cadre les réserves des décors de l’Opéra de Dijon, où chaque lycéenne se présente en costume évoquant un personnage du répertoire lyrique. L’organisatrice est France MAJOIE, fille de Jeannette LE LOUS.

VISITES

1986 : château de Fleurigny, chez la marquise Élisabeth de CASTELLANE, présidente de la Fédération des Lyceum de France, à Thorigny-sur-Oreuse (Yonne) ; 1987 : Laboratoires FOURNIER, (dont le président directeur général était alors M. Jean LE LOUS, époux de Jeannette, fondatrice de notre club) : le centre de stockage de Fontaine-les-Dijon, et le laboratoire pharmaceutique de Dijon. 1988 : Base aérienne Guynemer de Dijon avec le colonel COURTHIEU (maris invités).  1989 : Société économique Franco-Suisse de Dijon, avec Guy JEUNET, directeur de cette entreprise de collecte de déchets urbains. Salon des antiquaires de Dijon, visite guidée avec un expert. Serres municipales de Dijon. Château de Longecourt-en-Plaine : visite sous la conduite de Mme de SAINT-SEINE, suivie de la visite de l’atelier d’ébénisterie d’art de Geoffroy de BAZELAIRE, à Ouges. 1990 : MBA de Dijon :exposition Les manuscrits de Cîteaux, présentée par Albert POIROT, conservateur de la BM de Dijon, exposition Claus SLUTER en Bourgogne, mythe et représentations, présentée par Robert FURTER ; Musée Grévin de Dijon, récemment créé.

VOYAGES

1986 : Voyage à Lausanne et à Genève, et rencontre avec nos amies du Lyceum Club de Genève. 1987 : Paris, Musée Picasso et de l’exposition à l’ambassade d’Australie :  Peintures et dessins sur trois continents, du peintre Kevin PEARSH qui habite à Chaudenay-le-Château (canton d’Arnay-le-Duc) et qui présente lui-même ses œuvres. Paris : exposition FRAGONARD au Grand Palais, et des Trésors des princes Celtes au Petit Palais. Angleterre : (Londres, Stratford-sur-Avon avec soirée théâtrale The Merchant of Venice de Shakespeare, Liverpool) 1988 : Paris : visite du musée d’Orsay et de son exposition VAN GOGH. Bâle : visite de la vieille ville, de l’exposition HOLBEIN, et rencontre avec le Lyceum club de Bâle. 1989 : Nanterre : visite de l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris avec Claude BESSY, directrice, et assistance aux cours du haut des mezzanines. Paris, Grand Palais : exposition GAUGUIN. Rencontre avec les lycéennes du Lyceum Club d’Orléans qui visitent aussi cette exposition. Paris : Institut de Monde arabe (exposition Egypte-Egypte), Le Louvre médiéval. 1990 : Venise : voyage avec le groupe du cours d’Italien de Christiane PALAU, du 3 au 8 avril, sur les traces de Georges SAND, MUSSET, WAGNER et le président de BROSSES. Pérouges (visite de la ville) et Bugey (visite de la centrale nucléaire).  Paris : Institut du Monde Arabe, la pyramide du Louvre, Grand Palais : exposition Soliman le Magnifique.

ŒUVRES SOCIALES

Elles sont nombreuses et très diversifiées :

  • actions auprès des personnes âgées, notamment au bénéfice du  Club Saint-Pierre de Dijon, créé et présidé par Jacqueline POULETTY, membre du Lyceum ;
  • participation à la Banque alimentaire de Bourgogne, dont Solange BROCHERIEUX, membre du Club, en assure la responsabilité depuis sa création en 1985 ;
  • collecte de vêtements, tombola et dons  au profit d’associations s’occupant d’enfants malheureux ;
  • achat de casques pour les membres du Corps Mondial de Secours ;
  • aides aux familles démunies et à un étudiant portugais ;
  • soutien des enfants en difficulté scolaire par des cours en petits groupes ;
  • don à un institut de chiens d’assistance pour handicapés ;
  • dons divers : aux Scouts de France, au Musée de Champlitte, à la Mission et Développement, à la FIVA, à l’ASMAE, aide à la construction de la Maison des parents en Bourgogne de Dijon.

RELATIONS AVEC LES LYCEUM CLUBS

1984 : Françoise participe à la rencontre internationale des Lyceum de France le 4 octobre à Bordeaux, présidée par Mme le Dr HEES, présidente internationale, à laquelle participent les représentantes des Clubs de France, Belgique, Suisse, Angleterre et Italie.

1985 : le Bureau Central International (B.C.I.) des Lyceum Clubs se tient à Dijon, et procède à l’élection d’une nouvelle présidente internationale. Le B.C.I. réunit alors 13 pays (Allemagne de l’Ouest, Angleterre, Australie, Autriche, Ecosse, Finlande, France, Grèce, Italie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Suisse, Suède).

Voyage à Genève à l’occasion de la création du jumelage avec le Lyceum Club de Genève.

1986 : Françoise participe avec Jeannette LE LOUS au Congrès international des Lyceum clubs à Hambourg, Allemagne.

1987 : accueil à Dijon du Lyceum Club de Troyes. Participation à l’AG de la Fédération des Lyceum Clubs à Fontainebleau qui fête ses 25 ans.

1988 : accueil à Dijon du Lyceum Club de Genève (2 jours : visites des musées de Dijon, châteaux de Commarin et de Châteauneuf-en-Auxois, étape vigneronne à Vosne-Romanée). Rencontre avec le Lyceum Club de Bâle à l’occasion du voyage à Bâle. Rencontre à Dijon avec le Lyceum Club de Zurich, en voyage en Bourgogne. A l’occasion de l’AG de notre club, Madeleine BRESSLER, romancière et membre du club de Genève, donne une conférence : La carrière d’une romancière.

1989 : au Congrès international des Lyceum à Orléans des 21/24 mai, Françoise lit le rapport de la France sur les problèmes soulevés par les techniques génétiques. 15 lycéennes du club de Dijon-Bourgogne y participent. Suite à ce congrès, une post-excursion est organisée en Bourgogne pour les participantes étrangères. Grand diner au Cellier Saint-Bénigne du Chapeau Rouge à Dijon. Françoise répond à l’invitation du Lyceum Club de Genève à sa Fête de l’escalade (10-11 mai) qui rappelle la tentative de Charles-Emmanuel de Savoie, monté sur le trône de ses pères en 1580, de réduire Genève mais n’y parvint pas. 

1990 : 11-12 octobre : l’Assemblée Générale des Lyceum de France a lieu à Dijon. Le 11 : visite du château du Clos Vougeot et diner au château de Gilly. Le 12 : AG et visite de Dijon.  

  MEMBRE DU BUREAU DU CLUB DIJON-BOURGOGNE de 1990 à 2014  

En septembre  1990, sous la nouvelle présidence de Marie-José WILKENING, Françoise devient past-présidente et responsable des relations humaines qui a pour but l’entr’aide et l’écoute aux autres au sein du club, avec Micheline CASPAR, médecin, et Anne TILLIÉ.

