Tout ce que vous voulez savoir sur les réseaux sociaux

Conférence par Laurent AUBRY, informaticien membre du FabLab de Beaune

Présentation des différents réseaux existants :

- Snapchat : échanges de messages courts qui s‘autodétruisent, pas de partage;

- Instagram : partage de photos et vidéos;

- TikTok : partage de vidéos;

- Pinterest : partage de photos prises sur le web;

- Twitter : nouvelles rapides, politiques, commentaires d‘actualité, messages < à 140 caractères;

- Linkedin : mise en relation de professionnels;

- WhatsApp : messagerie pour créer des groupes de conversation;

- FaceBook : pour rester en contact en famille ou entre amis, partage de photos et messages.

Lexique :

- Mur : fil d‘actualités alimenté par l‘utilisateur;

- Hashtag : mot-clé;

- Like : le lecteur aime le commentaire;

- Publication : ce qui est mis en ligne, partagé aux amis ou plus largement;

- Tweet : message sur Twitter.

FACEBOOK est devenu Metaverse : un univers virtuel où on peut suivre des réunions à travers des lunettes spéciales (hologrammes).

A été créé en 2004 par Mark Zuckerberg (Harvard).

2,9 milliards de personnes se connectent une fois par mois dans le monde.

En Europe 308 millions par jour.

CA 2021 : 118 milliards de $.

Surtout utilisé par les 40-50 ans, en perte de vitesse actuellement car les plus jeunes préfèrent Instagram ou TikTok.

Un groupe FaceBook permet de partager des intérêts et activités communs, sur un sujet précis; l‘échange de messages se fera entre tous les membres très rapidement.

Le profil FaceBook est limité à 500 amis.

La page FaceBook est illimitée en nombre d‘amis, elle permet de visualiser les statistiques de visites de la page, on peut y filtrer les commentaires. Plusieurs personnes peuvent être administrateurs de la même page.

Sur son compte FaceBook, attention à la confidentialité et aux personnes qui peuvent voir les publications (ou „posts“), bien penser à mettre des limites.

FaceBook récupère les données personnelles pour cibler les pubicités proposées lors des connexions (algorithme).

A noter que le Lyceum Club a plusieurs pages FaceBook : une pour la FFLCI, et une pour chaque club. Des administratrices ont été formées pour animer ces pages, de façon à être visibles et lues par des personnes extérieures, pour se faire connaître et susciter des adhésions.

Conclusion : pour être „dans l‘air du temps“, l‘utilisation de FaceBook est quasiment incontournable, avec les précautions d‘usage.

                                                                                         Marie MAIRE


Un dimanche à la champignonnière

Nous avons eu le plaisir de nous retrouver pour une journée agréable à la campagne, à la découverte de la champignonnière de Corcelotte en Montagne, à côté de Sombernon.

Après le déjeuner ( à base de champignons évidemment), nous avons eu une présentation de la culture des champignons, puis du bâtiment qui abrite cette activité.

Les champignons et leur culture :

Les champignons constituent un règne à part, ils n‘ont pas de chlorophylle et ne font pas de photosynthèse. Il s‘agit du règne fongique, avec les levures et moisissures.

Ils sont apparus il y a 350 millions d‘années.

Ils prolifèrent au sol grâce au mycellium (filaments blancs) pendant la période d‘incubation qui se déroule dans l‘obscurité et la chaleur. Puis grâce aux spores (dans les lamelles des chapeaux), ils fructifient et se reproduisent (lumière et chaleur).

La champignonnière de Corcelotte produit des pleurotes (gris, jaunes et roses), des champignons de Paris (dits de Dijon), des shiitakés (lentin des chênes), et pholiotes du peuplier, dans 10 salles chaulées et non en galeries souterraines.

La culture se fait sur des blocs de substrat ; des blocs de paille d‘environ 15-20 kg, contenant le mycellium, enfermés dans du plastique épais noir, étanche, hors air et lumière. A réception ces blocs sont installés dans les salles voûtées aveugles. Des incisions sont pratiquées dans le plastique, par lesquelles sortiront les champignons.

Le bloc peut produire 3 pousses, et perd du poids au fur et à mesure. En fin de pousse, ils sont utilisés dans le potager comme terreau.

Entre 2 campagnes, les salles sont lavées, javellisées et laissées vides une semaine.

