Programme Novembre-Décembre 2022

Programme Novembre-Décembre 2022

Novembre

Vendredi 4 Novembre : Kfé-Rencontre.

8 Novembre : Assemblée Générale

Mardi 15 Novembre : Journée des Talents

Mardi 22 Novembre :  Club Cinéma

Mercredi 30 novembre : Rencontre avec le Club de Lausanne

Décembre

Vendredi 2 Décembre : Kfé-Rencontre.

Mardi 6 Décembre , lundi 12 Décembre : Ateliers de Noël

Jeudi 8 Décembre  : Dîner-Conférence à La Table Ronde 

Mardi 13 Décembre : Soirée de Noël

Le club de Bridge a repris son activité le jeudi à 14h tous les 15 jours.

Ce programme est ouvert aux postulantes avec inscription faite par les marraines,

Les clubs Cinéma,Lecture,Bridge  sont réservés aux lycéennes.

Les visites de musées et conférences sont ouvertes aux conjoints dans la limite des places disponibles.

*****

Programme à imprimer.

Merci de vous inscrire dans les délais.

« L’annulation d’une inscription à une activité doit se faire obligatoirement 48 heures avant, passé ce délai, le coût de l’activité sera dû et devra être réglé à la trésorière. »

Programme détaillé

Novembre

Vendredi 4 Novembre : Kfé-Rencontre à La Table Ronde.

Prévenir par mail de votre présence s.v.p.

Mardi 8 Novembre 17h30 : Assemblée Générale 

RV à 17h30 à l’Hôtel Lesdiguières, début de l’AG à 18h.

Coût de la soirée : 42 euros et cotisation annuelle : 90 euros (chèques libellés à l’ordre du Lyceum Grenoble)

Inscriptions auprès Béatrice Pélissot : bea_pelissot@yahoo.fr avant le 20 octobre

Mardi 15 Novembre  de 14h à 18h : Journée des Talents

Chez Jacqueline Hillen-Franco,

 Café gourmand alimenté par les lycéennes.

Inscriptions auprès de Jacqueline Franco-Hillen : jacqueline.hillen@wanadoo.fr  avant le 10 novembre

Mardi 22 Novembre à 18 h : Club Cinéma

 Le Conformiste de Bernardo Bertolucci – 1971 (116,mn)

 Sentant en lui de dangereuses pulsions auxquelles il craint de succomber, Marcello se réfugie dans un conformisme extrême. La montée du fascisme faisant écho à ses propres inclinaisons, il s'engage politiquement avec conviction. Les souvenirs douloureux venus de son enfance tissent un réseau de flash-back qui dévoilent les fondations de cette personnalité troublée.

La séance aura lieu chez Danielle Bourgeat  suivie d'un buffet-bouchées alimenté par les lycéennes.

 Merci de vous inscrire auprès de Christine Chabord :  ch.chabord@orange.fr avant le 15 novembre.

Mercredi 30 Novembre : Rencontre avec le Club de Lausanne

 *Visite de l’exposition des œuvres des artistes lycéennes de Lausanne, à l’Hôtel de Ville

* Déjeuner 

 *Visite du Musée Cantonal de Lausanne.

Coût du trajet : 30 euros, sur la base de 4 pers/voiture

Entrée du Musée Cantonal : 12 euros.

Inscriptions auprès d’Agnès Gariel : agnes.gariel@wanadoo.fr  avant le 21 novembre

Décembre

Vendredi 2 Décembre : Kfé-Rencontre à La Table Ronde.

Prévenir par mail de votre présence s.v.p.

Mardi 6 Décembre à 9h30 ou lundi 12 à 14h30 : Ateliers de Noël

Chez Caroline Mignot.

Inscriptions auprès de Caroline Mignot : caro.mignotdebresc@gmail.com  avant le 28 novembre

 Jeudi 8 Décembre 18h15 à La Table Ronde : Dîner-Conférence

Docteur Pierre Denis Turc : Le Secret médical 

Le SM est un des piliers majeurs de l’exercice de la médecine. Il ne peut y avoir de soins sans confidences. De confidences sans confiance et de confiance sans secret, et, ou silence de la parole donnée …

La violation du SM est sévèrement réprimée par les lois et le code de sante civil. Le SM est la traduction professionnelle de l’obligation de respect d’autrui et de la personne malade. Tout cela en conservant la confidentialité de la relation médecin / malade

            Hippocrate puis Esculape dans la Grèce antique en avaient fait une ligne de vie et d’exercice de la médecine. Nos sociétés depuis l’antiquité n’ont jamais renié ce serment d’Hippocrate, qui reste la substantifique moelle de notre métier.

Ce serment, est toujours dit par le jeune médecin lors de sa soutenance de thèse (qui le fait devenir Docteur en Médecine) ...Ce texte est resté quasiment identique depuis. Il a simplement été modernisé.

Coût du repas : 23 euros

 Inscriptions auprès de Geneviève Cousin : gen.cousin@laposte.net avant le 1 décembre

Mardi 13 Décembre : Soirée de Noël

Chez Catherine Wimez

Spectacle : « Telles qu’Elles… »

            À travers des textes d’époques différentes allant du moyen âge au XXI° siècle, l’Atelier Lecture de la Compagnie Partage vous invite à un voyage dans l’univers des femmes.

            Ces lectures piochées dans le «  Mesnagier de Paris » datant du XIII°  siècle («  Manuel Scolaire  d’Economie Domestique »), «  La Tresse » de Laetitia Colombani, « Le Corset » de Michel de Decker, « Mordre au travers» de Virginie Despentes et quelques autres (Baudelaire, Prévert, Eluard, Renaud, Linda Lemay… ) sont accompagnées de chansons d’hier et d’aujourd’hui comme « Le Droit des Femmes » de Charles Aznavour, « Le Tissu » et « Les Nuits d’une Demoiselle » de Jeanne Cherhal, « Y a du monde au balcon » de Marie Kiss La Joue et « Madame » de Juliette.