Dans son premier bulletin de novembre, Marie-José écrivait : « … Je m’efforcerai de poursuivre l’action de celles qui m’ont précédée. Jeanne LE LOUS, Françoise FEUILLÉE ont marqué diversement, par leur personnalité et leur dynamisme, leur chaleur amicale et leur rayonnement, la vie et l’évolution de notre club… »

L’AG d’octobre 1992 maintient Françoise au Bureau dans cette mission qui s’intitule alors L’accueil et l’entr’aide.  Elle occupe ce poste jusqu’en 1994.  

A l’AG d’octobre 1994, Françoise est élue responsable de l’action extérieure et européenne, avec Michelle CASPAR. Au fil des années, cette fonction s’intitule responsable des relations internationales, puis responsable des relations extérieures. De 2004 à 2010, elle en assure seule la responsabilité, puis de 2010 à 2014 elle la partage avec Janine NANEIX, alors présidente.

Nous retrouvons les multiples actions de Françoise (qui a l’avantage d’être anglophone) dans les autres parties de ce document.   

  VICE-PRÉSIDENTE de 1989 à 1998 de la FÉDÉRATION FRANÇAISE DU LYCEUM CLUB INTERNATIONAL (FFLCI)  

Le bureau de la FFLCI créée en 1963 se compose d’une présidente, de deux vice-présidentes, d’une secrétaire et d’une trésorière.

C’est lors de l’AG de la FFLCI du 4.12.1989 présidée par la marquise Élisabeth de CASTELLANE du Club de Paris que Françoise est élue vice-présidente, ainsi que Jacqueline SUTTIN, alors présidente du club d’Orléans. La nouvelle présidente est Jacqueline AUTRAN, du club d’Orléans, précédemment vice-présidente.  On peut lire dans le rapport de cette AG donnant le nom de Françoise à la vice-présidence : « cette désignation reflète l’estime portée au club de Dijon », et on y apprend que la prochaine AG aura lieu à Dijon en octobre 1990.

A l’occasion de cette AG à Dijon, les participantes visitent la ville, le musée d’Art sacré, le musée Magnin, le château du Clos Vougeot, et le diner de gala a lieu au château de Gilly-les-Cîteaux.

Françoise participe, avec Marie-José WILKENING, au 25ème congrès international à Melbourne (Australie) du 27 mars au 11 avril 1992, dont le thème de réflexion porte sur le rôle des femmes dans la protection de l’environnement au niveau de la nature et de l’environnement.

Dans notre bulletin de mai 1992, elle en donne le compte rendu et note qu’en application de l’article 9 des statuts du Lyceum club international, elle a été, avec la vice-présidente Jacqueline SUTTIN, déléguée au vote de la France pour le Congrès de Melbourne. Et dans ce même bulletin, on peut lire qu’en juin 1992, Marie-José et Françoise relateront à leurs amies dijonnaises leur voyage qui les mena notamment à Hong-Kong, Jakarta, Sydney, Cairns, Melbourne et Singapour. Notre bulletin de juin donne le compte rendu des résolutions qui y furent prises. 

Françoise, à l’AG des Lyceum de France d’octobre 1992, est réélue à la vice-présidence (présidente : Hélène de LA BAUME).  Elle participe au 30ème anniversaire de la Fédération des Lyceum de France à Paris le 16.11.1993. Les 160 participantes sont reçues à l’hôtel de ville par Mme Bernadette CHIRAC. Le diner a lieu au Sénat.

Françoise participe à la rencontre internationale des Lyceum de France le 4 octobre 1994 à Bordeaux, présidée par Mme le Dr HEES, présidente internationale, à laquelle participent les représentantes des Clubs de France, Belgique, Suisse, Angleterre et Italie.

En 1994, Hélène de La BAUME a l’idée de créer des rencontres culturelles dans le cadre européen à l’occasion de festivals ou de grandes expositions de peinture. Et c’est à Françoise que l’on confia l’organisation de la première rencontre, et c’est en juillet 1994, qu’ont lieu 3 journées culturelles à l’occasion du festival de musique baroque de Beaune, qui réunit 42 membres des Lyceum clubs européens (Suisse, Allemagne, Angleterre) et de Paris, venus entendre William CHRISTIE et ses Arts Florissants, et l’orchestre La Petite Bande avec Sigiswald KUIJKEN.

Dans notre bulletin de ce mois-là, la présidente, Yvonne FOUILLAND écrit :

’’Toutes nos félicitations les plus chaleureuses à Françoise Feuillée pour le choix de son programme des Journées Européennes Musicales qui ont eu lieu en Bourgogne les 1-2-3 Juillet ; son allocution au déjeuner de l’Hôtel de la Cloche fut particulièrement brillante, les deux concerts de musique baroque dans le cadre féérique de la Basilique Notre Dame de Beaune, de la plus grande qualité.

L’organisation dont elle partagea la responsabilité avec Yvonne Jahier, toujours aussi précise et indispensable, fut parfaite. Toutes deux méritent bien la lettre on ne peut plus chaleureuse que nous a adressée Hélène de la Baume. Ses propos et son amitié nous touchent beaucoup et nous les répercutons sur toutes celles qui ont partagé ces moments heureux. Repas, visites guidées, concerts étaient de haut niveau et ont enchanté nos amies voisines et étrangères. Encore bravo.’’

Nos archives possèdent 12 lettres de félicitations adressées à Françoise la félicitant et la remerciant pour ce week-end enchanteur !

D’autres rencontres culturelles ’’musique et peinture’’ suivirent : en Allemagne dans le Rheingau en 1995, en Suisse à la Fondation Gianadda de Martigny en 1996 avec l’exposition MANET, et en Belgique à Gand en 1997 ; et dans son mandat suivant eurent lieu les rencontres à Haarlem aux Pays-Bas en 1999, et à Moscou en 2000 à l’occasion du Festival RACHMANINOV.

Françoise participe au Congrès international des Lyceum à Helsinki en Finlande en juin 1995, baptise en 1996 le Club de Pau et célèbre la même année le jumelage Caen-Londres, le club de Londres ayant été le 1er club fondé par Constance SMEDLEY en 1903.

En janvier 1997 parait le numéro 1 de La Lettre de la Fédération, de la FFLCI, et on peut lire dans l’éditorial de la présidente J. SUTTIN : « […] Notre ’’Lettre’’ est une œuvre collective… Un très grand merci à Françoise Feuillée, vice-présidente de la Fédération, qui a assuré avec un talent exceptionnel le rôle particulièrement difficile de rédactrice en chef. ».  Dans une note manuscrite jointe à un exemplaire de nos archives, Françoise écrit : « Cette lettre ne fut pas renouvelée, mal jugée en haut lieu… Dans un sens, c’était un rude travail qui me tombait sur les bras… mais j’aurais été un relais vers d’autres bonnes volontés… J’avais déjà la responsabilité du Bulletin international… Il n’empêche que avec Jacqueline [Suttin] nous avions fait un super travail. C’était notre fierté à nous ! »

  RESPONSABLE DU BULLETIN L’EUROPE DES LYCEUM, devenu le BULLETIN DE L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES LYCEUM CLUBS de1992 à 2000  

Lors de la rencontre à Bale des présidentes des Lyceum clubs de Suisse, France et Belgique, sous la présidence de Mme HEES, présidente internationale élue à Melbourne, la décision est prise de créer un bulletin L’Europe des Lyceum,qui paraîtra 2 fois par an. C’est Françoise qui en prend la responsabilité. Outre les nouvelles des clubs de ces pays, elle y annoncera leurs festivals musicaux.

