Exposition MBA DIJON

Dès le XVIII°, la haute société française ressent comme un devoir mondain de se vêtir de beaux tissus avec des accessoires bien choisis, pour paraître en société et être „à la mode“.

Marie Leczinska donne le ton. (tableau de Nattier)

Les bourgeois enrichis suivent l‘exemple de la noblesse, les tenues luxueuses de la royauté influencent les grandes cours européennes. La robe à la française a des manches engageantes en dentelle, des noeuds et de la fourrure. La pièce d‘estomac cache le corset. Le manteau de robe s‘ouvre sur la jupe, qui cache les paniers ovales. Le pli Watteau orne le dos. Le tissu est orné de broderies à effet berclé qui donne du volume.

Cette robe restera à la mode jusqu‘à la fin du XVIII°, qui voit apparaître la robe à l‘anglaise, plus simple : corsage ajusté, dos en pointe, manches ajustées, fichu noué sur le décolleté (illusion d‘une poitrine importante). Le panier disparaît et est remplacé par des coussins dans le dos : faux-cul ou tournure.

Les hommes portent l‘habit à la française : justaucorps, veste et culotte courte au genou.

Le taffetas est employé pour les robes car il a plus de tenue, le satin pour les costumes masculins.

Métiers de la mode :

La marchande de mode existe au début du siècle, elle décore les robes et chapeaux en se déplaçant chez la cliente.

Rose Bertin aura sa propre boutique rue Faubourg Saint Honoré, qui est restée le temple de la mode parisienne. Elle fera des robes pour Marie-Antoinette.

Les couturières font les retouches au XVII°, alors que le tailleur exécute tout le vêtement. Au XVIII° elles auront le droit de faire les corsets.

Tableaux et figures de mode :

Les tableaux de mode (Jean-François de Troy) apparaissent, retraçant des scènes galantes.

Broderie :

Sous le règne de Louis XVI, le gilet pour homme apparaît : les manches de la veste sont coupées, et le tissu est brodé de végétaux, chinoiseries ou mythologie.

Presse de mode :

Un des premiers magazines est publié : la Galerie des Modes (1778-1787), il comprend 8 à 10 pages et permet de découvrir les nouvelles robes, coiffures et accessoires.

Amusements théâtraux et vestiaires scéniques :

Watteau inaugure en 1717 le genre des fêtes galantes, où des couples se courtisent dans des vêtements parfois empruntés au bal masqué (arlequin).

Pastorales enchantées :

François Boucher invente l‘art de la pastorale peinte, où la noblesse renoue avec la nature et joue aux bergers et bergères („la belle jardinière“). Les personnages sont habillés en paysans (corset par dessus la robe). Cette peinture a une connotation érotique.

La robe de chambre et le négligé :

La robe de chambre masculine est en plein essor, ample et en soie, souvent assortie d‘un bonnet, elle est le signe de l‘élite intellectuelle.

Le négligé apparaît en vêtement du dessus : goût simple, chemise légère et souple portée par Marie-Antoinette. Cette robe a deux plis sous la poitrine, il suffira de supprimer celui de la taille pour avoir la robe style empire.

Le blanc :

On sait alors laver le blanc, il est donc utilisé pour les enfants comme symbole d‘innocence (éducation rousseauiste tournée vers la sensibilité).

Vestales :

On redécouvre Pompéi, et la vogue des antiquités bat son plein : style néo classique, mode plus fluide comme les statues antiques.

                                                        M MAIRE        16 juin 2022