            Ces textes et chansons évoquent divers visages du féminin : Femme soumise dans un univers dominé par les hommes et prisonnière d’une culture ancestrale, Femme inspiratrice chantée par les poètes, Femme légère, Femme-Mère…

*Réalisation de l’affiche : Anaïs Alotto

La soirée se prolongera autour d’un buffet festif concocté par les Lycéennes.

Le vin est offert par le Lyceum.

Inscriptions auprès de Agnés Gariel : agnes.gariel@wanadoo.fr avant le 2 décembre

Participation au spectacle : 10 euros.


L'Atelier d'Hervé Frumy

C’est, caché dans l’arrière-cour du 25 Cours Berriat, que se trouve l’atelier d’Hervé Frumy loin des rumeurs de la rue avec un petit air de campagne. L’artiste s’est installé ici il y a 22 ans dans un ancien atelier de vitraux.

Ingénieur de formation, Hervé Frumy est tout à la fois graphiste, illustrateur, désigner. Responsable de la communication du Musée Dauphinois pendant plus de 20 ans, il est encore actuellement directeur artistique de la revue Alpe depuis ses origines.

  Sa passion de transmettre l’a amené à collaborer pour des livres, affiches, scénographies d’exposition auprès de compagnies de danse et de théâtre, compagnies lyriques, musées et parcs nationaux ou régionaux.

  Son travail de graphiste, dès le début de sa carrière, l’a naturellement conduit vers le monde des affiches. Affiches que nous connaissons bien pour les avoir vues ces dernières années sur les murs de Grenoble : Musée Dauphinois, la Fabrique Opéra, le Festival Olivier Messiaen, le festival International du film de montagne, festivals de littérature ou de poésie ailleurs en France.

   « L’affiche doit être conçue pour être vue, pour être un appel au spectacle ou à l’exposition mais ne doit en aucun cas faire l’histoire de l’expo ». D’où un travail de recherche très subtil pour attirer le regard du passant et lui envoyer un message : travail dans le choix des couleurs, vives souvent pour capter le regard, de l’orange , du rose ou du bleu… mais aussi quelquefois des couleurs tout en dégradé pour donner, par exemple, des ambiances de scène , dans le choix minutieux et érudit des éléments mis en toile de fond pour évoquer le sujet, dans le choix des matériaux : collages, utilisation de la brosse chinoise et de l’encre de chine… Hervé Frumy accorde une importance particulière à la mise en scène du personnage central : son regard doit être toujours de face afin d’établir le contact avec celui qui regarde.

  Parallèlement à la réalisation des affiches, il s’exprime également dans la scénographie et la signalétique de bâtiments publics : Musée Champollion, Musée de l’Ancien Evêché, Bibliothèque Yacine, Musée de la Houille blanche, d’imprimerie de la Bibliothèque de Grenoble, la façade vitrée de l’hôpital à Strasbourg…

 C’est également un artiste qui contribue par son art à la valorisation du patrimoine naturel de la région : signalétique des lieux de mémoire dans le Vercors, des pistes de fond du Vercors, sculpture au col du Mont Cenis …et qui par sa connaissance des filières de production, sa curiosité des nouvelles techniques l’ont conduit à proposer des éléments urbains : panneaux de vitesse modérée, totems pour mesurer la qualité de l’air…

 Artiste talentueux aussi dans ses dessins et ses peintures, il a édité plusieurs ouvrages sur ses chères montagnes alpines : Le tour du Mont Blanc, Une nuit au sommet du mont Aiguille… et une collection de livres éducatifs pour faire découvrir le monde animal des montagnes aux jeunes enfants. A travers de belles photos, de belles illustrations des textes simples, ces ouvrages ont pour objectif de stimuler l’imagination des enfants et de les éveiller au monde passionnant des animaux de la montagne.

Nous avons toutes été subjuguées par cet artiste talentueux aux multiples facettes et séduites par cet homme tout en simplicité, porté par la volonté de transmission et de la relation humaine. Belle rencontre.

C’est, caché dans l’arrière-cour du 25 Cours Berriat, que se trouve l’atelier d’Hervé Frumy loin des rumeurs de la rue avec un petit air de campagne. L’artiste s’est installé ici il y a 22 ans dans un ancien atelier de vitraux.

Ingénieur de formation, Hervé Frumy est tout à la fois graphiste, illustrateur, désigner. Responsable de la communication du Musée Dauphinois pendant plus de 20 ans, il est encore actuellement directeur artistique de la revue Alpe depuis ses origines.

  Sa passion de transmettre l’a amené à collaborer pour des livres, affiches, scénographies d’exposition auprès de compagnies de danse et de théâtre, compagnies lyriques, musées et parcs nationaux ou régionaux.

  Son travail de graphiste, dès le début de sa carrière, l’a naturellement conduit vers le monde des affiches. Affiches que nous connaissons bien pour les avoir vues ces dernières années sur les murs de Grenoble : Musée Dauphinois, la Fabrique Opéra, le Festival Olivier Messiaen, le festival International du film de montagne, festivals de littérature ou de poésie ailleurs en France.

   « L’affiche doit être conçue pour être vue, pour être un appel au spectacle ou à l’exposition mais ne doit en aucun cas faire l’histoire de l’expo ». D’où un travail de recherche très subtil pour attirer le regard du passant et lui envoyer un message : travail dans le choix des couleurs, vives souvent pour capter le regard, de l’orange , du rose ou du bleu… mais aussi quelquefois des couleurs tout en dégradé pour donner, par exemple, des ambiances de scène , dans le choix minutieux et érudit des éléments mis en toile de fond pour évoquer le sujet, dans le choix des matériaux : collages, utilisation de la brosse chinoise et de l’encre de chine… Hervé Frumy accorde une importance particulière à la mise en scène du personnage central : son regard doit être toujours de face afin d’établir le contact avec celui qui regarde.