Le 1er bulletin paraît en octobre 1992 et nos archives en possèdent un exemplaire. Il donne en 4 pages des nouvelles des clubs et des jumelages.  Françoise y émet ce souhait : ’’Puisse ce bulletin devenir un véritable trait d’union et en quelque sorte une tribune où chacune d’entre nous, par l’intermédiaire de son club, pourra s’exprimer ou faire passer une information’’.

               Suite à la réunion qui se tient à Chypre, Mme Idy ROHNER, présidente nationale suisse, se joint à Françoise pour partager avec elle ses responsabilités européennes. Une carte de visite internationale est créée pour permettre aux lycéennes de se présenter dans les clubs étrangers lors de leurs voyages.

               En septembre 1993 Mme ROHNER rencontre Françoise pour 3 journées de travail à Dijon, et la présidente nationale, Hélène de LA BAUME, se joint à elles.  Et pour le 30ème anniversaire de la Fédération des Lyceum de France de novembre 1993, la présidente nationale, dans son discours au Sénat en présence de Mme MAUNOURY, épouse du président du Sénat, évoque ce bulletin européen écrit en français, anglais et allemand, qui est reçu par les 7000 membres des Lyceum européens.

Ce bulletin étant adressé également aux Australiennes et aux Néo-Zélandaises, le Congrès international de 1998 qui a lieu à Rome, prend la décision d’appeler cette publication Bulletin de l’Association Internationale des Lyceum Clubs.

Nos archives possèdent, hélas, très peu d’anciens numéros du Bulletin de l’association internationale des Lyceum clubs, mais ont néanmoins celui d’octobre 2002 (n° 21), qui célèbre le 10ème anniversaire de ce bulletin de liaison dont le nom fut, à l’origine, L’Europe des Lyceum : On y lit : « Octobre 1992 : première publication du Bulletin de « l’Europe des Lyceum » à l’initiative de la présidente des Lyceum de France Hélène de La Baume, sous l’impulsion clairvoyante et dynamique de Françoise Feuillée. Pendant six ans, au rythme de deux publications par ans, des nouvelles des Lyceum clubs européens. » […]. Et on y lit encore l’article de Françoise évoquant la genèse de ce bulletin : « Il est né pour soutenir la création de l’Europe des Lyceum clubs ; il voulait nous permettre de nous connaître mieux… ou de nous connaître tout simplement. Immédiatement il a trouvé une écoute, une participation. Remontons dans le temps : il y a dix ans, nous membres des clubs, nous savions que nous appartenions à une association internationale… ; certaines se sentaient peu concernées par ces liens internationaux. Nous vivions dans le cadre strict de nos pays, de nos régions, nous contentant des congrès triennaux et des jumelages. […] « L’homme seul est toujours en mauvaise compagnie » constatait Paul Valéry, poète français. L’information est le contraire de la solitude. La mission d’information est désintéressée, généreuse. Elle nous rapproche, elle joue donc un rôle essentiel, car elle nous permet de répondre, et de plus agréablement, aux engagements qui sont les nôtres dans nos clubs : mieux nous apprécier, mieux nous comprendre. »

En mai 2000, Françoise passe le flambeau de la rédaction de ce périodique à Lucile VIGNIAL, membre du club de Paris.

Dans le n° 60 qui vient de paraître, notre présidente internationale Muriel HANNART rappelle le rôle de Francoise dans la parution de cette publication. 

PRÉSIDENTE de 1998 à 2001 de la FÉDÉRATION FRANÇAISE DU LYCEUM CLUB INTERNATIONAL (FFLCI)

Dans son bulletin de décembre 1998, notre présidente Jacqueline BEAUFILS commençait son éditorial ainsi :

« Chères amies,

Le Lyceum Club de Dijon est très honoré de compter, désormais, parmi ses membres :

  • une Présidente nationale : Françoise Feuillée
  • une Trésorière nationale : Huguette Renart.

A toutes les deux, nous adressons nos félicitations et tous nos encouragements pour l’exercice de leur fonction. »

En mai 1999 Françoise inaugure avec Mme Lucienne DALMAN, présidente internationale, le 12ème Lyceum Club de France de Saint-Barthélemy (Antilles françaises). Cinq lycéennes de notre club l’accompagnent : notre présidente Jacqueline BEAUFILS, Irène BAZIN, Francine BOISSET, Solange BROCHERIEUX et Danielle RENAUD.

Françoise préside notamment l’AG extraordinaire de la FFLCI qui a lieu en octobre 2000 à Pau et fait voter des modifications de l’article 4 de ses statuts relatifs à la composition de son Comité et de son Bureau.

En 2000, elle lance le concours Savoir-faire et créativité qui permet de mettre à l’honneur des femmes artisans d’art. Le 1er prix national est décerné à une lycéenne de Limoges, Léa SHAM’S pour un vase émaillé (Le dernier Pot rouge du siècle), que l’on peut admirer aujourd’hui au musée des Beaux-Arts de Limoges.

Elle préside en 2001 la 38ème AG à Saint-Brieuc (Bretagne) mais ne souhaite pas renouveler son mandat qui est confié à Edith de l’HERMITE, fondatrice du club de Limoges, Huguette RENART restant aux fonctions de trésorière nationale.  Néanmoins en 2002 la 39ème AG a lieu à Dijon, qui est suivie d’une visite guidée de la ville et du musée des Beaux-Arts, et qui se termine par un diner de gala au Clot Vougeot.

Dans le n° 60 du Bulletin de l’Association Internationale des Lyceum Clubs qui vient de paraître, Isabelle BERTRAND, présidente de la FFLCI, rend un vibrant hommage à Françoise, ancienne présidente de la FFLCI, qui fut, écrit-elle une ’’figure emblématique de son histoire’’.

  PRÉSIDENTE de la FFLCI de 2001 à 2004  

Françoise succède à Jacqueline SUTTIN, l’autrice de ce bel hommage qu’elle lui a rendu en mars 2022, que nous pouvons lire sur le site national du Lyceum.

