Madame Françoise Feuillée s’est éteinte le 9 mars 2022. 

Notre Fédération perd avec elle une figure emblématique qui a marqué ses différentes fonctions de ses qualités personnelles, à la fois humaines et intellectuelles.

Attentive, généreuse et élégante dans tous les domaines, sa personnalité empreinte de retenue faisait l’unanimité auprès de toutes celles qui l’ont côtoyée. 

Très attachée aux valeurs du Lyceum, elle les a incarnées dans les fonctions successivement occupées : Vice-Présidente de la Fédération de 1989 à 1998 puis Présidente de 2001 à 2004.

Je laisse à Madame Jacqueline Suttin, à qui elle avait succédé dans cette fonction et qui entretenait des liens de grande proximité avec elle, le soin de lui rendre hommage.

Isabelle Bertrand

Présidente de la FFLCI

FRANÇOISE FEUILLÉE

J’ai fait la connaissance de Françoise lors du Congrès triennal de mai 1986, à Hambourg. Elle y était venue avec Jeannette Lelous, présidente fondatrice du tout jeune club de Dijon, et avec son mari, Pierre. Nous étions les seules Françaises, à part les membres du bureau de la Fédération. Nous avons découvert ensemble les arcanes de cette importante manifestation, à une époque où l’information des nouveaux membres n’était pas la préoccupation première. Ceci nous rapprocha. Je fus aussi rapidement séduite par la grande gentillesse de Françoise, sa sollicitude, son souci des autres, sa vive et fine intelligence. Pierre était aussi plein d’esprit. Ce fut une belle rencontre. Puis nous regagnâmes chacune nos clubs respectifs pour y prendre les rênes.

Après le congrès d’Orléans en 1989, nous ressentîmes la nécessité de renforcer et multiplier nos liens interclubs. Nous étions à l’époque de la création de l’Europe. Hélène de La Baume, présidente du club de Paris, et aussi vice- présidente, puis présidente de la Fédération eut l’idée de « l’Europe des Lyceum » qui se précisa au cours de plusieurs réunions à Paris et en Suisse chez Idy Rohner. Deux décisions furent prises. Les sessions annuelles du Bureau Central International seraient assorties, en dehors des congrès, de « Rencontres culturelles » rassemblant les membres des clubs européens à l’occasion d’une manifestation culturelle locale. D’autre part, serait édité un bulletin d’information biannuel des clubs de l’hémisphère nord. Françoise qui avait participé activement, avec enthousiasme, à l’élaboration, fut partante pour la mise en application.

En juillet 1994, elle organisa les premières « Rencontres culturelles » dans le cadre du Festival de musique baroque de Beaune. Ce fut un succès. Elle accepta les fonctions de rédactrice et éditrice du Bulletin européen, À ce titre, elle établit des liens étroits avec les fédérations, coordonna les informations, veilla aux traductions et assura la diffusion à une époque sans internet. Ce fut là aussi une réussite. Mais elle restait modeste, voulant toujours faire mieux. Après le congrès de Rome en 1998, elle eut la satisfaction de voir reconnaître le caractère international du Bulletin. La diffusion auprès des fédérations australienne et néo- zélandaise dont elle avait pris l’initiative devint la règle et les informations circulèrent entre les deux hémisphères. Une nouvelle étape était franchie dans le renforcement de l’union entre tous nos clubs.

La Fédération française bénéficia aussi de sa compétence. De 1995 à 1998, en tant que vice- présidente, elle m’aida de ses sages conseils, puis assuma avec élégance la présidence pendant les trois années suivantes. Elle fit preuve alors de toutes ses qualités intellectuelles et humaines. Elle représenta brillamment notre pays au congrès de Rotorua en Nouvelle- Zélande. Mais le malheur s’abattit sur elle à la fin de son mandat avec la maladie et la mort de son fils bien-aimé Bertrand.

Rien n’était plus pareil. Cependant, Françoise, dont les mérites avaient été reconnus par le titre de présidente d’honneur du club de Dijon, a continué à croire au Lyceum et à apporter son soutien à celles qui, à son exemple, ont accepté de s’engager et lui ont demandé conseil. Nous garderons précieusement son souvenir, celui de sa personnalité si attachante et de la valeur de son action. Que ces quelques lignes soient le témoignage de notre reconnaissance et de ma profonde affection.

Jacqueline Suttin

Lien vers la page du club de Dijon :

Hommage à notre amie lycéenne, Françoise Feuillée