  Parallèlement à la réalisation des affiches, il s’exprime également dans la scénographie et la signalétique de bâtiments publics : Musée Champollion, Musée de l’Ancien Evêché, Bibliothèque Yacine, Musée de la Houille blanche, d’imprimerie de la Bibliothèque de Grenoble, la façade vitrée de l’hôpital à Strasbourg…

 C’est également un artiste qui contribue par son art à la valorisation du patrimoine naturel de la région : signalétique des lieux de mémoire dans le Vercors, des pistes de fond du Vercors, sculpture au col du Mont Cenis …et qui par sa connaissance des filières de production, sa curiosité des nouvelles techniques l’ont conduit à proposer des éléments urbains : panneaux de vitesse modérée, totems pour mesurer la qualité de l’air…

 Artiste talentueux aussi dans ses dessins et ses peintures, il a édité plusieurs ouvrages sur ses chères montagnes alpines : Le tour du Mont Blanc, Une nuit au sommet du mont Aiguille… et une collection de livres éducatifs pour faire découvrir le monde animal des montagnes aux jeunes enfants. A travers de belles photos, de belles illustrations des textes simples, ces ouvrages ont pour objectif de stimuler l’imagination des enfants et de les éveiller au monde passionnant des animaux de la montagne.

Nous avons toutes été subjuguées par cet artiste talentueux aux multiples facettes et séduites par cet homme tout en simplicité, porté par la volonté de transmission et de la relation humaine. Belle rencontre.


Les enfants trouvés du Dauphiné aux XVIIIe et XIXe siècles

 Qui dit « trouvés » dit, forcément, exposés dans la rue et… abandonnés !

Nos références culturelles vont immédiatement au petit Rémi de « Sans-famille » d’Hector Malot ou à Cosette des « Misérables » de Victor Hugo. De tous temps, les enfants indésirables étaient déposés aux portes des hospices, sur les parvis des églises, avant que ne soient créés « les tours » (lieux de dépôt dans le mur) afin qu’ils soient rapidement protégés. L’administration des hospices de l’Isère les plaçait ensuite chez des nourrices mercenaires dans les contrées montagneuses du Dauphiné. La consultation des registres d’archives des paroisses, de l’hôpital de Grenoble, des actes administratifs et des procès d’Assises permet au conférencier d’établir un lien de cause à effet entre l’existence des tours, créés en 1811, et le nombre d’enfants trouvés et recueillis. Leur placement avait nécessairement un coût qui a valu à ces malheureux d’être déplacés vers d’autres régions.

C’est à ce sujet que l’historien, Bernard François, juriste de formation, consacre un ouvrage qui fait référence en la matière. Cette compilation a nécessité 3 ans de recherches qui concernent essentiellement l’Oisans ; de la « micro histoire », selon certains ! Mais l’intérêt d’un tel travail est autant historique que généalogique, juridique ou civilisationnel ! Que nous dit-il de la place de la femme, de l’homme, de l’enfant, dans une société traditionnellement catholique, où la fille-mère était une fille perdue et son enfant, le fruit du vice ou du péché ?

A ces enfants dépourvus de filiation, il fallait un patronyme, c’est ce dont se charge l’officier d’état civil au gré de son imagination. Les noms de lieu sont privilégiés ainsi que les anagrammes. Tout un jeu de « cousinages » qui permet parfois de retrouver les parents biologiques. L’anonymat, s’il est fréquent, n’est pas systématique, car on trouve parfois un billet ou un certificat de baptême dans les langes de l’enfant, la mère espérant peut-être le récupérer plus tard. Ces enfants abandonnés connaissent leurs origines à la différence des enfants trouvés. Il faut savoir que les femmes infanticides risquaient d’être condamnées à mort par pendaison et qu’elles devaient dénoncer leur séducteur, afin de lui demander assistance. L’hospice pouvait se substituer à elles pour requérir contre le père. C’est ce qu’avait prévu la Révolution. Mais Napoléon avait ensuite interdit la recherche de paternité pour ne pas multiplier les « bâtards » et c’est Gustave Rivet qui mettra 27 ans à réformer cette législation injuste. Le problème de la filiation et de la reconnaissance accordée à tous les enfants : légitimes ou illégitimes a traversé l’histoire de l’humanité et continue à faire débat.

Bien des vies ont été brisées et continuent à l’être. Les arguments ne sont pas toujours très nobles et beaucoup de femmes ont été victimes de prérogatives que les hommes se sont octroyées. La contraception d’une part, et les recherches sur l’ADN d’autre part, ont permis aux femmes, aux enfants et aux hommes également, de gagner en reconnaissance et en liberté.

5/10/05 D.VDB.-F.L


Moly Sabata, Rencontres Lyceum Lyon et Grenoble

L'histoire de MOLY SABATA

29 septembre 2022.

Autour d’une délicieuse collation, les lycéennes échangent joyeusement, heureuses de se retrouver pour aborder avec nos guides l’histoire de Moly Sabata.

Beaucoup d’entre nous la connaissaient pour avoir vu la très intelligente exposition du musée de l’Evêché « Vivre le cubisme à Moly Sabata » et Claire Alexandre nous livre quelques repères à travers mille anecdotes sur cette résidence d’artistes fondée par Albert Gleizes en 1923 dans un esprit de recherche du Beau dans sa simplicité, le retour aux techniques premières, le savoir-faire des artisans (poterie, tissage ..) et la transmission des acquis . Pierre David, lui, nous parle longuement du fonctionnement de l’actuelle résidence, son accueil sur invitation, son action avec ses partenaires et de son devenir prometteur.                                                      

Visite de l’exposition ‘Millefleurs’, thème cher à l’esprit du fondateur, interprété par des artistes invités en résidence. (Avec un tableau de Juliette Roche, épouse d’Albert Gleizes)

Puis visite de l’atelier de la potière, l’australienne Anne Dangar qui continua à perpétrer l’esprit de son mentor. Arrivée en 1930 à Sablons, entièrement conquise par sa philosophie, elle se tourne vers la céramique, apprend la technique des potiers-artisans des environs et va créer une œuvre d’une grande richesse de décors qui va subjuguer amateurs et collectionneurs. « La Miss » comme on l’appelle familièrement, va être l’élément vital de Moly Sabata jusqu’à sa mort en 1958.