La production annuelle est d‘environ 11 tonnes (2021).

La récolte est quotidienne, voire 2 à 3 fois par jour pour les pleurotes.

Les champignons sont vendus au marché de Dijon, ou directement aux restaurateurs.

Le bâtiment :

L‘ensemble date de 1154-1200 : un neveu de Saint Bernard donne la seigneurie de Corcelotte à l‘abbaye bénédictine de Pralon. 3 à 4 bénédictines y vivront (sur la vingtaine résidant à Pralon) jusqu‘en 1622.

Le domaine comprenait 2 moulins, un  four à pain, une chapelle, un pigeonnier. On peut encore voir la chapelle du 13° siècle.

Après le départ des bénédictines, la maison seigneuriale est agrandie par un des propriétaires (Boillot seigneur de Corcelotte en 1688).

Le potager bénéficie d‘une source, et son tracé est dessiné sur le modèle du potager du Roi à Versailles (La Quintilie, terrasses et bassin circulaire, 1668-1700).

                                                                                           Marie MAIRE


Journée à Ornans

Nous étions 23 lycéennes ce lundi, prêtes à affronter la nature et la météorologie franc-comtoises, cette dernière très incertaine, la suite vous le prouvera.

Notre première visite fut le musée départemental Gustave Courbet, à Ornans (une page spéciale lui est dédiée en annexe).

Ensuite nous sommes allées à l‘atelier de Gustave Courbet, récemment réhabilité et ouvert au public depuis quelques semaines.

Il fit construire cet atelier en 1860 pour y réaliser ses grands formats.

A son décès en 1877 sa soeur Juliette y organisa un musée, puis l‘ensemble resta à l‘abandon, et après 3 ans de travaux le public peut y avoir accès.

Les murs et le plafond sont ornés de fresques peintes par G Courbet lui-même.

Après un repas typiquement franc-comtois, nous avons remonté le cours de la Loue, puis de son affluent le Lison.

Première étape : le sanctuaire Notre-Dame du Chêne. Cette chapelle inaugurée en 1869 a été érigée à l‘emplacement d‘un chêne d‘où des lumières auraient jailli en 1803. Une petite statue de la Vierge était cachée dans une cavité, l‘arbre en grandissant avait masqué cette statue. Ces faits furent authentifiés après enquête (1844). Le chêne lui-même a disparu.

Cette chapelle est un mélange de roman et de gothique, avec un bas-relief racontant l‘apparition de 1803. A l‘intérieur de nombreux ex-votos témoignent de la reconnaissance à la Vierge.

La petite statue est abritée dans une châsse en bois au-dessus du maître-autel.

Une douzaine de chapelains vivent sur place, et des pélerinages y ont lieu régulièrement.

Notre deuxième arrêt, à quelques kilomètres, nous permit d‘admirer le paysage peint par Courbet à de multiples reprises : le miroir de Scey dans un méandre de la Loue, surplombé des ruines du Castel Saint Denis.

Enfin, nous sommes arrivées aux sources du Lison, magnifique site bercé du bruit des cascades.

Une belle journée, ponctuée de quelques averses sans conséquences.

Annexe

MUSEE GUSTAVE COURBET – ORNANS

Cette visite débute notre journée sous le signe de G. Courbet.

Malheureusement, nous apprenons en arrivant qu‘un violent orage abattu la veille sur la commune d‘Ornans a ravagé les vitres du musée, notamment de la partie exposition temporaire, et qui est donc fermée au public (il s‘agissait de „Ceux de la terre, la figure du paysan, de Courbet à Van Gogh“). Dommage, nous faisons contre mauvaise fortune bon coeur et redécouvrons avec plaisir ce beau musée, accompagnées par nos guides.

Gustave Courbet naît à Ornans dans le Doubs en 1819. Il a 3 soeurs, et son père est un riche propriétaire terrien. Il passe son enfance dans un milieu de chasseurs et de pêcheurs, dans cette nature franc-comtoise qui le marquera pour toute sa vie.

Il étudie les Beaux-Arts à Besançon avec un ancien élève de J.J. David. Il part ensuite à Paris étudier le droit, qu‘il délaisse dès 1840 pour la peinture (ateliers de Charles de Steuben et Nicolas-Auguste Hesse).