Dans son discours au séminaire Multi-clubs de 2014 à Grenoble, Françoise rappelait les objectifs essentiels de la présidence nationale : « mieux connaître les clubs, être à leurs côtés, renforcer leur union, développer les nouvelles implantations, nous faire mieux entendre. Ce mandat a beaucoup compté pour moi. » 

Le grand événement qui a marqué la présidence de Françoise est sa participation au Congrès international des Lyceum, qui eut lieu à Rotorua, en Nouvelle-Zélande du 2 au 4 mars 2001, dont elle fait un compte rendu de 13 pages. En voici les premières lignes :

’’CONGRÈS DE ROTORUA

22 000 Km de Dijon, 24 heures de vol

               18 ans après Jeannette Le Lous qui était allée assister jusqu’aux antipodes au 22ème congrès d’Auckland, voici une dijonnaise foulant elle aussi la terre des Maoris pour rencontrer les représentantes de 1 200 membres des Lyceum clubs de cet état et bien entendu les déléguées de tous les clubs des fédérations du Lyceum des deux hémisphères réunies pour le 28ème congrès international.

J’avais l’honneur de vous représenter avec Hélène de la Baume, vice-présidente internationale, Solange Thierry-de Saint Rapt, présidente du Lyceum club de Paris notre secrétaire nationale, Lucile Vignial, vice-présidente de ce club. […]

Nous nous sommes envolées le jeudi 22 février 2001 pour Auckland avec une escale de douze heures à Singapour ; nous sommes arrivées sur le sol néo-zélandais à 11h30 le 24 février.’’

Dans ce compte-rendu, Françoise précise que la Nouvelle-Zélande a 10 clubs et 1500 membres.

Ce voyage et ce congrès lui ont sans doute laissé un souvenir impérissable, car dans le Journal de confinement de septembre 2000 que notre présidente Sandrine BRIOT avait imaginé, Françoise n’a pas résisté au plaisir d’écrire un Retour à Rotorua et de souligner la contribution de nos amies dijonnaises au thème de réflexion : La femme au XXème siècle : Image de la femme à travers les médias ; Les femmes et le pouvoir. Les femmes et l’éducation.  Nos archives conserventla synthèse de ces travaux conséquents de Simone AUPECLE, Jacqueline BEAUFILS, Elisabeth BOURCIER, Micheline CASPAR, Charlotte DELATTE, Françoise FEUILLÉE et Janine NANEIX.   

PRÉSIDENTE D’HONNEUR DU CLUB DIJON-BOURGOGNE DEPUIS 2001…

                              C’est à l’AG d’octobre 2001 que la présidente Claude BRUN propose de nommer Françoise FEUILLÉE, alors présidente de la FFLCI dont le mandat s’achevait, Présidente d’Honneur du Lyceum Club de Dijon Bourgogne. Sa proposition est adoptée à l’unanimité. Françoise la restera jusqu’à son décès.  

Mais ce nouvel honneur ne l’empêche pas de rester active au plan national et international : on la retrouve à la 52ème AG de la FFLCI d’octobre 2015 à Marseille, et à West Wycombe en 2017. En effet c’est à la suite des journées culturelles de Paris du 17 au 19 mai 2017 qu’un voyage est organisé par Véronique MATTEOLI, présidente nationale, afin de se rendre sur la tombe de Constance SMEDLEY à West Wycombe, dont le monument venait d’être rénové par le Lyceum Club International. Environ 35 personnes, dont Françoise FEUILLÉE, lui rendirent cet hommage. Françoise, lors de notre AG d’octobre 2017, ne manqua pas de nous faire un compte rendu de cet événement.

C’est à Françoise que revient aussi l’honneur de rendre hommage à Jeannette LE LOUS, décédée le 24 juin 2014. Cet hommage, publié dans notre bulletin de septembre-octobre 2014, se terminait ainsi :

‘’Chère Jeannette : votre succès est là : votre club répond toujours à l’élan que vous lui avez donné et s’inscrit dans la continuité de votre action. Vous resterez pour nous une référence irremplaçable. Nous vous remercions pour l’œuvre que vous avez ainsi accomplie. Nous garderons précieusement en mémoire l’image, le sourire et le souvenir rayonnant d’une grande Amie.’’  

En octobre 2019, au château de Marsannay-la-Côte, nous fêtons les 40 ans de notre club. Françoise est à la table d’honneur avec notre présidente Sandrine BRIOT, France MAJOIE, Muriel HANNART, présidente internationale, Isabelle Bertrand, présidente nationale, et son époux, Antoinette KALISZENWSKY, présidente du Club de Genève, et son époux. Ces 40 ans de vie du club sont aussi les 40 ans de club de Françoise !

Ainsi donc, jusqu’à la fin de sa vie, Françoise fut fidèle au Lyceum, et c’est en pensant à elle que nous pouvons dire avec Constance SMEDLEY :

’’C’est une éternelle croisade qui unit dans une amitié joyeuse celles qui y participent’’

car c’est ce que nous avons vécu avec Françoise…

Françoise VILLAUME, archiviste du Lyceum Club Dijon-Bourgogne, avril 2022.


Histoire de la table

Conférence de Madame Jacqueline Queneau

 Histoire de la table - La gastronomie et les usages de la table du Moyen Âge à nos jours : Les tables royales et paysannes, le service à la française, à la russe, l’origine des épices, du café, thé chocolat… »

Jacqueline Queneau, sociologue, passionnée d'histoire, de musique et d'art plastique, apporte depuis de nombreuses années sa collaboration à différentes institutions culturelles. Elle participe à l'organisation de manifestations liées au patrimoine historique. En Bourgogne, dans le domaine du livre, cette Universitaire contribue activement à la mise en valeur du patrimoine écrit ancien, et à la découverte de certains auteurs dans le cadre du " Livre en scène ".

Jacqueline Queneau nous raconte aussi bien le rôle du maître de queue, officier de la maison du roi chargé du service de bouche, que l’apparition de la chaise, bien plus confortable que le banc, sous le règne de Henri III. Elle nous fait découvrir les premiers livres de cuisine du Moyen Âge, comme les secrets des célèbres cuisiniers, tel Antonin Carême. Elle analyse avec précision les usages que chaque époque édicta en revisitant leur apparition, leur utilité, les enrichissements et contraintes qu’ils apportèrent.


L'oeuvre de paix de Napoléon

par Alain PIGEARD, éminent historien du 1er Empire

Dès 1802, alors que la France connait enfin la paix, BONAPARTE entreprend une œuvre de réorganisation civile de la France et va mettre en place plus de 200 mesures administratives dont la plupart sont encore en vigueur aujourd’hui.  ’’J’ai été un chef de guerre mais je peux dire de manière certaine qu’il faut déployer plus de caractère en administration qu’à la guerre’’ écrivait-il.

Notre conférencier nous donna un aperçu des grandes réformes et des institutions que Napoléon BONAPARTE mis sur pied sous le Consulat et sous son Empire dans les domaines de l’administration, l’économie, l’enseignement, les finances, les grands travaux, la justice, la religion, la santé, la sécurité et la société.  En voici les grandes lignes.

ADMINISTRATION

  • Création du cadastre, base des impôts fonciers.
  • Création du Conseil d’État, qui prépare les textes de lois.
  • Réorganisation de l’administration forestière.
  • Création des préfets et des conseils de préfecture. Le préfet est l’œil du pouvoir.
  • Changement de la numérotation des rues de Paris, car l’existante avait fait de Paris un véritable dédale, avec des numéros atteignant souvent le millier.