Nous avons un aperçu des jardins, autrefois entretenus par les artistes eux même, seul demeurent les ruches…

Située au bord du Rhône, dans un lieu autrefois de roselières, cette grande résidence fut un relais de bateliers. »

 Ceux-ci travaillaient « les pieds dans l’eau » d’où le nom de cet endroit : 

moly sabata  = les savates mouillées !

Les lycéennes, en connaisseuses, ont trouvé leur bonheur à la Moly-Shop (les bougeoirs ont fait fureur) nous avons quitté cette belle ambiance artistique hors du commun pour la retrouver très vite sur notre lieu de déjeuner : le château Peyraud.

Le château Peyraud

Accueillies par Danièl S., notre hôte, nous sommes reçues dans une fort belle salle à manger où nous allons « piqueniquer » laquelle fait partie des 17 pièces de réception du XVIIIème siècle en enfilade sur 57mètres de façade ! Apéritif, puis déjeuner par tables, nos lycéennes s’étaient dépassées en agapes plus délicieuses les unes que les autres.

Ce château a subi maintes épreuves : reconstruit, transformé, vendu, il appartient maintenant depuis deux générations à la famille qui nous reçoit avec tant de gentillesse.

 Vaste cour coté colline avec deux perrons, belle façade coté Rhône ouvrant sur une terrasse en jardin, ancien lavoir, réservoirs d’eau … nous avons là un aperçu de cette vaste demeure qui reste parfaitement entretenue et vivante.

 Marie, notre hôtesse, nous accompagne de salle en salle   tout en nous parlant de sa passion pour les costumes historiques. Et, pour notre grand plaisir, nous retrouvons dans la belle salle à manger une splendide collection de poteries venant de Moly Sabata.

Une bien belle après-midi que nous poursuivons vers l’église romane St Pierre, à Champagne.

L'eglise Saint Pierre de Champagne

Incontournable de l’Art Roman en Ardèche, l’église Saint Pierre de Champagne (environ du XIIème siècle) achève notre journée. Elle subit quelques dégradations au cours des guerres de Religion mais c’est l’agrandissement de la route royale qui amena la destruction de sa haute tour-porche, mutilation dont les cicatrices Tous les murs sont constellés de pittoresques modillons ou des pierres de réemploi à motifs figuratifs ou animaliers.

Des bas-reliefs, inspirées de scènes évangéliques ornent les trois portes de façades 

L’architecture intérieure est très sobre. L’appareillage qui joue entre la pierre et le ciment rythme la vision de cet édifice à l’allure monumentale

Les voutes tes des travées sont bâties sur trompe, en encorbellement, modèle unique en Ardèche.

Saint Pierre est à la fois abbatiale et paroisse, animée par la communauté des Chanoines réguliers de Saint Augustin, (beaux bâtiments conventuels en face de l’église)

Le mobilier est l’œuvre du sculpteur d’art sacré Gudji qui ne crée que de pièces uniques dans des matériaux précieux.

Ainsi s’est achevée cette journée très dense que les lycéennes de nos deux clubs ont vécue avec beaucoup d’intensité et d’amitié.


 Exposition JI-YOUNG DEMOL-PARK au Musée Hébert

Hommage coréen à la beauté des Alpes : un dépaysement assuré au musée Hébert

Il faudrait pouvoir commencer la visite de l’exposition proposée en ce moment au musée Hébert par… la dernière salle. Là où sur un cartouche on peut lire : « L’artiste allie le tracé énergique du bambou taillé, geste quasi calligraphique, à la douceur des lavis aqueux dont les nuances semblent infinies". Ji-Young Demol Park parvient à restituer avec une économie de moyens, la rudesse des montagnes, les gouffres vertigineux et les lumières évanescentes ». Voilà. Tout est dit.

Revenons cependant sur nos pas, avec les lycéennes qui visitaient mercredi, sous un soleil radieux, cette exposition. Et faisons connaissance de Ji-Young Demol Park, artiste coréenne qui vit à Annecy depuis vingt ans. Après des études sur l’art occidental dans son pays et une jeunesse tout entière consacrée au dessin, elle décide, une fois installée en France, de revenir à des choses très simples. Papier, eau, pigment vont être ses uniques outils pour peindre les formes puissantes de nos montagnes ...qui la fascinent totalement. Ce qui fait naître tout au long de ses œuvres un singulier métissage entre Asie et Occident.

Parfois elle emploie le sfumato, technique de Léonard de Vinci et les traces du contour des montagnes s’évaporent quasiment sur le tableau. Sur d’autres toiles elle n’hésite pas à laisser un tiers de l’espace en bas totalement nu, pour stimuler l’imagination du promeneur, qui a comme l’impression d’être happé par ce vide. On retrouve sur l’ensemble de ses oeuvres la même économie de moyens et le même sens du détail ainsi qu’une immense délicatesse. Le dépaysement est assuré. On est émerveillé.

21/09/2021


Une journée à St Antoine l’Abbaye

 

Par un beau soleil de septembre, 15 d’entre nous se sont rendues à St Antoine l’Abbaye, seul village médiéval de l’Isère classé parmi « Les plus Beaux Villages de France » !

En montant vers l’abbatiale, nous découvrons ses ruelles, ses « goulets » (passages couverts), sa halle médiévale, ses maisons à colombages, puis la vallée, et une vue imprenable sur le Vercors.

