Près de cinq cents objets, pour la plupart jamais présentés en France, retracent l’histoire de la Macédoine antique depuis le XVe siècle avant notre ère jusqu’à l’époque romaine impériale.

L’exposition évoque en particulier la montée en puissance du royaume de Macédoine face à la Grèce des cités, grâce à l’intelligence politique de ses souverains, dont le plus célèbre reste Alexandre le Grand.

Il a fallu attendre 1977 et la mise au jour à Vergina de plusieurs sépultures royales, parmi lesquelles celle, intacte, de Philippe II, père d’Alexandre le Grand, pour prendre véritablement conscience du potentiel archéologique exceptionnel de la Grèce du Nord.

Ces fouilles ainsi que celles de plusieurs autres nécropoles macédoniennes ont révélé le faste d’une classe de notables et d’une élite proche des rois, ainsi que l’élaboration d’un art de cour particulièrement raffiné. Elles ont confirmé l’intensité des échanges commerciaux entre la Macédoine et les autres régions du monde grec.

Si l’évolution chronologique est illustrée par des ensembles funéraires complets, des approches thématiques permettent d’évoquer plusieurs aspects de la civilisation macédonienne : la production artistique, l’organisation du royaume, l’éducation, la vie quotidienne des hommes et celle des femmes, la religion et la mort, sans oublier la genèse de la légende d’Alexandre dans l’Antiquité.

Des oeuvres spectaculaires – sculptures, vases, céramiques, bijoux et, en particulier, deux couronnes de guerrier en or – montrent la richesse et l’extraordinaire virtuosité de la production de la Macédoine antique.