Une de ses oeuvres de cette période : le pont de Nahin 1837

En 1841 il découvre la Normandie et ses rivages. Ses débuts au Salon sont difficiles : en 1841, 1842 et 1843 ses oeuvres sont refusées. En 1844, 1845 et 1846 une seule toile est acceptée chaque année, les critiques sont mauvaises. Pendant ces années, il ne vend rien.

Il est „sauvé“ par la révolution de 1848, le Salon accepte plusieurs toiles et la critique le reconnaît.

Il fréquente C Baudelaire et H Berlioz.

Il rentre à Ornans en 1848 et y peint dans son style „réaliste“. Il adopte le grand format (plus de deux mètres) qui fera sa renommée à l‘avenir.

Dans les années 1850, il peint dans son atelier d‘Ornans les paysages dominés par la puissance de la nature, puis le fameux „Enterrement à Ornans“ (315 x 668 cm), où figurent notables et membres de sa famille.

Musée d'Orsay

Ce tableau provoque le scandale au Salon de 1850 (sujet de la vie quotidienne peint dans des dimensions réservées aux scènes religieuses ou mythologiques).

Aucune toile ne se vend cette année-là.

En 1852, il peint des nus, critiqué par Théophile Gauthier („monstrueuses trognes“). Eugène Delacroix le rejette également.

„Les Baigneuses“ 1853 Musée Fabre Montpellier

Enfin à partir de 1854, il pourra vivre de son art grâce à un mécène : Alfred Bruyas, collectionneur.

En 1860, il s‘installe dans son nouvel atelier à Ornans (que l‘on peut visiter depuis début 2022). Les peintures des corniches, et la décoration du plafond (hirondelles) sont de sa main (restaurées).

Il peint la nature franc-comtoise, aidé par un géologue pour les gorges de la Loue et du Lison.

Il réalise également des sculptures : le pêcheur de chavots, bronze, 1862, musée Courbet

Il choque le monde de l‘art avec l‘Origine du monde en 1866 (Musée d‘Orsay).

Il participe à la Commune et est emprisonné en 1871 en raison de la destruction de la colonne Vendôme.

Il revient ensuite à Ornans, et ses toiles sont très demandées, il peint avec l‘aide d‘assistants (Emile Isembert, Jean-Jean Cornu).

Il est condamné à reconstruire la colonne Vendôme à ses frais, ce qui le pousse à la ruine en 1873. Il part en exil en Suisse, où il continue de peindre et sculpter. Il y restera jusqu‘à sa mort en 1877.

         Le veau blanc 1873 Musée Courbet                             Château de Chillon 1874 Musée Courbet

Disparu sans descendance, sa soeur Juliette organise sa succession et transforme l‘atelier en premier musée Courbet.

En 2019 le musée organise une exposition temporaire : Yan Pei-Ming face à Courbet. Un portrait de Courbet par Pei-Ming est toujours en dépôt à Ornans.

                                                                 M Maire    27/06/2022

                                                          


A la mode L‘art de paraître au XVIII° siècle

Exposition MBA DIJON

Dès le XVIII°, la haute société française ressent comme un devoir mondain de se vêtir de beaux tissus avec des accessoires bien choisis, pour paraître en société et être „à la mode“.

Marie Leczinska donne le ton. (tableau de Nattier)

Les bourgeois enrichis suivent l‘exemple de la noblesse, les tenues luxueuses de la royauté influencent les grandes cours européennes. La robe à la française a des manches engageantes en dentelle, des noeuds et de la fourrure. La pièce d‘estomac cache le corset. Le manteau de robe s‘ouvre sur la jupe, qui cache les paniers ovales. Le pli Watteau orne le dos. Le tissu est orné de broderies à effet berclé qui donne du volume.

Cette robe restera à la mode jusqu‘à la fin du XVIII°, qui voit apparaître la robe à l‘anglaise, plus simple : corsage ajusté, dos en pointe, manches ajustées, fichu noué sur le décolleté (illusion d‘une poitrine importante). Le panier disparaît et est remplacé par des coussins dans le dos : faux-cul ou tournure.

Les hommes portent l‘habit à la française : justaucorps, veste et culotte courte au genou.

Le taffetas est employé pour les robes car il a plus de tenue, le satin pour les costumes masculins.