Nous sommes accueillies par une guide charmante, qui nous raconte avec passion l’histoire de l’abbaye, liée à celle de St Antoine l’Egyptien : né en 251, mort à 105 (!) ans, surnommé aussi St Antoine du désert, il est connu pour ses combats victorieux contre les assauts du démon (figuré par un cochon aux pieds de ses statues !). Ses reliques seront rapportées de Constantinople jusqu’ici, où elles guériront miraculeusement un jeune chevalier, atteint du « mal des ardents », une maladie due à l’ergot de seigle.

Devant l’afflux de pèlerins et de malades, des bénédictins arrivent de Montmajour à la fin du XIe siècle, vite rejoints par un nouvel ordre, celui des Antonins, ordre hospitalier ; les Antonins finiront par évincer les bénédictins à St Antoine, et essaimeront dans toute l’Europe.

L’église abbatiale, construite sur une période de 300 ans, est un pur exemple d’art gothique, quoiqu’étonnamment trapue, à cause de la configuration du terrain. Malgré les destructions dues aux guerres de religion, nous admirons les vestiges des peintures murales, les magnifiques stalles et l’orgue du XVIIe siècle, et le trésor, qui renferme de très nombreux reliquaires, des instruments de chirurgie, un Christ en ivoire sculpté d’une façon très réaliste.

La chapelle privée du dernier abbé, dotée de magnifiques boiseries en châtaignier de Hongrie, renferme un extraordinaire meuble chapier en demi-cercle, destiné aux ornements liturgiques.

L’abbaye sera classée par Prosper Mérimée en 1840

Après un déjeuner en terrasse, nous avons visité l’exposition consacrée à Jean Vinay et à ses contemporains et amis, guidées par l’adjointe de la conservatrice du musée : une belle découverte que celle de ces peintres, connus… ou moins connus.

                                                                                                                                                                                                                    12.09.2022 - EB


Programme Septembre-Octobre 2022

Programme Septembre-Octobre 2022

 Septembre

Vendredi 2 Septembre : Kfé Rencontre

Lundi 12 Septembre : Journée de Rentrée : Saint-Antoine L’Abbaye.

Jeudi 15 Septembre : Echange littéraire avec Rabat. Mercredi 21 Septembre : Musée Hébert. Mardi 27 Septembre : Soirée Regards Croisés.

Jeudi 29 Septembre : Découverte de la Résidence d’Artistes « Moly- Sabata » à Sablons, organisée par le Club de Lyon.

Octobre

 Mercredi 5 Octobre : Conférence de Bernard François auteur du livre « Les Enfants Trouvés du Dauphiné »

Vendredi 7 Octobre : Kfé Rencontre Jeudi 13 Octobre : Visite de l’Atelier de Hervé Frumy (visite reportée d’Avril 2022)

Mercredi 19 et Jeudi 20 Octobre : Assemblée Générale Nationale à Caen

Mercredi 19 Octobre : Petite Librairie

* Le club de Bridge a repris son activité le jeudi à 14h tous les 15 jours.

Ce programme est ouvert aux postulantes avec inscription faite par les marraines,

Les clubs Cinéma, Lecture, Bridge sont réservés aux lycéennes.

Les visites de musées et conférences sont ouvertes aux conjoints, dans la limite des places disponibles. *****Programme à imprimer. Merci de vous inscrire dans les délais. « L’annulation d’une inscription à une activité doit se faire obligatoirement 48 heures avant, passé ce délai, le coût de l’activité sera dû et devra être réglé à la trésorière. »

Vendredi 2 Septembre à partir de 9h30 : Kfé Rencontre à La Table Ronde. Prévenir par mail de votre présence s.v.p.

 Lundi 12 Septembre : Journée de rentrée Deux visites rythmeront cette journée de rentrée : * 10h15 : visite de l’Abbaye, avec un guide de l’Office du Tourisme Déjeuner dans un restaurant (précisions en septembre). * 14h30 : dans le Musée, visite guidée de l’exposition « Le Temps recomposé », la collection Jean Vinay. « Réalisée à partir de la donation faite par la femme de Jean Vinay à la mort de celui-ci, cette exposition permet, à travers les œuvres du peintre isérois et celles de quelques artistes parisiens dont il fut proche, de plonger dans les sensibilités picturales en vogue dans la France des années 1950. » Les Lycéennes qui souhaitent prolonger cette visite pourront profiter, ensuite, de sa collection permanente. Coût des visites : 15 euros Inscriptions avant le 5 septembre auprès de Agnès Gariel  

 Jeudi 15 Septembre à 17 heures : Echange littéraire avec Rabat. Nos échanges avec Rabat vont reprendre leur cours en septembre, le Club de Vannes animera la prochaine rencontre. Elle aura pour objet le livre "La Définition du Bonheur" de Catherine Cusset, qui sera présente lors de cette rencontre.

Mercredi 21 Septembre : Exposition JI-YOUNG DEMOL-PARK au Musée Hébert RV à 10h15 au Musée Hébert à La Tronche « Le Musée Hébert expose les œuvres de la coréenne Ji-Young Demol[1]Park et nous invite à redécouvrir des paysages isérois et alpins familiers croqués sur le vif avec délicatesse au fil de ses randonnées puis peints à l'encre et à l’aquarelle afin de les révéler sous un jour nouveau dans la tradition picturale coréenne. » Pour celles qui le souhaitent, un repas sera proposé dans un restaurant à midi à La Tronche. Durée de la visite 1h Coût : 8 euros Inscriptions avant le 14 septembre auprès de Béatrice Pélissot  Restaurant à définir (précisions en septembre)  

Mardi 27 Septembre : Soirée Regards Croisés *RV à 18 h chez Caroline Mignot, 4 Square Léon Martin à Grenoble Cette séance introduira le thème de l’année : « Films des Années 70 » Pour cette première rencontre, Annie Marga et Emmanuelle Letourneur nous proposent « Mort à Venise », livre de Thomas Mann écrit en 1912 et adapté au cinéma par Luchino Visconti en 1971 pour lequel le cinéaste italien a reçu le Prix du 25 ème anniversaire du Festival de Cannes en 1971. Cette soirée se terminera par un buffet-bouchées alimenté par les lycéennes.