ECONOMIE

  • Création d’abattoirs à l’extérieur de Paris (désormais interdits dans Paris intra-muros).
  • Création des Bourses de commerce dans les villes (celle de Dijon fut créée en 1801).
  • Les Directions des Contributions directes sont créées dans chaque département. 
  • Réorganisation des douanes.
  • Création des Expositions annuelles des produits de l’industrie française, dans la Cour Carrée du Louvre.
  • Création du Ministère des manufactures et du commerce.
  • Décret de création de la marque Savon de Marseille pour les savons qui y sont fabriqués avec 72% d’huile d’olive.
  • Le sucre de betterave remplace le sucre de canne.

ENSEIGNEMENT

  • Création de l’École normale de Paris.
  • Création des lycées (remplaçant les écoles centrales) : il y en a 45 en 1806 et 80 en 1809. L’entrée se fait à 11 ans en 6ème et s’achève en Terminale à 17 ans. Le lycée de Dijon est créé en 1803, dans l’ancien hospice Sainte-Anne (actuel collège Marcelle Pardé). L’emploi du temps est identique pour tous les établissements, les cours ont lieu aux mêmes heures. Enseignants et lycéens portent un uniforme.
  • Instauration du baccalauréat (9 reçus la première année).
  • Création des palmes académiques.
  • Création de l’Université impériale, dirigée par un Grand-Maître, assisté d’un Conseil. Elle est divisée en 27 académies (une par ressort de Cour d’appel).

FINANCES

  • Mise en place de la ’’comptabilité en partie double’’, dans laquelle recettes et dépenses doivent être équilibrées.
  • Création de la Cour des Comptes. Elle doit vérifier les comptes, sans se faire juge de la légalité des dépenses, mais peut saisir le ministre de la Justice.
  • Création de la Direction générale du Trésor au sein du Ministère des Finances, avec 4 payeurs généraux (Guerre, Marine, Dette publique, Dépenses diverses.)
  • Création du Franc germinal, unité monétaire fixée à 290 milligrammes 32 d’or fin. Une monnaie, la plus forte du monde, qui restera stable jusqu’en 1914.

GRANDS TRAVAUX

  • A Paris :  les arcs de triomphe du Carrousel et de l’Etoile, la Colonne Vendôme, la Fontaine du Châtelet, le Jardin des plantes et le Museum d’Histoire naturelle et d’Ethnographie, le cimetière du Père-Lachaise, le Pont d’Austerlitz, le Pont d’Iéna, le percement de la Voie impériale, aujourd’hui rue de Rivoli (qui devait être ’’propice au décor des cortèges’’ avec son décor d’arcades extérieures).
  • A Versailles : restauration du Petit et du Grand Trianon.
  • A Lyon : restauration de la Place Louis-le-Grand (détruite sous la Convention), qui deviendra Place Bonaparte, puis Place Napoléon, et aujourd’hui Place Bellecour. 
  • En Vendée : création de la ville de Napoléon-Vendée (aujourd’hui La Roche-sur-Yon) prévue pour 15.000 habitants, pour être le siège administratif de la Vendée pacifiée.
  • Partout en France, ponts et routes sont construits ou réparés.

JUSTICE

  • Publication du Code Civil, dit Code Napoléon : 8 mois de travail de PORTALIS, MALEVILLE et BIGOT de PRÉAMENEU, 2281 articles. Il aura un rayonnement mondial et sera un modèle pour beaucoup de pays. A Sainte-Hélène, Napoléon écrit : ’’Ma vraie gloire, ce n’est pas d’avoir gagné quarante batailles ; Waterloo effacera le souvenir de tant de victoires. Ce que rien n’effacera, ce qui vivra éternellement, c’et mon Code civil’’.
  • Publications de nombreux codes : code de procédure civile, code pénal, code d’instruction criminelle, code de commerce, code minier.
  • Création du Conseil des Prud’hommes, dont l’origine se trouve dans les revendications des soyeux de Lyon.
  • Réorganisation des professions des Cours de justice.

RELIGION

  • Signature du Concordat, qui reconnait la religion catholique, apostolique et romaine, comme la religion de la grande majorité des Français, et assure son libre exercice. Les évêques seront nommés par le pape, en accord avec le gouvernement français. Evêques et curés devront prêter serment au gouvernement qui les rétribuera.

SANTÉ

  • Réorganisation des professions de docteurs en médecine, de docteurs en chirurgie et d’officiers de santé, formés en 5 ans et présentant une thèse en latin ou en français. Création de 6 écoles de médecine. Formation en 2 ans des sages-femmes dans les hospices et 6 mois de stage avant examen.
  • Rédaction du Codex des pharmaciens par les professeurs des écoles de médecine et les membres des écoles de pharmacie, contenant les formules de préparations médicinales et pharmaceutiques.
  • Création à Paris d’un Hospice central de vaccination gratuite contre la petite vérole (variole).
  • L’arrêté qui détermine les diverses fonctions du préfet de police précise les mesures qu’il doit prendre en matière de salubrité, afin de prévenir ou arrêter les épidémies.
  • Création d’un Conseil général d’administration des hospices civils de Paris dont le préfet de la Seine est président.

SÉCURITÉ

  • Le Ministère de la Police générale est remanié à plusieurs reprises. Il exerce sa censure sur le théâtre, l’imprimerie, la librairie, la presse, les chansons.
  • Création du corps des sapeurs-pompiers de Paris (2 compagnies de 142 hommes).

SOCIÉTÉ

  • Formation d’une Légion d’honneur, composée de 15 cohortes regroupant ceux qui ont mérité une récompense militaire ou civile. Chaque cohorte reçoit un capital financier, un hospice et une ferme en dotation. La 6ème cohorte est celle de Dijon (Palais des États de Bourgogne) commandée par le maréchal DAVOUT. Les services de la Légion d’honneur sont installés dans l’hôtel des princes de SALM à Paris. Parmi les premiers décorés (1804), figure Jean-Roch COIGNET, d’Auxerre.  La Légion d’honneur fut accordée à 3 villes, toutes en Bourgogne : Tournus, Chalon-sur-Saône et Saint-Jean-de-Losne, qui se distinguèrent contre l’envahisseur autrichien en 1814.
  • Citoyenneté : les conditions pour obtenir la nationalité française sont modifiées.
  • Création de l’Institut d’Égypte. Son premier président fut le Beaunois Gaspard MONGE.
  • Amnistie des émigrés s’ils sont rentrés avant le 1er vendémiaire an XI (23.9.1802). Ceux de leurs biens appartenant à la Nation leur sont rendus.
  • L’esclavage des Noirs, rétabli sous le Consulat, est aboli par Napoléon en 1815. 
  • Les courses de chevaux sont organisées officiellement et deviennent un champ d’expérimentation des montures françaises.

Par cette conférence, M. Alain PIGEARD nous a montré ce qu’il appelle ’’le côté visionnaire de l’homme’’. Si vous désirez en savoir davantage sur Napoléon administrateur, vous pouvez lire l’ouvrage de notre historien dijonnais : L’œuvre de paix de Napoléon (1800-1815). 200 réalisations pour reconstruire la France, édité en 2014 aux Éditions de la Bisquine.