Métiers de la mode :

La marchande de mode existe au début du siècle, elle décore les robes et chapeaux en se déplaçant chez la cliente.

Rose Bertin aura sa propre boutique rue Faubourg Saint Honoré, qui est restée le temple de la mode parisienne. Elle fera des robes pour Marie-Antoinette.

Les couturières font les retouches au XVII°, alors que le tailleur exécute tout le vêtement. Au XVIII° elles auront le droit de faire les corsets.

Tableaux et figures de mode :

Les tableaux de mode (Jean-François de Troy) apparaissent, retraçant des scènes galantes.

Broderie :

Sous le règne de Louis XVI, le gilet pour homme apparaît : les manches de la veste sont coupées, et le tissu est brodé de végétaux, chinoiseries ou mythologie.

Presse de mode :

Un des premiers magazines est publié : la Galerie des Modes (1778-1787), il comprend 8 à 10 pages et permet de découvrir les nouvelles robes, coiffures et accessoires.

Amusements théâtraux et vestiaires scéniques :

Watteau inaugure en 1717 le genre des fêtes galantes, où des couples se courtisent dans des vêtements parfois empruntés au bal masqué (arlequin).

Pastorales enchantées :

François Boucher invente l‘art de la pastorale peinte, où la noblesse renoue avec la nature et joue aux bergers et bergères („la belle jardinière“). Les personnages sont habillés en paysans (corset par dessus la robe). Cette peinture a une connotation érotique.

La robe de chambre et le négligé :

La robe de chambre masculine est en plein essor, ample et en soie, souvent assortie d‘un bonnet, elle est le signe de l‘élite intellectuelle.

Le négligé apparaît en vêtement du dessus : goût simple, chemise légère et souple portée par Marie-Antoinette. Cette robe a deux plis sous la poitrine, il suffira de supprimer celui de la taille pour avoir la robe style empire.

Le blanc :

On sait alors laver le blanc, il est donc utilisé pour les enfants comme symbole d‘innocence (éducation rousseauiste tournée vers la sensibilité).

Vestales :

On redécouvre Pompéi, et la vogue des antiquités bat son plein : style néo classique, mode plus fluide comme les statues antiques.

                                                        M MAIRE        16 juin 2022


Sortie à Paris

CATHEDRALE SAINT DENIS

HISTORIQUE

Cette église abbatiale s‘élève à l‘emplacement d‘un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de Saint Denis mort vers 250. Un mausolée aurait été élevé à cet endroit, que Sainte Geneviève aurait visité et transformé en chapelle gallo-romaine en 475.

L‘édifice fut agrandi progressivement, et Dagobert fut le premier roi à y être inhumé (636).

Elle devient nécropole royale sour le règne des Mérovingiens et des Carolingiens.

En 775 l‘église a son plan à 3 nefs, et fait 80 m de long sur 20 de large, avec une crypte.

L‘abbé Suger sera son principal rénovateur entre 1135 et 1144, pour mettre en valeur les reliques de Saint Denis. Il agrandit la vieille église carolingienne, ajoute les chapelles du choeur, la voûte est en croisée d‘ogives : début de l‘art gothique. A partir de Louis VI, les rois se rendent dans cette église pour lever l‘oriflamme avant de partir en croisade.

Par la suite, la nef est surélevée, les deux tours de la façade sont construites par Louis IX et sa mère Blanche de Castille. En 1267 le nouvel ensemble sépulcral est inauguré : lignage mérovingien et carolingien d‘une part, et capétien d‘autre part.

La révolution entraîne de profonds bouleversements : profanation des tombes de dizaines de rois, reines et princes, détérioration des gisants, pillage du trésor. Enfin Napoléon Ier en 1805  fait de l‘édifice le mémorial des 4 dynasties ayant régné. L‘ancienne abbaye qui la jouxte devient la maison d‘éducation de la Légion d‘Honneur.

Louis XVIII quant à lui fait ramener les restes éparpillés de ses prédécesseurs, et les regroupe dans la crypte, dans un ossuaire doté de plaques où sont inscrits les noms des personnages inhumés.

En 1966 la basilique devient cathédrale.

Cependant aujourd‘hui des infiltrations menacent les caveaux et monuments funéraires. La crypte des Bourbons est fermée et très détériorée.