 Ciné club à l’année : 22 euros (6 séances) Soirée Regards Croisés : 5 euros pour les non-abonnées. Inscriptions auprès de Christine Chabord avant le 1er septembre

Jeudi 29 Septembre 9h45 : Découverte de la Résidence d’Artistes « Moly- Sabata » à Sablons Journée organisée par le Club de Lyon qui propose 8/10 places pour les Grenobloises.

1)Visite du site avec 2 mini-conférences -d'une historienne, sur l'histoire du lieu. -du directeur du site, sur la vie actuelle de cette résidence d’artistes. En plus de la visite, sera commentée l'Exposition Temporaire d'Art Contemporain qui se tiendra là à l'occasion des Journées du Patrimoine 2022.

 2) Accueil au Château de Peyraud par le propriétaire, (propriété privée, situé à 4/5 kms) Visite extérieure du château et présentation de la collection d’œuvres d'Anne Dangar, peintre australienne devenue potière, figure emblématique de Moly-Sabata. Un pique-nique partagé tiré des sacs sera pris sur place dans le jardin ou dans un salon en cas de pluie.

3) 16h Visite de l'église de Saint Pierre de Champagne la plus belle église romane d'Ardèche, édifice classé au titre des monuments historiques. Coût de la visite : environ 10 euros. Inscriptions avant le 12 septembre auprès de Agnès Gariel  

Pour information, cette Résidence est le sujet de l’exposition qui se tient, jusqu’au 9 octobre, au Musée de l’Ancien Evêché à Grenoble.

Mercredi 5 Octobre : conférence de Bernard François Auteur du livre « Les Enfants Trouvés du Dauphiné » Rv à La Table Ronde, à 18h15, conférence à 18h30 suivie du dîner. " Bernard François est l'auteur de divers ouvrages, dont une imposante « Mémoire du Bourg-d’Oisans ». Juriste de formation, lorrain d'origine, grenoblois d’adoption, Membre titulaire de l'Académie Delphinale, il préside l'Association « Coutumes et Traditions de l’Oisans » et le « Club Cartophile Dauphinois ». Il est aussi membre des Écrivains Dauphinois. C’est l’émouvante histoire de ces enfants de l’Isère abandonnés aux XVIIIe et XIXe siècles que nous présentera Bernard François. Cette étude historique, totalement inédite, nous révèle le drame de ces déshérités, placés dès leur prise en charge par l'hospice, chez des nourrices des montagnes d'Oisans et de Belledonne, les seules qui, pour une maigre pension, acceptaient de les recevoir malgré l'opprobre dont ils étaient chargés, enfants du vice et du péché." Coût de la soirée : 23 euros Inscriptions avant le 28 septembre auprès de Françoise Lumbroso

Vendredi 7 Octobre à partir de 9h30 : Kfé Rencontre Prévenir par mail de votre présence s.v.p.

Jeudi 13 Octobre 10h15 : Visite de l’atelier de Hervé Frumy « Graphiste, illustrateur, designer, peintre… mais aussi directeur artistique de la revue l’Alpe depuis ses origines, responsable de la communication du Musée dauphinois depuis de longues années, Hervé Frumy grenoblois d’origine a grandi et vécu dans ses chères montagnes alpines. Sa passion pour transmettre l’a amené à collaborer pour des livres, affiches ou scénographies d’exposition, auprès de compagnies de danse et de théâtre, des parcs nationaux ou régionaux et de nombreux éditeurs et musées. Il nous ouvre son atelier pour nous faire découvrir et partager sa peinture acrylique et encre de chine. » Rv à 10h15 25 cours Berriat à Grenoble. Inscriptions auprès de Françoise Lumbroso avant le 6 octobre.

 Assemblée Générale Nationale 2022 à Caen : 18 Octobre Réunion du Comité, 19 Octobre AGN, 20 Octobre journée de visites.

Mercredi 19 Octobre à 15h : Petite Librairie Chez Marie-Françoise Paturle, nous évoquerons nos lectures de l'été et découvrirons les livres de la rentrée. Merci de signaler votre présence auprès de Michèle Auger avant le 10 octobre.

Adresse du site du Lyceum National : www.lyceumfrance.org Site du Lyceum de Grenoble : www.lyceumfrance.org et ensuite appuyer sur la touche Grenoble. Très bonnes vacances à toutes


L’aboutissement d’un beau projet : la rencontre de lyonnaises et de grenobloises

 