Françoise Villaume


“Le Bon, Le Téméraire, Le Chancelier – Quand Flamboyait la Toison d’Or”

HOSPICES DE BEAUNE

L’Hôtel-Dieu, véritable palais pour les pauvres construit par Nicolas Rolin et son épouse Guigone de Salins, est le lieu dédié au chancelier autour d’un parcours à la mesure de cette personnalité politique hors du commun d’une des cours princières les plus fastueuses d’Europe.

Autour de l’extraordinaire Christ de Piété, le Piteux, descendu de sa console et visible pour la première fois de près, la Salle des Pôvres retrouve son aménagement du XVème siècle par les pièces exposées et celles suggérées. Autour du célèbre polyptyque du Jugement dernier de Rogier Van der Weyden, des trésors internationaux sont exposés pour la première fois à Beaune, dans une scénographie qui permet de créer des résonances nouvelles autant en peinture qu’en sculpture. On y découvre la place centrale de l’art dans le rayonnement de la cour de Bourgogne et comment celle-ci devint un foyer artistique sans égal.

Beaucoup de documents d’archives inédits reconstituent la carrière du chancelier Rolin et son rôle politique majeur auprès du Grand Duc Philippe le Bon, qui fit rayonner la Bourgogne à travers l’Europe entière.

PORTE MARIE DE BOURGOGNE

Tout comme les tapisseries réalisées pour la cour de Bourgogne, les manuscrits de la bibliothèque des Ducs nous informent sur l’imaginaire et les idéaux des princes à travers leurs lectures, comme l’histoire de Jason – héros païen, paradigme de courage et de vaillance, et chef des Argonautes, qui partit à la conquête de la Toison d’Or d’un bélier merveilleux gardé par un dragon, – et l’histoire de Gédéon, héros biblique et patron chrétien de l’Ordre. De toute évidence, en conférant aux chapitres de l’Ordre l’allure de véritables cérémonies d’apparat, celui-ci concourait à l’éclat et au faste de la cour de Bourgogne.

Porte Marie de Bourgogne, l’exposition explore aussi une date charnière dans l’histoire médiévale : 1453. Survenue peu après la fin du Grand Schisme et du rapprochement des Églises grecque et romaine, la prise de Constantinople par les Ottomans le 29 mai 1453 résonne en Occident comme une apocalypse. La catastrophe touche particulièrement Philippe le Bon, dont le père fut le captif de Bayezid 1er en 1396 après le désastre de Nicopolis. Dévot de la Terre Sainte, le Duc favorise tout au long de sa vie les relations avec l’Orient par de multiples pèlerinages, missions diplomatiques ou voyages d’exploration et de renseignement.

HÔTEL DES DUCS

Sa fille Marie, dont Beaune a déjà honoré la mémoire il y a 20 ans dans une grande exposition, est la garante de l’héritage de Bourgogne. En se mariant avec Maximilien de Habsbourg elle sauve le royaume de la Toison d’Or, et réalise le rêve d’Empire des Grands Ducs.

QUELQUES CHEFS-D’OEUVRE

LA TAPISSERIE : ENTRE ÉDIFICATION, OSTENTATION, PROPAGANDE ET LUXE

Au XVème, siècle Tournai est le centre d’un des arts les plus remarquables de la fin du Moyen Âge, la tapisserie, jusqu’à ce que Bruxelles lui ravisse la place au siècle suivant. Appel est fait aux meilleurs artistes pour des « patrons », projets-modèles de petit format transposés en « cartons » réalisés aux mêmes dimensions que la tapisserie. Des entrepreneurs-marchands exportent partout leur production. La cour de Bourgogne est un client important.

Ces œuvres gardent une stylistique gothique. Outre son utilisation religieuse (tentures de chœur), la tapisserie fait partie du cadre de vie, quotidien ou cérémoniaire. Elle peut aussi servir l’image du prince, racontant ses victoires et ses hauts faits d’armes.

Le métier à tisser se compose de deux cylindres pour tendre les fils de chaîne et permettre à l’artisan sa composition avec les fils de trame. Le carton est le dessin grandeur nature qui sert de modèle. On parle de basse lisse quand le plan de chaîne est horizontal et de haute lisse quand sa position est verticale. Les lisses placées au-dessus du lissier sont actionnées à la main, le carton est placé derrière le lissier. Les fonds sont faits de mille fleurs avant l’influence de la peinture qui amène perspective et couleurs. Des cycles historiques ou légendaires connaissent un succès : ici Adam et Eve, Caïn et Abel, l’ânesse de Balaam et bien sûr les célèbres tapisseries de la vie de la vierge de la Collégiale Notre-Dame de Beaune.

Statuette-reliquaire d’un évêque Mons, orfèvre Jacques de Stritem, vers 1467 à 1502 – Bruxelles,

L’ORFÈVRERIE À LA GLOIRE DE DIEU ET DU DUC

En ce XVème siècle bourguignon, si l’orfèvrerie religieuse reste majoritaire, l’orfèvrerie laïque de luxe brille aussi de tous ses feux.

En 1511, le métier d’orfèvrerie de Mons est dit « de bonne et grande importance ». Les orfèvres du chapitre de Sainte-Waudru sont déjà connus dès la fin du XIIIème siècle. On commence à trouver des poinçons corporatifs à Mons, à Namur… et des poinçons onomastiques, poinçons personnels de l’orfèvre avec l’initiale de son prénom. Pour l’offrir à Marguerite d’York, lors de sa Joyeuse entrée à Mons, Jehan Cattel exécute « une couppe d’or à piet […] où les armes de la ville de Mons sont tailliez et esmaillez ».

L’organisation en « métiers » garantit la qualité et la conformité du travail. Bruxelles, Anvers, Malines, Bruges, Gand, Courtrai, Breda, Tongres… sont des centres de production et les marques des villes s’affichent : l’aigle de Liège, l’étoile de Maastricht, le château de Mons, le lion de Namur surmonté du briquet de Bourgogne, la main couronnée d’Anvers. Le lion, qui marque les pièces de Bruxelles dès le XIVème siècle, est flanqué, vers 1480, d’un saint Michel, patron de la ville.

PHILIPPE LE BON, LE ROUGE ET L’ORDRE DE LA TOISON D’OR

Portrait de Philippe Le Bon
Première moitié XVIIème siècle. Huile sur toile
© Hospices Civils de Beaune / photo Francis Vauban

Le rouge est la couleur noble par excellence, depuis l’Antiquité romaine, celle du pouvoir et de la chevalerie. Déclinée en des tonalités denses et riches, les rouges les plus précieux, notamment les « vermeils teints en graine » sont difficiles à obtenir et surtout très coûteux car réalisés à partir de grandes quantités de carapaces de minuscules insectes, la cochenille du chêne Kermès (que l’on prenait pour une graine). Le rouge était l’une des couleurs privilégiées du duc Philippe le Hardi, modèle de chevalier, qui avait gagné son surnom en défendant son père à la bataille de Poitiers. En 1430, son petit-fils le duc Philippe le Bon choisit cette couleur pour revêtir les chevaliers de son Ordre de la Toison d’Or. Son successeur Charles le Téméraire portera volontiers cette couleur dans ses vêtements quotidiens et d’apparat.