DESCRIPTION RAPIDE

- Portail central roman (jugement dernier) restauré au XIX°.

- 108 mètres de long, 39 de large, 29 de haut.

- chevet légèrement surélevé.

- vitraux entièrement refaits au XIX° siècle.

- après 1285, tombeaux à effigies réalistes : Philippe III le Hardi et sa femme Isabelle d‘Aragon, Philippe VI de Valois et sa femme Blanche de Navarre, Charles V le sage et sa femme Jeanne de Bourbon, etc…

- Mausolées Renaissance : Louis XII et Anne de Bretagne, François Ier et Claude de France, Henri II et Catherine de Médicis, …

- tombeaux de la crypte royale : Louis XVI et Marie-Antoinette, Louis VII, Louis XVIII.

- et de nombreux tombeaux de princes et princesses de France, et de serviteurs de la monarchie comme Bertrand Duguesclin.

                                                                                                            Marie Maire

EXPOSITION PIONNIERES MUSEE DU LUXEMBOURG

Dans la période des années folles (1920-1927 environ), cette exposition met en avant le rôle des femmes dans le développement des mouvements artistiques de la modernité.

Ces femmes accèdent enfin aux grandes écoles d‘art réservées jusque là aux hommes, elles sont les premières à être reconnues comme artistes avec atelier et galerie.

Elles représentent des nus, et vivent leur sexualité au grand jour.

Citons : Tamara de Lempicka, Sonia Delaunay, Tarsila do Amaral, Chana Orloff, Romaine Brooks, Alice Halicka, …

Ainsi la garçonne est la figure iconique de cette période (cheveux courts, cigarette, robe géométrique), femme libérée qui gère des galeries ou maisons d‘édition, et s‘habille et se nomme comme elle l‘entend.

Leur vie et leur corps sont leurs outils d‘art et de travail.

Elles avaient été oubliées au cours de la crise économique et de la seconde guerre mondiale, et sont reconnues à leur juste titre par cette exposition.

Elles auront influencé des générations d‘artistes jusqu‘à nos jours.

                                                                                            31 mai 2022                    Marie Maire


Jean Dubois, sculpteur et architecte

Conférence d‘Agnès Botté, historienne de l‘architecture et guide du patrimoine

Jean Dubois (1625-1694) naît à Dijon (actuelle rue Berbisey) d‘un père menuisier.

Il sera le grand-père paternel d‘Alexis Piron.

En 1681 il déménage rue Saint Philibert (actuelle rue Condorcet) dans une proporiété jouxtant l‘Hospice Sainte Anne (actuel collège Marcelle Pardé), et disposant de cuverie, appentis, pressoir et jardin. Le tympan du porche est orné des attributs de la sculpture et de l‘architecture.

Le bâtiment côté cour est orné de reliefs : Minerve et des putti symbolisant l‘architecture et la sculpture.

Sa formation le mène à Rome et à Paris, mais il revient s‘établir à Dijon.

Sculpteur

Ses dessins sont conservés au Louvre et à l‘école des Beaux Arts de Paris.

Le Palais des Etats à Dijon est orné au 1er étage de cheminées à la gloire de Louis XIV, exécutées par J Dubois.

Il réalise également la statue funéraire de Claude Bouchu.

Architecte

Il est inspiré par son séjour en Italie.

Réalisations marquantes à Dijon :

- Hôtel Despringles rue Crébillon : il effectue des remaniements en 1670. A noter l‘escalier monumental qui mène au 1er étage (marches „autoportées“). La distribution des pièces est identique au rez de chaussée et au 1er étage, excepté le salon à l‘italienne, unique à Dijon avec ses deux niveaux de fenêtres, murs en faux marbre et peintures évoquant la musique.

La toiture de cet hôtel est de type Mansart, avec tuiles vernissées de couleur à l‘époque.

- Hôtel de Migieu 1680, place Bossuet.

Il exécute le dessin du portail.

- Hôtel Verchère rue Charrue (surélévation du 1er étage au XIX° siècle) : le pavillon de jardin est de Pierre Rigollet.

- Autres réalisations : plafond de l‘hôtel Legouz-Gerland, décors de l‘Hôtel de Vogüe, ..

  Il aura été un architecte avec un oeil de sculpteur, exploitant le rythme et les effets ombre-lumière.

                                                                                                                         M Maire