 LA RENCONTRE DE LYONNAISES  ET DE GRENOBLOISES

le 17 juin 2022

Voilà les clefs d’une journée réussie : un programme sympathique, une organisation au cordeau, une hôtesse remarquable dans sa très jolie maison de Cossey, une visite guidée passionnante dans le tout jeune musée Champollion, à Vif.
Pour commencer, 16 Lycéennes ont écouté attentivement les explications de Florence sur la très ancienne chapelle de Cossey, sur la commune de Claix.
Puis grand moment d’échanges et de convivialité, autour d’un verre de Spritz, où chacune se présente et évoque son rôle dans son club. Certaines qui se connaissent déjà bien sont heureuses de se retrouver, et toutes sont attentives aux unes et aux autres. Les échanges se prolongent autour d’une très grande table où nous apprécions, aussi, les spécialités culinaires de nos amies.
Mais, l’heure arrive vite de partir pour Vif où notre guide Barbara nous attend dans la demeure des Champollion, devenue Musée après de longues négociations et 6 ans de travaux : une réussite totale, tant sur l’atmosphère familiale, grâce au décor parfaitement reconstitué que sur l’organisation muséographique.
Cette jeune femme fait vivre pour nous l’histoire de cette famille originaire du Dauphiné, l’extraordinaire relation fraternelle de l’ainé, Jacques-Joseph, qui a pris en main l’éducation du benjamin, Jean-François particulièrement doué et passionné par les langues. Nous comprenons bien comment Champollion a mené ses recherches en bénéficiant d’un réseau de personnalités scientifiques remarquables et des nombreuses autres recherches menées en France et en Europe dont celles de l’anglais Thomas Young, qui a raté de peu les clefs de ce fameux déchiffrement.
Nous suivons la vie de Champollion, l’histoire de sa fameuse découverte, et le voyage qu’il accomplit, enfin, en Egypte, avec son confrère toscan Rosellini.
Le dernier trait de génie, avec l’appui de Charles X, est la création dans le futur Louvre d’un parcours didactique au fil de 4 salles consacrées à l’égyptologie, une vraie révolution dans l’histoire de la culture et des musées.
Passionnante, émouvante, cette visite aux sources de la grande aventure humaine et scientifique que fut le déchiffrement des hiéroglyphes a passionné, les 8 Lyonnaises et les 5 Grenobloises qui se quittent avec de futurs projets : des rencontres, bien sur, tant celle-ci a réjoui les unes et les autres.

LB 17.06.2022


Les 25 ans du Lyceum Club de Grenoble

                                            Un très bel anniversaire

C’est à Uriage que le LCI de Grenoble a fêté ses 25 ans, lors d’une journée festive, amicale  et chaleureuse.

Presque toutes les membres du club avaient répondu présentes à cette invitation, ainsi qu’Isabelle Guilbert, la fondatrice installée maintenant à côté de Bordeaux, et Dominique Boulet, past- présidente, venue spécialement de Versailles.

La journée, préparée par une formidable équipe de six Lycéennes a commencé par une causerie sous les ombrages sur la très riche histoire d’Uriage, charmante station thermale à 13 km de Grenoble. Déjà les Romains avaient repéré les qualités thérapeutiques d’une source, ce qu’attestent des vestiges à flanc de montagne.

Au fil du Moyen Age un château imposant s’est construit et développé dominant massivement le village.  Dès la fin du XVIII ème siècle, cette eau est utilisée par les habitants des environs, mais c’est au cours du XIXème que la station thermale se développe et devient même un lieu très couru des grands de ce monde.

Autre grand chapitre d’histoire, dans les années 40, le château a tristement abrité la milice, mais aussi trois écoles de formation de cadres pour l’armée.

Les années 50 ont vu naitre et se développer la firme Uriage bien connue pour ses produits dermatologiques.

Bref, après cet intéressant parcours historique, nous avons eu le plaisir de nous retrouver sur la terrasse du célèbre restaurant Aribert, où notre équipe avait assuré une délicate décoration, lettres dorées sur des cartons turquoise pour désigner tables et places, et un charmant pot de confiture réalisée par Michèle pour chacune d’entre nous.

Sept tables attendaient les 44 convives, qui ont joyeusement pris place pour découvrir la cuisine raffinée de ce chef, et écouter le discours d’Isabelle Guilbert qui a évoqué les circonstances de la création du club de Grenoble. Moment aussi très émouvant, la remise de l’insigne doré, symbolisant la présence lycéenne d’Isabelle et de trois anciennes présentes dès la création.

Au charme du dessert s’est ajouté celui d’une très belle lettre d’Isabelle Bertrand, lue par Marijke Jansen, trésorière du bureau national, nous souhaitant de continuer longtemps sur la voie prise 25 ans plus tôt , entre valeurs lycéennes et spécificités grenobloises.

Surprise finale, avec des activités ludiques annoncées : le carrousel traditionnel avait été loué à notre intention, et nous avons toutes joué le jeu en nous laissant séduire par les joies de l’enfance, bercées par une musique de circonstance, souvent en pensant à nos petits-enfants. Une très belle journée qui a réjoui les cœurs et les esprits et nourri l’esprit d’amitié de notre club.

La lettre d'Isabelle Bertrand, présidente de la FFLCI :

25ème anniversaire du Club de Grenoble 14 juin 2022

L’anniversaire d’un club est toujours un évènement heureux, pour le club lui-même bien évidemment, mais aussi pour toute la communauté Lyceum d’un pays. Car il est le signe de la vitalité d’un groupe humain, dont la composante particulière vient alimenter le dynamisme de toute une fédération.

C’est pourquoi je voudrais m’associer personnellement mais aussi au nom de toutes les Lycéennes françaises à la célébration des 25 années d’existence du club de Grenoble. En rendant hommage à celles qui ont permis que s’écrive l’histoire de votre club. A votre Présidente fondatrice d’abord, Isabelle Guilbert qui lui a donné vie en 1997, Isabelle, vice-Présidente de la Fédération pendant 3 ans, à qui nous devons également l’idée de la rencontre annuelle des Past Présidentes, une illustration de la dimension d’amitié qui unit les Lycéennes et particulièrement celles qui ont travaillé ensemble au service du Lyceum.

A toutes les Présidentes qui lui ont succédé ensuite, Christine Destremeau, Claire Guillaud, Christine Chabord, Dominique Boulet, Marijke Jansen et maintenant Lucile Ballu.

Chacune a offert à votre club ses qualités et compétences particulières pour en faire ce groupe qui se caractérise par son ambiance de chaleureuse convivialité.

A toutes les Lycéennes enfin qui ont constitué votre groupe et lui ont donné la vitalité et la profondeur de leur humanité mise en commun.

Votre Club a pris part à la vie de la Fédération en accueillant un certain nombre d’évènements nationaux, ce fut le cas de l’Assemblée Générale de Fédération en 2007, coïncidant avec votre dixième anniversaire, le séminaire de formation multiclubs en 2014. Et vous vous apprêtez à accueillir à nouveau notre AGN en 2024, organisation portée par un groupe soudé et impliqué.