Si, à l’aube de l’année 1430, le duc de Bourgogne cherchait à frapper un « grand coup » en marquant les esprits par l’annonce de la création d’un nouvel ordre de chevalerie, pouvait-il deviner que la Toison d’Or continuerait, six siècles plus tard, de briller au firmament des distinctions encore attribuées à la fois par la Maison royale d’Espagne et celle de Habsbourg ?

Marie Maire


Erosion de la biodiversité

par Geneviève CODOU-DAVID

2° composante : les écosystèmes : temporaires (flaque d‘eau), permanents (océans, forêts, ..), particuliers (urbain, agrosystème).

3° composante : la diversité génétique au sein d‘une même espèce.

Assistons- nous à une érosion de cette biodiversité?

1. DISPARITION DES ESPECES : 6ème extinction?

Ces extinctions sont un phénomène naturel au cours duquel certaines espèces sont remplacées par d‘autres. Mais aujourd‘hui le rythme d‘extinction est 100 à 1000 fois supérieur au rythme naturel = influence humaine? Par exemple 41% des amphibiens sont en danger, leur peau nue les exposant d‘avantage aux polluants chimiques.

2. DEGRADATION DES ECOSYSTEMES

60 % sont dégradés (déforestation, culture du soja et du palmier à huile), 5 à 10 millions d‘hectares de terres agricoles disparaissent chaque année dans le monde (érosion, artificialisation, ..)

3. EROSION GENETIQUE

Les espèces menacées ont un taux de diversité génétique en déclin. L‘homme sélectionne certaines variétés de végétaux, plus rentables.

4. CAUSES DU DECLIN DE LA BIODIVERSITE

- fragmentation des milieux naturels (routes, barrages infranchissables qui cantonnent les espèces ensemble)

- invasions biologiques (apparitions brutales d‘espèces exogènes : renouée du Japon, écrevisse de Louisiane, ragondin..)

- pollution eaux, sols, air.

- surexploitation des ressources naturelles.

- changement climatique : les espèces qui ne s‘adaptent pas seront appelées à disparaître.

Nous avons donc tout intérêt à protéger la biodiversité.

                                                                             Marie Maire.


Visite du Musée de l'Electricité à Saint-Apollinaire

Visite du Musée de l'Electricité à Saint-Apollinaire

Ce musée existe depuis une trentaine d‘années et est géré bénévolement par une association.

Il porte le nom d‘Hippolyte Fontaine, dijonnais précurseur dans le domaine de l‘électricité :

Hippolyte FONTAINE : une ambition au service de l’électricité.

Hippolyte Fontaine

Il naît le 12 avril 1833 à Dijon, au 56 de la rue des Godrans. Ce fils de menuisier montre dès son plus jeune age, une vive intelligence. A 15 ans, il est admis à l’école des Arts et Métiers de Châlons sur Marne. Cette école fondée par le Duc de La Rochefoucault-Liancourt, était destinée à former des adolescents pauvres et prometteurs. Malgré une légère paralysie qui le rend maladroit, il en sort bien classé à l’age de 18 ans et commence un tour de France comme ouvrier-modeleur .En 1853, il entre comme dessinateur aux Ateliers Clément Desormes à Oullins, c’est à cette époque qu’il organise des cours du soir pour les ouvriers.

En 1857, il est envoyé à Paris à la Maison Cail, mais atteint d’une paralysie musculaire et dans l’impossibilité complète de faire le moindre mouvement, il demande à suivre une thérapie expérimentale dans une baignoire isolante avec des plaques électrodes en cuivre. Ce traitement lui rend l’usage de ses bras mais il conserve une demi paralysie des jambes. Il profite de cette période pour beaucoup lire …

La Compagnie des Chemins de Fer du Nord, l’envoie , en 1862 à l’Exposition de Londres.

En 1870, il participe à la publication de la Revue industrielle.

Pendant la guerre de 1870, il contrôle la fabrication des canons à Paris et protège les bibliothèques de l’Institut de France.

1871 marque sa rencontre avec le belge Zénobe GRAMME, celui-ci vient de déposer un brevet concernant une machine magnéto-électrique, Hippolyte FONTAINE est nommé directeur de la Société des machines Gramme. Ces deux hommes vont réussir à adapter la génératrice électrique à de multiples usages industriels et ainsi fonder l’Industrie Electrique Française. GRAMME travaille à élaborer d’autres dynamos et à les perfectionner, FONTAINE assure leur publicité et leur vente.

En 1873, à l’Exposition Universelle de Vienne, la société Gramme expose plusieurs machines et réussit à transporter de la force par l’électricité d’un lieu à un autre, mais il faudra 10 ans avant que cette expérience soit analysée par Marcel DEPREZ.

1881, Exposition d’Electricité au Palais de l’Industrie de Paris, Hippolyte FONTAINE sera l’âme de cette exposition destinée à réunir sous un aspect frappant, les applications nouvelles de l’électricité.

Hippolyte FONTAINE va créér le Syndicat Professionnel des Industries Electriques, il en est nommé président.

Il crée également le Laboratoire Central de l’Ecole Supérieure d’Electricité.

Cette même année, il est nommé chevalier de la Légion d’Honneur, puis officier en 1889. Il sera également juge au Tribunal de Commerce de Paris, inspecteur de l’enseignement, fondateur des écoles d’électricité, créateur des Caisses des Ecoles…

Hippolyte FONTAINE a fait un don de 400 livres de technologie, sciences et arts à la Bibliothèque Universitaire de Dijon.

Il est donc à l’origine de la construction électrique, nouvelle branche industrielle, et du métier d’électricien.

Il décède le 17 février 1910 à Hyères, des suites d’une bronchopneumonie, il est enterré au cimetière Montparnasse à Paris.

Le 5 novembre 1933 à Dijon, une stèle a été inaugurée, portant le médaillon en bronze d’Hippolyte FONTAINE, ce médaillon est l’oeuvre de Paul GASQ, conservateur du Musée des Beaux Arts de Dijon.

L’invention et l’industrialisation de la dynamo électrique sont le point de départ de l’essor de l’électricité.

L’énergie mécanique est transformée en énergie électrique.

Le belge Zénobe GRAMME (1826-1901) a inventé cette machine en 1869.

Son invention sera commercialisée par l’ingénieur dijonnais Hippolyte FONTAINE (1833-1910).

Présentée à l’Académie des Sciences en 1871, la dynamo de Zénobe Gramme est considérée comme la première génératrice moderne de courant continu (cette dynamo est présente au musée).

Elle inaugure une nouvelle ère, dominée par l’électricité qui, petit à petit, va bouleverser le travail et la vie quotidienne des habitants des pays industrialisés.

Le mot dynamo est l’abréviation de “machine dynamoélectrique”. La dynamo désigne une machine électrique, à courant continu, qui fonctionne en générateur électrique. Elle convertit l’énergie mécanique en énergie électrique en utilisant l’induction électromagnétique de façon similaire à une magnéto.