Autre lien avec notre fédération, la présence au sein du Bureau de la FFLCI de Marijke Jansen comme trésorière, Marijke dont j’ai apprécié pendant ces trois années, la rigueur, la loyauté et la bonne humeur, et qui prête aujourd’hui sa voix et son charmant petit accent.

Je n’oublie pas que votre club a été le premier à rédiger et publier un petit journal qui a évolué dans sa forme mais a toujours su restituer, au profit des Lycéennes, le fil des événements qui tissaient la trame de votre histoire. D’autres clubs ont maintenant mis leurs pas dans les vôtres.

Lors de mes différents passages dans votre club, j’ai toujours été sensible à l’atmosphère de joyeuse amitié qui vous unit et vous réunit dans des liens sympathiques, sources d’échanges intéressants et fructueux. J’ai encore eu l’occasion d’en faire l’expérience récemment lors du Congrès de Rabat.

Une identité évidente qui vous appartient en propre. Vous apportez à la grande palette Lyceum votre couleur, celle de votre région aussi, votre chaleur, celle de vos cœurs, et tout cela a élargi depuis 25 ans nos horizons, enrichi l’ensemble de notre communauté, illustrant encore une fois qu’on est plus grand en redessinant les contours…

Je n’ai donc qu’un souhait à formuler pour les années à venir, celui que votre club poursuive longtemps sa route au sein de notre fédération française avec les mêmes couleurs d’authenticité, d’amitié et d’inventivité.

Je vous souhaite de partager toutes ensemble une très belle journée d’anniversaire et vous adresse mes très sincères amitiés Lycéennes. Longue et belle vie à votre Club !

Isabelle Bertrand

Présidente de la FFLCI – JUIN 2022


Un petit geste pour l’Ukraine, un grand moment d’émotion

Un petit geste pour l’Ukraine, un grand moment d’émotion

 A l’initiative de MaO, le LCI de Grenoble s’est mobilisé pour une action, aussi modeste soit-elle, en faveur de l’Ukraine et de la préservation de ses œuvres d’art. C’est à l’ICOM, organisme international dépendant de l’ONU, que sera versé le montant de notre collecte, fruit de la conférence et de la vente de cartes et marque-pages. Eléna, accompagnée de sa guitare, et Alexandra, toutes deux Ukrainiennes, ont largement contribué au charme et à l’émotion de cette soirée.

La conférence démarre avec un petit point d’histoire. Anne de Kiev, reine des Francs, venue d’Ukraine, fut l’épouse d’Henri 1er. Au XIème siècle, elle choisit de nommer son fils Philippe, prénom repris par toute une dynastie, montrant ainsi le lien ancien entre la France et l’Ukraine.

Notre conférencière nous montre ensuite, à travers des figures remarquables, que le peuple ukrainien a toujours défendu l’idée qu’il constituait une véritable nation qui lutte avec énergie pour sa culture et sa liberté.

Taras Chevtchenko, au XIXème, est une figure emblématique de ce pays. Considéré comme le plus grand poète romantique de langue ukrainienne, il écrit : Ici, c’est une terre de poésie et tout est possible. Quelle belle devise pour les générations à venir ! Ayant connu le servage, il gagnera sa liberté grâce à la vente d’une de ses œuvres. Toute sa vie il ne cessera de lutter pour l’indépendance de l’Ukraine. La toile Katernya représente une jeune Ukrainienne enceinte et un soldat russe qui s’éloigne… Prémonition ou reproduction de l’histoire des peuples ?

Défilent ensuite sous nos yeux, des figures de femmes emblématiques, souvent mal connues des Français.

Citons quelques noms :

- Lessia OUKRAÏNKA écrivain, critique et poétesse

- Marko VOVTCHOK (Maria ALEKSANDROVNA VILINSKA) qui écrit sous un pseudonyme masculin, comme George Sand. C’est elle qui crée le personnage pour enfants Maroussia

imprimé par Hetzel. Petite fille ukrainienne qui se sacrifie pour la liberté de son pays au moment de la lutte contre les Russes.

- Maria PRIMACHENKO peintre qui découvre l’argile bleu près de la rivière. Picasso est impressionné par le côté surréaliste de ses toiles. Maudite soit la guerre, au lieu des fleurs il pousse des bombes, dit-elle.

- Chana ORLOFF, d’origine juive. Née à Kiev, elle s’exile en Israël. Elle côtoie à Paris dans les années 1919 à 1930 des artistes comme Chagall, Soutine, Modigliani ou Braque. Ses sculptures traduisent toute la puissance et toute la poésie de l’âme de ce peuple. Le musée du Luxembourg lui rend en ce moment hommage, la classant parmi les femmes pionnières.

Tant d’autres sont citées et apparaissent à l’écran.

La guitare et la voix chaude d’Eléna rythment ces évocations. L’âme slave transparaît dans ces chants poétiques et passionnés.

 A l’image de toutes ces femmes fortes et espiègles, ils redisent inlassablement l’amour de leur pays, la volonté de vivre libres et de pouvoir exercer leur art.

L’émotion de nos deux invitées est palpable. Elle est partagée par toute l’assistance quand elles évoquent l’exil et le lien qui les rattache en permanence à ceux qu’elles aiment et dont la vie est menacée.

Comment ne pas éprouver un sentiment de culpabilité face à notre impuissance et souvent à notre inertie ?

Alexandra  répondra avec générosité à cette interrogation légitime :

 « Je vous remercie de tout mon cœur d’avoir organisé cette soirée consacrée à l’Ukraine et à son patrimoine culturel. 

Il est vraiment précieux pour moi de savoir qu’il y a des gens qui sont solidaires, non seulement en parlant mais en agissant ! » 

D.VDB 12.05.2022