MONSIEUR CUVILLIER,  A L‘HONNEUR DANS CE MUSEE

Monsieur Roger Cuvillier, dijonnais d‘adoption,  est l‘ inventeur d’un système optique qui a révolutionné le monde du cinéma et de la photo, tant professionnel qu’amateur.

Il s’agit du PAN CINOR, objectif à focale variable, inventé en 1949.

La visite de ce musée, commentée par deux passionnés, a permis de rafraîchir les connaissances de chacune en physique et électricité dans ses applications diverses au cours des années, grâce à la très belle  collection d‘ appareils variés : électro-ménager, téléphonie, éclairage, son et image, …

Une exposition temporaire sur le café a clôturé la présentation.

Marie MAIRE


L'évolution du costume féminin

LA LIBERATION DU CORPS DE LA FEMME

1914-1930

Conférence par Marie-Josèphe Durnet-Archeray,

Pharmacien chef de service honoraire du CHRU Dijon,

Présidente de la Société des amis des musées de Dijon.

L‘évolution de la mode de la première à la deuxième guerre mondiale a permis à la femme de sortir de vêtements contraignants pour gagner une liberté de mouvements parallèle à son émancipation.

1. LES SOUS-VÊTEMENTS

* Le corset :

Il définit le haut du corps et est jusqu‘à la guerre de 14 un élément indispensable de la garde-robe féminine. Il provient du pourpoint masculin (panseron). Il est en coton, muni d‘une armature en osier, fanons ou acier : rôle de tuteur du buste. Il est muni d‘un laçage pour que les femmes aient une „taille de guêpe“ (jusqu‘à 16 cm de circonférence!)

En 1899 la Ligue des mères de famille s‘insurge contre la mutilation de la taille par le corset.

Dès avant la guerre de 14 il commence à s‘assouplir, le soutien-gorge apparait en 1912 (brassière). En 1917 c‘est une gaine souple qui le remplace, en satin rose („l‘aplatisseur“ en 1930). Il faut des jarretières pour tenir les bas en rayonne, soie et nylon à partir de 1938.

Cette évolution suit l‘anglomanie ambiante, qui raccourcit également les jupes.

* Autres sous-vêtements :

Les 3 jupons : la secrète, la friponne, la modeste, disparaissent en 1915 au profit de combinaisons courtes, il n‘y a plus de volants. La culotte haute remplace le pantalon.

2. VÊTEMENTS

Les femmes doivent travailler pour remplacer les hommes partis au combat, elles ont besoin de vêtements pratiques. Le pantalon fait son apparition. Les jupes amples et chapeaux extravagants d‘avant guerre gênent pour monter en voiture. Le confort et l‘aspect pratique s‘imposent : raccourcissement des jupes, étoffes lavables.

Les chapeaux deviennent plus petits, les entraves diminuent pour pouvoir marcher dans le métro.

Plusieurs étapes :

* 1915 :les jupes arrivent à la cheville, la taille est marquée, les manches longues et les talons plats.

WORTH : jupes à godets sur le modèle des crinolines de guerre, vareuses style militaire.

* 1916 : l‘ourlet est à mi-mollet, le tailleur strict apparait. Il permet l‘activité professionnelle, s‘inspire du leisure wear anglais et des suffragettes.

Le pyjama fait son entrée, pour permettre de descendre dans les caves décemment vêtues pendant les alertes (il était auparavant réservé aux femmes „de mauvaise vie“).

Le style orientaliste inspiré de l‘art déco s‘impose, l‘égalité des sexes apparait timidement.

* 1917 : la jupe est droite à cause des restrictions de tissu. La cravate se porte avec la veste de tailleur. La coiffure à la garçonne est couverte d‘un chapeau cloche. Les bottines sont boutonnées sur le côté : la mode est sous influence militaire.

* 1918 : les épaules disparaissent ainsi que la poitrine, c‘est la ligne „baril“ : tuniques et sahariennes, longueur mi-mollet.

* 1919 : après la libération, les modèles se démocratisent, les femmes peuvent les exécuter chez elles (machines Singer), les faire faire par des couturières de quartier, ou les acheter (début de la „haute couture“).

La femme est sans formes ni falbalas, elle s‘émancipe et devient désinvolte, androgyne (monocle et cigarette : c‘est „la garçonne“ de Victor MARGUERITE). Elle danse le fox trot, le tango et le charleston, se maquille (autrefois réservé aux femmes „de mauvaise vie“). Les journaux de mode apparaissent.

* 1920 : robe tonneau, en jersey, crêpe de Chine, rayonne, viscose ou acétate.

* 1922 : PATOU lance le pantalon taille basse. Les chaussures sont à brides.

* 1925-1927 : robe chemise, droite, chapeau cloche enfoncé jusqu‘aux yeux.

* 1926 :la petite robe noire de CHANEL.

* 1928-1929 :la taille remonte, l‘ampleur est asymétrique. Louise BROOKS lance l‘épilation des sourcils et le maquillage marqué des lèvres.

* 1930-1934 : ligne près du corps. Il faut être discrète et de bon goût. La longueur des jupes est codifiée selon l‘horaire et l‘activité.

* 1930 : apparition de la jupe culotte et des robes de tennis. Le pantalon se porte à la plage.

* 1935-1939 : les tailleurs se portent le jour et le soir.

La photographie de mode commence dans le journal VOGUE français et américain.

3. QUELQUES COUTURIERS

* Paul POIRET 1879-1944 tissus chatoyants, démocratisation de la mode.

* Jeanne PAQUIN 1869-1936 lance le tailleur veste-jupe longue droite.

* Gabrielle CHANEL : le corps retrouve sa liberté. Utilisation de fibres chimiques (Dupont de Nemours), lancement de la robe chemise. La mode devient une affaire de femmes actives.

* Jean PATOU tissus brodés, lignes sport.

* Madeleine VIONNET vêtements drapés et en biais, verticalité.

* Denise GREY

* SCHIAPARELLI : chapeau côtelette et chapeau escarpin d‘après des dessins de Salvador DALI (1936).

4. RÔLE SOCIAL DE LA MODE

Elle évolue avec la première guerre vers la simplicité, mais sans laisser-aller qui serait signe de défaitisme. Les veuves de guerre doivent porter le deuil sans coquetterie. La femme du poilu est une figure sociale reconnue avec son code vestimentaire. Les costumes d‘infirmières lancent la nouvelle mode.

Les nouveaux vêtements utilisent 1/3 de moins du métrage des costumes d‘avant guerre : les restrictions sont de mise.

Les costumes folkloriques disparaissent. La mode s‘uniformise grâce aux journaux.

Cependant en 1800 une ordonnance interdit aux femmes le port du pantalon : „les femmes travesties sont exposées à une infinité de désagréments, et même aux méprises des agents de la police, si elles ne sont pas munies d'une autorisation spéciale“ , elle ne sera abolie qu‘en 2013…

                                                                                                       M MAIRE